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L égo du prince saoudien
Alter 3go [ MP ]
3 juillet 2015 06:01
Le prince saoudien qui va donner toute sa fortune

La mondialisation a aussi du bon. C’est vrai que l’on est habitué aux concours de milliards entre les plus importantes world companies, aux championnats de stock-options et autres bonus accumulés par les patrons les plus gourmands. Mais la compétition et la concurrence peuvent aussi se jouer sur le terrain de la générosité.
Le prince saoudien Al-Walid Ben Talal a surpris tout le monde en annonçant, mercredi 1er juillet, qu’il céderait l’intégralité de sa fortune à une fondation philanthropique. Un acte fort qu’il inscrit dans la voie ouverte par Bill et Melinda Gates et leur compère Warren Buffett. Le fondateur et ex-patron de Microsoft et sa femme se consacrent à la fondation caritative la plus richement dotée et la plus active de la planète, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.
Neveu des rois d’Arabie saoudite (Salman et son prédécesseur, Abdallah, décédé en janvier), le patron fondateur du conglomérat Kingdom Holding estime sa fortune à 32 milliards de dollars (28 milliards d’euros). Le classement de Forbes, encore un hit-parade de la mondialisation, lui en accorde un peu moins (28 milliards de dollars) et le situe à la 21e place des milliardaires, juste derrière Sergeï Brin, cofondateur de Google.


60 ans, le prince Al-Walid choisit de laisser une trace d’une manière très américaine. Il a beaucoup hérité de la gestion décomplexée des hommes d’affaires du Nouveau Monde, jusque dans la volonté de se mesurer dans toute sorte de concours d’ego. Il est l’un des promoteurs de la Kingdom Tower, la plus haute tour du monde avec plus de 1 000 mètres, en cours de construction à Djedda, en Arabie saoudite, sur les rives de la mer Rouge.
Effet secondaire
Bill Gates et Warren Buffett, le deuxième Américain le plus riche, ont lancé un défi aux milliardaires leur enjoignant de consacrer au moins 50 % de leur fortune à des actions philanthropiques. Pour ce prince saoudien, ce sera 100 % ! Un choix extrême qui cache une vraie tendance du capitalisme à favoriser la multiplication des fondations caritatives. Celle que M. Al-Walid entend créer va se consacrer « à jeter des ponts entre les cultures, promouvoir les droits de femmes, aider les jeunes, apporter des secours en cas de catastrophe naturelle », etc.

Comment cette fondation gérera-t-elle sa fortune ? Celle-ci est composée de participations dans des sociétés du monde entier, de Twitter au palace Four Seasons George V, à Paris, en passant par Citigroup ou Euro Disney, et de sociétés d’immobilier. Un conseil d’administration, présidé après la mort de l’homme d’affaires par son fils, le prince Khaled, aura les clés.
Une chose est sûre, la politique d’investissement que mènera d’une main la fondation ne pourra pas aller à l’encontre des valeurs exprimées dans la stratégie caritative mise en œuvre de l’autre main. C’est probablement un excellent effet secondaire.


A 60 ans, le prince Al-Walid choisit de laisser une trace d’une manière très américaine. Il a beaucoup hérité de la gestion décomplexée des hommes d’affaires du Nouveau Monde, jusque dans la volonté de se mesurer dans toute sorte de concours d’ego. Il est l’un des promoteurs de la Kingdom Tower, la plus haute tour du monde avec plus de 1 000 mètres, en cours de construction à Djedda, en Arabie saoudite, sur les rives de la mer Rouge.


Effet secondaire
Bill Gates et Warren Buffett, le deuxième Américain le plus riche, ont lancé un défi aux milliardaires leur enjoignant de consacrer au moins 50 % de leur fortune à des actions philanthropiques. Pour ce prince saoudien, ce sera 100 % ! Un choix extrême qui cache une vraie tendance du capitalisme à favoriser la multiplication des fondations caritatives. Celle que M. Al-Walid entend créer va se consacrer « à jeter des ponts entre les cultures, promouvoir les droits de femmes, aider les jeunes, apporter des secours en cas de catastrophe naturelle », etc.
Comment cette fondation gérera-t-elle sa fortune ? Celle-ci est composée de participations dans des sociétés du monde entier, de Twitter au palace Four Seasons George V, à Paris, en passant par Citigroup ou Euro Disney, et de sociétés d’immobilier. Un conseil d’administration, présidé après la mort de l’homme d’affaires par son fils, le prince Khaled, aura les clés.
Une chose est sûre, la politique d’investissement que mènera d’une main la fondation ne pourra pas aller à l’encontre des valeurs exprimées dans la stratégie caritative mise en œuvre de l’autre main. C’est probablement un excellent effet secondaire.

[www.lemonde.fr]
 
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