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la parole de dajal. unicite de l'etre et le soufisme
10 avril 2011 17:22
"Je vous ai laissé sur une voie claire de nuit comme de jour, ne s'en égare que celui qui est voué a la perdition" ... Rapporté par Ahmed et ibn Majah

La croyance de wahdate woujoud consiste a croire en l'unité absolue à savoir que nous sommes une partie de Allah et ceci est de la mécréance


mise en garde contre les

TROIS FIGURES DU SOUFISME
Hallâj - Ibn 'Arabî - Rûmî


c'est la parole de Dajal, pour les partisan de wahadatoul woujoud nous ne faisons qu'un avec DIEU

c'est du koufr,
Wahdatul-Woudjoud, c’est à dire que toute existence a une seule réalité, et que toute chose que l’on voit est un aspect de l’essence d’Allah. Le leader et promoteur de cette croyance est Ibn ‘Arabi Al-Hatimi At-Ta’y, qui a été enterré à Damas en l’an 638H.

Il dit à propos de cette croyance dans son livre « Al-Futuhatul-Makkiya » :

« L’esclave est le Seigneur et le Seigneur est esclave
Que je désire connaître qui est le redevable
Si je dis : c’est l’esclave, ce sera la vérité
Et si je dis le Seigneur, pourquoi devrai-je être redevable ? »

[ « Al-Futuhatul-Makkiya » comme attribué par le Dr Taqiyudin Al-Hilali dans son livre « Al-Hadiyatul-Hadiya » ]


Il a aussi dit dans Al-Futuhat :
« Ceux qui ont adoré le veau, ont adoré rien d’autre qu’Allah ».
[«Al-Futuhatul-Makkiya » comme attribué par Ibn Taymiya dans « Al-Fatawa »(vol 11)
voir page 3

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh)
Le terme « Soufisme » est un terme qui n’était pas connu des trois meilleures générations, il est apparu dans les paroles (des gens) après cette période.

Rumi nage dans wahhadat al wujud, je vais donne qlq exemple pour que les lecteur ne sois pas trompe par faqir qui répand une croyance le koufr dans cette forum. ou est ton tawhid oh! frere faqir

Dans la retraite être un seul instant avec Dieu
Vaut plus que l’âme et le monde, que ceci et cela.

Le cœur de l’homme est une chandelle prête à se consumer
La déchirure due à la séparation d’avec le Bien-Aimé est prête à coudre.
O toi qui ignore la patience et la brûlure
L’amour est une chose qui doit venir, on ne peut l’apprendre.

L’amour est venu et il est comme le sang dans mes veines et ma peau.
Il m’a anéanti et m’a rempli du Bien-Aimé.
Le Bien-Aimé a pénétré dans toutes les parcelles de mon corps.
De moi ne reste qu’un nom, tout le reste est Lui.


Ce qui veux dire , Dieu a pénétrer son corps, il ne fait qu'un avec lui.

Un plus un égale un car deux c'est la séparation

Purifie-toi des attributs; du moi, afin de pouvoir contempler ta propre essence pure et contemple dans ton propre cœur toutes les sciences des prophètes, sans livres, sans professeurs, sans maitres

faqir dit:
Cette sentence de Rûmi dans laquelle il dit :

Un plus un égal un, car deux c'est la séparation

Me rappelle une histoire :
Un maître qui avait un élève, un jour, il lui demanda de voyager et de ne revenir qu'après une année.
Après une année de voyage, l'élève revint et frappa à la porte de la demeure de son maître.
Celui-ci lui demanda : " Qui est-ce?"
"Moi" répondit l'élève.
Alors le maître lui dit : "il n'y a pas de place à deux, reviens d'où tu viens ".
Après une année, l'élève revint et frappa à la porte de son maître.
Celui-ci lui demanda : "Qui est-ce?"
"Toi" répondit l'élève.
Alors le maître lui ouvre la porte et le laissa entrer.

encore ici: des sous entendu , il cherche QUI?
j'étais, le jour où les Noms n'étaient pas ;
Il n'y avait nul signe d'existence d'un nommé.

C'est par nous que Noms et Nommés furent manifestés,
Ce jour où n'étaient ni "Je", ni "Nous". ............. PLUS LOIN IL A TROUVE CE QU4IL CHERCHE
......................,
Quel est celui qui prononce des paroles par ma bouche?
Et qui dans mes yeux emprunte mon regard?
Quelle est donc l'âme enfin dont je suis le vêtement?
Prière
C'est Toi, Seigneur, mon âme c'est Toi.
Tu es là, je Te trouve.


Je les examinai : Il n'était pas sur la Croix. .....

Je poursuivis ma quête jusqu'à la Ka’ba ;
Il n'était pas dans ce lieu, but des jeunes et des vieux.
.......
Je veux goûter l'ivresse de l'Union.
Si Tu devais me l'interdire, je briserais tout!
[www.yabiladi.com]

Djalal-ud-Din Rumi est un poete, un jahil, les soufi prend sa parole avant celle d Allah
la croyance de wahdate woujoud consiste a croire en l'unité absolue à savoir que nous sommes une partie de Allah et ceci est de la mécréance , je me en garde les lecteur contre contre les soufis ,il n y a rien d'islam. ne vous laisser pas avoir.
10 avril 2011 18:34
« La réalité du Soufisme à la lumière du Qur’an et de la Sunnah » de Cheikh rabee

La réalité de la croyance du Wahdatul Wujud a travers les poèmes de grands soufis

Extraits du livre de Sheykh Muhammad ibn Rabi’ Ibn Hadi Al-Madkhali : « La réalité du Soufisme à la lumière du Qur’an et de la Sunnah ».

Les écoles de pensée parmi les soufis
Il est possible de diviser les idéologies des soufis extrêmes en trois catégories:

La première catégorie : Les adeptes de l’école illuministe de philosophie.

Ce sont ceux qui donnent une importance plus grande aux idées philosophiques qu’au fait d’éviter une vie mondaine. L’illuminisme signifie que l’âme est illuminée par une lumière qui se diffuse dans le cœur comme le résultat d’exercices spirituels, éduquant l’âme et infligeant une punition au corps afin de rectifier et purifier l’esprit. C’est quelque chose de commun à tous les soufis, sauf que cette catégorie s’est arrêté là, et n’est pas allé jusqu’à l’affirmation qu’Allah s’incarne dans sa création, ou que tout est Allah. Cependant leur façon est contraire aux enseignements de l’islam, et ressemble plus aux religions déviées tel le bouddhisme.

