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13 octobre 2005 07:03




LE LIVRE DE
L’ELUCIDATION DES AMBIGUITES

Muhammad Ibn Abdul Wahab



Au nom d'Allah Le Clément Le Miséricordieux


Saches, qu'Allah te fasse miséricorde, que le Tawhid c'est l'Unicité d'Allah, Le Digne de Louanges, dans tous les actes d'adoration. C'est la religion des messagers qu'Allah a envoyés auprès de Ses serviteurs.

Le premier fut Noh عليه السلام Allah l’a envoyé à son peuple lorsqu’ils ont exagéré au sujet des hommes pieux : Wadd, Suwa’, Yaguth, Nesr.

Et le dernier de Ses messagers fut Mohamed صلى الله عليه وسلم qui a brisé les représentations de ces hommes pieux. Allah l’a envoyé à des gens qui étaient adorateurs, qui accomplissaient le pèlerinage, versaient l'aumône et se rappelaient Allah énormément. Néanmoins, ils avaient pris quelques créatures comme intermédiaires entre eux et Allah ; ils disaient : « Nous voulons d'eux qu'ils nous rapprochent d'Allah et avoir leur intercession auprès de Lui » comme les anges, Issa, Myriam, et d'autres personnes parmi les pieux. Allah a donc envoyé Mohamed صلى الله عليه وسلم pour renouveler la religion de leur père Ibrahim عليه السلام et pour les informer que ce rapprochement et cette croyance sont un droit exclusif appartenant à Allah. Cela ne peut être d’aucune utilité lorsqu’on les attribue à un ange rapproché, ni à un prophète-messager, encore moins à d’autres personnes. Sans cela, les associateurs reconnaissaient, attestaient qu'Allah était Le Créateur, Le Pourvoyeur unique sans associés, qu’il n'y a que Lui qui pourvoit, qui donne la vie, qui donne la mort et qui administre l'ordre des choses, et que l'ensemble des sept cieux et des terres avec ce qu'ils contiennent Lui sont soumis et sont sous Sa domination et Sa gestion.

Si tu veux une preuve que ces moushrikins, ceux que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a combattus, attestaient tout cela, alors lis les paroles d'Allah Très-Haut : « Dis : Qui attribue la nourriture du ciel et de la terre ? Qui détient l'ouïe et la vue, qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout ? Ils diront : Allah. Dis alors : Ne le craignez-vous donc pas ? » (Sourate 10 - Verset 31) Et Sa parole : « Dis : A qui appartient la terre et ceux qui y sont ? Si vous savez." Ils disent : "A Allah" Dis : "Ne vous souvenez-vous donc pas ?" Dis : "Qui est le Seigneur des 7 cieux et le Seigneur du Trône sublime ?" Ils diront : "(Ils appartiennent) à Allah". Dis : "Ne le craignez-vous donc pas ?" Dis : "Qui détient dans Sa main la Royauté absolue de toute chose et qui protège et n'a pas besoin d'être protégé ? (Dites) Si vous le savez !" Ils diront : "Allah" Dis : "Comment se fait-il que vous soyez ensorcelés (au point de ne pas croire en Lui). » (Sourate 22 - Versets 84 à 89) parmi tant d’autres à ce sujet.

Si tu réalises que ce qu'ils reconnaissaient, ne suffisait pas à les faire entrer dans le Tawhid auquel le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم les a appelés, et que tu sais que le Tawhid qu'ils ont nié est celui de l'adoration - celui que les moushrikins de notre époque appellent la "croyance" – bien qu’ils invoquaient Allah l'Exalté nuit et jour…

Puis, parmi eux, il y en a qui invoquent les anges à cause de leur piété et de leur proximité auprès d’Allah, afin qu'ils intercèdent en leur faveur auprès de Lui, ou d’autres qui invoquent une personne pieuse comme Lat ou un prophète comme Issa عليه السلام, et tu as su que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم les a combattus à cause de ce Shirk et les a appelé à vouer un culte exclusif à Allah l'Unique. Comme le dit Le Très-Haut : « Les mosquées sont consacrées à Allah n'invoquez donc personne avec Allah. » (Sourate 72 - Verset 18) et comme le dit Le Très-Haut : « A Lui l'appel de la vérité ! Ceux qu'ils invoquent en dehors de Lui ne leur répondent en aucune façon. » (Sourate 13 - Verset 14), et que tu as constaté que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم les a combattus pour que l'invocation soit exclusivement vouée à Allah, le sacrifice exclusivement voué à Allah, le vœu exclusivement voué à Allah, la recherche du secours exclusivement vouée à Allah et tout l'ensemble des actes d'adoration exclusivement voué à Allah…

Et si tu as su que leur reconnaissance du Tawhid Rouboubiyah ne suffisait pas à les faire entrer dans l'Islam, et que leur but par l'adoration des anges, des prophètes et des Awliya en recherchant l'intercession et le rapprochement auprès d'Allah est la raison pour laquelle leur sang et leurs biens ont été rendus licites…

Alors, tu auras reconnu que c'est le Tawhid auquel les messagers ont appelé, et que les moushrikins ont refusé de reconnaître. Et ce Tawhid est le sens de ta parole : « La ilaha illa Allah », car la divinité « el ilah », chez eux, est ce qui est sollicité pour ces choses, que cela soit un ange, un prophète, un wali, un arbre, une tombe ou un djinn. Ils ne visaient pas par divinité le Créateur, le Pourvoyeur et l'Administrateur, car ils savaient que tout cela appartenait à Allah Seul comme je te l'ai déjà présenté. Par contre, ils sous-entendaient par « divinité » ce que les Moushrikins de notre époque désignent par le mot « seyyid » (saint). Le Prophète صلى الله عليه وسلم est venu les appeler à la parole du Tawhid qui est : « La ilaha illa Allah » et le sens voulu par cette parole est sa compréhension et non le simple fait de la prononcer. Les mécréants ignorants savaient que ce que le Prophète صلى الله عليه وسلم voulait à travers cette parole, c’était de s'attacher exclusivement à Allah l'Unique, et rejeter et désavouer tout ce qui est adoré en dehors de Lui. Lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم leur a dit : Dites « La ilaha illa Allah » ils ont répondu : « Réduira-t-il les divinités à une seule divinité (un seul dieu), voilà une chose vraiment étonnante. » (Sourate 38 - Verset 5)

Si tu as reconnu que les ignorants parmi les mécréants savaient cela, il y a de quoi s’étonner de celui qui se prétend musulman et qui ne comprend pas l’explication de cette parole comme l’avaient comprise les ignorants mécréants. Bien plus que cela, il pense qu’il suffit simplement de prononcer ces lettres, sans que le cœur soit pénétré de la conviction du moindre sens.

Et le plus clairvoyant d'entre eux pense que son sens est : Il n'y a qu'Allah qui crée, qui pourvoit et qui administre l'ordre des choses. Il n'y a pas de bien chez un homme pour lequel les ignorants parmi les mécréants comprennent mieux que lui le sens de « La ilaha illa Allah ».

Si tu as bien saisi ce que je t'ai dit par la connaissance du cœur, et reconnu aussi le Shirk, à propos duquel Allah dit : « Certes, Allah ne pardonne pas qu'on Lui donne des associés. » (Sourate 4 - Verset 116) et que tu as connu la religion d'Allah, avec laquelle Il a envoyé les messagers, du premier au dernier, sans laquelle Allah n'accepte aucune autre religion en dehors de celle-ci, et tu as su à quel point la majorité des gens sont ignorants à ce sujet, alors tu auras acquis deux avantages :

Le premier : la joie de la grâce d’Allah et Sa miséricorde, comme Allah le dit : « Dis : (ceci provient) de la grâce d'Allah et de Sa miséricorde, voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que tout ce qu'ils amassent. » (Sourate 10 - Verset 58)

Le second : « La grande peur » car si tu as su qu'une personne devient mécréante par le simple fait de prononcer une parole qui sort de sa bouche, il peut la prononcer tout en étant ignorant sans que son ignorance ne lui soit une excuse. Il peut la prononcer en pensant qu'elle le rapprocherait d'Allah, comme le pensaient les moushrikins, surtout si Allah t'a éclairé sur ce qu'Il nous a raconté sur le peuple de Moussa qui malgré leur piété et leur savoir sont venus lui dire : « Désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux... » (Sourate 7 - Verset 138) ; alors ta peur augmentera et tu deviendras très attentif afin de ne pas tomber dans ce genre de choses.

Saches qu'Allah Le Loué, par Sa sagesse n'a pas envoyé de prophète avec ce Tawhid sans lui avoir assigné des ennemis, comme Allah Le Très-Haut dit : « Ainsi à chaque prophète avons-Nous assigné un ennemi : des diables d'entre les hommes et les djinns qui s'inspirent trompeusement les uns aux autres de paroles enjolivées... » (Sourate 6 - Verset 112) Il se peut que les ennemis du Tawhid aient plusieurs sciences, de livres et d'arguments, comme Allah dit : « Lorsque leurs messagers leur apportaient les preuves évidentes, ils exultaient des connaissances qu'ils avaient. » (Sourate 40 - Verset 83)

Si tu as su cela, et que le chemin qui mène vers Allah est forcément bordé d'ennemis ayant beaucoup d'éloquence, de sciences et d’arguments, alors ton devoir est de connaître de la religion d'Allah ce qui pourra être pour toi une arme, avec laquelle tu combattras ces diables dont leur chef a dit à Allah عزوجل : « Je m'assoirais pour eux sur Ton droit chemin, puis je les assaillirais de devant, de derrière, de leur droite et de leur gauche. Et, pour la plupart, Tu ne les trouveras pas reconnaissants. » (Sourate 7 - Verset 16 et 17). Par contre, si tu te diriges vers Allah et que tu es attentif à Ses arguments et Ses preuves alors tu n'auras aucune crainte ni affliction : « car la ruse du Diable est certes, faible. » (Sourate 4 - Verset 73)

Le commun des Mouwahidines peut vaincre 1000 savants parmi ces associateurs comme Allah dit : « Et Nos soldats auront le dessus... » (Sourate 37 - Verset 173). Les soldats d'Allah sont les vainqueurs par la preuve et la parole, comme ils le sont par l'épée et les lances. Par contre, notre peur est pour le Mouwahid qui emprunte ce chemin sans aucune arme.

Allah nous a comblé de par Son Livre, duquel Il a fait un exposé explicite de toute chose, ainsi qu'un guide, une miséricorde et une bonne annonce aux Musulmans. Aucun parmi les gens du faux ne peut avancer une preuve sans que le Qur'an ne l'annule et démontre son erreur comme Allah l'a dit : « Ils ne t'apporteront aucune parabole, sans que Nous ne t'apportions la vérité avec la meilleure interprétation. » (Sourate 25 - Verset 33). Certains exégètes du Qur'an ont dit que ce verset est une réponse générale à toute argumentation venant des gens du faux, jusqu'au Jour de la Résurrection.

Je vais te rappeler certaines choses de celles qu'Allah nous a citées dans Son Livre comme réponses à certains arguments utilisés contre nous par les associateurs de notre époque. Les réponses pour ces gens du faux se classent en deux catégories :
Réponse globale,
Réponse détaillée.

Celle qui est globale est d'une importance capitale et d'un grand avantage pour celui qui la comprendra. Allah a dit : « C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre. Ils s’y trouvent des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent se prêter à des interprétations diverses. Les gens donc, qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoques cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation alors que nul n'en connaît l'interprétation sauf Allah. » (Sourate 3 - Verset 7)

Le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a dit dans un Hadith authentifié : « Si vous voyez des gens qui suivent les versets du Qur'an qui prêtent à interprétations diverses, ils sont ceux qu'Allah a désignés, alors méfiez-vous d'eux. »

Exemple :
Si quelques Moushrikins te disent : « En vérité, les bien-aimés d'Allah seront à l'abri de toute crainte, et ils ne seront point affligés. » (Sourate 10 - Verset 62) ou bien que l'intercession est une vérité, ou que les prophètes ont de la considération auprès d'Allah, ou qu'ils te citent des paroles du Prophète صلى الله عليه وسلم, comme arguments en faveur de leur erreur et dont tu n’en saisis pas le sens ; alors réponds-leur avec ta parole : Allah a cité dans Son Livre que ceux qui ont dans leur cœur une inclinaison vers l'égarement, délaissent les versets clairs et évidents et (suivent) mettent l'accent sur les versets qui peuvent prêter à interprétations diverses. Puis par ce que je t’ai cité, à propos de ce que Allah تعالى a dit au sujet des moushrikins, qui attestaient de la Seigneurie d'Allah et avec cela, Il les a traités de mécréants de par le fait qu'ils s'accrochaient aux anges, aux prophètes et aux Awliya’ tout en disant : « Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d'Allah. » (Sourate 10 - Verset 18). Ceci est un sujet clair sans équivoque, personne ne peut en changer le sens. Par contre, ce que tu m’as cité, ô associateur, du Qur’an, ou de la parole du prophète صلى الله عليه وسلم, je n’en connais pas son sens, mais je suis certain que les paroles d’Allah ne se contredisent pas, et que les paroles du Prophète صلى الله عليه وسلم ne contredisent pas les paroles d'Allah عزوجل . Ceci est une bonne réponse définitive. Mais ne peut la comprendre que celui qui a été favorisé par Allah تعالى ; surtout ne sous-estime pas ce sujet, car comme Le Très-Haut l’a cité : « Mais (ce privilège) n'est donné qu'à ceux qui endurent et il n'est donné qu'au possesseur d'une grâce infinie. » (Sourate 41 - Verset 35)

Celle qui est détaillée, les ennemis d'Allah ont beaucoup d'objections, contre la religion des prophètes, avec lesquelles ils détournent et dévient les gens de celle-ci. Parmi elles, ils te disent : Nous n'associons rien à Allah, au contraire, nous témoignons qu'Il n'y a que Lui qui crée, qui pourvoit, qui a le pouvoir de faire le bien et de nuire, L'Unique sans associé et que Mohamed صلى الله عليه وسلم ne détient, ni la capacité de se faire le bien ou de se nuire, alors encore moins Abdel Qader (El Jilany) ou un autre, mais seulement je suis un pécheur, et les vertueux ont une considération auprès d'Allah et je demande à Allah par leur intermédiaire. Réponds-lui par ce qui a été dit avant : Ceux que le Messager d'Allahصلى الله عليه وسلم a combattus attestaient et reconnaissaient ce que tu viens de citer, ils attestaient que leurs idoles ne régissaient pas les choses mais qu'ils voulaient leur intercession et profiter de leur considération. Lis-lui ce qu'Allah a cité et éclairé dans Son Livre.

