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Casa Finance City recule de cinq places dans l'indice des centres financiers mondiaux

Le hub économique et financier de la capitale économique du royaume maintient toutefois la première place en Afrique, au moment où le gouvernement a adopté la semaine dernière un décret-loi portant réorganisation de Casablanca Finance City (CFC).

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La tour Casablanca Finance City (CFC). / DR
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Le Think-tank londonien Z/Yen Group et le China Development Institute à Shenzhen ont publié, la semaine dernière, la 28e édition du Global Financial Centres Index (GFCI). Cet indice classe les centres financiers mondiaux, calculé par un «modèle d’évaluation factorielle» qui utilise des facteurs instrumentaux et des évaluations des centres financiers à travers un questionnaire en ligne en continu depuis 2007.

Ainsi, le 28ème GFCI, Casa Finance City (CFC) recule ainsi à la 46e place mondiale, reculant de 5 places par rapport au classement précédent. Le hub économique et financier créé en juillet 2010 perd ainsi 25 points de son score, qui passe à 655 points.  De plus, CFC, qui a intégré le sous-indice de technologie financière l’année dernière, figure aussi à la 71e place, avec un score de 505, ajoute-t-on.

Mais bien que son score s’est détérioré et sa place a reculé dans ce classement, la capitale économique du royaume se maintient à la première place africaine. CFC devance ainsi les hubs de l’Île Maurice, du Cap (Afrique du Sud) et de la capitale kényane Nairobi.

Elle figure aussi à la troisième place de la région MENA, derrière Dubaï (17) qui continue de dominer le classement et Abou Dhabi (33e), mais devant Doha (56e place mondiale), Bahreïn, Kuwait City et Riyad.

D’ailleurs, la région Afrique et MENA, «la majorité des centres ont chuté en termes de classement et de notation», estiment Z/Yen Group et le China Development Institute.

Des désavantages que le Maroc tente de surmonter

Toutefois, Casablanca Finance City figure aussi sur une liste des 15 centres ayant le plus grand désavantage de réputation. Elle perd 117 points dans le sous-indice de réputation qui indique que les perceptions des répondants à son égard. «Ces centres pourraient bénéficier d'un effort de marketing plus important ainsi que de la résolution de certains problèmes fondamentaux liés au centre», note le document.

C’est dans cette optique que le gouvernement marocain a adopté, jeudi 24 septembre, le projet de décret-loi n° 2.20.665, portant réorganisation de Casablanca Finance City (CFC). Présenté par le ministre de l'Economie, des finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaaboun, il a pour objectif de «renforcer la transparence et la nature des activités» exercées au sein de CFC, et surtout améliorer son attractivité.

Le nouveau texte modifie aussi octroie aussi au département des Finances le pouvoir d’accorder le statut spécifique au pôle financier de Casablanca aux entreprises éligibles et ambitionne de sortir le royaume de la liste grise de l’UE des paradis fiscaux.

CFC espère ainsi améliorer sa position parmi les hubs financiers mondiaux, s’approcher de New York, Londres, Shanghai, Tokyo et Hong Kong qui dominent le GFCI et s’éloigner de Riyad (107e place mondiale), Tianjin, Hangzhou, Dalian et Wuhan (111e) qui occupent le bas de ce classement.

«Dans l'ensemble, la note moyenne des centres dans l'indice a chuté de plus de 41 points (6,25%) par rapport au GFCI 27, ce qui peut indiquer un manque de confiance plus général dans la finance pendant une période d'incertitude persistante autour du commerce international, l'impact de la pandémie du Covid-19 sur les économies individuelles et les troubles géopolitiques et locaux», concluent Z/Yen Group et le China Development Institute.

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