La seconde idéologie est celle de ceux qui croient au Hulul, ceux qui disent qu’Allah s’incarne dans les êtres vivants, est Allah le très haut, est loin de tout cela. Cela a été ouvertement proclamé par quelques soufis extrêmes tel Al-Husayn ibn Mansour Al-Hallaj, qui a été déclaré mécréant par les savants. Ils ont ordonné son exécution et il a été crucifié en 309 H. Les propos suivants lui sont attribués :
« Gloire à lui qui a manifesté sa nature humaine
Cachant la lumière perçante de sa divinité
Bien que sa création l’ai vu ouvertement
Sous la forme de quelqu’un qui mange et boit
[ Attribué par Al-Wakil au livre « at-Tawassin » de Al-Hallaj ]

ou ses dires :

« Je suis celui que j'aime , ce que j'aime est moi; nous sommes deux âmes Co-habitant un seul corps . Si vous me voyez, vous le voyez et si vous le voyez, vous me voyez ».
Al-Hallaj croyait au Hulul ( fusion d’Allah avec sa création) et croyait en la dualité de la nature divine, et qu’Allah a une nature divine et humaine. Ainsi le divin s’incarne dans l’humain, et l’humain est la nature divine de la divinité, et le corps est sa forme humaine.

Malgré son exécution pour apostasie et le fait que les leaders soufis de l’époque se sont désolidariser de lui, d’autres le considèrent comme un soufi, disent que ses croyances sont correctes, et répètent ses paroles. Parmi eux on compte Abdul-‘Abbas ibn ‘Ata Al-Baghdadi, Muhammad ibn Khalif Ash-Shirazi et Ibrahim an-Nasrabadhi, comme rapporté par Al-Khatib Al- Baghdadi.

La troisième idéologie est celle du Wahdatul-Woudjoud, c’est à dire que toute existence a une seule réalité, et que toute chose que l’on voit est un aspect de l’essence d’Allah. Le leader et promoteur de cette croyance est Ibn ‘Arabi Al-Hatimi At-Ta’y, qui a été enterré à Damas en l’an 638H. Il dit à propos de cette croyance dans son livre « Al-Futuhatul-Makkiya » :
« L’esclave est le Seigneur et le Seigneur est esclave
Que je désire connaître qui est le redevable
Si je dis : c’est l’esclave, ce sera la vérité
Et si je dis le Seigneur, pourquoi devrai-je être redevable ? »
[ « Al-Futuhatul-Makkiya » comme attribué par le Dr Taqiyudin Al-Hilali dans son livre « Al-Hadiyatul-Hadiya » ]
Il a aussi dit dans Al-Futuhat :
« Ceux qui ont adoré le veau, ont adoré rien d’autre qu’Allah ».
[«Al-Futuhatul-Makkiya » comme attribué par Ibn Taymiya dans « Al-Fatawa »(vol 11) ]

[www.forum-algerie.com]
10 avril 2011 21:15
la realite du soufisme,
15 cour audio qui refute cette secte soufi et leur taqiyah,
mensonge entre autre sur Ibn Taiyymia .
notre frere Al Hayiti qu' Allah le recompense
[www.box.net]

biographie de cheikh Al islam voir ici.
[www.dailymotion.com][/quote]
f
11 avril 2011 21:00
Assalam alaikoum

Pour ce genre de paroles, telles celles attribuées à Hallâj, il serait plus commode et plus juste de les considérer sous leur aspect métaphorique et symbolique, et non littéral; ce qui donnerait un sens totalement dévié.
Ce qu’on peut dire, c’et qu’en général l’homme s’est construit une image erronée, qui consiste en la dualité entre le divin et l’humain, et de telles paroles viennent dans ce sens comme une remise en question, même de manière bouleversante, d’une telle image, qui est générée plus par l’ignorance qu’autre chose.
m
11 avril 2011 21:38
c'est pas Hallaj qui a dit:'Je suis la Vérité'?ce pour quoi il s'est fait lyncher.
f
11 avril 2011 22:46
Assalam alaikoum

Effectivement, on lui attribut cette parole.
Le problème avec ce genre de paroles, c'est qu’elles sont bouleversantes, et les gens ont tendance généralement à les prendre à la lettre, et non dans leur sens symbolique et métaphorique, comme on voit par exemple dans ce post, concernant les paroles de Rûmi, en se contentant du sens direct et grossier, sans le sens subtil, ce qui a pour conséquence de refuser et de dénoncer de telles paroles, sans pouvoir en tirer profit.
f
12 avril 2011 13:16
Assalam alaikoum

Je donnerai quelques exemples de paroles ou expressions soufies, notamment en ce qui concerne les paroles de Rûmi, pouvant donner place à une ambigüité.

Le terme "Union" (al-wissâl) est utilisé pour désigner un état spirituel en lequel l’amant ne vit plus de séparation, spirituelle, (al-fissâl) d’avec son Aimé. Ce sens on peut le comprendre du contexte dans lequel est utilisé ce terme dans ses poèmes, et même dans l’histoire de Moise sur lui le salut et la paix avec le berger, après l’avoir réprimandé, Dieu lui révéla : « Tu as éloigné de Moi Mon dévot ! As-tu été envoyé pour amener les hommes à l’union, ou bien, ton but serait-il de les entraîner dans la voie de la séparation d’avec Dieu et le déséquilibre ? »

Un autre exemple, quand il raconta l’histoire de sa quête de Dieu, lorsqu’il Le trouva enfin, et après beaucoup de recherche, en son propre cœur, et nulle part ailleurs, même en la Ka’ba, non dans le but de la dénigrer ou de diminuer de sa valeur et de la valeur qu’elle représente, mais pour dire que c’est en nous-mêmes, c’est en notre propre cœur qu’on peut trouver Dieu, et non ailleurs, et que si on ne Le trouve pas en nous-mêmes, on ne Le trouvera nulle part.

Un dernier exemple, ces vers d’un de ses poèmes dans lesquels il dit :

Je ne suis pas Chrétien, je ne suis Juif, je ne suis pas Zoroastrien,
Je ne suis pas même Musulman.
Je n'appartiens pas à la terre, ni à aucune mer connue ou inconnue.

Le sens de ces paroles ce n’est pas de nier son appartenance religieuse à l’Islam, mais c’est d’exprimer cet état de plénitude, au-delà de l’appartenance elle-même, en lequel il se trouve.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 12/04/11 15:57 par faqir.
m
12 avril 2011 20:33
Citation
faqir a écrit:
Assalam alaikoum

Je donnerai quelques exemples de paroles ou expressions soufies, notamment en ce qui concerne les paroles de Rûmi, pouvant donner place à une ambigüité.

