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L’UNICITÉ ET LA VOIE MÉDIANE
a
10 octobre 2011 12:36
En quoi ce que tu dis est différent du panthéisme ou de la théorie sur l'incarnation?
f
10 octobre 2011 17:13
Assalam alaikoum

De quel panthéisme et de quelle théorie d'incarnation s'agit-il?

De toute façon, je mets le reste du texte que j'avais posté, intitulé "L'Unicité et la voie médiane"



Paix et désordre (fitna)


Car une paix profonde naît en nous lorsque nous prenons conscience de notre fitra et que nous nous relions à elle. Plus nous nourrissons notre conscience, plus nous acheminons le cœur de l’être vers la paix. La conscience n’est pas la paix, mis elle amène à apaiser ce qui est en nous source de conflits. Travailler au développement de sa conscience ne s’apprend pas mais cela se transmet parfois sans parole, dans le silence, d’autres fois par un geste ou par un regard.

Lorsque nous ne parvenons plus à trouver en nous ce point d’équilibre, la paix laisse place aux peurs et au désordre (fitna), non seulement dans notre être mais aussi dans la société. De même que l’individu a besoin de mettre du lest en lui pour trouver un certain équilibre, de même une société a besoin d’un leader pour vivre dans un ordre relativement juste. Ce leader n’est pas nécessairement un chef charismatique. Une législation, une institution ou une idéologie peuvent jouer ce rôle de lest permettant à une société de conserver son centre, et donc sa stabilité. Nous sommes en permanence envahis par le désordre, et nous devons toujours réagir contre celui-ci en mettant de l’ordre. Certaines idées viennent en nous pour mettre le désordre, des sentiments surgissent et sèment en nous la confusion. La société elle-même, avec ses contradictions et ses bouleversements, suscite des remous et des troubles. Il est parfois nécessaire de recourir à un acte fort pour qu’elle retrouve sa cohésion.

Il en est de même pour nous : nous vivons dans une sorte de désordre intérieur, et la prise de conscience se fait souvent à travers un choc émotionnel qui remet alors toute notre vie en question. Néanmoins, notre perception du désordre n’est qu’apparente et relative car celle-ci ne permet pas toujours de percer à jour le principe d’unicité sous-jacent. Non seulement le désordre n’a de sens que par rapport à un ordre absolu préexistant mais c’est de ce désordre que va naître en l’homme le besoin de retrouver en lui-même l’unité. C’est pourquoi celui qui accepte le principe de la paix ne peut pas totalement exclure son principe contraire. Aussi, sommes-nous amenés à plus de vigilance pour préserver cet état de paix.

Se relier au principe de l’Unicité


Gardons toujours à l’esprit cette perspective de l’Unicité qui implique de ne jamais prendre le bon en refusant le mauvais. Celui qui veut la vérité doit admettre que, pour la rechercher et la connaître, l’erreur et l’illusion ne peuvent être évitées. Une sagesse du Cheikh al-‘Alawi dit à ce propos :

« Les défauts de l’âme (nafs)
Ne se sont multipliés
Que pour mieux cacher
Les Lumières Célestes. »

La voie du milieu est celle qui prend en compte l’homme tel qu’il est dans sa complexité. Si, en tant qu’homme, nous prenons conscience que nous n’existons que par Lui et qu’Il est présent où que nous aillions, nous sommes capables de transcender toutes les oppositions engendrées par la multiplicité ou la dualité pour ne retenir d’elles que leur complémentarité. Mais si nous restons prisonniers d’une culture, d’une communauté et d’une religion ou si nous nous laissons conditionner par le regard des autres, nous ne faisons que nous éloigner de nous-mêmes et augmenter nos tiraillements intérieurs.

