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Breve

L’Espagne avance deux facteurs à l’origine du retour de l’ambassadeur algérien

Publié
Pedro Sanchez, chef du gouvernement espagnol / DR
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L’Algérie n’a pas encore expliquer son changement de position politique en nommant un nouvel ambassadeur à Madrid, après une «rupture diplomatique» de 16 mois. En revanche, le gouvernement espagnol a avancé deux facteurs à même de justifier ce changement de la part des autorités algériennes alors qu’elles avaient fait de l’annulation du soutien de Pedro Sanchez au plan marocain d’autonomie au Sahara occidental une condition sine qua non pour la reprise des relations entre les deux pays.

«Il y a l'option de suspension des livraisons de gaz qui a montré ses limites», confient sous couvert d’anonymat des sources gouvernementales à El Confidencial Digital. «Une menace qui s’est révélée inefficace, puisque l'Espagne a pu obtenir cette ressource auprès d'autres fournisseurs, comme la Russie ou les Etats-Unis. L'approvisionnement constant en énergie a montré, selon l’exécutif, que l'Algérie dépend davantage de la vente de ce produit que l'inverse», indique-t-elles à ECD.

Pour rappel, en mars 2022, une «source officielle algérienne» avait déclaré au quotidien El Confidencial, que son pays envisage de «privilégier l’Italie comme centre névralgique du gaz dans le sud de l’Europe au détriment de l’Espagne». Et d’annoncer «une réponse algérienne globale et multiforme à plusieurs niveaux au changement de position de l’Espagne sur le dossier du Sahara occidental».

Néanmoins et après quelques mois de «sanctions énergétiques», l’Algérie a repris en septembre 2022 sa place de premier fournisseur de gaz à l’Espagne. Les médias ibériques avaient alors pronostiqué un dégel immédiat dans les relations hispano-algériennes.

La continuité de Pedro Sanchez à la tête du gouvernement est l’autre facteur qui a fini par convaincre le pouvoir algérien de réviser sa politique envers l'Espagne, explique les mêmes sources à ECD. En effet les médias algériens avaient parié sur une défaite du PSOE aux législatives anticipées du 23 juillet, comme ce fut le cas aux élections communales et régionales du 28 mai.

Le retour en force des socialistes à la tête d’un nouvel exécutif de coalition de gauche a «précipité le changement de position de l'Algérie, car il est essentiel pour ce pays d'Afrique du Nord d'entretenir de bonnes relations avec l’Espagne», affirment les mêmes sources gouvernementales à ECD.

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