Le terme "Union" (al-wissâl) est utilisé pour désigner un état spirituel en lequel l’amant ne vit plus de séparation, spirituelle, (al-fissâl) d’avec son Aimé. Ce sens on peut le comprendre du contexte dans lequel est utilisé ce terme dans ses poèmes, et même dans l’histoire de Moise sur lui le salut et la paix avec le berger, après l’avoir réprimandé, Dieu lui révéla : « Tu as éloigné de Moi Mon dévot ! As-tu été envoyé pour amener les hommes à l’union, ou bien, ton but serait-il de les entraîner dans la voie de la séparation d’avec Dieu et le déséquilibre ? »

Un autre exemple, quand il raconta l’histoire de sa quête de Dieu, lorsqu’il Le trouva enfin, et après beaucoup de recherche, en son propre cœur, et nulle part ailleurs, même en la Ka’ba, non dans le but de la dénigrer ou de diminuer de sa valeur et de la valeur qu’elle représente, mais pour dire que c’est en nous-mêmes, c’est en notre propre cœur qu’on peut trouver Dieu, et non ailleurs, et que si on ne Le trouve pas en nous-mêmes, on ne Le trouvera nulle part.

Un dernier exemple, ces vers d’un de ses poèmes dans lesquels il dit :

Je ne suis pas Chrétien, je ne suis Juif, je ne suis pas Zoroastrien,
Je ne suis pas même Musulman.
Je n'appartiens pas à la terre, ni à aucune mer connue ou inconnue.

Le sens de ces paroles ce n’est pas de nier son appartenance religieuse à l’Islam, mais c’est d’exprimer cet état de plénitude, au-delà de l’appartenance elle-même, en lequel il se trouve.
en plus,on ne sait pas si ces braves monsieurs n'utilisaient pas de toxiques,genre haschich ou opium,pour explorer les âmes et ouvrir les volets de la perception!!!
f
12 avril 2011 20:50
Assalam alaikoum

Leur opium, si tu peux l'appeler ainsi, toutefois non toxique, auquel ils sont attachés et ne peuvent abandonner, c'est le dhikr, c'est le souvenir de leur Bien-aimé, aussi connus par les "gens de dhikr".
12 avril 2011 21:24
Assalam Alaikoum,

Même si cela part d'une bonne intention, le langage utilisé est peu compréhensible
Et la subtilité n'est pas requise pour comprendre rapidement ce que Dieu veut de nous
Je peux comprendre ce que le monsieur dit, mais il est indiscutable que ceci est de l'innovation au sens ou on utilise un langage inconnu de celui qu'uitlisaient les compagnons

Penses aux dérives que cela peut avoir, on le voit tous les jours et ceci est ce qu'il ya de plus ancré chez nos "ignorants"...

Par exemple,
quelque soit le sens ou on prend cela, le fait de dire "je ne suis même pas musulman", n'est pas admissible et sera toujours un argument contre les soufis.
Restons dans le cadre de ce que le Prophète nous a donné pour exprimer Dieu et nous aurons le succès in cha allah...
12 avril 2011 23:00
Ibn Al-Qayyim dit à propos des causes de la propagation du Faux :

Première cause :
Que l’adepte du Faux vienne en embellissant et en enjolivant ses propos, en inventant des sens, en se parant de l’habit de l’éloquence et de formules élégantes, et ainsi les esprits faibles se pressent de l’accepter, l’apprécier, l’adopter et de le suivre. Il est semblable en cela à celui qui présente une marchandise embellie et trompeuse à celui qui n’en connaît ni la face cachée ni la réalité. Il l’a lui embellie et l’a lui fait aimer, et c’est là ce sur quoi s’appuie toute personne voulant propager le Faux, car il ne peut le faire qu’en l’embellissant, en l’enjolivant, et en le présentant à celui qui en ignore la réalité.

Allah dit : « Ainsi avons-Nous attribué à chaque prophète un ennemi : des démons d’entre les hommes et les djinns qui s’inspirent trompeusement les uns aux autres des paroles embellies. Or, si ton Seigneur avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les donc avec ce qu’ils inventent. » (Al-An’âm, v.112)
12 avril 2011 23:24
Wahdatoul woujoud signifie « l’unique existence » et c’est une croyance hérétique blasphématrice répandue notamment chez les extrémistes soufis et qui consiste au fait de croire qu’Allah est la seul chose qui existe, et que tout ce qui existe est Allah…Qu’Allah nous protège, et Allah est bien au-dessus de ce que disent ces athées mécréants.

Le Sheikhoul islam, Ibnou Taymiyya’ (Qu’Allah lui fasse miséricorde) a mis à jour leur vrai visage dans plusieurs passages de ses ouvrages (Al faatawa 4/203-208, 14/164-167, 28/523 ; As-safdiyya 1/98-100, 268 ; Ar-raddoul’alal mantiqiyyines «réplique aux adeptes de la logique » 282-283).
Cette propagande mécréante fut matée et maîtrisée par l’offensive lancée par les savants de l’Islam contre les conspirateurs, déclarant qu’elle est « acte de mécréance » (Koufr’) et constitue en elle-même une « apostasie » (ridda’)

Parmi ces fanatiques :
Al Hajjaj, Al Housseyn Ibnou Mansour Al Faarissi, exécuté en tant qu’apostat en l’an 309 de l’hégire.
Et Ibnou Arabii, Mouhammad Ibnou ‘Alii At-Taa’i, le mauvais exemple pris par les adeptes de "l’unité de l’existence", (wahdatoul woujoud’), dont son livre (Al Foussouss) est un amalgame de propos insensés et blasphématoires. Il fut exécuté en l’an 638. Ainsi que Ibnou sab’ine, mort en l’an 669 et At-Tilimsaanii, mort en l’an 690. Et Ibnou Houd, mort en l’an 699 et beaucoup d’autres.

Mansour al-Hallaj, un personnage très vénéré par les soufis, a dit : « Je suis Celui que j’aime et Celui que j’aime est moi; nous sommes deux âmes cohabitant dans le même corps. Si vous me voyez, c’est Lui que vous voyez; et si vous Le voyez, c’est moi que vous voyez. »

Mouhiyddin Ibn Arabi, un autre personnage vénéré au sein du soufisme, est tristement célèbre pour ses déclarations suivantes : « Ce qui se trouve sous mes habits n’est nul autre que Dieu » et « Le serviteur est le Seigneur et le Seigneur est le serviteur. »

Ces croyances contredisent totalement le principe d’unicité de Dieu tel qu’établi par l’islam, lequel est strictement monothéiste. Ces doctrines soufies s’apparentent à certaines croyances chrétiennes, de même qu’à la croyance hindoue en la réincarnation
f
13 avril 2011 01:36
Citation
as300 a écrit:
Assalam Alaikoum,

Même si cela part d'une bonne intention, le langage utilisé est peu compréhensible
Et la subtilité n'est pas requise pour comprendre rapidement ce que Dieu veut de nous
Je peux comprendre ce que le monsieur dit, mais il est indiscutable que ceci est de l'innovation au sens ou on utilise un langage inconnu de celui qu'uitlisaient les compagnons

Penses aux dérives que cela peut avoir, on le voit tous les jours et ceci est ce qu'il ya de plus ancré chez nos "ignorants"...

