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La langue arabe chassée des classes
H
9 septembre 2009 17:34
L'arabe, une langue d'avenir ? Les Danois y croient. Copenhague vient d'introduire, à cette rentrée, l'arabe dans les collèges. Tout en accélérant l'intégration des 10 % des 31 000 collégiens d'origine palestinienne, libanaise et irakienne, la capitale danoise veut préparer les bataillons de commerciaux qui partiront demain, espère-t-elle, à l'assaut des pays du Golfe. Un discours simple et pragmatique qui n'a pas cours en France, où l'enseignement de l'arabe, pourtant centenaire, est laissé à l'abandon par l'éducation nationale, au profit des mosquées qui ont capté la demande.

Que quelques lycées prestigieux de centre-ville regroupent des classes d'arabophones ne doit pas faire illusion. Reléguée dans les zones d'éducation prioritaire, la langue arabe ne parvient pas à quitter son ghetto. Dans l'enseignement secondaire, les effectifs sont faméliques : 7 300 collégiens et lycéens étudient la langue arabe, soit deux fois moins qu'à la fin des années 1970. Parmi ces élèves, 1 800 suivent les cours du Centre national d'enseignement à distance (CNED) et 1 500 résident à La Réunion et à Mayotte.

A l'école primaire, apprendre l'arabe passe par les cours d'Enseignement de langue et de culture d'origine (ELCO). Formalisé dans les années 1970 pour préserver "l'identité culturelle" des enfants d'immigrés, ce dispositif est confié aux pays d'origine mais contrôlé par l'éducation nationale. Avec plus de 35 000 élèves, dont 22 679 en arabe, les cours sont dispensés en dehors du temps scolaire. Le dernier rapport de l'éducation nationale consacré aux ELCO, publié en mars 2006, relève que les cours d'arabe "ne sont pas convaincants". Non qu'ils se soient transformés en cours de religion, comme les inspecteurs l'ont maintes fois entendu, mais à cause de leur piètre qualité : méthodes jugées d'un autre âge, absence de lien entre l'arabe dialectal et arabe standard, rappel constant au pays d'origine et à son régime politique...

La comparaison avec les autres langues "rares" joue en la défaveur de l'arabe. Le chinois, porté par un effet de mode qui ne faiblit pas, attire environ 15 000 élèves dans le secondaire, le portugais 12 000, le russe 14 000 et l'hébreu 7 000. Cet échec sonne, pour nombre d'arabisants, comme un symptôme du rejet des Maghrébins dans la société française. "L'enseignement de cette langue se porte aussi mal que les populations qui la parlent", résume Abdellatif Naguaoui, professeur d'arabe au lycée Alfred-Noble de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Traduire : l'arabe est aussi mal aimé que la communauté qui le parle.

Du haut en bas de la pyramide de l'éducation nationale, on déplore "un abandon de l'arabe", selon les termes de l'inspecteur général d'arabe, Bruno Levallois. En tant que langue de communication, l'arabe apparaît pourtant en plein renouveau grâce à la scolarisation massive dans les pays du Golfe, à la simplification linguistique à l'oeuvre grâce aux nouveaux médias, comme Al-Jazira.

La "frilosité" des ministres de l'éducation nationale est souvent mise en accusation par la petite communauté arabisante. Seuls Jean-Pierre Chevènement et Jack Lang échappent à l'opprobre : le premier pour son discours intégrateur porteur pour la langue, le second pour son volontarisme qui a permis la création de postes de professeurs et l'intégration de l'arabe parmi les langues vivantes du primaire, une mesure abandonnée peu après son départ.

Tous les défenseurs de la langue se remémorent comme une vexation la déclaration d'Azouz Begag. L'éphémère ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances du gouvernement Villepin avait défendu le développement de l'enseignement du chinois dans les ZEP, pour favoriser une meilleure insertion professionnelle de ces jeunes bien sûr, mais aussi les mettre au contact avec "une langue de culture". Il n'avait pas eu un mot pour l'arabe.

Benoît Deslandes, l'actuel président de l'Association française des arabisants, a conservé un souvenir blessant de sa tentative, alors qu'il était professeur, il y a quelques années, de "vendre" l'arabe à un lycée de centre-ville. "Nous n'avons pas d'Arabes ici", lui avait répondu le proviseur. "Vous avez des Anglais ?" lui avait rétorqué l'enseignant. Cette insolence lui a valu la porte.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 09/09/09 17:36 par Hichamo.
H
9 septembre 2009 17:34
L'expérience vécue en 2009 par l'inspecteur pédagogique régional d'arabe, Michel Neyreneuf, montre que les réticences sont toujours là. Après avoir travaillé pendant des mois, sur le terrain, à l'ouverture de classes dites bilangues (deux langues vivantes enseignées dès la sixième) dans l'Oise, il voit l'expérience repoussée d'un revers de main par le rectorat. Le motif, exprimé ouvertement ou non, étant toujours le même : proposer l'arabe, c'est prendre le risque de "stigmatiser" des collèges. D'où un double échec : cette langue ne trouve pas sa place dans les établissements en quête d'excellence et déserte les plus en difficulté.