S'il dit : ces versets ont été révélés au sujet de ceux qui adorent les statues, comment peux-tu comparer un vertueux avec une statue ? Ou comment comparer des prophètes à des statues ? Réponds-lui par ce qui a été dit précédemment. S'il reconnaît le fait que les mécréants attestaient que le Tawhid dans la seigneurie appartenait entièrement à Allah, et que leur but n’était que l'intercession, mais par contre qu'il persiste à différencier entre les actes des associateurs et les siens, par rapport à ce qu'il a cité, alors rappelles-lui que parmi les mécréants, il y en avait qui invoquaient des statues, et d'autres qui invoquaient les saints, à propos de qui Allah a dit : « Ceux qu'ils invoquent, cherchent (eux-mêmes) à qui mieux, le moyen de se rapprocher le plus de leur Seigneur. » (Sourate 17 - Verset 57) et ils invoquaient Issa Ibn Myriam et sa mère, alors qu’Allahتعالى a dit : « Le Messie fils de Marie, n'était qu'un messager. Des messagers sont passés avant lui. Et sa mère était une véridique. Et tous deux consommaient de la nourriture. Vois comment nous leur expliquons les preuves, et puis vois comment ils se détournent. Dis : « Adorez-vous au lieu d'Allah ce qui n'a le pouvoir de vous faire ni le mal ni le bien ? Or c'est Allah qui est l'Audient et l'Omniscient. » » (Sourate 5 - Verset 75 et 76). Rappelle-lui aussi la parole du Très-Haut : « Et un jour Il les rassemblera tous. Puis Il dira aux anges : « Est-ce vous que ces gens-là adoraient? » Ils diront : « Gloire à Toi ! Tu es notre allié en dehors d'eux. Ils adoraient plutôt les Djinns, en qui la plupart d'entre eux croyaient. » » (Sourate 34 - Verset 40 et 41) ainsi que : « (Rappelle) le moment où Allah dira : « O Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui a dit aux gens : « Prenez-moi ainsi que ma mère pour deux divinités en dehors d'Allah ? » » Il dira : « Gloire et Pureté à Toi ! Il ne m'appartient pas de déclarer ce que je n'ai pas le droit de dire ! Si je l'avais dit, Tu l'aurais su, certes, Tu sais ce qu'il y a en moi, et je ne sais pas ce qu'il y a en Toi. Tu es en vérité Le Grand Connaisseur de tout ce qui est inconnu. » » (Sourate 5 - Verset 116).

Puis dis-lui : Comprends-tu qu'Allah a traité de mécréants ceux qui prennent des statues ainsi que les vertueux dans leur adoration et que le Prophète صلى الله عليه وسلم les a combattus ?

S'il dit : Les mécréants leur demandaient directement toutes choses (à leurs idoles) tandis que moi, j’atteste qu'Allah possède le pouvoir de faire le bien ou de nuire, qu'Il est l'Administrateur de toute chose, et je n’attends que de Lui ; alors que les vertueux n'ont aucun pouvoir dans tout cela, mais je m'adresse à eux en espérant qu'Allah m'accordera leur intercession.

La réponse est que ces paroles sont exactement les mêmes paroles que celles des mécréants. Lis-lui alors la parole d'Allah تعالى : « Tandis que ceux qui prennent des protecteurs en dehors de Lui (disent) : "Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah" » (Sourate 39 - Verset 3) et cette autre parole : « Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d'Allah. » (Sourate 10 - Verset 18). Saches aussi que ces trois ambiguïtés sont les plus grandes qu’ils possèdent. Si tu a su qu'Allah les a bien explicitées dans Son Livre, et que tu les as comprises d’une bonne compréhension, tout ce qui viendra par la suite sera plus facile.

S'il dit : Je n'adore qu'Allah, et le fait de "recourir à eux" et de les invoquer n'est pas une adoration. Dis-lui alors : Reconnais-tu qu'Allah t'a ordonné de Lui vouer un culte exclusif ? S'il te répond : Oui ; demandes-lui donc : Expliques-moi ce qu’Allah t’a rendu obligatoire, c’est-à-dire d'adorer Allah en Lui vouant un culte exclusif et qui est Son droit sur toi. S'il ne sait pas ce qu'est l'adoration ni ses différentes formes, alors expliques-lui qu'Allah تعالى a dit : « Invoquez votre Seigneur en toute humilité et recueillement avec discrétion. Certes Il n'aime pas les transgresseurs. » (Sourate 7 - Verset 55)

Lorsque tu l'auras informé de cela, dis-lui : Savais-tu que cela (l'invocation) était de l'adoration envers Allah ? Inévitablement il dira : Oui. L'invocation est l'essence de l'adoration..

Dis lui : Si tu reconnais que c’est une adoration et que tu invoques Allah jour et nuit, avec crainte et espoir, et après cela, quand tu es dans le besoin, tu invoques un prophète ou quelqu'un d'autre, auras-tu associé à Allah dans l'adoration ? Il dira très certainement : Oui.

Dis lui donc : Si tu agis en fonction de la parole d’Allah : « Accomplis la Salat pour ton Seigneur et sacrifies. » (Sourate 108 - Verset 2), et que tu obéisses à Allah et que tu sacrifies pour Lui ; est-ce que cela est une adoration ? Il répondra très certainement : Oui.

Dis-lui alors : Si tu sacrifies pour une créature, comme un prophète, un djinn ou autre, est-ce que tu auras associé à Allah dans cette adoration ? Il le reconnaîtra inévitablement et il dira très certainement : Oui.

Dis-lui encore : Est-ce que les associateurs, sur qui le Qur’an est descendu, adoraient les anges, les Saints, Lat et d'autres ? Il répondra très certainement : Oui.

Dis-lui alors : est-ce que les adorations qu’ils vouaient, n'étaient que l'invocation, le sacrifice, le recours et autres ? Sans cela, ils reconnaissaient qu’ils (ceux qu'ils adoraient) étaient Ses serviteurs et qu'ils étaient sous Sa domination, et qu'Allah est Celui qui administre toute chose. Mais ils les ont invoqués et ont recouru à eux uniquement pour profiter de leur place, et de leur intercession auprès d'Allah. Et tout cela est très clair.

S'il dit : Renies-tu l'intercession du prophète صلى الله عليه وسلم, la désavoues-tu ? Dis : Je la renie pas, ni ne la désavoue. Au contraire, il est l'intercesseur autorisé, et j'espère jouir de son intercession. Mais, l'intercession toute entière appartient à Allah comme Il le dit : « Dis : L'intercession toute entière appartient à Allah. » (Sourate 39 - Verset 44) et elle ne sera effective qu'après Son autorisation comme Il le dit : « Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? » (Sourate 2 - Verset 255). Le Prophète صلى الله عليه وسلم n'intercédera pour personne sauf après avoir eu l'autorisation d'Allah comme le dit Le Très-Haut : « Et ils n'intercéderont qu'en faveur de ceux qu'Il agrée. » (Sourate 21 - Verset 128). Et Allah سبحانه n'accepte et n'agrée que le Tawhid comme Il le dit : « Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agréé et il sera dans l'au-delà parmi les perdants. » (Sourate 3 - Verset 85)

Si l'intercession tout entière appartient à Allah, et qu'elle ne se fera qu'après Sa permission, et que le prophète صلى الله عليه وسلم ou toute autre personne n'intercédera pour quiconque sauf après avoir reçu la permission d'Allah, et cette permission ne sera octroyée qu'en faveur des gens du Tawhid ; alors, il te sera clair que l'intercession toute entière appartient à Allah et que c'est à Lui seul qu'il faut la demander, en disant : « Ô Allah, ne me prives pas de son intercession, Ô Allah, fais qu'il intercède en ma faveur », parmi d’autres façons.

S'il te dit : On a accordé au Prophète صلى الله عليه وسلم l'intercession, et moi je lui demande de ce qu'Allah lui a accordé.

La réponse : Allah lui a donné le droit d'intercession mais il t'a interdit de faire ce que tu viens de dire comme Le Très-Haut a dit : « N'invoquez donc personne avec Allah. » (Sourate 72 - Verset 18). Si tu invoques Allah pour qu'il fasse intercéder Son Messager en ta faveur, alors obéis-Lui dans Sa Parole : « N'invoquez donc personne avec Allah. » (Sourate 72 - Verset 18)

L'intercession a aussi été donnée à d'autres que le Prophète صلى الله عليه وسلم et il est connu que les anges intercèdent ainsi que les enfants qui meurent en bas âge parmi les musulmans, et les Saints. Vas-tu dire : Allah leur a donné l'intercession, alors je la leur demande ? Si tu dis cela, tu reviens à l'adoration des Saints, qu'Allah a mentionnée dans Son Livre. Et si tu dis non, alors l'argumentation que tu tenais : « Allah lui a donné l’intercession, et moi je lui demande de ce qu’Allah lui a donné » devient vaine.

S'il dit : Je n'associe rien à Allah, loin de moi tout cela, mais par contre avoir recours aux Saints n'est pas du Shirk.

Dis-lui : Si tu reconnais qu'Allah a interdit le Shirk et l’a rendu bien plus grave que l’interdiction de l'adultère, et tu reconnais qu'Il ne le pardonnera pas ; qu’est-ce donc cette chose qu’Allah a interdite, et qu’Il a citée qu’Il ne le pardonne pas ? Il ne sait pas, dis-lui alors : Comment peux-tu innocenter ta personne du Shirk alors que tu ne sais pas ce que c'est ? Comment se fait-il qu’Allah te l’a interdit et Il a cité qu’Il ne le pardonne pas, et tu ne te renseignes pas à ce sujet et tu ne le connais pas ? Penses-tu qu'Allah nous l'a interdit sans nous l'expliquer ?

S'il dit : Le Shirk c'est l'adoration des statues, et nous ne les adorons pas alors dis-lui : Qu'est-ce que l'adoration des idoles ? Penses-tu qu'ils croyaient que le bois et les pierres avaient le pouvoir de créer, la capacité de pourvoir, et d’administrer les choses, pour celui qui les invoque ? Ceci est démenti par le Qur’an.

S'il dit : c'est ceux qui s'adressent à un morceau de bois, ou une pierre, ou une construction sur une tombe, ou autre, et qu’ils les invoquent et sacrifient pour eux en disant : « Ils nous rapprochent davantage d'Allah et nous préservent du mal ou nous donnent des biens grâce à leur bénédiction », alors dis-lui : Tu dis vrai, et c'est exactement ce que vous faites auprès des pierres et des constructions bâties sur les tombes et autres. Cette personne a reconnu que les actes cités sont bel et bien de l'adoration d'idoles et c'est la réponse désirée.

On peut aussi lui dire, ta parole : Le Shirk : c'est l'adoration des statues. Veux-tu que le Shirk ne se limite qu'à cela, et que le fait de compter sur les Saints et le fait de les invoquer n'entrent pas dans le Shirk ? Ceci contredit ce qu'Allah a cité dans Son Livre concernant la mécréance de ceux qui s'accrochent aux anges, ou à Issa ou encore aux Saints. Il va de soi qu'il reconnaîtra que le fait d'associer un saint à Allah dans son adoration, c’est le Shirk qui est mentionné dans le Qur'an. Et ceci est la réponse désirée.

La réalité du problème est quand il a dit : « Je n'associe pas à Allah. » Alors dis-lui : Qu'est-ce que l’association à Allah ? Expliques-la moi. S'il te dit c'est l'adoration des idoles, alors dis-lui : Qu'est-ce que l'adoration des idoles ? Explique-la moi !

S'il dit : Je n'adore qu'Allah L’Unique. Dis : Qu'est-ce que l'adoration d'Allah L’Unique, expliques-la moi ? S'il l'explique comme le Qur'an l'a démontré, alors c'est ce qui est désiré. Et s'il ne sait pas ce que c’est, comment peut-il prétendre une chose alors qu'il l’ignore ? S'il te l'explique avec un autre sens, alors exposes-lui les versets clairs qui montrent le sens de l'association à Allah et de l'adoration des idoles, et c'est exactement ce que font les gens à notre époque. Et l'adoration d'Allah L'Unique sans associé est celle qu’ils nous reprochent. C’est ainsi qu’ils crient comme ont crié leurs frères lorsqu’ils ont dit : « Réduira-t-il les divinités à un seul dieu ? Voilà une chose vraiment étonnante. » (Sourate 38 - Verset 5)

Si tu comprends cela, ce que les moushrikins de notre époque appellent « croyance », et c'est exactement le shirk qui a été révélé dans le Qur’an, et ce pourquoi le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a combattu les gens ; saches alors, que le shirk des premiers est moins grave que celui des gens de notre époque pour deux raisons :

Premièrement : Les anciens n'associaient et n'invoquaient les anges, les saints et les idoles avec Allah que dans l'aisance, tandis que dans la difficulté, ils rendaient l’invocation exclusivement à Allah, comme l'a dit Le Très-Haut : « Et quand le mal vous touche en mer, ceux que vous invoquiez en dehors de Lui se perdent. Puis, quand Il vous sauve et vous ramène à la terre vous vous détournez. L'homme est très ingrat. » (Sourate 17 - Verset 67). Et Le Très-Haut a dit : « Informez-moi si le châtiment d'Allah vous vient, ou que vous vient l'Heure, ferez-vous appel à un autre qu'Allah, si vous êtes véridiques ? C'est plutôt à Lui que vous ferez appel. Puis Il dissipera s'Il vient, l'objet de votre appel et vous oublierez ce que vous (Lui) associez. » Et Le Très-Haut a dit: « Et quand un malheur touche l'homme il appelle son seigneur en se tournant vers Lui. Puis quand Il lui accorde de sa part un bienfait, il oublie la raison pour laquelle il faisait appel, et il assigne à Allah des égaux, afin d'égarer (les gens) de Son chemin. Dis : Jouis de ta mécréance un court moment, tu fais partie des gens du Feu. » (Sourate 39 - Verset 8) Et Son autre parole: « Quand une vague les recouvre comme des ombres, ils invoquent Allah, vouant leur culte exclusivement à Lui. » (Sourate 31 - Verset 32)

Quiconque comprend ce sujet qu'Allah a éclairci dans Son Livre ; c'est-à-dire le fait que les moushrikins que le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم a combattus invoquaient Allah تعالى, et en invoquaient d'autres en dehors de Lui dans l'aisance, mais par contre dans les moments de détresse et de grande difficulté, ils n'invoquaient qu'Allah L'Unique sans associé et oubliaient leurs maîtres ; alors lui apparaîtra clairement la différence qu'il y a entre le Shirk des gens de notre époque et le Shirk des anciens ! Mais où est donc celui qui aura compris cela dans son cœur d'une bonne compréhension enracinée ? Et d'Allah on implore le secours.

Deuxièmement : Les anciens invoquaient avec Allah des gens considérés auprès de Lui, comme les prophètes, les saints, les anges ; ou bien ils invoquaient des pierres ou des arbres qui obéissent à Allah sans Lui désobéir. Tandis que ceux de notre époque invoquent avec Allah des gens parmi les plus pervers. Et ceux qui les invoquent, racontent d’eux-mêmes, leur débauche comme l'adultère, le vol, l’abandon de la prière et d'autres choses de ce genre. Le fait d’avoir foi en des gens pieux ou en tout ce qui ne désobéit pas, tels que le bois et la pierre, est moins grave que le fait d’avoir foi en des personnes dont tout le monde atteste de leur perversité et de leur désordre.