Par exemple,
quelque soit le sens ou on prend cela, le fait de dire "je ne suis même pas musulman", n'est pas admissible et sera toujours un argument contre les soufis.
Restons dans le cadre de ce que le Prophète nous a donné pour exprimer Dieu et nous aurons le succès in cha allah...


Assalam alaikoum

Je reconnais que ce genre d'expressions, telle "je ne suis même pas musulman", est bouleversant, toutefois, en considérant le contexte, on peut comprendre le sens voulu.
Ce point, est l'un des points de divergence entre les soufis et les fuqaha, les premiers se permettent d'utiliser un langage qui sort du commun, en recourant au symbolisme, ce qui généralement n'est pas accepté par les derniers, et considéré, comme tu l'as fait toi-même, d'innovation.
13 avril 2011 10:09
Citation
faqir a écrit:
Citation
as300 a écrit:
Assalam Alaikoum,

Même si cela part d'une bonne intention, le langage utilisé est peu compréhensible
Et la subtilité n'est pas requise pour comprendre rapidement ce que Dieu veut de nous
Je peux comprendre ce que le monsieur dit, mais il est indiscutable que ceci est de l'innovation au sens ou on utilise un langage inconnu de celui qu'uitlisaient les compagnons

Penses aux dérives que cela peut avoir, on le voit tous les jours et ceci est ce qu'il ya de plus ancré chez nos "ignorants"...

Par exemple,
quelque soit le sens ou on prend cela, le fait de dire "je ne suis même pas musulman", n'est pas admissible et sera toujours un argument contre les soufis.
Restons dans le cadre de ce que le Prophète nous a donné pour exprimer Dieu et nous aurons le succès in cha allah...


Assalam alaikoum

Je reconnais que ce genre d'expressions, telle "je ne suis même pas musulman", est bouleversant, toutefois, en considérant le contexte, on peut comprendre le sens voulu.
Ce point, est l'un des points de divergence entre les soufis et les fuqaha, les premiers se permettent d'utiliser un langage qui sort du commun, en recourant au symbolisme, ce qui généralement n'est pas accepté par les derniers, et considéré, comme tu l'as fait toi-même, d'innovation.


SI CE n'est que ce propos "je ne suis même pas musulman"
il est temps pour toi de désavoue ibn Arabi, Hallaj ? on ne peu pas prétendre avoir le tawhid tout en soutenant wahhadatoul woujoud.
m
13 avril 2011 10:19
Citation
rosiles a écrit:
Citation
faqir a écrit:
Citation
as300 a écrit:
Assalam Alaikoum,

Même si cela part d'une bonne intention, le langage utilisé est peu compréhensible
Et la subtilité n'est pas requise pour comprendre rapidement ce que Dieu veut de nous
Je peux comprendre ce que le monsieur dit, mais il est indiscutable que ceci est de l'innovation au sens ou on utilise un langage inconnu de celui qu'uitlisaient les compagnons

Penses aux dérives que cela peut avoir, on le voit tous les jours et ceci est ce qu'il ya de plus ancré chez nos "ignorants"...

Par exemple,
quelque soit le sens ou on prend cela, le fait de dire "je ne suis même pas musulman", n'est pas admissible et sera toujours un argument contre les soufis.
Restons dans le cadre de ce que le Prophète nous a donné pour exprimer Dieu et nous aurons le succès in cha allah...


Assalam alaikoum

Je reconnais que ce genre d'expressions, telle "je ne suis même pas musulman", est bouleversant, toutefois, en considérant le contexte, on peut comprendre le sens voulu.
Ce point, est l'un des points de divergence entre les soufis et les fuqaha, les premiers se permettent d'utiliser un langage qui sort du commun, en recourant au symbolisme, ce qui généralement n'est pas accepté par les derniers, et considéré, comme tu l'as fait toi-même, d'innovation.


SI CE n'est que ce propos "je ne suis même pas musulman"
il est temps pour toi de désavoue ibn Arabi, Hallaj ? on ne peu pas prétendre avoir le tawhid tout en soutenant wahhadatoul woujoud.
c'est bouleversifiant,tout çà!!!!
13 avril 2011 11:55
Citation
faqir a écrit:
Citation
as300 a écrit:
Assalam Alaikoum,

Même si cela part d'une bonne intention, le langage utilisé est peu compréhensible
Et la subtilité n'est pas requise pour comprendre rapidement ce que Dieu veut de nous
Je peux comprendre ce que le monsieur dit, mais il est indiscutable que ceci est de l'innovation au sens ou on utilise un langage inconnu de celui qu'uitlisaient les compagnons

Penses aux dérives que cela peut avoir, on le voit tous les jours et ceci est ce qu'il ya de plus ancré chez nos "ignorants"...

Par exemple,
quelque soit le sens ou on prend cela, le fait de dire "je ne suis même pas musulman", n'est pas admissible et sera toujours un argument contre les soufis.
Restons dans le cadre de ce que le Prophète nous a donné pour exprimer Dieu et nous aurons le succès in cha allah...


Assalam alaikoum

Je reconnais que ce genre d'expressions, telle "je ne suis même pas musulman", est bouleversant, toutefois, en considérant le contexte, on peut comprendre le sens voulu.
Ce point, est l'un des points de divergence entre les soufis et les fuqaha, les premiers se permettent d'utiliser un langage qui sort du commun, en recourant au symbolisme, ce qui généralement n'est pas accepté par les derniers, et considéré, comme tu l'as fait toi-même, d'innovation.

Wa Alaikoum Assalam Wa rahmatallah Wa barakatuh
Je ne vais pas entrer dans le débat de l'innovation
Même si le contexte est clair (ce dont je ne suis absolument pas convaincu), la majorité des musulmans veut des choses simples accessibles à tous.
Quelqu'un de simple ne comprendra pas, c'est indiscutable. Parler de cette manière est un chemin car il pourrait impliquer qu'il existe d'autres chemins pour accéder à la connaissance, autre que la voie du Prophète
Pour moi, ce que disent les maîtres soufis, est à des années-lumières de ma conception de Dieu, bien plus simple, accessible, compréhensible pour tous.
Beaucoup de personnes se réclamant du soufisme, ne partagent pas ta manière de voir les choses, et n'opposent pas fuqaha et soufis, ni ne citent pas les vues de Ibn Arabi, Hallaj ou Ar Rumi
Démarquons nous de ce qui peut semer le doute et utilisons un langage clair, accessible pour tous...
Le Coran est d'une clarté manifeste dans ce domaine: ça n'est que lorsque les gesn se convainquent que le Coran suffit pour l'édification du coeur qu'ils comprennent toute sa valeur

Comme je l'avais dit dasn un autre post: la sourate al ikhlas, est d'une puissance, d'une clarté, de sens, de concision, de précision, rares.