Partout, le scénario se répète : des effectifs de collégiens qui ne permettent plus le maintien de l'enseignement de l'arabe au lycée ; des professeurs d'arabe en partie désoeuvrés (60 % d'entre eux sont remplaçants, 6 % enseignent une autre discipline) ; une absence d'offre dans les lycées professionnels ou dans les formations technologiques qui proposeraient pourtant des débouchés aux élèves maîtrisant cette langue. Jean-François Copé s'est fait l'écho de cette préoccupation, samedi 5 septembre, lors du campus des jeunes de l'UMP à Seignosse (Landes) : "Il y a des emplois en lien avec le développement économique des pays arabes, nous devrions assurer à tout jeune la possibilité d'apprendre cette langue", a déclaré le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale,

Numériquement parlant, avec 4 000 à 5 000 inscrits, le sort de l'arabe est plus enviable à l'université. Mais le public, composé pour les deux tiers d'étudiants en pleine quête identitaire, n'est pas facile, concède le directeur des études arabes et hébraïques à l'université Paris-IV, Frédéric Lagrange. Il a vu cette proportion d'heritage students, selon la formule anglo-saxonne, grossir au fil des années. Nombreux sont ceux qui viennent de filières technologiques au lycée et se retrouvent en grande difficulté sur les bans de la fac. Parmi eux, nombre de jeunes femmes qui se cherchent un avenir dans la communauté, constate l'historien Benjamin Stora, qui les côtoie à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco).
H
9 septembre 2009 17:36
L'enseignement de l'arabe est parasité par le sacré et tous les problèmes socioéconomiques de gens qui veulent apprendre cette langue pour se forger une identité islamique", regrette Stéphane Valters, professeur d'arabe à l'université du Havre. Quelques-un(e)s possèdent déjà des rudiments, voire plus, de la langue, apprise dans un contexte religieux. "Cela s'entend. Ils ont des intonations qui impliquent une longue pratique de la psalmodie", explique M. Lagrange.

Car si l'arabe est en crise au collège et au lycée, il est en plein boom dans les mosquées. Au Val d'Argenteuil (Val-d'Oise), l'institut Al-Ihsane, installé dans la "mosquée Renault", ainsi surnommée parce qu'elle est installée dans une ancienne usine du constructeur automobile, affiche 635 inscrits entre 5 et 16 ans pour la prochaine rentrée. "Sans publicité", se flatte Abdelkader Achebouche, son président. Il ne souffre pas du tout de la concurrence de la mosquée Dassault - installée dans un ancien entrepôt de l'avionneur - à qui l'on prête quelque 400 élèves, issus de familles d'origine marocaine, quand son institut regroupe ceux d'origine algérienne.

Dans les classes d'Al-Ihsane, les cahiers des élèves inscrits en 2008 témoignent d'un travail scolaire assidu - quatre heures par semaine avec bulletins de notes et appel aux parents en cas d'absence. Chaque cours commence par une demi-heure de Coran, l'essentiel du temps étant ensuite consacré à un cours de langue "ordinaire". "Les parents recherchent une éducation islamique, mais ils veulent aussi maintenir le lien avec le pays d'origine", explique M. Achebouche. La mosquée rassure parce qu'elle apporte à la fois le Coran, la langue et un encadrement.

Preuve que cet afflux d'élèves vers les mosquées signe un retour à la langue et aux racines, il s'observe aussi dans les associations laïques. "L'ancienne génération avait honte d'elle-même et la connaissance de l'arabe était un handicap plutôt qu'un atout. La jeune génération ne raisonne plus comme ça", observe Amar Rahaouni qui anime l'association Enfance et familles des deux rives à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis). A Paris, l'engouement est réel pour les cours d'arabe organisés à l'Institut du monde arabe (IMA) : "Nous avons commencé avec 10 enfants de 7 à 12 ans il y a cinq ans, nous en avons 190 aujourd'hui dont un bon nombre vient de banlieue", raconte Sophie Tardy, responsable du centre de langues et de civilisation de l'IMA.

Ce repli sur les associations inquiète le monde enseignant qui regrette d'autant plus le manque de volontarisme de l'éducation nationale. "Si la langue et la culture deviennent la propriété des communautés, nous sommes mal partis", regrette Bruno Levallois. "Si on ne donne pas à leurs enfants la possibilité d'apprendre l'arabe à l'école, les familles se tourneront de plus en plus vers la mosquée", soutient Yiayha Cheikh, professeur au lycée Romain-Rolland de Goussainville.