Si tu constates que ceux qu’a combattus le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم étaient plus sains d'esprit et que leur Shirk était moindre que ceux-là, saches alors que ces derniers (contemporains) ont une ambiguïté qu’ils exposent par rapport à ce que nous avons cité ; elle fait partie de leur plus grandes ambiguïtés, alors écoutes bien la réponse : ils disent que ceux sur qui le Qur'an a été descendu n'attestaient pas de « La Ilaha illa Allah », démentaient le messager d'Allah صلى الله عليه وسلم, reniaient la Résurrection, démentaient le Qur'an et le considéraient comme de la sorcellerie ; tandis que nous, nous attestons de « La Ilaha illa Allah Mohammed rassoul Allah », nous croyons que le Qur'an est véridique, nous croyons en la Résurrection, nous faisons la prière et nous jeûnons. Comment pouvez-vous nous comparer à ceux-là ?

Réponse : Il n'y a aucune divergence entre tous les savants sur le fait que celui qui reconnaît le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم dans certaines choses et le dément dans d'autres, est kafir, et il n’entre pas dans l'Islam. Il en est ainsi pour celui qui croit en une partie du Qur'an et en renie une autre ; comme celui qui reconnaît le Tawhid et renie l'obligation de la Prière, ou reconnaît le Tawhid et la Prière mais renie l'obligation de la Zakat, ou reconnaît tout ceci mais renie le Jeûne, ou reconnaît tout ceci et renie le Hadj.

Lorsque les gens de l'époque du Prophète صلى الله عليه وسلم ne se soumettaient pas au Hadj, Allah révéla à leur sujet : « Et c'est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens d'aller faire le pèlerinage de la maison. Et quiconque ne croit pas... Allah se passent largement des mondes. » (Sourate 3 - Verset 97)

Et celui qui reconnaît tout ceci mais renie la Résurrection, devient kafir d’après le consensus, et son sang et ses biens deviennent licites, comme l'a dit Le Très-Haut : « Ceux qui ne croient pas en Allah et Ses messagers, et qui veulent faire distinction entre Allah et ses Messagers et qui disent : « Nous croyons en certains d'entre eux, mais nous ne croyons pas en d'autres » et qui veulent prendre un chemin intermédiaire (entre la foi et la mécréance) les voilà les vrais mécréants ! Et nous avons préparé pour les mécréants un châtiment avilissant. » (Sourate 4 - Versets 150 et 151)

Si Allah a clarifié dans Son Livre que celui qui croit en une partie et mécroit en une autre est le véritable mécréant, alors cette confusion n’a plus lieu d’être. Et c’est celle-ci qu’ont citée des gens de « l’ihssa » dans le livre qu’il nous ont envoyé.

On peut aussi lui dire : si tu reconnais que celui qui croit au messager en tous points, mais renie l'obligation de la Prière, est un kafir et de ce fait son sang et ses biens deviennent licites, ce qui est reconnu par l'unanimité des savants ; alors il en sera de même pour celui qui reconnaît tout sauf la Résurrection, ainsi que pour celui qui renie l'obligation du Jeûne de Ramadan et accepte tout le reste. Ceci n’est réfuté par personne, et il n'y a aucune divergence entre les écoles juridiques ; d'ailleurs le Qur'an en fait mention comme nous l’avons cité.

Il va de soi que le Tawhid est la plus importante obligation avec laquelle est venu le Prophète صلى الله عليه وسلم et il est bien plus important que la Prière, la Zakat, le Jeûne et le Hadj.

Alors comment expliquer que celui qui renie une de ces choses devienne mécréant même s'il pratique tout le reste avec lequel est venu le Messager صلى الله عليه وسلم, mais que s’il renie le Tawhid, qui est la religion de tous les messagers, alors là il ne devient pas Kafir ? Gloire à Allah ! Quel étonnement de constater cette ignorance !

On peut dire aussi : les compagnons du Messager صلى الله عليه وسلم ont combattu les « Banou-Hanifa » : ils s’étaient convertis à l'époque du Prophète صلى الله عليه وسلم, ils attestaient qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que Mohammed est Son serviteur et messager, ils faisaient l'appel à la prière et la pratiquaient. S'il te dit : Mais ceux-là disaient de Moussaïlima qu'il était un prophète. Nous disons alors, c'est justement la réponse attendue. Si celui qui élève un homme au niveau du Prophète صلى الله عليه وسلم devient kafir et de ce fait, ses biens et son sang deviennent licites, et ni son attestation de foi ni sa prière ne lui seraient utiles ; alors qu'en est-il de celui qui élève Shemssan ou Youssouf, ou un compagnon, ou un prophète au rang du Tout-Puissant des cieux et de la terre ? Gloire à Allah ! Il est bien plus grand que tout cela ! « C'est ainsi qu'Allah scelle les cœurs de ceux qui ne savent pas. » (Sourate 30 - Versets 59)

On peut dire aussi : ceux que 'Ali Ibn Abi Talib, رضي الله عنه, a brûlés avec le feu, tous se prétendaient de l’Islam, faisaient partie des compagnons de ‘Ali, رضي الله عنه, tenaient leur savoir des Compagnons ; mais ils avaient cru en 'Ali comme la croyance en Youssouf, Shemssan et leurs semblables. Comment les Compagnons ont ils été unanimes sur le fait de les tuer et sur leur kufr ? Pensez-vous que les Compagnons considéraient les musulmans comme étant des kouffars ? Pensez-vous que la croyance en Taj et ses semblables ne nuit pas, et que la croyance en 'Ali rend kafir ?

On peut dire aussi : Banou ‘Oubayd Al Qaddeh qui ont régné au Maghreb et en Egypte à l'époque des Bani l'Abbas, tous témoignaient de « La Ilaha illa Allah Mohammed rassoul Allah », se prétendaient de l’Islam, accomplissaient la prière du Vendredi et celle en groupe ; mais lorsqu’ils ont montré leur désaccord avec la Shari'ah, sur des points moins graves que ceux que nous connaissons maintenant, les 'Ulémas à l'unanimité étaient d'accord sur leur kufr et sur le fait de les combattre, et sur le fait que leur pays était un Etat où il était légitime de faire la guerre. Les musulmans les ont combattus jusqu'à ce qu'ils aient été dépossédés de toutes les terres musulmanes.

On peut dire aussi : si les premiers n'étaient devenus kouffars que parce qu'ils ont réuni le shirk, démenti le Messager صلى الله عليه وسلم et le Qur'an, nié la Résurrection parmi d'autres choses, alors quelle serait la signification du chapitre « houkm El mortad » (jugement de l’apostat) que les savants ont cité d’après chaque Ecole ? Tout en sachant que l’apostat, est le musulman qui a mécru après avoir accepté l’Islam. Puis, ils ont cité plusieurs sortes d’apostasies, chacune d’entre elles faisant sortir de l’Islam, et rendant le sang de la personne « hallal » ainsi que ses biens, à un tel point qu’ils ont évoqué des choses très anodines pour celui qui les fait, comme dire une parole avec sa langue sans pour autant en être convaincu, ou dire une parole pour plaisanter et jouer.

On peut dire aussi : ceux à propos de qui Allah a dit : « Ils jurent par Allah qu'ils n'ont pas dit (ce qu'ils ont proféré), alors qu'en vérité ils ont dit la parole de la mécréance et ils ont rejeté la foi après avoir été musulmans. » (Sourate 9 - Verset 74). N’as-tu pas entendu qu’Allah les a traités de mécréants pour une parole alors qu’ils vivaient à l’époque du prophète صلى الله عليه وسلم , qu’ils combattaient à ses côtés, priaient avec lui, s’acquittaient de la « zakat », accomplissaient le pèlerinage et pratiquaient le « Tawhid » ? Ainsi en est-il pour ceux dont Allah a dit : « Dis : ‹Est-ce d'Allah, de Ses versets (le Qur’an) et de Son messager que vous vous moquiez ?› Ne vous excusez pas, vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. » (Sourate 9 - Versets 65-66). Allah a clairement montré qu’ils avaient mécru après avoir eu la foi, alors qu’ils étaient avec le prophète صلى الله عليه وسلم à la bataille de Tabouk, ils avaient dit une parole et ils ont confirmé qu’ils l’ont dite en plaisantant.

Donc prends en compte cette ambiguïté, qu’est leur parole : vous traitez de mécréants des gens parmi les musulmans qui attestent qu’il n’y a aucune divinité à part Allah, qui accomplissent la prière, jeûnent, puis prends en compte sa réponse, car c’est ce qu’il y a de plus profitable dans ces quelques pages.

Et parmi les preuves aussi, ce qu’Allah تعالى a raconté au sujet des Enfants d’Israël, lorsque malgré leur soumission, leur science, et leur piété, ils ont dit à Moussa : « ‹Ô Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux.› » (Sourate 7 - Verset 138) ; ainsi que la parole de certains compagnons : « Désigne-nous un arbre afin que nous en tirions bénédictions .» ; puis le Prophète صلى الله عليه وسلم a juré que cette parole était semblable à celle que les Enfants d’Israël ont adressée à Moussa : « ‹Ô Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux.› ». Mais, les associateurs ont une ambiguïté au sujet de cette histoire, qu’ils utilisent comme preuve, en disant : Les Enfants d’Israël n’ont pas mécru en disant cela, tout comme ceux qui ont dit au prophète صلى الله عليه وسلم: « Désigne-nous un arbre afin que nous en tirions bénédictions ».

En réponse nous disons : les Enfants d’Israël ne l’ont pas accompli, tout comme ceux qui ont demandé au prophète صلى الله عليه وسلم, ils ne l’ont pas accompli non plus, et il n’y a aucune divergence sur le fait que si les Enfants d’Israël l’avaient fait, ils auraient certes mécru, de la même façon, il n’y a aucune divergence non plus que si ceux que le prophète صلى الله عليه وسلم a condamnés, ne lui avaient pas obéi et avaient pris l’arbre afin d’en tirer bénédiction après que le prophète صلى الله عليه وسلم leur ai interdit, ils auraient certes mécru  et c’est cela qui est demandé afin de comprendre. Mais cette histoire est profitable dans le sens où le musulman ou même le savant peut tomber dans une sorte de « shirk » qu’il ignore complètement. Elle est bénéfique aussi pour pousser à apprendre et à être sûr, ainsi que pour savoir que la parole des ignorants : « le Tawhid, nous l’avons compris », fait partie de la plus grande ignorance et des ruses du Diable. On en retire aussi que le musulman qui fait un effort d’analogie, et qui dit une parole de mécréance par ignorance, puis qu’on avertit, et il se repent sur le champ, il ne sort pas de l’Islam, comme ont fait les Enfants d’Israël et ceux qui ont fait la demande au prophète صلى الله عليه وسلم. On en retient aussi que même s’il ne sort pas de l’Islam, on doit durcir le ton avec lui en employant des paroles fermes et dures comme l’a fait le prophète صلى الله عليه وسلم.

Ils ont une autre ambiguïté, ils disent : Le prophète صلى الله عليه وسلم a reproché à Oussama d’avoir tué une personne qui a dit : « la ilaha illa Allah » puis il a dit : « L’as-tu tué après qu’il ait dit : la ilaha illa Allah ? », aussi cette autre parole : « On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : la ilaha illa Allah » ainsi que d’autres hadiths sur le fait de ne pas combattre celui qui prononce cette parole. Ces ignorants veulent dire à travers cela, que celui qui prononce cette parole ne sort pas de l’Islam, et on ne doit pas le combattre quoi qu’il fasse.

Nous devons dire à ces associateurs ignares : il va de soi que le prophète صلى الله عليه وسلم a combattu les Juifs et a pris leurs femmes et enfants, alors qu’ils disaient : « la ilaha illa Allah », et que les compagnons du prophète صلى الله عليه وسلم ont combattu Banou Hanifa, alors qu’ils attestaient qu’il n’y a aucune divinité à part Allah et que Mohamed est Son messager ; ils accomplissaient l’office de la prière et se prétendaient musulmans, il en est de même pour ceux que ’Ali Ibn Abi Taleb a brûlés. Ces ignares reconnaissent que celui qui renie la Résurrection sort de l’Islam et mérite la mort même s’il prononce l’attestation de foi, et que celui qui renie un des piliers de l’Islam sort de l’Islam et mérite la mort même s’il la prononce. Alors comment se fait-il qu’elle ne lui soit pas bénéfique s’il renie une chose parmi les ramifications, et elle lui serait bénéfique s’il renie le Tawhid qui est la base de la religion de tous les messagers et sa tête ?! Mais les ennemis d’Allah n’ont pas compris le sens des hadiths.

Pour ce qui est du hadith d’Oussama : il a tué un homme qui prétendait être musulman, pour la simple raison qu’Oussama pensait que ce qui l’a poussé à ça, était la peur pour son sang et ses biens. Si une personne montre l’Islam, nous devons nous retenir de le tuer jusqu’à ce que nous soyons sûr qu’il nous a montré le contraire de l’attestation. Alors Allah a révélé : « Ô les croyants ! Lorsque vous sortez pour lutter dans le sentier d'Allah, voyez bien clair (ne vous hâtez pas) » (Sourate 4 - Verset 94), c’est-à-dire soyez clairvoyants. Le verset prouve qu’il ne faut rien lui faire, et qu’il faut être sûr. Si après ça, nous voyons que cela contredit l’Islam, on doit le tuer, conformément à la parole d’Allah : « voyez bien clair », et si nous ne devions pas le tuer tant qu’il la prononce, il n’y aurait aucun sens sur le fait d’être clairvoyant. Il en est de même pour les autres hadiths semblables. Leur sens est ce qu’on a cité : celui qui montre l’Islam et le Tawhid, il faut se retenir de lui faire du mal, sauf si nous sommes sûrs de remarquer ce qui annule le Tawhid et l’Islam.

La preuve de ceci : le prophète صلى الله عليه وسلم est celui qui a dit : « L’as-tu tué après qu’il ait dit : « la ilaha illa Allah », !? » et « On m’a ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : la ilaha illa Allah », et c’est lui-même qui a dit au sujet des kharidjites : « Où que vous les trouviez, tuez-les, car si je les trouvais, je les châtierais comme le châtiment de Aad » ; tout en sachant que ces gens-là avaient beaucoup d’adorations à leur actif à un tel point que les compagnons sous-estimaient leurs prières devant eux ; alors que les kharidjites ont appris la science des compagnons. « La ilaha illa Allah », ne leur fut d’aucune utilité, ni leurs abondantes adorations, ni le fait de se prétendre musulman lorsque est apparu de leur part une contradiction avec la Législation. Il en est de même pour les exemples cités à propos du combat des Juifs et de Banou Hanifa par les compagnons.

De la même façon, le prophète صلى الله عليه وسلم avait voulu combattre Bani El Moustalaq lorsqu’une personne l’a informé qu’ils ne voulaient plus payer la Zakat, jusqu’à ce qu’Allahتعالى révèle le verset suivant : « Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait. » (Sourate 49 - Verset 6), alors que cette dernière avait menti à leur sujet. Tout ceci prouve que ce que visait le prophète صلى الله عليه وسلم à travers les hadiths qu’ils ont utilisés comme preuves, est ce que nous avons expliqué.

Ils ont encore une autre ambiguïté : à propos de la parole du prophète صلى الله عليه وسلم: « Des gens au jour de la Résurrection imploreront Adam, puis Noh, puis Ibrahim, puis Moussa, puis Issa ; tous auront des prétextes, jusqu’à ce que les gens arrivent au Prophète صلى الله عليه وسلم. » ils ont dit : ceci est une preuve que l’imploration à autre qu’Allah ne fait pas partie du shirk.