Je ne dis pas qu'il ne faut pas utiliser des images pour expliquer certains concepts, mais globalemtn les soufis cités au-dessus, sont allés trop loin et je suis littéralement choqué par ces phrases, même si je suis convaincu que ceci est une maladresse de leurs parts
f
13 avril 2011 14:19
Assalam alaikoum


Frère as300, je respecte ton point de vue, que je trouve globalement assez juste, et personne ne discute le fait que le style du Coran est incomparable, et ne peut être atteint par aucune oeuvre humaine, quelle ques soit sa perfection, et tous les musulmans, en dépit de leurs différentes orientations de pensée et d'expression, se sont inspirés du Coran, même si les manières d'expression peuvent varier, et si les soufis, dans leur style, utilisent beaucoup les paraboles, le Coran est le premier à le faire.
A cette occasion, je précise que je ne suis pas partisan des paroles qui vont trop loin, comme celles de hallâj, par contre pour Rûmi, je ne trouve pas dans ses paroles quelque chose de choquant ou sortant des limites, sauf pour cette parole que j'avais citée comme exemple de paroles pouvant être mal interprétées. De toute façon, ça reste une question relative, et si toi par exemple tu es choqué par quelques paroles, pour d'autres, ces mêmes paroles, aussi bouleversantes qu’elles paraissent, peuvent être sujet d'inspiration, elles peuvent faire bouger ce qui est stagné en eux.
En ce qui concerne la question entre soufis et fuqahas, je ne les mets pas en opposition, mais ce que je dis, c’est qu’il y a des points de divergence, et ceci vis-à-vis d’une différence de position et de considération de chacun. Aussi, les fuqahas sont plus rigoureux vis-à-vis de la forme, alors que les soufis le sont moins, ce qui leur procure une plus grande liberté d’agir et d’expression. Par exemple, dans leurs poèmes, ils utilisent la terminologie du "vin" et de l’"ivresse", ce qui n’est pas toujours accepté et toléré, et comme a dit ce soufi (cheikh al-Alawi) : "notre vin est licite, toutefois, non permis !", c.à.d. non à la portée de tout le monde, ceci à l'inverse du vin courant, qui lui est illicite, même à la portée de tout le monde.

Cette question, qui a été soulevée, de "wahdat al-woujoud", l’unité de l’existence ou l’unité de l’être (être signifie existence), signifie, comme le dit son nom, que, même si dans le relatif, l’être (al woujoud) est multiple, dans l’absolu, il est Un, c.à.d. que dans l’absolu, Seul Dieu est, alors que toute existence, tout être n’est que d’aspect relatif par rapport à cet Être unique et absolu, par rapport à cet Être Essentiel, et toute réalité n’est qu’un aspect, n’est qu’une manifestation de cette Réalité, Qui est réalité de toute réalité et de toute chose.
Pour plus de clarification, je présente ce texte traitant de cette question.



L’unité de Dieu

« Dis : Lui, Dieu est Un ! Dieu l’Impénétrable ! Il n’engendre pas ; Il n’est pas engendré ;
Nul n’est égal à Lui ! »
Coran ( sourate CXII, 1-3).

Le mystère de l’unité

Sache que l’Essence de Dieu le Suprême est le mystère – ghayb – de l’unité – al-ahadiyah – que tout symbole exprime sous un certain rapport, sans qu’il puisse L’exprimer sous beaucoup d’autres rapports. On ne La conçoit donc pas par quelque idée rationnelle, pas plus qu’on ne La comprend par quelque allusion – ishâra – conventionnelle; car on ne comprend une chose qu’en vertu d’une relation, qui lui assigne une position, ou par une négation, donc par son contraire; or, il n’y a, dans toute l’existence, aucune relation qui « situe » l’Essence, ni aucune assignation qui s’applique à Elle, donc rien qui puisse La nier et rien qui Lui soit contraire. Elle est, pour le langage, comme si Elle n’existait pas, et sous ce rapport Elle Se refuse à l’entendement humain.
Celui qui parle devient muet devant l’Essence divine, et celui qui est agité devient immobile; celui qui voit est ébloui. Elle est trop noble pour être conçue par les intelligences… Elle est trop élevée pour que les pensées La saisissent. Son fond primordial – kunh – n’est atteint par aucune sentence de l’Anthologie du soufisme-science, ni par aucun silence qui La tait; aucune limite, aussi fine et incommensurable soit-elle, ne L’embrasse.

