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Grand Angle

Décision de la CJUE : Etats et eurodéputés soutiennent le partenariat avec le Maroc

A la suite de l’arrêt définitif de la CJUE, rejetant vendredi les recours de la Commission européenne concernant les accords agricole et de pêche avec le Maroc, incluant le Sahara, plusieurs capitales de l’UE ont affirmé leur attachement au partenariat avec le royaume. Principaux alliés économiques de Rabat, l’Espagne et la France ont réaffirmé leur position, dans des déclarations trouvant leur écho dans les réactions d’autres Etats membres et d’eurodéputés.

(avec MAP)
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Temps de lecture: 5'

Après que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a confirmé, vendredi 4 octobre, son arrêt du 29 septembre 2021, dans l’affaire opposant la Commission européenne au Polisario, l’Espagne s’est empressées de réitérer son attachement au «partenariat stratégique» avec le Maroc. Devant la Commission des affaires étrangères du Congrès des députés, le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, a affirmé que son pays continuerait à «préserver et promouvoir» les relations entre Madrid et Rabat.

Dans son verdict, la CJUE a rejeté les recours présentés par les Vingt-sept contre sa décision portant annulation des accords agricole et de pêche, intégrant le Sahara, conclus en 2019 avec le Maroc. «Le consentement du peuple du Sahara occidental à la mise en œuvre des accords commerciaux UE-Maroc de 2019 en matière de pêche et de produits agricoles sur ce territoire non autonome est une condition de validité des décisions par lesquelles le Conseil les a approuvés au nom de l’Union», a souligné la juridiction. De son côté, Albares a souligné «l’engagement et l’attachement» du gouvernement Sánchez à «la stabilité de la relation avec le Maroc», qui reste «ferme et ne sera pas altéré».

Par la même occasion, le ministre espagnol des Affaires étrangères a assuré que Madrid continuerait à «travailler avec l’Union européenne et le Maroc pour préserver et poursuivre le développement de cette relation». A ce titre, il a rappelé que les échanges commerciaux entre les deux pays avaient atteint 22 milliards d’euros, derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Sur le plan politique, Albares a par ailleurs souligné la position de Madrid sur la question du Sahara, sur la base de la déclaration conjointe du 7 avril 2022, à l’issue de l’audience accordée par le roi Mohammed VI à Pedro Sánchez affirmant que le plan d’autonomie proposé par Rabat est «la base la plus sérieuse, crédible et réaliste» pour résoudre le différend régional.

Dans ce même sens, Albares a noté que les pays européens étaient de plus en plus nombreux à rejoindre l’Espagne sur ce point, notamment la France. Vendredi, Paris a justement réaffirmé son attachement au partenariat avec le Maroc. Dans un communiqué, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a souligné que la relation entre l’Union Européenne et le Maroc avait un caractère stratégique.

Comme souligné par le président Emmanuel Macron, dans sa lettre au Mohammed VI reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le Sahara, la France reste déterminée à accompagner les efforts du royaume pour le développement économique et social des provinces du sud, avec des retombées sur les populations locales, indique le Quai d’Orsay.

Plusieurs Etats membres de l’UE pour un renforcement du partenariat

La Belgique s’est joint aux deux partenaires européens principaux du Maroc, en réitérant également son attachement au partenariat entre Rabat et l’UE. A ce titre, le ministère belge des Affaires étrangères, du commerce extérieur et de la coopération au développement a souligné continuer à approfondir les liens avec Rabat.

A cet effet, Bruxelles a affirmé son appui à la déclaration conjointe de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et du Haut-représentant de l’Union européenne, Josep Borell, concernant l’engagement des Vingt-sept à préserver et à renforcer leur relation avec le Maroc dans tous les domaines.