En réponse, nous disons : Gloire et pureté à Celui qui a scellé les cœurs de Ses ennemis. Le fait d’implorer une créature pour une chose dont il est capable, nous ne l’interdisons pas, comme Allah تعالى a dit au sujet de Moussa : « L'homme de son parti l'appela au secours contre son ennemi. » (Sourate 28 - Verset 15); et comme une personne peut implorer son compagnon dans la guerre ou ailleurs pour des choses dont il est capable. Nous interdisons par contre l’imploration dans l’adoration faite par ces gens-là auprès des tombeaux des walis, ou en leur absence, pour des choses dont nul n’est capable sauf Allah.

Si cela s’avère assimilé, on comprend que l’imploration des prophètes le Jour de la Résurrection est de leur demander qu’ils invoquent Allah afin qu’Il fasse les comptes des gens pour que les habitants du Paradis soient soulagés de la fatigue de cette longue attente. Ceci est permis dans ce bas-monde comme dans l’au-delà : aller chez un homme pieux, vivant, qu’il s’assoie avec toi, écoute tes paroles et lui dire : « invoques Allah en ma faveur », tout comme les compagnons du prophète صلى الله عليه وسلم lui demandait pendant son vivant. Mais après sa mort, loin de là et bien au contraire, qu’ils aient agi ainsi devant son tombeau. Même les ancêtres pieux ont sermonné celui qui visait l’invocation d’Allah auprès de son tombeau ; que dire de celui qui l’invoque lui-même ?!

Ils ont encore une autre ambiguïté : c’est l’histoire d’Ibrahim عليه السلام, lorsqu’il a été jeté dans le feu. L’ange Gabriel s’est présenté à lui dans l’air et a dit : as-tu besoin de quelque chose ? Ibrahim عليه السلام a répondu : de ta part ? Non. Ils ont dit : si l’imploration de Gabriel était du shirk, il ne l’aurait jamais présentée à Ibrahim.

La réponse est la même que la précédente ambiguïté : l’ange Gabriel a proposé de l’aider sur une chose dont il était capable comme Allah le dit : « que lui a enseigné [L'Ange Gabriel] : à la force prodigieuse, » (Sourate 53 - Verset 5). Si Allah lui avait permis de prendre le feu d’Ibrahim et ce qui était autour parmi les terres et les montagnes, et qu’il les lance dans l’Occident ou dans l’Orient, il l’aurait fait ; et s’Il lui avait ordonné de transporter Ibrahim عليه السلام dans un endroit lointain, il l’aurait fait ; et s’il lui avait ordonné de l’élever au ciel, il l’aurait fait. Ceci est comme l’exemple d’un homme riche qui a beaucoup de biens, et qui voit une personne nécessiteuse, alors il lui propose de lui prêter, ou de lui donner afin qu’elle se décharge de son affaire. Ensuite la personne nécessiteuse refuse, et patiente jusqu’à ce qu’Allah pourvoit à ses besoins sans en attendre une faveur d’aucun autre. Quel est donc le lien entre cela et l’imploration dans l’adoration et l’associationnisme, s’ils pouvaient comprendre.

Nous allons conclure ces paroles, avec la permission d’Allah, avec un sujet d’une très grande importance que nous comprendrons grâce à ce qui a été dit précédemment. Nous allons isoler ce sujet pour son importance, et pour les nombreuses erreurs à ce sujet. Nous disons donc :

Il n’y a aucune divergence sur le fait que le TAWHID se pratique par le cœur, la parole et les actes, et si l’une des 3 choses faisait défaut, la personne ne pourrait être musulmane. Si elle connaît le Tawhid et qu’elle n’agit pas en conséquence, alors c’est une mécréante par entêtement comme Pharaon, Ibliss et leurs semblables. Beaucoup de monde se trompe dans cette catégorie et dit : Ceci est la vérité, et nous la comprenons, nous attestons que c’est la vérité, mais nous ne pouvons pas l’appliquer, car il ne nous est pas permis de contredire les gens de notre pays, et d’autres excuses encore. Mais le pauvre ne sait pas que la majorité des chefs de la mécréance connaît la vérité, mais ne l’a délaissée que pour des fausses excuses ; comme le dit Le Très-Haut : « Ils troquent à vil prix les versets d'Allah (le Qur’an) et obstruent Son chemin. » (Sourate 9 - Verset 9), parmi tant d’autres versets, comme Sa parole : « Ceux à qui nous avons donné le Livre, le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants. » (Sourate 2 - Verset 146). Si la personne applique le Tawhid par des actes extérieurs mais qu’elle ne le comprend pas, ou qu’elle n’y croit pas de son cœur, alors c’est une hypocrite, qui est pire que le mécréant pur : « Les hypocrites seront, certes, au plus bas fond du Feu, et tu ne leur trouveras jamais de secoureur » (Sourate 4 - Verset 145).

Ce sujet est un vaste et long sujet. Tu t’en apercevras si tu prends en compte les propos des gens. Tu en verras qui connaissent la vérité mais qui délaissent son application par peur de diminution de leurs biens, rang ou par peur de se mettre les gens à dos. Tu en verras d’autres qui afficheront la vérité extérieurement, mais n’y croiront pas intérieurement ; puis lorsque tu leur demandes au sujet de leur croyance dans leur cœur, ils ne la connaissent pas. Mais, à toi de comprendre deux versets du livre d’Allah. Le premier, ce qu’il en apparaît de Sa parole : « Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. » (Sourate 9 - Verset 66). Si tu as constaté que certains compagnons, qui ont combattu les romains avec le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم sont sortis de l’Islam à cause d’une parole qu’ils ont dite en plaisantant et en jouant, tu auras compris que celui qui dit une parole de mécréance ou fait de la mécréance par peur de diminution de ses biens ou rang ou retournement des gens contre lui, est bien plus grave que de dire une parole en plaisantant.

Le deuxième verset, la parole d’Allah تعالى: : « Quiconque a renié Allah après avoir cru... - sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi - » (Sourate 16 - Verset 106). Allah n’a excusé parmi ces gens que celui qui a été contraint mais que son cœur est rempli de foi. En dehors de ce dernier, il aurait certes mécru après avoir eu la foi ; qu’il l’ai fait par peur ou par crainte de retournement des gens contre lui, ou par amour pour son pays, ou pour sa famille, son clan, ses biens ou même par plaisanterie ou pour d’autres intérêts, sauf le contraint. Le verset prouve donc ceci par deux aspects.
Premier aspect, Sa parole : « sauf celui qui y a été contraint », Allah n’a fait exception que pour celui qui est contraint et il va de soi que l’homme ne peut être contraint que pour les actes ou la parole. Tandis que la croyance dans le cœur, nul ne peut y être contraint.
Deuxième aspect, Sa parole : « Il en est ainsi, parce qu'ils ont aimé la vie présente plus que l'au-delà. » (Sourate 16 - Verset 107). Il a rendu clair que cette mécréance et cette punition ne sont pas dues à la croyance ou ignorance, ou par haine de la religion ou par amour de la mécréance, mais leur cause est qu’il y avait un profit parmi les profits de ce bas-monde. Il a préféré le profit du bas-monde à la religion. Et Allahسبحانه وتعالى est Le seul savant.

Louange à Allah, Seigneur des mondes et prière d’Allah sur Mohamed et sa famille, ainsi que tous ses compagnons. Amine.


m
13 octobre 2005 07:04


LE VERITABLE
MUSULMAN



par
Dr. Diyaaud-deen Al-Qudsee



2ème édition
Revue et corrigée



Au nom d’Allah,
Le Clément Le Miséricordieux

Louange à Allah, Celui dont nous implorons le secours. Nous recherchons refuge auprès d’Allah contre notre propre méchanceté et contre nos mauvaises actions. Rien ne peut égarer celui qu’Allah guide et nul ne peut guider celui qu’Il égare. Je témoigne qu’il n’y a aucune divinité si ce n’est Allah lui-même sans associé, et je témoigne que Mohammed est son esclave et son envoyé.
En outre :
Depuis la création d’Adam عليه السلام, Ibliss qu’Allah le maudisse a fait apparaître son hostilité envers Adam et sa descendance. Il s’est promis de conduire toute l’humanité à l’égarement à l’exception des serviteurs sincères d’Allah.
Ainsi débuta la guerre entre le vrai et le faux et entre les alliés d’Allah et les alliés du Diable. Ibliss a exploité toutes les méthodes possibles, pour égarer la descendance d’Adam et leur embellir le faux.. De ce fait, il en égara un grand nombre parmi eux.
Allah passa un accord avec la descendance d’Adam : ils ne devaient pas adorer le Diable car il était un ennemi évident. Allah envoya Ses messagers en tant qu’annonciateurs de bonnes nouvelles et pour mettre en garde les hommes contre le Diable. Ainsi, après la venue des messagers, personne n’aurait de prétexte auprès d’Allah.
Les messagers d’Allah étaient envoyés successivement avec l’unique préoccupation de pousser le peuple à adorer Allah Seul, sans aucun associé. Ainsi, les meilleurs élus se sont transmis le flambeau du Tawhid (Unicité) en invitant leurs communautés à l’adoration d’Allah, sans adorer aucune divinité excepté Lui. Le flambeau du Tawhid passa ainsi de messager en messager jusqu'à parvenir au dernier des prophètes d’Allah, la meilleure de toutes les créatures et le meilleur de tous les fils d’Adam : Mohammed Ibn Abdallah . Le prophète Mohammed صلى الله عليه وسلم était le sceau de la caravane des messagers qui éclaira le chemin vers Allah pour l'humanité. Ainsi, Allah paracheva Sa religion et parfît sa bénédiction sur nous et agréa l'Islam comme religion.
Le prophète صلى الله عليه وسلم n’était qu’un homme, puis il mourut, et laissa sa communauté sur une voie claire de jour comme de nuit : ne s'en écarteraient que ceux qui sont voués à la perdition.
Mais la guerre entre le Shaytan et les enfants d'Adam n'est pas terminée. C'est une longue et difficile guerre, où le faux est embelli et mêlé à la vérité, afin de paraître beau aux yeux des enfants d’Adam. Les alliés du Diable suivent cette voie, tandis que les alliés d'Allah l'évitent.
Aujourd’hui, Shaytan et ses alliés empruntent une autre méthode pour détruire l’Islam : non en essayant de faire disparaître le terme « Islam », mais plutôt en déformant son sens, de façon à ce que cela ne les lèse ni eux, ni leur autorité.
De ce fait, le problème et la dissension des gens aujourd’hui, sont dus à leur ignorance de la vraie foi et du vrai Islam qu’Allah attend de leur part, ainsi que leur ignorance de la mécréance contre laquelle Allah demande de se détourner. La conséquence en est qu’ils ne peuvent pas faire la différence entre le mécréant et le musulman. Ils ne savent plus qui est le véritable mécréant et qui est le véritable musulman conformément à la définition de leur Seigneur Allah. Le peuple aujourd’hui ne juge plus d’après le Qur’an ni la Sounnah, mais d’après le point de vue des gens, d’après leurs persuasions et leurs convictions, et leur connaissance de l’Islam que le Taghout a bien voulu leur enseigner, c’est-à-dire celle qui ne lui pose aucun problème.



Est-ce que toute personne se revendiquant être musulmane, est vraiment musulmane en accord avec les lois d’Allah ?
Est-ce qu’Allah accepte l’adoration de n’importe qui se prétendant L’adorer ?

Nous observons à chaque époque de l’Histoire, depuis l’époque de Noh عليه السلام jusqu'à aujourd’hui, qu’un grand nombre de personnes se réclament être sur le droit chemin et adorer Allah, et en plus se prétendent être de vrais croyants. Néanmoins, Allah n’a pas accepté les croyances qu’ils revendiquaient, ni les adorations qu’ils vouaient, dans la mesure où cela n’était pas conforme à Ses désirs. En conséquence, Allah décréta Son jugement sur eux : ce sont des mécréants et des égarés, en dépit de leurs croyances et de leurs adorations prétendues. Allah a envoyé Ses messagers, c’est pour montrer aux gens la croyance claire qu’Il a exigée, ainsi que l’adoration qu’Il accepterait. Le simple fait de prétendre à la croyance et à l’adoration d’Allah ne pouvait leur être d’aucune utilité tant que ce n’était pas conforme à ce que Allah voulait Lui et à ce qu’Il a révélé à Ses messagers.
La valeur d’une personne auprès d’Allah ne se mesure pas en fonction d’une adoration abondante faite sans aucune preuve d’Allah ; mais plutôt par une adoration abondante qui satisferait Allah, conformément à ce qu’Il a ordonné.
Combien de personnes s’engagent dans de nombreuses adorations, qui n’ont pas de valeur égale auprès d’Allah au poids d’une aile de moustique ? L’adoration qu’elles vouent n’a aucune valeur auprès d’Allah ; elle n’est pas faite comme Allah l’a ordonnée, ni son messager.
A l’époque du prophète صلى الله عليه وسلم, les juifs étaient engagés dans de nombreuses adorations et déclaraient détenir la Vérité. Ils affirmaient par ailleurs être le peuple élu d’Allah. D’autre part, les chrétiens étaient de fervents adorateurs et prétendaient à la foi. Néanmoins, Allah سبحانه وتعالى n’accepta aucune de leurs adorations ni de leur foi et déclara sur eux la sentence du « kufr » (mécréance), d’égarement et de « shirk » (associationnisme).

Allah a dit dans le Qur’an :
« Dis : ‹Ô gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Thora et à l'Evangile et à ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur.› Et certes, ce qui t'a été descendu de la part de ton Seigneur va accroître beaucoup d'entre eux en rébellion et en mécréance. Ne te tourmentes donc pas pour les gens mécréants. » (Sourate 5 verset 68)

Les polythéistes (moushrikins), à l'époque du messager d'Allah صلى الله عليه وسلم, croyaient en l'existence d'un créateur, qui les a créés et a créé ce monde. Ils reconnaissaient aussi que ce dieu était celui qui gérait le monde, pourvoyait à leurs besoins et donnait la vie et la mort. Malgré cela, Allah سبحانه وتعالى les qualifia de mécréants et polythéistes et Il décréta que s'ils restaient et mourraient dans cette voie, ils entreraient dans le feu de l'Enfer, pour y demeurer éternellement.
Ecoutons donc ce que Allah سبحانه وتعالى dit au sujet de ces moushrikins et de leurs croyances.

« Dis : ‹A qui appartient la terre et ceux qui y sont ? si vous savez›.
Ils diront : ‹A Allah›. Dis : ‹Ne vous souvenez-vous donc pas ?›
Dis : ‹Qui est le Seigneur des sept cieux et le Seigneur du Trône sublime ?›
Ils diront : [ils appartiennent] ‹A Allah›. Dis : ‹Ne craignez-vous donc pas ?› Dis : ‹Qui détient dans sa main la royauté absolue de toute chose, et qui protège et n'a pas besoin d'être protégé ? [Dites], si vous le savez !›
Ils diront : ‹Allah›. Dis : ‹Comment donc se fait-il que vous soyez ensorcelés ?› [au point de ne pas croire en Lui].
Nous leur avons plutôt apporté la vérité et ils sont assurément des menteurs. »
(Sourate 23 - Versets 84 à 90)

En effet, Allah سبحانه وتعالى n’accepte aucune croyance, ni Islam, ni adoration, sauf si ils sont conformes à Ses désirs et à Ses ordres. De plus, Il exige que tout cela Lui soit voué exclusivement.


