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Témoignage d'entrepreneur
2 mars 2021 15:20
Salam Alaykum,



Philippe Bada, de la ferme bio Ryad le jardinier :

[ryadlejardinier.fr]


"J’ai pris conscience qu’il fallait changer nos méthodes de consommation, consommer moins mais mieux."


"Technicien dans le bâtiment de formation, Philippe Bada a choisi de changer radicalement de vie. Pour lui-même, pour les autres, pour la société, pour la planète. Interview.

Al-Kanz :
Qui est Philippe Bada, plus connu sous son nom professionnel « Ryad le jardinier » ?

Philippe Bada :
Un homme de 33 ans qui vit dans la métropole lilloise.
Issu des quartiers et ainé d’une fratrie élevée courageusement par une maman solo, j’ai commencé comme technicien du bâtiment, puis je me suis intéressé à l’associatif et au caritatif pour ensuite monter mon projet de ferme en maraîchage bio.


Al-Kanz :
Comment passe-t-on de technicien dans un cabinet d’architecture à jardinier à la tête d’une ferme bio ?

Philippe Bada :
En troisième, on m’a expliqué qu’il valait mieux que je m’oriente en filière professionnelle.
Passionné par mes études pour devenir technicien du bâtiment, je me suis rendu compte au moment de rentrer sur le marché du travail que ce secteur ne me convenait finalement pas.
C’est toutefois au boulot que j’ai commencé à consommer bio grâce à une collègue architecte qui m’y a sensibilisé.
En faisant mes courses, j’ai senti que pour certains clients des magasins bio – une minorité –, le basané que je suis n’est pas le bienvenu dans ces espaces commerciaux.
Je me suis dit que, si je voulais que tout le monde mange bio, il fallait en créer un où tout le monde puisse se sentir à l’aise.
Conscient de l’ampleur du faux halal, j’ai en outre pendant dix ans drastiquement restreint ma consommation de viande.
Je ne mangeais plus que les steaks d’une marque certifiée halal. J’avais pris conscience qu’il fallait changer nos méthodes de consommation, consommer moins mais mieux.
J’ai alors eu l’idée de monter une ferme qui permet de sensibiliser à la production alimentaire et à ses enjeux et de faire comprendre ce que bien produire implique en terme de coûts et de moyens.
Je souhaitais en outre créer des partenariats avec d’autres producteurs afin de créer une dynamique collective et de permettre que se rencontrent producteurs et consommateurs, mais aussi consommateurs de classes et origines ethniques différentes.


Al-Kanz:
Avez-vous réussi à trouver rapidement une clientèle vous permettant de vivre convenablement de cette nouvelle activité ou est-ce encore difficile ?

Philippe Bada :
J’ai longtemps vendu mes produits en-deçà d’un prix raisonnable dans l’optique de les rendre accessible à tous.
J’ai pris sur moi leur coût réel, ce qui a failli me couler.
Aujourd’hui je fixe mon prix à sa juste valeur. C’est plus cher, mais si je veux perdurer et continuer à proposer des légumes de qualité, faire vivre ce qu’il y a autour du projet, il faut passer par un prix juste.
J’entre actuellement dans une nouvelle phase, ma clientèle se renouvelle. Mais je suis encore dans le creux de la vague, je ne vis pas encore vraiment de mon activité.


Al-Kanz :
Vous travaillez avec des partenaires jusqu’en Ile-de-France chez qui vous livrez vos légumes. Quel type de partenariat mettez-vous en place ?

Philippe Bada :
Je travaille actuellement avec plusieurs commerçants, triés sur le volet, car je souhaite que mes produits soient dans un environnement qui les respectent, avec une valeur, une éthique. Mes clients franciliens passent commande sur Internet, dans notre boutique en ligne accessible à www.ryadlejardinier.fr, et choisissent un commerçant prés de chez eux.
Je me charge ensuite de déposer le panier commandé chez le partenaire de leur choix.
Ces derniers obtiennent ainsi un complément de gamme sans avoir à en gérer la logistique, ainsi que de potentiels nouveaux clients.
Je prévois à l’avenir d’assurer des animations dans ces commerces partenaires, ce qui leur profitera plus encore.
J’ai un partenaire un peu particulier dont j’aimerais dire deux mots, en l’occurrence l’association Qassama, qui depuis des années gère la collecte de denrées et sa distribution pour 45 familles.
Ensemble, nous avons lancé « le panier solidaire », qui permet à qui le souhaite d’offrir un panier de fruits et de légumes bio que l’association se chargera de distribuer.[...]"


La suite ici :
[www.al-kanz.org]
“Sooner or later, we all end up believing”
K
2 mars 2021 21:22
Merci pour ce témoignage thumbs up
3 mars 2021 06:52
De rien Winking smiley
Citation
Katakit a écrit:
Merci pour ce témoignage thumbs up
“Sooner or later, we all end up believing”
 
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