Pour sa part, la Hongrie a réitéré sa «position constante» en faveur du partenariat Maroc – UE, dans une logique d’«intérêt commun». «Nous continuerons à œuvrer pour servir ces intérêts en renforçant les liens et en élargissant la coopération avec le Maroc à de nouveaux domaines», souligne un communiqué du ministère hongrois des Affaires étrangères et du commerce, qui affirme par ailleurs étudier l’arrêt de la CJUE rendus vendredi.

Quant à l’Italie, elle a souligné que ce partenariat stratégique était «fondamental» entre l’UE et le Maroc, «y compris dans le domaine de l’agriculture et de la pêche». Vice-président du Conseil des ministres, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Antonio Tajani, a indiqué via son son compte X que «la Cour européenne devrait en tenir compte».

Abondant dans le même sens, les Pays-Bas ont réitéré leur ferme attachement à ce partenariat. Egalement sur ses réseaux sociaux, le ministère néerlandais des Affaires étrangères a souligné que La Haye soutenait la déclaration commune de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et du Haut-représentant de l’Union européenne, Josep Borrell, sur les arrêts de la CJUE.

De son côté, la Finlande a exprimé son soutien à la même déclaration conjointe. A ce titre, le ministère finlandais des Affaires étrangères a réitéré l’«engagement fort» de son pays pour préserver et renforcer les relations avec le Maroc dans tous les domaines, conformément au principe «pacta sunt servanda».

Le Portugal a souligné, samedi, le caractère «essentiel» de ce partenariat avec le Maroc, tout en réaffirmant sa volonté de travailler avec les partenaires européens et les institutions européennes «pour l'approfondir dans tous les domaines». Dans un communiqué publié sur son site officiel, le ministère portugais des Affaires étrangères a souligné que Lisbonne et Rabat entretienaient, sur le plan bilatéral, «un partenariat stratégique, marqué par une longue relation de respect et d'amitié avec une grande substance sur le plan politique, diplomatique et économique».

En cette année qui marque le 250e anniversaire du traité de paix bilatéral, le renforcement des relations avec le Maroc, tant au niveau bilatéral qu'européen, «est une priorité stratégique pour le Portugal», souligne la même source.

Pour sa part, l’Autriche a réaffirmé, dimanche, son attachement aux «excellentes relations» avec le Maroc. Dans un communiqué; le ministère autrichien des Affaires étrangères a souligné que Vienne soutenait la déclaration conjointe de Ursula von der Leyen et de Josep Borrell, au sujet de la décision de la CJUE.

Lundi, la République Tchèque a réaffirmé aussi son attachement aux «relations étroites» avec le Maroc dans tous les domaines du partenariat entre le Maroc et l’Union européenne. Rappelant la déclaration conjointe d’Ursula von der Leyen et de Josep Borrell, le ministère tchèque des Affaires étrangères a souligné que Prague a souligné qu’il s’agissait d’un acte politique rare, qui met en avant l’importance du royaume et matérialise l’importance du partenariat de l’UE avec le pays.

Des eurodéputés réagissent

Outre les capitales européennes, des eurodéputés ont réagi également au verdict de la CJUE, notant que ce dernier «porte atteinte aux intérêts économiques européens». Vice-président de la délégation du Parlement européen à l’Assemblée parlementaire Afrique-UE, Nicolas Bay a s’est exprimé sur les réseaux sociaux. Dans ce sens, il a estimé que la juridiction avait cédé aux revendications des «terroristes du front Polisario» en «porté atteinte aux intérêts économiques européens et marocains», en violation de «l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc».

Pour sa part, l’eurodéputé Tomáš Zdechovský, du groupe du Parti populaire européen (PPE), a affirmé que le Maroc restait «le partenaire le plus fiable en Afrique du Nord et le seul interlocuteur de l’UE pour toutes les questions politiques et commerciales». A ce titre, il a considéré que le Front Polisario constituait une «menace pour la stabilité et la sécurité du voisinage de l’UE».