Considérons une personne qui croit sincèrement en Allah, mais sa croyance n’est pas conforme à ce qu’Allah a ordonné, est-ce qu’Allah accepterait la foi d’une telle personne ?

Sans aucun doute, la réponse exacte à ces questions est qu’Allah n’acceptera ni sa foi ni ses actes, sauf s’ils sont conformes à ce qu’Allah a demandé.

Allah سبحانه وتعالى a dit dans le Qur’an :
« Et quiconque soumet son être à Allah, tout en étant bienfaisant, s'accroche réellement à l'anse la plus ferme (La-ilaha-illa-Allah) et la fin de toute chose appartient à Allah. » (Sourate 31 verset 22)

Si tel est le cas, alors quelle est la véritable croyance qu’Allah agrée et qu’Il nous a ordonnée ?
Quel est l’Islam qui satisfasse Allah et qu’Il nous a ordonné ?
Quelle est l’adoration qui satisfasse Allah et qu’Il accepte ?
Où peut-on connaître tous ces aspects, qu’Allah a éclaircis, et qui devons-nous suivre concernant ces aspects afin de se présenter en tant que vrais musulmans et en tant que vrais croyants lorsque nous rencontrerons notre Seigneur Allah ?

Il n’y a aucun doute concernant ces aspects : Allah nous les a formellement clarifiés. Il n’y a plus d’ambiguïté, ni d’obscurité, ni de complication à ce sujet.. Allah nous a ordonné de ne suivre aucune voie si ce n’est celle qu’Il a révélée, afin que nous puissions acquérir Son agrément et Son paradis. Allah a dit dans le Qur’an :
« Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur (le Qur'an et la Sounnah), et ne suivez pas d'autres Auliya'[1]. Mais vous vous souvenez peu. » (Sourate 7 verset 3).

Allah جلّ وعلا dit encore :
« Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident. » (Sourate 33 verset 36)

Il dit encore :
« Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah. Tel est Allah mon Seigneur ; en Lui je place ma confiance et c'est à Lui que je retourne [repentant]. » (Sourate 42 verset 10)

Le prophète صلى الله عليه وسلم nous a dit lors de son dernier sermon :
« Je laisse derrière moi deux choses, le Qur’an et mon exemple, la Sounnah, et si vous vous y accrochez solidement, vous ne vous égarerez jamais. » (El Muwata de l’Imam Malik)

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit encore :
« Aucun de vous ne sera croyant jusqu'à ce que ses désirs soient en conformité avec ce que j’ai apporté. » (Mouslim)

Le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :
« Quiconque fait une action non conforme à ce que nous avons ordonné, elle lui sera invalide. » (Boukhari et Mouslim)

Si l’Iman et l’Islam qu’Allah attend de nous, et l’adoration qu’Il accepte de notre part sont ceux qu’Il nous a éclaircis dans Son Livre et dans la Sounnah de Son messager صلى الله عليه وسلم, alors tout ce qui n’est pas conforme à cela est vain et inacceptable, et ce, quelle que soit la prétention concernant la sincérité de l’intention vis-à-vis d’Allah L’Unique. Si la situation est telle :

Alors, qu’est-ce que l’Iman et l’Islam d’après le Qur’an et la Sounnah ?
Qui est le kafr (mécréant), qui est le mou’min (croyant) et qui est le moushrik (associateur) d’après le Qur'an et la Sounnah ?
Quelle est l’adoration qu’Allah accepte, qu’Il a ordonnée, et qu’Il a éclaircie dans le Qur’an et la Sounnah de Son messager صلى الله عليه وسلم ?
Ces thèmes sont le sujet de notre pamphlet et c’est ce que nous voulons expliquer aux gens jusqu’à ce que leur soient éclaircies leurs positions vis-à-vis du Qur’an et de la Sounnah et vis-à-vis de la religion de la droiture.

Ainsi, celui dont l’Iman et l’Islam sont en accord avec le Qur’an et la Sounnah, a certes réussi. Cependant, celui dont l’Iman est fonction de sa passion et de la passion des gens, mais qui veut suivre la vérité, doit alors retourner au livre d'Allah, tant qu'il en est encore temps. En effet, Allah accepte le repentir, tant que l'âme est encore dans le corps, et Allah est certes Accueillant au repentir.
Donc, j'ai décidé de clarifier cela de telle façon à ce que périsse (pour le rejet de la vérité) celui qui devait périr avec évidence claire, et que vive celui qui devait vivre avec évidence claire.
Commençons notre recherche par la définition de l'Islam.

Islam : C'est la soumission complète à Allah, l'abandon total, la servitude et l'assujettissement à Lui uniquement sans associé. Il ne peut pas y avoir d'adoration d’Allah L'Unique, excepté :
Ø     en croyant en tout ce qui est dans Son Livre et dans la Sounnah de Son messager صلى الله عليه وسلم,
Ø     en accomplissant et en pratiquant ce qui a été trouvé dans les deux sources (Qur’an & Sounnah) pour la satisfaction d'Allah L'Unique,
Ø     en évitant et en s'éloignant de ce qui les rend invalides et qui fait sortir la personne concernée de la religion.
Ainsi, le sens global de l'Islam : c'est la complète soumission et l'abandon total à Allah L'Unique, intérieurement et extérieurement.

Allah تعالى dit dans le Qur’an :
« Dis (Ô Muhammad à l’humanité) : ‹Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, (et ensuite) Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Dis (Ô Muhammad) : ‹Obéissez à Allah et au Messager. Et si vous tournez le dos... alors Allah n'aime pas les infidèles ! » (Sourate 3 versets 31-32)
Allah سبحانه وتعالى nous a expliqué dans Son Noble Livre, l'Islam qu'Il agrée, celui qu'Il accepte.

Allah dit dans le Qur’an :
« Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au TAGHOUT (fausse divinité) tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. » (Sourate 2 verset 256)

Le sens de "l'anse la plus solide" dans ce verset, c'est l'Islam qu'Allah ordonne et celui qu'Il agrée.
Ce verset nous montre clairement qu'une personne est incapable de se saisir de cette anse qui est l'Islam uniquement en croyant en Allah, mais sa croyance doit impérativement être complétée par le rejet du Taghout (fausse divinité) et son renoncement à lui, quel que soit son type et sous toutes ses formes. Et si elle ne fait pas cela, et croit en Allah sans mécroire au TAGHOUT alors sa foi ne lui est d'aucune utilité, et Allah n’acceptera pas cela d’elle. Elle n'aura donc aucun poids dans la balance d'Allah le jour du jugement.

Ainsi, sans la mécréance au Taghout, d'après ce noble verset, il est impossible qu'il y ait l'Islam et l'Iman qu'Allah تعالى accepte.
Allah سبحانه وتعالى a fixé deux conditions afin que l'Islam se pratique correctement. Ces deux conditions sont : le rejet du Taghout et la croyance en Allah. Si l'une des deux conditions est absente alors l'Iman et l'Islam seront incorrects et non valides.


Commençons maintenant par expliquer ces deux conditions :

La première condition : mécroire au Taghout.
Il n'y a aucun doute que celui qui ne connaît pas le Taghout, sous toutes ses formes et couleurs, ne saurait le rejeter ni y renoncer, même s'il le prétend ; sa prétention étant de rejeter quelque chose qu'il ne connaît pas. Ce n'est pas ce type de renoncement ou mécréance qui est visé par ce verset Qur’anique. De la même façon, une personne qui ne sait pas ce qu'est l'Iman, ne peut prétendre la posséder. Sa prétention d'avoir l'Iman est donc nulle et caduque.
Allah عز وجل dit dans le Qur’an :
« N'as-tu pas vu ceux (hypocrites) qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Taghout (dans leurs disputes), alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. » (Sourate 4 verset 60)

En vérité Allah سبحانه وتعالى nous informe dans ce verset des gens qui prétendaient croire en ce qui a été révélé à Mohammed صلى الله عليه وسلم et aux messagers d'avant lui, et qui pourtant malgré cette prétention, préféraient demander justice au Taghout dans leurs disputes.
Allah سبحانه وتعالى a rejeté cette prétention d'Iman. Une croyance correcte et un désir de demander justice au Taghout ne peuvent se rassembler dans un seul et même cœur. S’ils avaient une réelle croyance, comme ils le prétendaient, ils n'auraient jamais désiré être jugés par le Taghout, parce qu'Allah سبحانه وتعالى a explicitement ordonné d'y mécroire quand Il a dit : « …alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. » (Sourate 4 verset 60)
Il a clarifié que l'un des souhaits de Shaytan le maudit, était de conduire les gens à l'égarement, les tromper et les duper, et de les laisser penser que leur prétention de croire en ce que Allah a révélé à Ses messagers et qu’en même temps le fait de vouloir être jugés par le Taghout leur permet de rester dans cette religion, et rend leur prétention de la foi acceptable auprès d’Allah :
« …Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. » (Sourate 4 verset 60)
Dans un autre verset, Allah جلّ وعلا dit :
« Et à ceux qui s'écartent des Taghouts pour ne pas les adorer, tandis qu'ils reviennent à Allah, à eux la bonne nouvelle ! Annonce la bonne nouvelle à Mes serviteurs. » (Sourate 39 verset 17)

Dans ce verset, Allah annonce la bonne nouvelle du Paradis à Ses serviteurs et les décrit. Parmi leurs caractéristiques, on trouve un écartement de l'adoration du Taghout et une adoration fidèle et sincère à Allah سبحانه وتعالى. Ils méritent donc la bonne nouvelle du Paradis et la satisfaction d'Allah عز وجل. Par conséquent, Allah سبحانه وتعالى a clairement montré dans ce verset que ceux qui méritent Sa satisfaction et la bonne nouvelle du Paradis sont ceux qui dans leur vie, s’écartent du Taghout et de son adoration sous toutes ses formes et apparences, et qui adorent Allah L'Unique avec fidélité et sincérité sans rien Lui associer.
Dans ce noble verset, Allah nous rappelle aussi que l'écartement de l'adoration du Taghout est l'une des conditions pour qu'une croyance soit correcte et valide et qu’elle nous permette de bénéficier de la satisfaction d'Allah et d'entrer au Jannah (Paradis).

Dans un autre verset, Allah indique que tous les messagers sont venus afin d'inviter les gens à deux bases fondamentales que sont :
Ø     adorer Allah L'Unique
Ø     s'écarter du Taghout sous toutes ses formes, couleurs et apparences.
Ces deux fondements forment la base principale de l'appel de tous les messagers.


Allah dit dans le Qur’an :
« Nous avons envoyé dans chaque Oummah (communauté, nation) un Messager, [pour leur dire] : ‹Adorez Allah (L’Unique) et écartez-vous du Taghout (toutes fausses divinités)›.» (Sourate 16 verset 36)

Ce verset nous montre que tous les messagers sans exception ont expliqué avec une grande clarté qu'Allah n'accepte pas l'adoration d'un serviteur sauf si :
Ø     il L'adore de la façon légiférée à travers la langue des messagers,
Ø     il L’adore avec sincérité,
Ø     il s’écarte de l'adoration des Tawaghits quel que soit le type et sous toutes ses formes, que ces adorations soient grandes ou petites.
Après avoir cité ces versets évidents, qui montrent clairement l'obligation de rejeter les Tawaghits, qui est un des piliers fondamentaux du Tawhid, il nous incombe de savoir ce qu'est le Taghout, sous toutes ses formes, couleurs et diversités ; celui sans lequel aucune adoration ni foi ne pourrait être valide, sauf si on le rejette.

Taghout : c'est toute chose qui dissuade et dévie la personne de l'adoration d'Allah et qui l'empêche aussi d'obéir loyalement et sincèrement à Allah et à son messager, que ce soit :
Ø     un diable parmi les djinns,
Ø     un diable parmi les inss (humains),
Ø     des arbres, des pierres, et autres[2].

Entre également dans cette définition, sans aucun doute, le fait de gouverner avec des lois étrangères et de se détourner de l'Islam et de ses législations, ainsi que toute personne établissant des lois afin de juger dans les affaires de sang, de biens et de mœurs, qui annule de ce fait les lois d’Allah, comme les peines prescrites ou l’interdiction de l'intérêt, la fornication ou le vin, parmi d’autres choses que ces lois permettent et soutiennent, par leur application et leur exécution. Ces lois sont elles-mêmes des Tawaghits et les personnes qui les ont établies et mises en place sont également des Tawaghits. Il en est ainsi pour tout livre forgé par le cerveau humain qui détourne de la Vérité qu’a apportée le prophète صلى الله عليه وسلم, que cela soit voulu ou pas ; celui qui le fait est un Taghout

Le Taghout est tout peuple auprès duquel on recherche un jugement autre que celui d'Allah et de son messager ; ou qu’on adore en dehors d’Allah, ou que l’on suit sans clairvoyance de la part d’Allah, ou à qui on obéit sans savoir si cela fait partie de l’obéissance à Allah
Allah عز وجل dit dans le Qur’an :
« … et Il n'associe personne à Son commandement. » (Sourate 18 verset 26)
Il dit aussi :
« … Le pouvoir n'appartient qu'à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la religion droite ; mais la plupart des gens ne savent pas. » (Sourate 12 verset 40)

Manière de mécroire au Taghout :
Ø     croire au fait que toute adoration vouée à autre qu’Allah est invalide,
Ø     délaisser l’adoration du Taghout,
Ø     traiter de mécréants ses partisans et les prendre pour ennemis.
Pour comprendre ce concept de Taghout plus clairement, prenons des exemples de la société actuelle :

Allah سبحانه وتعالى dit dans Son Noble Livre :
« Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu'ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d'Allah. Allah est Puissant et Sage. » (Sourate 5 verset 38)