Brigitte Perucca. Le Monde.
i
9 septembre 2009 17:37
Y a pas un petit résumé ? Crying
c
9 septembre 2009 17:38
Citation
aimeraude a écrit:
Y a pas un petit résumé ? Crying


Lol

j'allais demander la même chose, trop mal aux yeux moi
i
9 septembre 2009 17:45
Citation
chamaliya a écrit:
Citation
aimeraude a écrit:
Y a pas un petit résumé ? Crying


Lol

j'allais demander la même chose, trop mal aux yeux moi

Suis surtout fatiguée Ill
g
9 septembre 2009 18:57
J'ai tout lu!!! et ce matin sur France Inter Jean-François Copeé en a longuement parlé (Luc Chatel y semblerait favorable):en tout cas c'est une langue difficile à apprendre,il faut s'accrocher et surtout que les professeurs aient des méthodes de langue modernes(par exemple celle de l'IMA)...
c
9 septembre 2009 21:29
Citation
gerem a écrit:
J'ai tout lu!!! et ce matin sur France Inter Jean-François Copeé en a longuement parlé (Luc Chatel y semblerait favorable):en tout cas c'est une langue difficile à apprendre,il faut s'accrocher et surtout que les professeurs aient des méthodes de langue modernes(par exemple celle de l'IMA)...



OK c'est bien. Maintenant tu nous fais un petit topo 3afak ?
M
10 septembre 2009 00:41
Merci Hichamo
c une première depuis bien longtemps que je transite plus par yabi... je suis sur le site pour la question de l'apprentissage de la langue arabe dans les écoles primaires.

J'ai fait il y a bien longtemps un rapport de fin d'études sur cette question. Cet inspecteur est bien d'autres je les ai interviewver...
s ont tous les moyens financiers, prof, parents élèves, methodes etc...Les rectorats et les autres hauts fonctionnaires du MEN n'en veulent pas de cette langue. Une seule école a eu une autorisation experimentale qui dure depuis 1987... Les enseignants, La direction et Les parents de toutes origines font un trava permanent auprés de leur mairie et rectorat...es
tant que les intéressés (élèves et parents d'élèves avec le soutien de l'équipe pédagogique ne demandent rien pourquoi on leur donnerait RIEN... leur droit n'est pas acquis ceux sont des actes politique, des réunions, de la solidarité, des permanences et des demarches publiques pour le respect et la dignité...

Quand aux danois, ils ne sont pas un exemple pour la France ni leur histoire, ni leur puissance.
La France pour son commerce a besoin de François, de Jacques et de Nicolas.Les chefs d'Etats arabes ou chinois ne causent pas avec les mohamed khadija ou .... pour acheter un rafale ou une centrale nucléaire.
B
11 septembre 2009 09:19
Citation
benizoom a écrit:
Merci Hichamo
c une première depuis bien longtemps que je transite plus par yabi... je suis sur le site pour la question de l'apprentissage de la langue arabe dans les écoles primaires.

J'ai fait il y a bien longtemps un rapport de fin d'études sur cette question. Cet inspecteur est bien d'autres je les ai interviewver...
s ont tous les moyens financiers, prof, parents élèves, methodes etc...Les rectorats et les autres hauts fonctionnaires du MEN n'en veulent pas de cette langue. Une seule école a eu une autorisation experimentale qui dure depuis 1987... Les enseignants, La direction et Les parents de toutes origines font un trava permanent auprés de leur mairie et rectorat...es
tant que les intéressés (élèves et parents d'élèves avec le soutien de l'équipe pédagogique ne demandent rien pourquoi on leur donnerait RIEN... leur droit n'est pas acquis ceux sont des actes politique, des réunions, de la solidarité, des permanences et des demarches publiques pour le respect et la dignité...

Quand aux danois, ils ne sont pas un exemple pour la France ni leur histoire, ni leur puissance.
La France pour son commerce a besoin de François, de Jacques et de Nicolas.Les chefs d'Etats arabes ou chinois ne causent pas avec les mohamed khadija ou .... pour acheter un rafale ou une centrale nucléaire.

Les grandes multinationnales sont obligées de recruter des arbophones. Tu ne peux imaginer comment s'arrache les arabophones diplomés sur Paris. Que dis-je, il n'y a en même plus. Les entreprises galèrent. En attendant, celles qui ont eu la chance de mettre la main sur la perle prennent de l'avance sur les marchés.

La France a intérêt à apprendre l'arabe dans ses écoles pour restée compététive. Les offres de marchés arabe (maghreb-orient) est trop important et à ne pas négliger pour une grande entreprise qui veut rester parmi les plus grandes, quelque soit le secteur (banque, industrie, métallurgie, architecture...). Pour le moment, ils vont les chercher là où ils se trouvent : dans les grandes écoles des pays arabes.

