Alors que le monde est témoin d'une montée inquiétante de la haine et de l'intolérance, exacerbée par des conflits tels que la guerre en Ukraine, les «risques génocidaires» à Gaza, au Congo, au Soudan mais aussi en Chine (liste non exhaustive), ainsi que par la montée de l'extrême droite aux quatre coins du globe, le Maroc réaffirme son engagement envers les valeurs de coexistence. Cet engagement a été mis en exergue par Omar Hilale, ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, lors d'un événement de haut niveau tenu le 19 juin 2024 à New York.
L'événement, co-organisé par la Mission permanente du Maroc aux Nations Unies et le Bureau onusien de la prévention du génocide, marquait la célébration de la 3e journée internationale de lutte contre le discours de haine. Proclamée par l'ONU en juillet 2021 à l'initiative du Royaume, cette journée est célébrée chaque 18 juin.
Sous l'égide du roi Mohammed VI, le Maroc a adopté des politiques centrées sur les jeunes, visant à garantir l'égalité des chances, une éducation de qualité, et l'autonomisation intellectuelle et professionnelle. Chacune de ces mesures visent à protéger la jeunesse des comportements à risque et à les transformer en vecteurs de changement social. «L’implication de la jeunesse marocaine dans la lutte contre les discours de haine et l’extrémisme s’est avérée très utile», a déclaré M. Hilale, rappelant l'efficacité de la Stratégie nationale marocaine intégrée pour la jeunesse (2015-2030).
Le Maroc met également en avant le rôle essentiel de la société civile et des associations de jeunes. Depuis juillet 2011, le Conseil consultatif de la jeunesse et de l’action associative coordonne l’action de quelque 50.000 associations à travers le pays, œuvrant dans des domaines variés : l'éducation, l'inclusion sociale, la santé, et la défense des droits de l'Homme.
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a insisté sur le fait que les jeunes (16% de la population mondiale), souvent les plus touchés par la haine en ligne, doivent être intégrés dans les solutions.
Le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Dennis Francis, a quant à lui rappelé l'importance des valeurs d'harmonie et de respect pour des sociétés dynamiques et saines.