Dans ce noble verset, Allah سبحانه وتعالى nous donne un ordre clair, sans aucune ambiguïté, qui est : quelle que soit la personne qui vole, homme ou femme, alors il nous incombe de lui couper la main en punition de ce qu’elle a commis. Ceci est l’ordre d’Allah en ce qui concerne le voleur (homme ou femme) et cela est valable jusqu’au jour du jugement, tant que subsistent les cieux et la Terre.
Après cet ordre, supposons que quelqu’un, quel que soit son statut, donne un autre verdict, qui de ce fait empêche de couper la main du voleur ; de même, s’il dit qu’il est nécessaire d’enfermer le voleur parce que le fait de lui couper la main est inapproprié à notre époque ; ou s’il prétend que cette règle n’est pas dissuasive et qu’une règle plus appropriée serait de le tuer ou une autre règle.
En effet, quiconque rend un jugement autre que celui d'Allah en ce qui concerne le vol, que ce soit en augmentant ou en diminuant la punition, même s'il ne déclare pas ouvertement que le jugement d'Allah est incorrect ou qu'il ne l'accepte pas, s'est alors mis à l'égal d'Allah سبحانه وتعالى et s'est donné un attribut exclusivement réservé au Créateur de l'univers, qui est le droit de juger et d'établir les règles qui régissent les relations entre les personnes. Il s'est, de ce fait, élevé au rang de divinité en dehors d'Allah, même s'il ne prétend pas cela et même s'il ne dit pas ouvertement : "Je suis une divinité en dehors d'Allah" ou encore "adorez-moi je suis une divinité".
En effet, cette personne s'est attribuée un droit qui appartient seulement à Allah L'Unique, sans aucun associé, et a donc de cette manière dépassé ses limites et est devenue un Taghout.
Quiconque obéit à ces types de personnes, ou ne les excommunie pas (appeler ou considérer quelqu'un comme kafr), ou encore ne traite pas de kafr ceux qui ne les considèrent pas comme mécréants, est alors lui-même un mécréant et a rendu non valide son Iman et ceci même s'il jeûne, prie, accomplit le hadj et prétend être musulman.
La raison pour laquelle ces personnes sont mécréantes est qu'elles n'ont pas rejeté le Taghout, qu’Allah a ordonné de traiter de mécréant et dont le reniement sous toutes diversités, formes et couleurs est une condition nécessaire pour entrer dans l'Iman. Sans cela, l’Iman, l'Islam et les actions sont sans valeur.
Il y a un autre exemple qui clarifie la notion de Taghout :

Allah عز وجل a dit dans le Qur’an :
« … Alors qu'Allah a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt. » (Sourate 2 verset 275)

Dans ce noble verset, Allah nous montre que l'intérêt est clairement interdit (haram) sous toutes ses formes. Si, après ce jugement et ce verset, le dirigeant d'un certain pays autorise l'intérêt ou établit une loi pour que les banques puissent travailler avec l'intérêt, s’il leur permet de continuer leur travail dans le pays et autorise le commerce avec intérêt, alors ce dirigeant, bien qu'il n'ait pas prétendu ouvertement que "l'intérêt n'est pas interdit", s'est simplement par cette action opposé au commandement d'Allah. Il a permis ce qu’Allah a interdit et s'est attribué un droit qui n'appartient à personne, si ce n'est au Seigneur et Créateur des mondes : "le droit d'établir les règles qui régissent les relations entre les personnes".

Allah جلّ وعلا dit :
« …Le pouvoir n'appartient qu'à Allah. » (Sourate 12 verset 40)
Par conséquent ce dirigeant, bien qu'il n'ait pas clairement dit : "je suis une divinité en dehors d'Allah" comme a dit Pharaon, a de par son action, dépassé ses limites et s'est attribué la seigneurie et est, de ce fait, devenu un Taghout. Il nous incombe de le combattre et de l'excommunier, c’est-à-dire pratiquer sur lui le takfir, ainsi que tous ceux qui ne le considèrent pas comme mécréant. Celui qui obéit, soutient et suit ce dirigeant, ou ne le rejette pas, ne pratique pas sur lui le takfir ou encore sur ceux qui ne le considèrent pas comme mécréant, alors il est un mécréant tout comme lui parce qu'il n'a pas rempli la condition nécessaire pour entrer dans l’Iman : "mécroire au Taghout".
Un autre exemple qui clarifie le sens de Taghout :

Allah عز وجل dit :
« … qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ». (Sourate 24 verset 31)

Dans ce verset, Allah سبحانه وتعالى ordonne clairement aux femmes croyantes de rabattre leurs voiles sur leurs poitrines, afin de couvrir leurs cheveux, leur cou, ainsi que leurs boucles d’oreilles.
Supposons qu’un dirigeant établisse une loi qui autorise les femmes à circuler découvertes et dit qu'il s'agit d'un choix personnel, (celles qui veulent se couvrir peuvent le faire et celles qui ne veulent pas sont libres de ne pas le faire). Ce dirigeant, par sa parole et son acte a mis en place une loi autre que celle d'Allah سبحانه وتعالى Le juge des cieux et de la terre.
Il aura certes rejeté, par ses actes, l'ordre d'Allah en établissant une loi contraire à Sa loi, même s’il ne renie pas l’ordre d’Allah dans ce verset clair, car par son action, il s'est établi en tant que législateur égal à Allah. Ce dirigeant a outrepassé ses limites et est donc devenu un Taghout même s'il prie, jeune, accomplit le hadj et prétend être musulman. Par cet acte, il s'est attribué un droit qui n'appartient à personne d'autre qu'à Allah L'Unique, Créateur des cieux et de la Terre. Ce droit est celui d'établir des règles afin de régir la vie des hommes.
Quiconque obéit à ce genre de dirigeants ou l'appuie, ou ne pratique pas sur lui le takfir, ni sur ceux qui ne le considèrent pas comme mécréant, est alors lui-même un mécréant parce qu'il ne remplit pas la condition du rejet du Taghout, qui est une condition qu'Allah a rendue fondamentale pour entrer dans l’Iman, comme nous l’avons montré précédemment.

Un autre exemple serait la parole d'Allah تعالى au sujet de la connaissance de l’invisible :
« C'est Lui qui détient les clefs de l'Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. » (Sourate 6 verset 59)

Il dit encore :
« [C'est Lui] qui connaît le Ghayb (l’invisible). Il ne dévoile Son Ghayb à personne, sauf à celui qu'Il agrée comme Messager et qu'Il fait précéder et suivre de gardiens vigilants » (Sourate 72 versets 26-27)

Allah سبحانه وتعالى nous explique dans ces versets que "el ghayb" (l'invisible[3]) et la connaissance de celui-ci sont auprès d’Allah سبحانه وتعالى seul. Personne n'a la capacité de connaître l'invisible à moins qu’Allah l'en informe. Allah سبحانه وتعالى n’informe qu’à travers la révélation ceux qu’ils agrée comme messagers. De plus, s’il informe au sujet de l’invisible, Son information n’est que partielle et non totale, dans le sens où seuls certains évènements sont révélés et non tout l’invisible. Les messagers et prophètes eux-mêmes ne connaissent pas l'invisible excepté ce dont Allah les a avisés, par l’intermédiaire de la révélation, préservée de l’effet des diables.
Après avoir rendu claire cette réalité divine, nous disons que si une personne, quelle qu’elle soit prétend connaître "el ghayb", comme ce qui est dans le cœur des gens, ou ce qui va se passer dans le futur, il s’ensuit que :
Ø     Soit cette personne prétend qu'une révélation lui vient du ciel et de ce fait, elle prétend être un messager ou un prophète. Ainsi, elle rejette le fait que le prophèteصلى الله عليه وسلم est le sceau des messagers et qu'il n'y a aucun prophète après lui et en conséquence, elle a mécru au message du prophète Mohammed صلى الله عليه وسلم  ;
Ø     Soit cette personne prétend connaître l'invisible sans révélation venant d'Allah et donc par conséquent prétend posséder un attribut qui n'appartient qu'à Allah l'Unique, Créateur des Cieux et de la Terre, Celui qui connaît l’invisible. De ce fait, elle se déclare être une divinité en dehors d'Allah, même si elle ne le dit pas ouvertement.

Donc, toute personne qui prétend connaître l'invisible a dépassé ses limites et est devenu un Taghout. Pour cette raison, une telle personne, peu importe à quel point elle prétend être musulmane, prier, jeûner, accomplir le pèlerinage et remplir les piliers de l'Islam, aura certes mécru en ce qui a été révélé au prophète صلى الله عليه وسلم en prétendant connaître "el ghayb".

Tous ceux qui la croient ou lui obéissent, ou ne pratiquent pas sur elle le takfir ou sur ceux qui la considèrent comme musulmane, ont mécru et cela même s'ils jeûnent, prient et prétendent être musulmans, parce qu'ils n'ont pas rempli la condition de mécroire au Taghout. Personne n'entre dans l’Iman sans remplir cette condition. Ne remplir cette condition qu’avec des mots est sans valeur. Il est nécessaire de la remplir par le cœur, la parole et les actes.

Les quelques exemples que j’ai cités ont permis de clarifier la notion de Taghout, pour qu'aussi bien l’individu commun que le savant puissent la comprendre, afin que chaque personne connaisse sa position concernant le rejet des Tawaghits et la croyance qu'Allah lui demande.

Allah جلّ وعلا nous informe à propos des croyants ; Il dit :
« Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence]. » (Sourate 4 verset 65)

Dans ce verset, Allah fait un serment en Son propre nom, qui fait frémir les cœurs : celui qui ne se réfère pas et ne juge pas d'après ce que le prophète صلى الله عليه وسلم a apporté, que ce soit dans les grands ou petits litiges de la vie ; ou qui recherche son jugement mais ne l'accepte pas ; ou encore l'accepte mais éprouve une aversion dans son cœur envers cette décision, alors cette personne, quelle que soit sa prétention d’Iman, Allahسبحانه وتعالى a juré par Lui-même qu’elle n'est pas croyante, puis que l’Iman ne réalisera que si elle prend pour juge le prophète صلى الله عليه وسلم dans sa vie : c’est-à-dire qu’elle prenne pour juge ce qu’a apporté le prophète صلى الله عليه وسلم de la part d’Allah dans Son Livre et dans sa sounnah après sa mort, puis qu’elle accepte avec une totale soumission ce jugement quel qu’il soit, sans aucun doute, affliction ou difficulté, quelque soit le jugement
Celui qui ne rassemble pas toutes ces choses n’aura ni Iman ni Islam et cela même s’il le prétend avec sa langue.
Pour qu’une personne soit comptée parmi les croyants, il faut obligatoirement qu’elle ne juge par rien d’autre que le Qur’an et la Sounnah du messager. Elle ne devra pas seulement se contenter de cela, mais elle devra aussi se soumettre à Son jugement et Son commandement, intérieurement et extérieurement.
Il arrive que des personnes prétendant être musulmanes disent : « Le pays dans lequel nous vivons ne prend par pour juge le Livre d’Allah ni la Sounnah de Son messager صلى الله عليه وسلم. Si nous n’avons pas recours aux tribunaux du Taghout, qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, alors nous allons perdre nos droits. Il nous est donc nécessaire, afin d’obtenir nos droits usurpés, d’aller dans ces tribunaux et de se plaindre. Nous ne croyons pas par le cœur en ces tribunaux, et nous les considérons comme un Taghout, mais il nous est inévitable d’y avoir recours afin de ne pas perdre nos droits. Comment pouvons-nous donc devenir mécréant et non-croyant en faisant ceci alors que nos intentions sont pures, que nos cœurs sont sincères pour Allah et qu’il n’y a pas de shirk dans nos cœurs ni d’acceptation pour une loi autre que celle d’Allah. »
Nous disons à ces gens-là, nous voulons vous poser une question :
Si quelqu’un vous vole votre droit et vous dit que tout ce que vous avez à faire pour le récupérer est de prier pour lui et de jeûner pour lui seulement. Allez-vous le faire ?
Et si vous le faisiez, resteriez-vous musulman ?
Vous allez sûrement répondre « non », parce que la prière et le jeûne sont des adorations et qu’elles ne doivent être faites pour personne d’autre qu’Allah L’Unique. Quiconque les attribue à autre qu’Allah, alors il a adoré cette autre personne ou objet et a donc commis du shirk[4]. Quiconque prie ou jeûne pour une personne, qui que ce soit, l’aura alors élevée au rang de divinité.
Ne vous êtes-vous pas demandé, qu’Allah vous guide, pourquoi Allah a interdit de juger par autre chose que Sa Loi, et a déclaré mécréant celui qui recherche un jugement autre que le Qur’an et la Sounnah et le décrit comme un adorateur du Taghout ?
En effet, accepter Allah سبحانه وتعالى comme unique dirigeant (ou commandant) dans ce monde et dans l’au-delà, et rechercher le jugement du Qur’an et de la Sounnah de Son messager صلى الله عليه وسلم sont une adoration tout comme la prière, le jeûne et le hadj. Par conséquent, toute personne qui accomplit cette adoration ou même une partie de cette adoration pour un autre qu’Allah, est semblable à celle qui prie et jeûne pour autre qu’Allah. Cette « prière » est une adoration et cette « demande de jugement » est aussi une adoration.
Allah سبحانه وتعالى nous dit que le fait de légiférer, commander et juger est exclusivement réservé à Lui-même. Il n’accepte pas d’associé en cela, que ce soit dans les grands ou les petits sujets. Ceci est donc une adoration qui lui est due, et qui n’est pas permise à autre, peu importe de qui ou de quoi il s’agit.

Allah عز وجل dit dans le Qur’an :
« …Le pouvoir n'appartient qu'à Allah. » (Sourate 12 verset 40)

Votre prétention de ne pas aimer le Taghout et d’y mécroire, et avec cela vous lui demandez justice, est une prétention mensongère que démentent vos actes. Si vous aviez vraiment mécru au Taghout et si vous l’aviez vraiment détesté, alors vous ne lui auriez pas demandé justice dans les petits ou les grands litiges, et ce, quelque soit la l’étendue des droits perdus. La subsistance vient d’Allah et personne ne possède le pouvoir de l’augmenter ou de la diminuer.
Le problème posé par le fait de demander justice à un autre qu’Allah de légiférer n’est pas simplement une question de gagner ou de perdre des droits. Il s’agit d’accomplir un acte d’adoration parmi d’autres à autre qu’Allah, et ainsi d’attribuer l’un des droits d’Allah à autre que Lui ; ce qui revient à élever cette personne à la position d’Allah. Ceci est clairement du kufr (mécréance) et du shirk en soit.
En effet, Allah سبحانه وتعالى dénonce la prétention de ces gens et ne les considère pas comme musulmans quelle que soit leur prétention d’Iman (croyance). En dépit de leur prétention de croyance, ils veulent accomplir un acte qui n’est pas compatible avec une vraie croyance, car quiconque croit correctement en Allah ne souhaite pas rechercher le jugement du Taghout, que ce soit en son for intérieur ou par ses actes.
Allah عز وجل dit dans le Qur’an :
« N'as-tu pas vu ceux (hypocrites) qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Taghout (dans leurs disputes), alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. » (Sourate 4 verset 60)

Ceux qui cherchent un jugement du Taghout alors qu’ils prétendent avoir l’Iman, Shaytan veut les égarer en leur insufflant le mal, afin de les tromper en les dupant. Il les laisse croire qu’ils resteront dans l’Iman, s’ils veulent demander le jugement du Taghout[5], et ce, même s’ils passent à l’acte. Allah عز وجل dit : « Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. » (Sourate 4 verset 60)

Pour bien comprendre ce problème, réfléchissons sur ces versets clairs. Allah تعالى dit dans le Qur’an :
« Ceux qui sont revenus sur leurs pas après que le droit chemin leur a été clairement exposé, le Diable les a séduits et trompés.
C'est parce qu'ils ont dit à ceux qui ont de la répulsion pour la révélation d'Allah : ‹Nous allons vous obéir dans certaines choses›. Allah cependant connaît ce qu'ils cachent.
Qu'adviendra-t-il d'eux quand les Anges les achèveront, frappant leur face et leur dos ?
Cela parce qu'ils ont suivi ce qui courrouce Allah, et qu'ils ont de la répulsion pour [ce qui attire] Son agrément. Il a donc rendu vaines leurs oeuvres. » (Sourate 47 versets 25 à 28)

Après avoir expliqué à l’aide d’exemples la première condition pour entrer dans l’Islam, qui est de mécroire et de rejeter le Taghout, nous allons expliquer la seconde condition qui est l’Iman.