L’Être essentiel

La « réalité des réalités » est la Réalité de toutes choses. Il est Un en Lui-même et « unique » de telle sorte que la pluralité ne peut pénétrer en Lui; en dépit de Ses multiples révélations et nombreuses manifestations phénoménales, sous la forme d’entités substantielles indépendantes – Haqâiq-i Jawharîya matbû’a – et à d’autres moments sous la forme d’entités accidentelles et dépendantes -Hàqâiqi ‘arazîya tâbi’a. En conséquence, l’Etre (al-wujûd) Essentiel et Un apparaît comme multiple en raison des nombreuses qualités de ces substances et accidents, bien qu’en fait Il est « Un » et n’est en aucune manière susceptible de multiplicité ou de pluralité.
Supprime les mots « ceci » et « cela »; la qualité implique la différence et l’hostilité. Dans tout cet univers plein de beauté et sans imperfection, ne voie qu’une seule Essence. Cette Essence unique sous son aspect absolu, dénuée de tous phénomènes, toutes limitations, toute multiplicité, est la « Réalité ». Par ailleurs, la multiplicité par laquelle Dieu se manifeste quand Il se revêt des phénomènes, fait qu’Il est tout l’univers créé. C’est pourquoi l’univers est l’expression extérieure et visible de la « Réalité », et la « Réalité » est la réalité intérieure et invisible de l’univers.
L’univers, avec toutes ses parties, n’est rien d’autre qu’un certain nombre d’accidents, changeant sans cesse et étant renouvelés à chaque souffle, et reliés en une substance unique, et disparaissant à chaque instant pour être remplacés par une série semblable. C’est à cause de cette rapide succession que le spectateur est amené faussement à croire que l’univers possède une existence permanente.
L’océan ne diminue ni ne s’accroît. Bien que les vagues à jamais s’enflent et s’écoulent ; l’être de ce monde est une vague qui ne dure qu’un moment ; l’instant suivant elle doit disparaître. Dans le monde, les hommes doués de compréhension peuvent discerner un fleuve dont les courants tournoient, bondissent, bouillonnent, et de la force à l’œuvre dans le flot peuvent apprendre l’opération cachée de la « Vérité » …
Les philosophes dépourvus de raison considèrent que ce monde n’est qu’une idée dans l’esprit ; c’est une idée, il est vrai, mais ils ne savent pas voir le Grand Idéaliste qui Se tient au-delà… Les formes qui revêtent l’existence ne durent qu’un moment, puis s’évanouissent l’instant d’après ; le point subtil est prouvé par la parole :
« Il crée chaque jour quelque chose de nouveau. » (Coran, LV, 29)
La clé de ce mystère est que la Majesté de la « Vérité » sublime possède des « noms » opposés les uns aux autres, dont les uns sont magnifiques et d’autres terribles ; et ces noms sont tous en opération continuelle, et nulle cessation de cette opération n’est possible pour aucun d’entre eux. Ainsi, quand l’une des substances contingentes, grâce à la conjoncture des conditions requises, et l’absence de conditions adverses, devient capable de recevoir l’Etre Même, la miséricorde du Miséricordieux en prend possession, par ifâdha (diffusion) de l’Etre Même, Qui ainsi extériorisé, par le fait d’être revêtu des effets et des propriétés de telles substances, Se présente sous la forme d’un phénomène particulier, et Se révèle sous l’aspect de ce phénomène. Ensuite, par l’opération de la terrible omnipotence qui exige l’annihilation de tous les phénomènes et de toute apparence de multiplicité, cette même substance est dépouillée de ces phénomènes. Au moment même où elle est ainsi dépouillée, cette substance est revêtue d’un autre phénomène particulier, ressemblant au précédent, par l’opération de la miséricorde du Miséricordieux.
Le moment suivant, ce dernier phénomène est annihilé par l’opération de la terrible omnipotence, et un autre phénomène est constitué par la miséricorde du Miséricordieux ; et ainsi de suite, aussi longtemps que Dieu le veut. Ainsi, il n’arrive jamais que l’Etre Même soit révélé pendant deux moments successifs sous l’aspect du même phénomène. A chaque instant, un univers est annihilé et un autre semblable à lui le remplace. Mais celui qui est aveuglé par ces voiles, à savoir la succession incessante de phénomènes semblables et de conditions analogues, croit que l’univers verdure dans un état unique et identique, et ne change jamais.
Le Dieu sublime dont la générosité, la miséricorde, la grâce et la bonté embrassent le monde entier, à chaque instant réduit un monde à néant et façonne un autre semblable à sa place.
Tous les dons proviennent de Dieu, cependant, des dons particuliers proviennent de « noms » distincts ; à chaque souffle, un « nom » annihile, et un autre crée à nouveau toutes les choses visibles.
La meuve que l’univers n’est rien de plus qu’une combinaison d’accidents unis en une seule essence, à savoir, la « Réalité » – haqq – ou l’Etre Même, réside en ce fait que, lorsqu’on en vient à définir la nature des choses qui existent, ces définitions n’impliquent rien d’autre que des « accidents » .
Par exemple, quand on définit l’homme comme « un animal raisonnable » , et l’animal comme « un corps susceptible de croissance et de sensation, doué de la faculté de mouvement volontaire » , et le corps comme « une substance douée de trois dimensions » , et la substance comme une « entité qui existe et n’est pas inhérente à un autre sujet » , et l’entité comme « une essence douée de réalité et de l’existence nécessaire » , – tous les termes utilisés dans ces définitions se rangent dans la catégorie des « accidents » , à l’exception de cette essence vague que l’on peut discerner au-delà de ces termes… Cette essence vague est, en fait, la « Réalité », l’Etre Même, qui existe par Soi et fait exister tous les accidents… Et dire qu’il existe une autre entité substantielle autre que l’Etre Unique Essentiel, c’est le comble de l’erreur; d’autant plus que l’intuition spirituelle des hommes qui connaissent la vérité, qu’ils empruntent à la lampe de la prophétie, atteste le contraire.
L’Essence de Dieu et Son être sont Un; aussi l’être dans l’absolu est un, à l’instar de la lumière qui change de nom, mais non de réalité : pour la perception extérieure, elle est une, et pour l’œil de la perception intérieure, elle est une aussi. L’être de l’univers se rapporte totalement à l’Être de Dieu, car l’univers considéré indépendamment n’existe pas. Son existence extérieure n’est qu’apparence, et non réalité. Ainsi, l’image dans le miroir, de même que l’ombre, bien que possédant une forme, ne possède pas une véritable existence, cette existence n’est que relative, alors que l’existence absolue, l’existence réelle c’est celle de Dieu, l’Un, sans associé.

L’unicité divine (tawhid) et l’unicité de l’être (wahdat al-wujûd)

« Lâ ilâha illa’Llâh » (Il n’y a pas de dieu, si ce n’est Dieu) : c’est secondement doctrinal de l’Islam, que les soufis interprètent, en lui donnant son sens le plus profond, par : « Il n’y a pas de réalité, si ce n’est la Réalité. » Dieu seul est absolument réel.
L’Unité de Dieu, dont la seule affirmation constitue la profession de foi musulmane – la shahâda, qui fait de l’homme le « témoin » de Dieu (c’est le sens même de shahâda, témoignage) – implique, non pas seulement qu’il ne peut y avoir de polythéisme, ce que bien entendu toutes les grandes religions proclament, mais encore qu’en un certain sens, Dieu Seul est.
Le Coran déclare : « Il est le Premier et le Dernier, l’Extérieur et l’Intérieur. » (Coran. LVII, 3). « Où que vous vous tourniez, là est la face de Dieu. » (Coran. II, 115) « Dieu est Unique, Il n’a pas d’associés. » (Coran. VI, 163; XVII. 111; XVIII, 26; XXV, 2). « Toute chose périt sauf Sa Face. » (Coran. XXVIII, 88) « Tout passe et il ne reste que la face de ton Seigneur. » (Coran. LV, 26-27)
La Réalité divine échappe à toute catégorie : on a vu que la shahâda comporte une négation : « Il n’y a pas de divinité » (ou de réalité), à laquelle fait équilibre une affirmation : « Si ce n’est la Divinité » : car nulle « définition » ne peut être donnée de l’Inconnaissable. Comme le dit avec force Ibn ul-’Arabi : « Personne ne Le saisit, sauf Lui-même. Personne ne Le connaît, sauf Lui-même… Il Se connaît par Lui-même… Autre-que-Lui ne peut Le saisir. Son impénétrable voile est Sa propre unicité. Autre-que-Lui ne Le dissimule pas. Son voile est Son existence même. Il est voilé par Son unicité d’une façon inexplicable… Autre-que-Lui n’a pas d’existence et ne peut donc s’anéantir. » Rien ne peut donc être dit de Dieu, ni même imaginé. Hallâj allait jusqu’à dire : « Qui prétend affirmer l’Unité de Dieu Lui donne par là même un associé. » Ou comme le dit encore Dhû ‘l-Nûn al-Misrî : « Quelque idée que vous vous fassiez de Dieu en votre esprit, Il est différent d’elle. »
Pour les soufis, la transcendance et immanence ne s’excluent pas : elles sont des aspects complémentaires de la même Réalité.
Ainsi, est-Il à la fois le « Tout-Autre » , et celui qui « Se glisse entre l’homme et son propre cœur » , Qui en est « plus proche que sa veine jugulaire » (Coran). « L’unicité de l’être » , c’est donc l’omniprésence de l′ Unique Réalité : « Quand le secret d’un seul atome d’entre les atomes est clair, le secret de toutes les choses créées, extérieures et intérieures, est clair, et tu ne vois plus rien en ce monde et en l’autre : que Dieu. »



