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Grand Angle

En 1903, un Harem marocain à l'Exposition internationale de Saint-Louis (Etats-Unis)

En 1903, deux envoyés américains furent envoyés au Maroc pour assurer le passage en toute sécurité d'une exposition marocaine au milieu d'une révolte. L'exposition, qui comprenait un harem et des marchands, était destinée à Saint-Louis dans le Missouri pour assister à l'Exposition internationale.

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Alors que le Maroc était en proie à une violente révolte menée par un prétendant au trône, de son côté, le sultan Abdelaziz préparait une présentation pour l'Exposition internationale de Saint-Louis, ayant pour ambition de mettre en lumière les arts et les coutumes marocaines.

Selon un numéro du journal "The Republic" en date du 19 juillet 1903, le sultan Abdelaziz avait promis d'allouer près de 200 000 dollars pour l'exposition du Maroc. Celle-ci devait se composer d'un harem, de divers bâtiments et jardins de style mauresque, ainsi que d'une cinquantaine de chevaux issus des écuries royales.

Le principal défi auquel étaient confrontés les organisateurs marocains résidait dans le transport de l'exposition du Maroc aux États-Unis. Bien que la traversée de l'Atlantique en bateau était relativement aisée, la difficulté majeure était de franchir "les lignes rebelles de Tanger à Fez, où le sultan était assiégé", puis d'assurer la sécurité du voyage de l'exposition jusqu'à Tanger, en vue de son embarquement vers les États-Unis.

Un voyage périlleux vers Fès

James W. S. Langerman, commissaire de la Louisiana Purchase Exposition et représentant officiel du sultan,se rendit au Maroc, accompagné de son secrétaire, Albert H. Danforth. Dans le cadre de cette mission spéciale, le confident du sultan fut désigné vice-consul général des États-Unis à Tanger. Minutieusement préparé pour ce périple périlleux, Langerman partit de New York pour se rendre à Gibraltar, puis à Tanger.

En route vers Fès, Langerman et sa délégation furent escortés par «mille Riffs robustes, issus des tribus sauvages résidants dans les montagnes». Ces derniers servaient de «garde du corps à l'expédition», une protection fournie par les autorités marocaines. Outre cette escorte, Langerman avait prévu un arsenal pour assurer un passage plus sécurisé, comprenant «des carabines, des armes à tir rapide et des petits canons».

L'envoyé américain n'avait pas omis d'apporter des présents destinés au sultan. Langerman offrit une variété d'articles ornementaux, parmi lesquels figuraient «un buste du monarque coulé en bronze, un album relié en maroquin rouge renfermant des portraits des dirigeants du monde, ainsi que diverses inventions modernes telles que des photographies, en plus d'un cheval de course rapide et d'une mule».

«On m'a affirmé qu'il serait impossible de franchir les lignes rebelles pour atteindre Fès, mais j'ai l'intention de prouver le contraire», déclara le commissaire Langerman au journal The Republic avant son départ.

«Je suis tout à fait conscient que cette entreprise comporte des risques et des dangers, mais j'ai mobilisé une force importante de combattants, bien mieux armés que les forces rebelles, dont beaucoup ne disposent que de vieux mousquets à silex, les seules armes que les Maures savent encore fabriquer de nos jours.»

Le voyage était censé durer dix jours, selon l'émissaire américain, qui salua l'intérêt du sultan pour l'exposition : «Aucune autre exposition n'a jamais réussi à obtenir une contribution du pays des Maures.»

En détaillant les préparatifs, Langerman expliqua que l'exposition marocaine inclurait un harem mauresque, accessible uniquement aux visiteuses. «Les femmes de notre pays pourront ainsi comparer leur sort à celui des femmes recluses du harem», promit-il. En outre, le spectacle comprendrait des marchands marocains «qui érigeront leurs curieux petits étals, exposant des articles typiquement marocains ». La délégation marocaine comprenait également des cuisiniers chargés de préparer des plats selon les traditions culinaires marocaines pour les visiteurs.

«Le fait que le sultan du Maroc, Abdelaziz, s'intéresse activement à cette exposition et la soutienne personnellement démontre que, pour un homme de son entourage, il est remarquablement progressiste», observa le journal.

La selle et la lettre

En signe de courtoisie, le sultan Abdelaziz envoya à son tour un cadeau au président Theodore Roosevelt. Le monarque marocain remit au commissaire Langerman une «magnifique selle mauresque ornée de harnachements verts, rouges et dorés » destinée au président Roosevelt. Ce présent était accompagné d'une lettre du sultan, rédigée en arabe et somptueusement calligraphiée.

La lettre et la selle furent présentées au président à Washington. Malgré son enthousiasme pour la selle, le président Roosevelt ne put lire la lettre, faute de traducteur disponible dans la capitale américaine, comme rapporté par le même journal.

Le président déclara qu'il avait «l'intention d'utiliser la selle et lorsqu’il la monterait, elle ferait sensation car il s'agissait de la plus belle selle du pays». Il salua également les relations avec le Maroc, en insistant sur le fait que les États-Unis étaient «le seul pays au monde qui ait jamais été capable d'établir des relations avec un sultan du Maroc, au point qu'il permettrait et soutiendrait réellement son exposition. C'est un fait significatif».

mousse111
Date : le 05 juin 2024 à 14h07
un article racite qui melange tout et n importe quoi entre le roi au milieud une revolte les tribu rifaines ''sauvage''les soit disant present americains l les prejuge raciste des ricains c est une chose mais que le redacteur de ce torchon sous entendre que le Maroc aurait eu le meme sort que les tribu africaines ou néocalédonienne *** dans les sinistres exposition francaises c en est une autre ****les occidentaux ne se sont jamais rendu compte qu en exhibant ces ""sauvages"" il ont demontre que c etaient eux les sauvages et les barbares
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