Les piliers de la foi qu’Allah جلّ وعلا a rendus obligatoires sont au nombre de six. La croyance correcte qu’Allah سبحانه accepte ne se réalise pas si on ne croit pas en ces piliers, de la façon dont Allah veut que nous y croyons et non comme nous le désirons. Si l’un des piliers est déficient ou manquant, alors Allah جلّ وعلا n’accepte ni cet Iman ni cet Islam.

Allah سبحانه dit dans le Qur’an :
« Ô les croyants ! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son messager, au Livre qu'il a fait descendre sur Son messager, et au Livre qu'il a fait descendre avant. Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier, s'égare loin dans l'égarement. » (Sourate 4 verset 136)
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13 octobre 2005 07:05

LES PILIERS DE L’IMAN

1 – Croire en Allah : c’est la ferme conviction et l’absolue croyance qu’Allah est le Seigneur, Créateur et le Maître de toute chose. Etant L’Unique Créateur des Mondes, Il est aussi L’Unique Détenteur du droit de légiférer et d’établir des lois pour régir la vie des hommes ; Il est Le Seul digne d’être adoré (adoration sous forme de prière, jeûne, invocation, espérance, crainte, soumission et d’abandon à Allah). Il est caractérisé par tous les attributs de perfection, de plénitude, et Il est au dessus des fautes et des défauts ; rien ne Lui ressemble, Il est L’Audiant, L’Omniscient.

2 – Croire aux anges : c’est la ferme conviction que les anges d’Allah existent, qu’ils sont des serviteurs honorables créés de lumière. Ils sont comme Allah les a décrits, des serviteurs respectueux. Ils exaltent Sa gloire nuit et jour et ne se lassent point, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande, et faisant strictement ce qu'on leur ordonne et ils se chargent des fonctions qu’Il leur assigne. Ce sont des êtres de lumière qui n’ont pas de corps physique et donc ne peuvent être perçus par les sens humains. Contrairement aux hommes, ils ne mangent pas, ne boivent pas, ne dorment pas, ne se marient pas, ne procréent pas, et ne sont ni mâles ni femelles.
Il y a une obligation particulière de croire en ceux dont les noms sont mentionnés dans le Qur’an et dans les Hadiths authentiques comme Jibril, Mika’il, Israfil, Ridwan, et Malik, ainsi qu’aux devoirs et fonctions qui sont confiés à d’autres, comme porter le trône, protéger et enregistrer (les actions). Nous devons y croire de manière détaillée. Concernant les anges dont le nom n’est pas mentionné, nous devons y croire de manière globale et seul Allah en connaît le nombre.

3 – Croire aux écritures divines : croire aux livres qu’Allah a révélés à Ses messagers et prophètes. Allah nous a mentionné le nom de certains de ces livres dans le Qur’an, et il y en a d’autres qu’Il ne nous a pas dévoilés. Ceux qu’Allah عز وجل a cités dans le Qur’an sont : la Torah (Tawrat), les Evangiles (Injil), les Psaumes (Zabour), et les écritures révélées à Ibrahim et Moussa ; tandis que les autres livres, qui ont été révélés à l’ensemble des messagers, Allah تعالى ne nous a pas communiqué leurs noms. Néanmoins, Il nous informe qu’à chaque prophète Il a donné un message à transmettre à son peuple.
Il est également obligatoire de croire que tous les livres révélés, l’ont été avec vérité, lumière, et guidée. Ces livres renferment le Tawhid d’Allah سبحانه وتعالى dans Sa seigneurie, dans Son adoration et dans Ses noms et attributs. Toute chose qui y a été incorporée et qui contredit ces aspects a été déformée par le travail de l’Homme. Nous croyons que tous les livres à l’exception du Qur’an ont été déformés, car le Noble Qur’an est gardé et protégé par Allah تعالى de toute altération, substitution et déformation. Le Qur’an est le dernier livre révélé par Allah et ses règles restent valables jusqu’au jour du jugement, sans altération, substitution ni déformation. Il a été révélé pour tous les hommes et les djinns[6]. Il nous est obligatoire de suivre ses commandements, d’éviter ses interdits, de croire en son récit, de rechercher son jugement dans tous les problèmes, qu’ils soient grands ou petits.
Croire aux livres qui ont été révélés avant le Qur’an et qui ont alors été déformés, c’est croire qu’ils ont été à l’origine révélés par Allah, mais ce n’est pas croire en eux dans leur état actuel, après déformation. Les versions de nos jours, nous ne croyons en rien de ce qu’ils contiennent, excepté ce qui concorde avec le Qur’an et la Sounnah du prophète صلى الله عليه وسلم.

4 – Croire aux messagers d’Allah : c’est la ferme conviction qu’Allah تعالى a envoyé des messagers pour guider les créatures dans la vie de ce monde et pour l’au-delà. Il nous est obligatoire de croire en ceux qui sont mentionnés par Allah dans Son Livre et par le prophète صلى الله عليه وسلم dans la Sounnah, d’une façon détaillée. De plus, il faut croire, d’une façon globale, qu’Allah en a envoyé d’autres, dont le nombre et les noms ne sont connus que par Lui.

5 – Croire au jour dernier : c’est la ferme croyance en tout ce que Allah عز وجل a mentionné dans Son Livre et en a informé Son messager صلى الله عليه وسلم au sujet de ce qui se passe après la mort : la fitna (épreuve) de la tombe, son châtiment et sa récompense, la résurrection, le rassemblement, l’enregistrement, les comptes, la balance, le bassin (hawd), le pont Sirat, l’intercession, le Paradis et l’Enfer, ainsi que tout ce qu’Allah تعالى a préparé pour ceux qui vont y demeurer.

6 – Croire que la prédestination et le destin, qu’ils soient bon ou mauvais, proviennent d’Allah : Allah n’accepte pas la croyance au Qadaa et Qadar (prédestination et destin) d’une personne si elle ne croit pas aux 4 points suivants :

1 – La croyance en la science absolue d’Allah  : Il connaît les actions de Ses créatures avant même qu’elles ne les accomplissent et les a inscrites dans le Livre des Décrets (Lawh al Mahfoudh).
2 – La croyance au fait que ce qu’Allah veut, s’accomplit, et que ce qu’Il ne veut pas, ne s’accomplit pas. Tout mouvement ou immobilisme dans les cieux ou dans la Terre n’existe que par La Volonté d’Allah تعالى.
3 – La croyance en Allah تعالى, Créateur de toute chose et de toutes les actions des êtres humains. Toute chose en dehors d’Allah est créée et tout ce qui existe dans l’univers existe par La Volonté et La Prédestination d’Allah.
4 –Il faut croire que tout ce qui nous est arrivé n’aurait pu être évité, et que tout ce qui n’est pas arrivé, n’aurait pas pu se produire.

Allah جلّ وعلا dit dans le Qur’an :
« Nous avons créé toute chose avec Qadar [7]» (Sourate 54 verset 49)

Ainsi, toute chose existe par la prédestination d’Allah et Sa destinée. Allah crée toutes les actions de Ses serviteurs, mais ils ont une volonté en eux-mêmes et agissent en conséquence.
L’Homme sera tenu responsable de ses actes. S’ils sont bons alors la récompense le sera aussi, et s’ils sont mauvais alors il en sera de même pour la rétribution.
Allah سبحانه وتعالى a créé chez l’Homme la capacité de distinguer le bien du mal, la vérité du mensonge, et lui a donné la liberté de choisir.
Allah عز وجل dit :
« Nous l'avons guidé dans le chemin, - qu'il soit reconnaissant ou ingrat- » (Sourate 76 verset 3)

Rien ne se passe dans le royaume d’Allah sans Sa Volonté et Sa Décision, mais Allah n’agrée pas la mécréance pour Ses serviteurs, ni ne leur ordonne de la commettre, bien au contraire, Il l’interdit et Il ordonne l’Iman et l’agrée.

Allah سبحانه وتعالى sait ce qui va arriver sur terre. Sa Science est immuable et ne se déforme pas, c’est Lui l’Omniscient, sachant le moment et les circonstances des actes, avant même qu’ils ne se produisent.
Il n’y a pas dans La Science d’Allah de passé, ni de présent, ni de futur, la science de toute chose est détenue par Lui. Il sait, avant de créer une personne, comment sera cette personne quand elle sera créée, et si elle sera croyante ou mécréante, ou si elle mourra pieuse ou impie.
Si Allah écrit Sa Science dans le Livre des Décrets, Son Ecrit ne change pas et cela se réalisera comme il a été écrit.
Néanmoins, L’Ecrit d’Allah dans le livre des Décrets ne signifie pas qu’Allah a contraint la personne à mécroire ou à croire, car Allah سبحانه وتعالى a donné à Ses esclaves la liberté de choisir entre l’Iman ou le Kufr ; c’est pourquoi il sera tenu pour responsable de son choix et sera rétribué en conséquence. Le choix du serviteur par rapport à la croyance ou la mécréance, se fait par sa propre volonté, qu’Allah lui a donnée. Le fait qu’Allahسبحانه وتعالى ait prédestiné les actes des serviteurs, depuis qu’Il les a crées jusqu'à leur mort, avant leur création et leur accomplissement, ne veut pas dire qu’ils sont contraints à agir ainsi, mais qu’Allah connaît toute chose. Il n’y a pas de nouveauté dans Sa Science ; pas de passé, de présent ni de futur. La connaissance d’Allah est une prédestinée de dévoilement et non d’une prédestinée de contrainte. Dans le Livre des Décrets, il s’agit de l’écriture de la connaissance et non de l’écriture de la contrainte.
Après avoir expliqué clairement l’Iman et l’Islam qu’Allah exige et les conditions nécessaires à cela, nous allons passer à un autre aspect très important, aussi important que celui qui le précède, qui est :


Comment un croyant protège-t-il son Iman et son Islam jusqu’à ce qu’il rencontre Allah  ?

Allah explique ce pourquoi nous avons été créés :
« Et Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. » (Sourate 51 verset 56)

Ce verset nous montre clairement que les djinns (génies) et les hommes ont été créés dans le seul but d’adorer Allah L’Unique sans aucun associé.

Quelle est donc cette adoration qu’Allah exige de nous, celle pour laquelle Il nous a créés ?

Le sens linguistique du mot adoration est : asservissement, soumission, abandon et obéissance.
Alors que le sens jurisprudentiel est : nom collectif qui désigne tout ce que Allah aime, agrée, et ordonne comme actes et paroles, intérieurs et extérieurs[8].
Allah سبحانه وتعالى ne nous a pas laissés déterminer ce qu’est une adoration et ce qui ne l’est pas ; mais Il nous l’a définie et expliquée dans Son Livre et à travers la Sounnah de Son prophète صلى الله عليه وسلم.
Ce qu’Allah nous a montré étant une adoration, il nous est obligatoire de l’accomplir uniquement pour Allah L’Unique sans Lui donner aucun associé. Si nous attribuons une adoration parmi d’autres, à autre qu’Allah, nous aurons adoré cet autre et associé.
Allah عز وجل dit :
« Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. » (Sourate 4 verset 36)

Allah سبحانه وتعالى nous ordonne dans ce noble verset de n’adorer que Lui et de ne vouer aucune sorte d’adoration, qu’elle soit grande ou petite, à autre qu’Allah, car c’est une association à Allah qui rend la valeur des actions de la personne nulle et non avenue et la fait sortir de la communauté. Si elle ne se repentit pas et meurt sur ce shirk, alors Allah ne lui pardonnera jamais et sa destinée sera le Feu où elle demeurera éternellement.

Allah جلّ وعلا dit :
« Certes, Allah ne pardonne pas qu'on Lui donne des associés. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Quiconque donne des associés à Allah s'égare, très loin dans l'égarement. » (Sourate 4 verset 116)

Il dit aussi :
« …Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs ! » (Sourate 5 verset 72)



Il dit aussi :
« …Mais s'ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu'ils auraient fait eût certainement été vain. » (Sourate 6 verset 88)

Il dit aussi :
« Il n'appartient pas aux associateurs de peupler les mosquées d'Allah, vu qu'ils témoignent contre eux-mêmes de leur mécréance. Voilà ceux dont les oeuvres sont vaines; et dans le Feu ils demeureront éternellement. » (Sourate 9 verset 17)

Il dit aussi :
« Dis (Ô Muhammad aux polythéistes) :
‹Me commanderez-vous d'adorer autre qu'Allah, Ô ignorants ?›
En effet, il t'a été révélé, ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé : ‹Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants » (Sourate 39 versets 64-65)


Qu’est-ce que le shirk (polythéisme) mentionné dans ces versets, qui rend vaines les actions et qui conduit la personne qui meurt en l’ayant commis au feu éternel, et qu’Allah ne pardonnera pas ?
Quel est ce shirk ? Comment sommes-nous capables de le reconnaître pour pouvoir l’éviter ? En effet, si nous ne le connaissons pas complètement alors la possibilité de le commettre est concevable à tout moment, c’est pourquoi il nous est obligatoire de le connaître afin de ne pas le commettre et de causer la nullité de nos actions, et afin de rencontrer Allah en tant que croyant et musulman.

Le Shirk : c'est le fait d'attribuer une des adorations qu’Allah nous a montrées dans le Livre et la Sounnah à autre qu’Allah, que ce soit en association avec Lui ou sans Lui.

Allahسبحانه وتعالى nous a clairement montré le shirk dans Son Livre et la Sounnah de Son messager صلى الله عليه وسلم, d’une clarté évidente, que nul ne peut ignorer et aucune excuse au sujet de cette ignorance n’est tolérée à celui à qui le Livre d’Allah et la Sounnah de Son messager صلى الله عليه وسلم sont parvenus.

Allah عز وجل dit :
« Et la plupart d'entre eux ne croient en Allah, qu'en lui donnant des associés. » (Sourate 12 verset 106)

Allah سبحانه وتعالى nous montre dans ce noble verset qu’une foi mélangée avec le shirk ne sera pas acceptée par Allah et que la croyance de la majorité des gens est mélangée avec une des formes du shirk. Néanmoins, ils n’ont pas d’excuse pour cela. Le grand nombre des moushrikins ne légitime en rien le shirk ni ne l'excuse. Donc, quiconque mélange son Iman, avec n’importe quelle forme de shirk qui rend non valide le Tawhid, devient alors moushrik (polythéiste). Il n’est pas appelé croyant, ni musulman et cela peu importe à quel point il prétend à l’Iman et à l’Islam. En effet, Allah سبحانه وتعالى n’accepte rien mis à part la religion pure, exempte de toute forme de shirk.