Modifié 2 fois. Dernière modification le 13/04/11 18:01 par faqir.
f
14 avril 2011 13:51
Assalam alaikoum

Tel l’illustre l’image de cercles centrés sur un même centre, la multiplicité est une forme (cercle) centrée sur l’unité (centre) et procédant d’elle, ne soyons pas alors détournés par la forme, ne soyons pas, comme le mentionne le Coran, distraits par la multiplicité, tout en gardant le sens de l’unité. Nous-mêmes, comme chaque chose, est une forme de la multiplicité, et toutes ces formes sont une illustration de l’unité, si nous sommes en mesure d’en prendre conscience, en cherchant «l’équilibre entre, d’un côté, l’obscurité du monde avec tout ce qu’elle peut contenir de troublant et de violent pour nous, et d’un autre côté, le principe de l’Unicité qui nous ramène à l’essentiel de nous-mêmes et grâce auquel nous ressentons la miséricorde se manifestant dans la création et en chacune des créatures. C’est en nourrissant sa conscience que l’être peut éviter toute rupture avec le point d’équilibre et vivre en harmonie avec le principe de l’Unicité.
Dans le symbolisme islamique, les deux extrémités du croissant ne se touchent pas. Il reste une distance à parcourir pour atteindre le point de jonction afin que le cercle se ferme complètement. Tout le cheminement consiste à parvenir à joindre les deux arcs de cercle pour retrouver l’Unicité.
L’Unicité est une réalité à la fois sur le plan personnel et sur le plan universel. Lorsque les deux extrémités du croissant se rejoignent, l’unité de l’être est alors totale, elle intègre en elle tous les aspects innombrables de la création qui sont autant de supports dans lesquels se réfléchit l’image de son Créateur. En prenant conscience que l’ensemble des créatures est la manifestation d’une seule et unique réalité essentielle, l’homme réalise en lui l’Unicité et il la vit :
« Là où vous vous tournez est la face de Dieu. » (Coran)
Ce verset décrit, en réalité, un état de conscience particulier par lequel il nous est possible de ressentir en toute chose la présence de cette Réalité absolue. Et si nous sommes capables de La ressentir partout et à n’importe quel moment, c’est parce qu’Elle a toujours été en nous. La Présence divine, dans les créatures qui nous sont extérieures, se manifeste à nos sens dans la mesure où Elle a d’abord été identifiée en nous. Par cette expérience, nous réalisons que le divin n’est pas plus à l’extérieur qu’à l’intérieur de nous-mêmes, nous reconnaissons Son omniprésence aussi bien dans les réalités changeantes et éphémères qui nous font face que dans l’intimité de notre être. »
(Cheikh Khaled Bentounes, « Thérapie de l’âme »)
14 avril 2011 23:21
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faqir a écrit:
Assalam alaikoum


L’unicité divine (tawhid) et l’unicité de l’être (wahdat al-wujûd)

« Lâ ilâha illa’Llâh » (Il n’y a pas de dieu, si ce n’est Dieu) : c’est secondement doctrinal de l’Islam, que les soufis interprètent, en lui donnant son sens le plus profond, par : « Il n’y a pas de réalité, si ce n’est la Réalité. » Dieu seul est absolument ré[/color]el.
L’Unité de Dieu, dont la seule affirmation constitue la profession de foi musulmane – la shahâda, qui fait de l’homme le « témoin » de Dieu (c’est le sens même de shahâda, témoignage) – implique, non pas seulement qu’il ne peut y avoir de polythéisme, ce que bien entendu toutes les grandes religions proclament, mais encore qu’en un certain sens, Dieu Seul est.
Le Coran déclare : « Il est le Premier et le Dernier, l’Extérieur et l’Intérieur. » (Coran. LVII, 3). « Où que vous vous tourniez, là est la face de Dieu. » (Coran. II, 115) « Dieu est Unique, Il n’a pas d’associés. » (Coran. VI, 163; XVII. 111; XVIII, 26; XXV, 2). « Toute chose périt sauf Sa Face. » (Coran. XXVIII, 88) « Tout passe et il ne reste que la face de ton Seigneur. » (Coran. LV, 26-27)
La Réalité divine échappe à toute catégorie : on a vu que la shahâda comporte une négation : « Il n’y a pas de divinité » (ou de réalité), à laquelle fait équilibre une affirmation : « Si ce n’est la Divinité » : car nulle « définition » ne peut être donnée de l’Inconnaissable. Comme le dit avec force Ibn ul-’Arabi : « Personne ne Le saisit, sauf Lui-même. Personne ne Le connaît, sauf Lui-même… Il Se connaît par Lui-même… Autre-que-Lui ne peut Le saisir. Son impénétrable voile est Sa propre unicité. Autre-que-Lui ne Le dissimule pas. Son voile est Son existence même. Il est voilé par Son unicité d’une façon inexplicable… Autre-que-Lui n’a pas d’existence et ne peut donc s’anéantir. » Rien ne peut donc être dit de Dieu, ni même imaginé. Hallâj allait jusqu’à dire : « Qui prétend affirmer l’Unité de Dieu Lui donne par là même un associé. » Ou comme le dit encore Dhû ‘l-Nûn al-Misrî : « Quelque idée que vous vous fassiez de Dieu en votre esprit, Il est différent d’elle. »
Pour les soufis, la transcendance et immanence ne s’excluent pas : elles sont des aspects complémentaires de la même Réalité.
Ainsi, est-Il à la fois le « Tout-Autre » , et celui qui « Se glisse entre l’homme et son propre cœur » , Qui en est « plus proche que sa veine jugulaire » (Coran). « L’unicité de l’être » , c’est donc l’omniprésence de l′ Unique Réalité : « Quand le secret d’un seul atome d’entre les atomes est clair, le secret de toutes les choses créées, extérieures et intérieures, est clair, et tu ne vois plus rien en ce monde et en l’autre : que Dieu. »


désole mais ce texte démontre de manière claire la compréhension de tawhid des soufi est absolument errone..wahadatou woujoud , c'est du koufr.
je posterai des que possible incha Alah une explication.
f
15 avril 2011 13:29
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rosiles a écrit:
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faqir a écrit:
Assalam alaikoum