L’attachement à une partie de nous-mêmes, nous pousse à être en contradiction avec une autre. Se détacher des réalités du monde qui accaparent notre être revient donc à se libérer et à faire grandir en nous le principe de l’Unicité. Le problème est de pouvoir, tout en étant rattaché à une tradition (à ne pas confondre avec coutume), à un lieu, à une famille, s’affranchir des contraintes qui pèsent sur nous. Pour cela la conscience doit intervenir, non comme réflexion théorique, mais en se vivant au quotidien dans la qualité de nos relations avec autrui et dans le parachèvement des vertus cardinales que sont la fraternité, l’humilité et la sincérité. Ibn Mashîish (Abd-Assalâm Ibn Mashîsh), toujours dans sa prière de la Mashîshiyya (dont une première partie citée ailleurs), nous indique et nous invite à méditer sur ce qu’implique cet état qui nous met en relation avec le principe de l’Unicité :

« Lance-moi contre le faux afin que je le réduise à néant
Jette-moi dans les mers de l’unité essentielle, et retire-moi du bourbier de la confusion
Et immerge-moi dans la source de l’océan de l’Unité
Afin que je ne voie, que je n’entende, que je ne goûte, que je ne perçoive que par Elle
Fais de Ton voile suprême la vie de mon esprit
Et fais de son esprit le secret de ma réalité
Et que sa réalité rassemble mes univers par l’actualisation du réel premier
Ô premier, ô dernier, ô apparent, ô caché, écoute mon appel
Comme Tu as entendu l’appel de Ton serviteur Zacharie.
Fais-moi triompher par Toi pour Toi, soutiens-moi par Toi pour Toi, rassemble entre moi et Toi, empêche qu’il y ait personne d’autre entre moi et Toi ! Allâh, Allâh, Allâh.

La densité et la profondeur de cette prière nous amènent à réfléchir sur le voile lui-même. Alors que les voiles de l’âme la maintiennent dans l’état obscur de l’ignorance, le voile de l’Unicité décrit par Ibn Mashîsh devient celui de la protection permettant à la vie intérieure de s’épanouir, de vivre en harmonie avec le divin. Ce « voile suprême » est comparable, sur le plan terrestre, aux différentes couches atmosphériques et au champ magnétique enveloppant notre planète pour la protéger des rayonnements cosmiques et solaires, des bombardements massifs des météorites et des vents intergalactiques qui peuvent à tout moment anéantir la vie et la rendre stérile.

Bénie soit notre Terre Mère, oasis unique et exceptionnelle dans un désert sidéral où la vie a pu surgir et se maintenir dans sa diversité grâce au miracle permanent de la Miséricorde divine !

(Cheikh Khaled Bentounès, la thérapie de l'âme)



Modifié 1 fois. Dernière modification le 10/10/11 17:14 par faqir.
a
11 octobre 2011 20:18
Assalam alaikoum

Je pensais initialement que c'était un problème de compréhension
Mais, certaines phrases directement reprises de la doctrine d'Ibn Arabi impliquement un panthéisme ou un panenthéisme
Chacune de tes phrases qui sont censées expliquer cela me ramène vers cette conclusion, et c'est dommage
f
12 octobre 2011 16:50
Assalam alaikoum

Tu peux dire ce que tu veux, panthéisme ou panenthéisme ou autre, tout ça pour moi n'a aucune signification, et ce que je dis je ne l'ai pas pris d'Ibn Arabi, alors qu'en ce qui concerne le texte, j'ai donné son auteur et ses références.
a
12 octobre 2011 17:17
Citation
faqir a écrit:
Assalam alaikoum

Tu peux dire ce que tu veux, panthéisme ou panenthéisme ou autre, tout ça pour moi n'a aucune signification, et ce que je dis je ne l'ai pas pris d'Ibn Arabi, alors qu'en ce qui concerne le texte, j'ai donné son auteur et ses références.

Wa alaikoum assalam

Je faisais plutôt allusion aux commentaires que tu as fait sur la discussion du post.
J'ai parlé d'Ibn Arabi car c'est le chef de file de cette manière de penser, c'est tout...
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