Article modifié le 07/10/2024 à 15h58

Berberodie
Date : le 06 octobre 2024 à 20h22
Bessa7a le nouveau grade winking smiley
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Berkshire à écrit:
Il y a un effet d’entrainement de la “masse” dans la précipitation et le manque de recherche de l’info d’origine !!! Beaucoup ici (et ailleurs) commentent en s’arrêtant au titre à peine, et la MAP induit les autres en erreur !!! (Bessahha le nouveau pseudo smiling smiley )
Berkshire
Date : le 06 octobre 2024 à 19h52
Il y a un effet d’entrainement de la “masse” dans la précipitation et le manque de recherche de l’info d’origine !!! Beaucoup ici (et ailleurs) commentent en s’arrêtant au titre à peine, et la MAP induit les autres en erreur !!! (Bessahha le nouveau pseudo smiling smiley )
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Berberodie à écrit:
Il a tout compris, les autres n'ont rien compris smiling smiley
gustavo321
Date : le 06 octobre 2024 à 18h56
Désolé ! ... Mon message était destiné a Ramsès, le seigneur du copier-coller ... Mais tu l'aura certainement compris de toi-même ...
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Berberodie à écrit:
Il a tout compris, les autres n'ont rien compris smiling smiley
gustavo321
Date : le 06 octobre 2024 à 18h53
''selon la CJUE, tout accord commercial incluant le Sahara Occidental doit obtenir le consentement explicite de son peuple représenté par le Front Polisario.'' Et c'est exactement pour cette raison, que le Maroc se dit ''non concerné'' par cet arrêt de la CJUE! ... Essaye de comprendre, a moins que ça ne t'intéresse pas du tout (et je crois que c'est le cas). Il n'existe absolument aucune disposition juridique ou politique internationale qui permet de légitimer le ''Polisario'' comme je représentant légitime et reconnu d'un soit-disant ''peuple sahraoui''. La population sahraouie authentique qui vit paisiblement dans les provinces du Sud marocain, participant activement a la vie politique, économique et sociale de ces provinces, a son mot à dire concernant sa marocanité et concernant la ''légitimité'' du ''polisario''. Il y a quelques décennies, on vu comment le régime militaire algérien a saboté et rendu impossible le projet de recensement des populations de Tindouf, pour les raisons que tout le monde connaît, n'est-ce pas Ramsès ... Donc ne vient pas nous parler de la légitimité du ''polisario'' ... C'est le problème de la CJUE ... Le Maroc n'est pas concerné ...
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Berberodie à écrit:
Tu vas attendre longtemps une reconnaissance smiling smiley
Berberodie
Date : le 06 octobre 2024 à 17h45
Il a tout compris, les autres n'ont rien compris smiling smiley
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Berkshire à écrit:
rien de surprenant dans ce soutien puisque ce sont ces états qui sont à l’origine du pourvoi en cassation, ils défendent et veulent ce partenariat. En revanche, l’article de la MAP ne reproduit pas fidèlement les déclarations de ces états après cette décision ce qui visiblement induit en erreur pas mal de monde !!!
Berberodie
Date : le 06 octobre 2024 à 17h44
Tu vas attendre longtemps une reconnaissance smiling smiley
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Eamses à écrit:
Votre analyse, selon laquelle la décision de la CJUE ne concernerait pas le Maroc, repose sur des prémisses erronées et témoigne d'une certaine fuite en avant pour éviter d'aborder la question de fond . La CJUE n'a pas simplement tranché sur une dispute entre institutions européennes. La décision de cette cour, rendue le 4 octobre 2024, concerne directement l'exploitation des ressources du Sahara Occidental, un territoire que le Maroc administre de facto sans avoir de souveraineté reconnue par le droit international . Ce point est fondamental car, selon la CJUE, tout accord commercial incluant le Sahara Occidental doit obtenir le consentement explicite de son peuple représenté par le Front Polisario . Il est également inexact de dire que cette décision n'aura aucune répercussion économique ou politique pour le Maroc. En annulant les accords de pêche et