Les multinationales étrangères (GB, américaine, allemande, chinois et même dans certains secteurs de l'Europe de l'est) ont une longueur d'avance sur les françaises.

De manière générale la France a un problème avec les langues et un retard certain sur les autres pays occidentaux. Une petite blague à ce sujet

-comment appelle t on une personne qui parle plusieurs langues?
-un polyglotte
-comment appelle t on une personne qui parle 3 langues?
-un trilingue
-comment appelle t on une personne qui parle 2 langues?
-un bilingue
-comment appelle t on une personne qui parle 1 langue?
-un français!

La blague est un copier/coller. Je suis obligée de mettre le lien Grinning smiley



Modifié 3 fois. Dernière modification le 11/09/09 09:28 par Belle.
Ben quoi 0-°
g
11 septembre 2009 19:18
La blague est rigolote!!!
l
11 septembre 2009 20:01
dans les conseilms d'administration des grandes boites, c'est l'anglais la langue utilisée. à renault comme à airbus. qu'il y ait des commerciaux pour parler portugais ou arabe, c'est certainement important aussi.
mais il faut pas rever, l'anglais s'est imposé dans le monde.
B
12 septembre 2009 06:19
Citation
l'européen a écrit:
dans les conseilms d'administration des grandes boites, c'est l'anglais la langue utilisée. à renault comme à airbus. qu'il y ait des commerciaux pour parler portugais ou arabe, c'est certainement important aussi. mais il faut pas rever, l'anglais s'est imposé dans le monde.

Je crois que tu te prononce sur un sujet qui te dépasse.

Croire que les entreprises multinationales prennent des arabophones que pour des postes de commerciaux, c'est n'avoir jamais travaillé dans ces compagnies.

Non!!! Ces entreprises ont besoin d'arabophone pour des postes de cadres supérieurs : de directeur en tout genre en relation avec l'orient-maghreb (de projet, des services technique d'ingénieurie, d'exploitation...) parfois même pour les envoyer travailler et de tenir de grands postes au sein des bureaux dans les pays arabe...

Une enquête qu'avait menée les enjeux les échos je crois en sept 2004 ou 2003 même pas 2% des postes de cadres étaient tenus par des étranger. La France a un retard certains sur l'Angleterre concernant le recrutement des arabophones diplômés.
Ben quoi 0-°
h
12 septembre 2009 11:23
salamalek

et les français parleraient avec qui?

les arabes eux même ne parlent pas l'arabe litteraire et peu la comprennent reellement alors oui, je trouve que c'est une perte de temps pour une langue trop difficile qui n'est même pas valorisée dans les pays arabes eux-mêm!
a
12 septembre 2009 14:30
Pour certains, la langue arabe arabe est même chassée des foyers.
Certains ne maîtrisent même pas la darija...la 3assek logha l 3arabiya lfos7a...dans les classes.
H
16 septembre 2009 13:19
Le commerce extérieur francais est en déclin , et le piètre enseignement des langues étrangères y est pour beaucoup . L'arabe est une langue de demain au meme titre que le chinois ,de par le dynamisme démographique des pays arabes , ainsi que du monde musulman dans son ensemble , mais aussi la nouvelle puissance financière des pays du golfe ( premiers fonds souverains au monde , premier acheteurs d avions civils et militaires au monde ....) . De plus , l arabe est la 5 eme langue la plus parlée au Monde ...


L'arabe est une langue étrangère prisé par les universités d élite anglaise ou germanophone .
t
16 septembre 2009 16:20
Citation
almarjane a écrit:
Pour certains, la langue arabe arabe est même chassée des foyers.
Certains ne maîtrisent même pas la darija...la 3assek logha l 3arabiya lfos7a...dans les classes.

Trés bonne remarque, almarjaneSmiling Smiley)
16 septembre 2009 17:18
Citation
almarjane a écrit:
Pour certains, la langue arabe arabe est même chassée des foyers.
Certains ne maîtrisent même pas la darija...la 3assek logha l 3arabiya lfos7a...dans les classes.

Moi, je suis marocain et je ne parle ni la langue arabe ni darija chez moi!

Ce qui ne m'empeche pas de parler cette langue et son dialecte marocain...

Ce n'est pas automatique...
m
17 septembre 2009 10:27
l etude des lagues est liee au developpement economique et , scientifique
personne ne s interesse a l arabe aujourd hui tout simplement parce que les arabes sont les derniers dans ces deux demaines : la science , et l economie
p
17 septembre 2009 12:21
qu'en pense la jeunesse de liautey et descartes?
 
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