L’unicité divine (tawhid) et l’unicité de l’être (wahdat al-wujûd)

« Lâ ilâha illa’Llâh » (Il n’y a pas de dieu, si ce n’est Dieu) : c’est secondement doctrinal de l’Islam, que les soufis interprètent, en lui donnant son sens le plus profond, par : « Il n’y a pas de réalité, si ce n’est la Réalité. » Dieu seul est absolument ré[/color]el.
L’Unité de Dieu, dont la seule affirmation constitue la profession de foi musulmane – la shahâda, qui fait de l’homme le « témoin » de Dieu (c’est le sens même de shahâda, témoignage) – implique, non pas seulement qu’il ne peut y avoir de polythéisme, ce que bien entendu toutes les grandes religions proclament, mais encore qu’en un certain sens, Dieu Seul est.
Le Coran déclare : « Il est le Premier et le Dernier, l’Extérieur et l’Intérieur. » (Coran. LVII, 3). « Où que vous vous tourniez, là est la face de Dieu. » (Coran. II, 115) « Dieu est Unique, Il n’a pas d’associés. » (Coran. VI, 163; XVII. 111; XVIII, 26; XXV, 2). « Toute chose périt sauf Sa Face. » (Coran. XXVIII, 88) « Tout passe et il ne reste que la face de ton Seigneur. » (Coran. LV, 26-27)
La Réalité divine échappe à toute catégorie : on a vu que la shahâda comporte une négation : « Il n’y a pas de divinité » (ou de réalité), à laquelle fait équilibre une affirmation : « Si ce n’est la Divinité » : car nulle « définition » ne peut être donnée de l’Inconnaissable. Comme le dit avec force Ibn ul-’Arabi : « Personne ne Le saisit, sauf Lui-même. Personne ne Le connaît, sauf Lui-même… Il Se connaît par Lui-même… Autre-que-Lui ne peut Le saisir. Son impénétrable voile est Sa propre unicité. Autre-que-Lui ne Le dissimule pas. Son voile est Son existence même. Il est voilé par Son unicité d’une façon inexplicable… Autre-que-Lui n’a pas d’existence et ne peut donc s’anéantir. » Rien ne peut donc être dit de Dieu, ni même imaginé. Hallâj allait jusqu’à dire : « Qui prétend affirmer l’Unité de Dieu Lui donne par là même un associé. » Ou comme le dit encore Dhû ‘l-Nûn al-Misrî : « Quelque idée que vous vous fassiez de Dieu en votre esprit, Il est différent d’elle. »
Pour les soufis, la transcendance et immanence ne s’excluent pas : elles sont des aspects complémentaires de la même Réalité.
Ainsi, est-Il à la fois le « Tout-Autre » , et celui qui « Se glisse entre l’homme et son propre cœur » , Qui en est « plus proche que sa veine jugulaire » (Coran). « L’unicité de l’être » , c’est donc l’omniprésence de l′ Unique Réalité : « Quand le secret d’un seul atome d’entre les atomes est clair, le secret de toutes les choses créées, extérieures et intérieures, est clair, et tu ne vois plus rien en ce monde et en l’autre : que Dieu. »


désole mais ce texte démontre de manière claire la compréhension de tawhid des soufi est absolument errone..wahadatou woujoud , c'est du koufr.
je posterai des que possible incha Alah une explication.


Assalam alaikoum

Le terme "koufr" vient du verbe "kafara", signifiant cacher, aussi koufr, signifie cacher la Vérité, La voiler, ne pas La reconnaître, alors que si on vient au contenu de ce texte, on trouve une mise en évidence de l’attestation de l’Unicité « lâ ilâha illallâh », dans le sens de la négation de tout ce qui peut faire voile à cette Vérité, par suite Son affirmation, jusqu’à parvenir, par cette négation-affirmation, à devenir le témoin de la Réalité en toute réalité, et de la Présence divine en tout aspect de la vie. Alors si ceci relèverait du "koufr", qu’est ce que relèverait de l’imâne ?
Est-ce que ce serait du koufr d’attester que seul Dieu est absolument réel, c.à.d. que seul Dieu est la Réalité absolue, alors que toute autre réalité n'est que relative. Aussi, dans l’absolu, seul Dieu, seul la Réalité "est", sans exclure pour autant que dans le relatif, le crée aussi a une réalité, aussi "est", autrement, le relatif, sous une considération, n’est pas, sous une autre, il est, alors que l'absolu, sous toute considération, est.
Ainsi, il ne s’agit pas d’opérer une quelconque forme d’ajustement ou de compromis entre l’absolu et le relatif, entre le divin et l’humain, mais de dépasser toute forme de dualité pour retrouver le sens du divin, ainsi que de l’humain, autrement, de l’être. Tel l’illustre la parole de l’Unicité, ce dépassement se fait par association de la négation et de l’affirmation ; la négation désignant la transcendance et la séparabilité du divin, l’affirmation désignant son immanence et sa non séparabilité. Cette association « négation-affirmation », « transcendance-immanence », « séparabilité-non séparabilité », est illustré en différents versets du Coran, comme ce verset : « Rien n’est semblable à Lui, et Il est l’Auditant, le Voyant », aussi ce verset : « Les regards ne L’atteignent pas, et Lui atteint les regards » ; « Les regards ne L’atteignent pas » illustre la négation et la séparabilité, « Lui atteint les regards » illustre l’affirmation et la non séparabilité. Tout en étant séparé des regards, ne L’atteignant pas, Il est non séparé d’eux, les atteignant. Et tout en étant non séparé des regards, les atteignant, Il est séparé d’eux, ne L’atteignant pas.
Le dû de l’Unicité la non dualité, et toute dualité de quelque forme ne peut que nous éloigner du dû et du sens de l’Unicité.
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