agricoles qui incluaient illégalement les ressources du Sahara Occidental, la CJUE impose une révision complète des relations commerciales entre l'UE et le Maroc . À long terme, cette décision affaiblit la position du Maroc sur la scène internationale et renforce le droit à l'autodétermination des Sahraouis. Quant à la déclaration de Bourita, elle semble davantage une tentative de minimiser l'impact de cette décision, mais il est indéniable que cette décision renforce les revendications du Front Polisario et place le Maroc dans une position diplomatique plus délicate face à l'Union Européenne et aux Nations Unies. Plutôt que de balayer d'un revers de main cette décision en la réduisant à une "dispute inter-européenne", il serait plus pertinent de reconnaître l'importance de ce jugement pour le respect du droit international et les droits des peuples non-autonomes.
Berkshire
Date : le 06 octobre 2024 à 15h55
rien de surprenant dans ce soutien puisque ce sont ces états qui sont à l’origine du pourvoi en cassation, ils défendent et veulent ce partenariat. En revanche, l’article de la MAP ne reproduit pas fidèlement les déclarations de ces états après cette décision ce qui visiblement induit en erreur pas mal de monde !!!
Eamses
Date : le 06 octobre 2024 à 12h58
Votre analyse, selon laquelle la décision de la CJUE ne concernerait pas le Maroc, repose sur des prémisses erronées et témoigne d'une certaine fuite en avant pour éviter d'aborder la question de fond . La CJUE n'a pas simplement tranché sur une dispute entre institutions européennes. La décision de cette cour, rendue le 4 octobre 2024, concerne directement l'exploitation des ressources du Sahara Occidental, un territoire que le Maroc administre de facto sans avoir de souveraineté reconnue par le droit international . Ce point est fondamental car, selon la CJUE, tout accord commercial incluant le Sahara Occidental doit obtenir le consentement explicite de son peuple représenté par le Front Polisario . Il est également inexact de dire que cette décision n'aura aucune répercussion économique ou politique pour le Maroc. En annulant les accords de pêche et agricoles qui incluaient illégalement les ressources du Sahara Occidental, la CJUE impose une révision complète des relations commerciales entre l'UE et le Maroc . À long terme, cette décision affaiblit la position du Maroc sur la scène internationale et renforce le droit à l'autodétermination des Sahraouis. Quant à la déclaration de Bourita, elle semble davantage une tentative de minimiser l'impact de cette décision, mais il est indéniable que cette décision renforce les revendications du Front Polisario et place le Maroc dans une position diplomatique plus délicate face à l'Union Européenne et aux Nations Unies. Plutôt que de balayer d'un revers de main cette décision en la réduisant à une "dispute inter-européenne", il serait plus pertinent de reconnaître l'importance de ce jugement pour le respect du droit international et les droits des peuples non-autonomes.
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"AL MASSIRA" à écrit:
Quand le Maroc disait que la décision de la CJUE ne le concernait pas, il avait bien. Certes je ne suis pas idiot en disant que le Maroc n’est pas concerné par le Sahara. On remarque qu’il s’agit d’un débat inter-européen entre différentes structures. Entre des structures qui ont des comptes à rendre à leurs peuples et des structures qui décident selon leur orientation politique ou leur corruption. Le Maroc n’aura aucune répercussion ni politique ni économique. D’où la déclaration de Bourita.
AL MASSIRA
Date : le 06 octobre 2024 à 00h53
Le Maroc est fautif. Le "peuple sahraoui" a une importante pénurie de sandales à cause du Maroc. Les institutions internationales doit traiter ce grave problème.
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PianoForte à écrit:
Le Maroc est dans son Sahara Le polisario est campé à Tindouf. Fin de l'histoire !
PianoForte
Date : le 06 octobre 2024 à 00h32
Le Maroc est dans son Sahara Le polisario est campé à Tindouf. Fin de l'histoire !
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