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Grand Angle

Les Emirats apportent un appui économique à la marocanité du Sahara et au projet royal d’Afrique Atlantique

Les Emirats arabes unis s'engagent à apporter un appui économique à la marocanité du Sahara, au chantier du gazoduc Nigéria-Maroc et à la vision royale de l’Afrique Atlantique. Des engagements inscrits dans la Déclaration suite aux entretiens, ce lundi à Abou Dhabi, entre le roi Mohammed VI et le président Mohammed Ben Zayed.

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Les Emirats apportent un appui économique à la marocanité du Sahara et au projet royal d’Afrique Atlantique
Les Emirats apportent un appui économique à la marocanité du Sahara et au projet royal d’Afrique Atlantique
Les Emirats apportent un appui économique à la marocanité du Sahara et au projet royal d’Afrique Atlantique
Les Emirats apportent un appui économique à la marocanité du Sahara et au projet royal d’Afrique Atlantique

Le roi Mohammed VI et le président des Emirats arabes unis, Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane, ont signé ce lundi à Abou Dhabi la Déclaration : «Vers un partenariat novateur, renouvelé et enraciné entre le Royaume du Maroc et l’Etat des Emirats Arabes Unis».

Le texte a mis l’accent sur la «volonté ferme et résolue» des deux chefs d’Etats de «rehausser les relations entre les deux pays et leur coopération commune vers des horizons plus larges, par le biais de partenariats économiques agissants au service des intérêts suprêmes mutuels, et générateurs de progrès et de prospérité pour les deux peuples frères». Mohammed VI et Ben Zayed «ont insisté sur l’ambition des deux pays frères à mettre en place des partenariats économiques stratégiques communs et pionniers au niveau des marchés régionaux et internationaux, notamment dans l’espace africain».

Le souverain et le président émirati ont décidé de mettre en place un partenariat avec des objectifs précis. Rabat et Abou Dhabi vont œuvrer à «traduire la complémentarité entre les deux pays en une solidarité qualitative et en un investissement durable, dans le but de hisser les relations bilatérales aux plans économique, commercial, d’investissement et d’industrie au rang des liens politiques et populaires profonds et ce, au service des objectifs de développement et de prospérité communs».

Les deux Etats se sont engagés à «activer une coopération pragmatique et concrète par le biais de projets structurants répondant aux intérêts des deux parties notamment dans les secteurs sociaux économiques et des infrastructures, des transports, de l’eau potable, de l’agriculture, de l’énergie, du tourisme, de l’immobilier ainsi que dans les domaines de la formation et de l’emploi».

La vision royale de l’Afrique Atlantique présente dans la Déclaration

Les deux parties ont convenu d’accorder la priorité à certains chantiers de développement au Maroc, notamment l’extension des chemins de fer, une attention particulière sera accordé au Train à Grande Vitesse Kénitra-Marrakech ; le développement des aéroports, dont ceux de Casablanca, Marrakech, Dakhla (Dakhla Hub) et Nador ; l'aménagement des ports tout en investissant dans leur gestion, particulièrement le port Nador West Med et le Port Dakhla Atlantique ; aux projets, présents et à venir, de transferts des eaux, de réalisation de barrages destinés à l’eau potable, à l’agriculture et aux barrages hydro-électriques ; aux énergies renouvelables et la production de l’hydrogène vert et ses dérivés ; au transport de l’énergie, en particulier la réalisation et l’exploitation des lignes de transport de l’électricité ;  et à l'identification des opportunités de coopération stratégique dans le domaine de la sécurité alimentaire, à travers l’exploration des opportunités de partenariat avec l’Office Chérifien des Phosphates dans le domaine des fertilisants.

La feuille de route signée entre les deux chefs d’Etats insiste également sur le développement de projets communs dans les domaines du tourisme et de l’immobilier, en particulier sur la côte méditerranéenne et dans les régions de Dakhla et de Tarfaya ; des opportunités de contribuer à la reconstruction et au réaménagement des régions touchées par le séisme d’Al Haouz ; l’exploration de la réalisation et le financement de projets dans le domaine de construction des établissements scolaires, universitaires et de santé ; et l’étude de réalisation et de financement de projets dans le domaine des communications et de l’économie numérique».

La Déclaration accorde aussi une place à l'exploration des perspectives de partenariat entre les Fonds souverains et d’investissement des deux pays et au projet du gazoduc Afrique-Atlantique ; l’aménagement et le développement du projet intégré “Dakhla Gateway to Africa” ; la création et la gestion d’une flotte maritime commerciale. Pour tous les projets y afférents, les deux parties conviendront ultérieurement de leur faisabilité. Des chantiers qui s’inscrivent dans le cadre de la vision royale de l’Afrique Atlantique, présentée par le souverain le 6 novembre dans son discours à l’occasion de la commémoration du 47e anniversaire de la Marche verte.

Les deux parties s’engagent aussi à œuvrer à travers les institutions compétentes à examiner les projets stratégiques évoqués dans cette Déclaration. Les projets précités et autres feront l’objet de mémorandums d’entente spécifiques, en commun accord, répondant aux attentes et objectifs des deux pays. Ces mémorandums seront examinés et conclus d'ici les trois prochains mois.

La feuille de route ne s’est pas limitée à énoncer des chantiers de partenariat, mais elle a abordé le problème des financements. Le Maroc et les Emirats conviendront des modes de financement, de concert avec leurs éventuels partenaires le cas échéant. «Les deux parties conviennent que ces financements d’investissement combineront : capitaux ; prêts concessionnels ; prêts commerciaux compétitifs ; mécanismes de financement innovants ; et des dons.»

L’ambition de Rabat et Abou Dhabi d’instaurer «un partenariat novateur, renouvelé et enraciné» se traduit par la mise en place de mécanismes de suivi des engagements, cités dans la Déclaration. «Ce mécanisme comprend des représentants des deux parties qui définiront sa composition selon le besoin ; ce mécanisme se réunit de manière régulière et en alternance entre le Maroc et les Emirats Arabes Unis, selon un format convenu entre les deux parties, et soumettra ses rapports aux parties compétentes», conclut la Déclaration.

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