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Maroc : Les pilotes stagiaires de la RAM appellent à l'intervention des autorités

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Photo d'illustration / DR.
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Depuis plusieurs semaines, la Coordination nationale des pilotes stagiaires de la Royal air Maroc (RAM) accuse la compagnie d’avoir suspendu pas moins de 105 jeunes pilotes stagiaires pendant près de deux ans, sans aucune compensation financière, ni perspective de réintégration. «La pandémie a frappé le pays durant notre stage et les vols ont été suspendus, ce qui a mené à la suspension de notre contact de stage», nous confie une pilote stagiaire. «Nous avons été suspendus la première fois pour une durée de sept mois et la seconde fois pour 12 mois, mais cela perdure», déplore-t-elle.

D’après la Coordination, la RAM aurait promis la réintégration des pilotes dès que l'espace aérien marocain serait ouvert, et que l'activité de la compagnie aérienne serait relancée. En effet, une réintégration est jugée plus que nécessaire puisque selon la CPS, les pilotes stagiaires de RAM devaient contracter un prêt de 1,6 million de MAD, remboursable en 10 ans. Désormais, les banques exigent maintenant que les stagiaires débutent le remboursement de leurs prêts de formation.

Selon la pilote contactée par nos soins, «la majorité ne peut pas se payer les 1,6 millions de dirhams, alors la RAM s’est portée garante vis-à-vis des banques pour octroyer un crédit bancaire aux stagiaire, à rembourser en 10 ans à partir des salaires, après intégration dans le personnel permanent de RAM». Cependant, la suspension pérenne des pilotes stagiaires les empêche d’être rémunérés. «Il est très difficile de subvenir à nos besoins durant cette période. Nous sommes restés plus de deux ans sans revenus et sans couverture médicale», déclare la jeune pilote. 

Depuis, la RAM aurait menacé de poursuivre les pilotes stagiaires pour avoir refusé de signer différents contrats avec d'autres fournisseurs de services aériens. D’après notre pilote témoin, depuis l’ouverture des frontières, on a proposé de manière officieuse de travailler avec un nouvel organisme qui n’est pas partie prenante du processus de sélection ni du premier contrat».

«De plus, on nous demande de faire les démarches nous-mêmes pour rejoindre le nouvel organisme. Seulement, nous ne pouvons pas accepter puisque nous sommes engagés depuis le début avec la RAM qui est garante de notre crédit bancaire», a-t-elle confié, ajoutant que ses collègues tentent «de reprendre les emplois avec le même contrat convenu au départ.»

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