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Maroc : Le PJD brandit le Coran contre l’abolition de la peine de mort

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Le PJD ne partage pas la décision du gouvernement de voter pour la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU relative au moratoire sur la peine de mort. «Nous avons affirmé notre ferme position de principe sur la peine de mort pour les crimes les plus graves liés au meurtre avec préméditation et à l'atteinte au droit à la vie, conformément au châtiment stipulé dans le Saint Coran», précise le secrétariat général du PJD dans un communiqué publié ce mercredi 11 décembre.

La peine capitale «procure un sentiment de justice pour la société et les familles des victimes des crimes les plus graves qui ébranlent l'opinion publique et choquent le sentiment collectif», expliquent les islamistes du Parti de la Lampe. «Cette punition (...) remplit une fonction dissuasive», assure la même source.

Le PJD a rappelé que le Maroc a suspendu, depuis 1993, les exécutions de condamnés par les tribunaux à cette peine. Et de conclure en lançant une mise en garde contre l’abolition de la peine de mort au Maroc.

Axis.7
Date : le 12 décembre 2024 à 16h11
Si on suit la logique du PJD il faut aussi que l'on coupe la main aux voleurs au Maroc. Je crains que si on commence par les partis politiques, on se retrouve avec un surstock de bras. Si Le Coran autorise la peine de mort, il attenue néamoins la loi du Talion en recommandant la non surenchère y compris en cas de meurtre. "Ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allègement de la part de votre Seigneur et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse, aura un châtiment douloureux. » — Sourate II, verset 178 « C'est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d’intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété. » — Sourate II, verset 179 Le droit musulman — le fiqh — établit quatre conditions pour que la peine de mort pour le meurtrier soit applicable : Que la peine de mort soit réclamée par les familles des victimes : Les juristes musulmans se basent sur une tradition prophétique (hadith) du Prophète Mahomet : « Celui dont (un proche) a été tué, ou celui qui a été blessé, a le choix entre trois possibilités : soit il demande la loi du talion, soit il pardonne, soit il prend le dédommagement financier ». Qu'il y ait des preuves irréfutables de la culpabilité : En effet, une simple présomption est rejetée par les juristes ou la présence d'indices réels mais insuffisants. Les juristes musulmans établissent la règle suivante : « Les peines et le talion sont caducs dès qu'un doute est présent ». Qu'il soit prouvé qu'il y avait intention de tuer : L'homicide involontaire ou les coups et blessures ayant entrainé la mort sans intention de la donner ne sont pas sujet à la peine capitale en Islam. Qu'il n'y ait pas présence de circonstances atténuantes : Le droit musulman rend caduque l'application de la peine capitale s'il y a présence de circonstances atténuantes malgré la présence des trois conditions précédentes. Ainsi en est-il du cas de légitime défense.
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