Allah عز وجل dit :
« Et quiconque soumet son être à Allah, tout en étant « Mouhsin » (bienfaisant[9]) s'accroche réellement à l'anse la plus ferme [la ilaha illa Allah (nul n’est en droit d’être adoré sauf Allah)]. La fin de toute chose appartient à Allah. » (Sourate 31 verset 22)

Le mot « Mouhsin » dans le verset signifie « exempt de shirk » : aucune adoration, grande ou petite, n’est accomplie pour autre qu’Allah, que cela soit en association avec Lui ou sans Lui.
Afin de comprendre clairement le sens d’adoration, qu’Allah veut, prenons quelques exemples :
Quand la plupart des gens sont interrogés sur ce qu’est l’adoration, ils répondent que c’est prier, jeûner, donner la zakat, accomplir le hadj, et tout ce qui y ressemble. Ils savent aussi, que celui qui accomplit ces actes d’adoration pour un autre qu’Allah alors il Lui a donné un associé.
Néanmoins, Allah سبحانه وتعالى nous informe qu’il y a d’autres formes d’adorations, qui ne sont pas moins importantes que la prière, le jeûne, la zakat, et le hadj, mais que beaucoup de gens ne connaissent pas.

Allah تعالى dit :
« …Le pouvoir n'appartient qu'à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la religion de la droiture ; mais la plupart des gens ne savent pas. » (Sourate 12 verset 40)

Ce noble verset nous informe que le droit de juger les gens ne revient à personne excepté à Allah تعالى et que le fait d’attribuer ce droit à Allah L’Unique est une adoration pour Lui. Donner ce droit ou même une partie infime à n’importe quelle créature est du shirk (association à Allah) et fait sortir la personne de la communauté de l’Islam et annule ses actions. Si elle ne s’en repent pas alors sa demeure sera le Feu de l’Enfer, où elle demeurera éternellement.
Par ailleurs, ce noble verset nous explique que beaucoup de gens ignorent le concept du Tawhid d'Allah dans le pouvoir, et que le fait de n'accepter aucun jugement si ce n'est celui d'Allah est une adoration tout comme la prière, le jeûne, la zakat et le hadj. Celui qui attribue le droit de gouverner à un autre qu'Allah, alors il l’aura adoré en dehors d’Allah.
De même, il nous expose que la religion de la droiture , qu’Allah accepte est la religion dans laquelle le droit de légiférer n'appartient qu'à Allah L'Unique, aussi bien dans les grands que les petits litiges.
« …Telle est la religion de la droiture… » (Sourate 12 verset 40)

En effet, le droit de juger n'appartient à personne d'autre excepté à Celui qui détient les qualités de la véritable divinité, puisque Il est L'Unique qui mérite d'être adoré.
Si une personne donne ces droits à autre que Lui ou à quelqu'un en association avec Lui, alors elle l’aura associé et adoré en dehors de Lui, et se sera opposée à Son Commandement. Allah سبحانه وتعالى nous a ordonné de n'adorer personne excepté Lui ; Il dit :
« …Il vous a commandé de n'adorer que Lui… » (Sourate 12 verset 40)

Quiconque donne le droit de juger ou de légiférer à autre qu'Allah, en association avec Lui ou sans Lui, aura alors pris cet « autre qu'Allah » comme divinité en dehors d’Allah, même s'il ne dit pas clairement : « Tu es mon dieu ». Le simple fait de lui attribuer ce droit, même s'il s'agit d'une petite part, le rend adorateur de cet « autre ».
Beaucoup de gens savent que quiconque prie, jeûne, accomplit le pèlerinage pour autre qu'Allah, l’aura alors adoré, mais nombre d'entre eux ignore qu’il en est de même pour celui qui donne le droit de légiférer à un autre qu'Allah. C'est cette réalité qu'Allah تعالى explique en disant :
« …mais la plupart des gens ne savent pas. » (Sourate 12 verset 40)

C'est-à-dire, ils ne savent pas que donner le droit de légiférer à autre qu'Allah équivaut à Lui donner un associé, tout comme le fait de prier, jeûner et accomplir le pèlerinage pour autre que Lui. Cette ignorance ne leur permet pas de rentrer dans la Religion de la droiture, car la religion de la droiture, c’est la religion dans la quelle le commandement n’appartient qu’à Allah L'Unique. Ceci est le sens de « Telle est la religion de la droiture ».

Il y a un autre sujet qui doit être traité, celui de la « Démocratie et des Partis Politiques ».
Il y a des gens qui prétendent vouloir revenir à l'application des lois islamiques, mais en établissant des partis politiques, tout en participant aux élections. Une fois les sièges obtenus dans les parlements, ils veulent utiliser leurs positions comme un moyen de changement des lois mécréantes de ce pays pour appliquer les lois islamiques. Avec ce moyen, ils espèrent obtenir un Etat Islamique, sans effusion du sang Musulman, comme ils le prétendent.
Supposons que quelqu’un prétende qu’il lui est permis d’établir ou de se joindre à un parti politique qui suit et adhère aux lois de la mécréance dans un Etat démocratique, qui ne gouverne pas d’après la Shari’ah, en revendiquant que cette action est pour le bien de l’Islam et des musulmans, ou qu’il rejoigne un parti politique qui suit les lois mécréantes afin d’acquérir un profit pour l’Islam comme il le prétend, alors l’acte de la personne, s’il prouve quelque chose, il ne prouve que son ignorance de l’Islam ou son travail pour la destruction de l’Islam en empoisonnant et en trompant le peuple musulman tout en établissant le pouvoir du Taghout.
Le fondement de partis politiques, qui adhèrent aux lois de la mécréance, même si l’objectif est d’appliquer la Loi islamique, est de la mécréance claire, qu’aucun musulman ne ferait. En effet, le fondement de partis politiques dans un Etat mécréant qui ne gouverne pas avec l’Islam, signifie accepter les lois de ce pays qui contredisent l’Islam. Celui qui accepte ces lois ou gouverne avec elles est un mécréant, et s’est élevé lui-même au rang de divinité en dehors d’Allah, quelle que soit sa prétention de vouloir l’Islam et l’application de la Shari’a, car l’Islam ne s’établit pas en entreprenant du kufr. Ceux qui appliquent les lois de la mécréance ou les acceptent, en prétendant que cette acceptation est seulement temporaire afin d’appliquer les lois islamiques, ou afin d’aider l’Islam et les musulmans, sont soit des ignorants qui n’ont pas compris le Tawhid, ni les fondements de l’Islam, ni comment s’établit le pouvoir dans l’Islam ; ou alors, ce sont des opportunistes, qui ne veulent qu’égarer ceux qui désirent l’Islam et ses lois afin d’acquérir les profits de ce monde, en exploitant l’amour des gens pour l’Islam et leur ignorance.
Toute personne agissant ainsi est sortie de l’Islam, peu importe sa prétention d’avoir l’Iman et l’Islam, et peu importe si elle prie, jeûne et déclare vouloir établir la Shari’ah islamique. Celui qui aide une telle personne, que ce soit par ignorance ou en connaissance de cause, l’aura alors adorée en dehors d’Allah ; d’autant plus qu’il n’est pas permis d’être ignorant à ce sujet. Le fait de juger fait partie des qualités spécifiques, qui n’appartiennent qu’à Allah, comme le sont les bases de la croyance et les bases du Tawhid.
L’Islam est venu pour sortir les gens de l'adoration des hommes à l'adoration du Seigneur des hommes, L’Unique. Ce n'est pas le rôle de l’Islam d'asservir l’être humain, en premier lieu, à un autre qu’Allah, puis de l’asservir à Allah L’Unique. Ce n’est pas la méthode qu’Allah nous a révélée pour faire triompher l’Islam.
Il n’y a pas plus égarée, plus ignorante et plus perverse qu’une personne qui veut asservir et subjuguer les gens en premier lieu à autre qu’Allah, puis à Allah.
Déterminer et préciser les limites du permis (halal) et de l’interdit (haram) est le droit d’Allah L’Unique, et Il ne partage ce droit avec personne. Le haram est ce qu’Allah a rendu haram et le halal est ce qu’Il a rendu halal. Ainsi, celui qui rend licite ce qui est illicite et inversement, rend illicite ce qui est licite, et est suivi dans ceci, se sera alors élevé au rang de divinité en dehors d’Allah. Par ailleurs, quiconque lui obéit, le soutient, et ne le considère pas comme un mécréant, aura en effet mécru et adoré le Taghout. Donc, celui qui vote pour ces partis, ou les aide, ou ne pratique pas sur eux le « takfir » (ne les traite pas de mécréants), ni sur ceux qui ne pratiquent pas sur eux le takfir, aura mécru, puisqu'il n'aura pas rejeté le Taghout.

Un autre exemple qui clarifie le sens de l’adoration :
Allah عز وجل dit :
« C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours. » (Sourate 1 verset 5)
Il dit encore :
« (Et rappelez-vous) le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : ‹Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres. » (Sourate 8 verset 9)

Allah سبحانه وتعالى nous explique dans ces versets que le fait d’appeler ou demander de l’aide en cas de détresse et rechercher l’assistance d’Allah est une adoration parmi d’autres. Celui qui invoque autre qu’Allah , comme les morts ou les absents, ou espère d'eux, les craint, leur demande l’accomplissement des besoins, la dissipation des peines ou le secours contre l’affliction ou autre chose, est alors un moushrik qui a commis du grand shirk qui le fait sortir de la communauté.
Allah جلّ وعلا dit :
« Et qui est plus égaré que celui qui invoque en dehors d'Allah, celui qui ne saura lui répondre jusqu'au Jour de la Résurrection ? Et elles [leurs divinités] sont indifférentes à leur invocation. » (Sourate 46 verset 5)

Il dit encore :
« Et n'invoque pas, en dehors d'Allah, ce qui ne peut te profiter ni te nuire. Et si tu le fais, tu seras alors du nombre des injustes. Et si Allah fait qu'un mal te touche, nul ne peut l'écarter en dehors de Lui. Et s'Il te veut un bien, nul ne peut repousser Sa grâce. Il en gratifie qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et c'est Lui le Pardonneur, le Miséricordieux. » (Sourate 10 versets 106-107)

Il dit encore :
« C'est à Allah qu'appartient la religion pure. Tandis que ceux qui prennent des protecteurs en dehors de Lui (disent) : ‹Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah›. En vérité, Allah jugera parmi eux sur ce en quoi ils divergent. Allah ne guide pas celui qui est menteur et grand ingrat. » (Sourate 39 verset 3)

Ces actes d’adoration et d’autres qui sont mentionnés dans le Livre et la Sounnah sont réservés à Allah L’Unique, et aucun de ces actes n’est permis pour autre que Lui, ni à un ange rapproché ou un messager envoyé et encore moins à autre.
Il n’y a pas plus égaré, ni plus injuste que d’attribuer une partie de ces adorations à autre qu’Allah, même avec l’intention de se rapprocher de Lui. Celui qui le fait devient mécréant et aura associé à Allah dans la grande association.
En effet, pour qu’une personne soit musulmane, il est nécessaire que l’Islam se réalise chez lui dans son sens général et complet, qui est la soumission et l'abandon à Allah L’Unique, sans aucun associé, intérieurement et extérieurement.


Maintenant se pose la question suivante : Comment une personne entre en Islam ?
Une personne n’entre pas dans l’Islam excepté par la façon définie et décrite par le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم. Ceci commence par l’attestation et la déclaration de Foi « la ilaha illa Allah Mohammed rassoul Allah », comme sa parole citée :
« On m'a ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu’ils témoignent « la ilaha illa Allah » ; celui qui atteste ceci, alors son sang et ses biens seront protégés. »
(Boukhari et Mouslim)
Il dit encore :
« Celui qui témoigne qu’il n’y a pas de divinité excepté Allah et que Mohammed est le messager d’Allah, Allah le préserve du Feu de l’Enfer. »
(Mouslim)

Le bonheur de l’Homme dans ce monde et dans l’au-delà dépend des mots « la ilaha illa Allah ». Ils constituent le cœur de l’appel de tous les messagers y compris le prophète Mohammed صلى الله عليه وسلم.


Allah جلّ وعلا dit :
« Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n'ayons révélé : ‹Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc› ». (Sourate 21 verset 25)

Pour que la parole « la ilaha illa Allah » soit acceptée d’une personne, qu’elle lui profite auprès d’Allah, la fasse entrer dans l’Islam et la sauve du Feu de l’Enfer, il lui incombe de remplir des conditions. Sans la réalisation de ces conditions, cette parole ne sera d’aucune utilité pour celui qui la prononce, même s’il la répète un millier de fois par jour.



Les conditions de validité
de
LA-ILAHA-ILLA-ALLAH


Première condition :
Connaissance de sa signification.

Le verset suivant indique cette nécessité :
« Saches donc qu'en vérité, il n'y a point de divinité à part Allah, et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes. » (Sourate 47 verset 19)
Et aussi :
« Et ceux qu’ils invoquent en dehors de Lui n’ont aucun pouvoir d’intercession, à l’exception de ceux qui auront témoigné de la vérité en pleine connaissance de cause. » (Sourate 43 verset 86.)
Et la parole du prophète صلى الله عليه وسلم :
« Celui qui meurt tout en sachant qu’il n’y a aucune divinité si ce n’est Allah, entrera au Paradis. »
(Mouslim)

LA-ILAHA-ILLA-ALLAH SIGNIFIE :
1- Le rejet de toute chose adorée en dehors d’Allah تبارك وتعالى . Telle est la signification de « LA-ILAHA », c’est-à-dire aucune des fausses divinités parmi celles qui sont adorées en dehors d’Allah ne mérite de l’être. De même, cela signifie désavouer tous les mécréants qui adorent ces fausses divinités.
2- Vouer toute adoration à Allah L'Unique sans associé, et prendre pour allié Allah, Son messager صلى الله عليه وسلم et les croyants ; les aimer, les aider et se joindre à leur groupe.
3- Adorer Allah comme Il l’a ordonné par le biais de Son Messager Mohammed صلى الله عليه وسلم.
Quiconque est ignorant de cette signification de « LA-ILAHA-ILLA-ALLAH » a alors pris comme base une croyance qu’il ne connaît pas. Ce genre de croyance ne lui est bénéfique en aucune façon.

Seconde condition :
L’application de sa signification.

Dire « LA-ILAHA-ILLA-ALLAH » ne peut être bénéfique par le simple fait de la prononcer mais il faut connaître sa signification, et accomplir les devoirs qu'elle nécessite, ce qui est prouvé par ce qu’a dit le prophète صلى الله عليه وسلم :
« Quiconque dit « la ilaha illa Allah » et mécroit en ce qui est adoré en dehors d’Allah, alors lui est garantie la protection de sa vie et de ses biens, et ses affaires secrètes sont du ressort d’Allah. » (Sahih Mouslim, Kitab el iman, 1/53, hadith n°23)


Ce qui est demandé de celui qui prononce : « LA-ILAHA-ILLA-ALLAH »

Ø     Adorer Allah L'Unique et L’adorer uniquement comme Il l’a ordonné.
Ø     Faire son possible pour établir Sa religion sur Terre.
Ø     S’éloigner du shirk en ne pratiquant pas des actes annulatoires qui font sortir la personne du domaine de la foi et du cercle de l’Islam et des musulmans.

Parmi les exemples de kufr largement répandu dans nos sociétés aujourd’hui, on trouve :

1 - Renier l’existence d’Allah et du message du Prophète Mohammed صلى الله عليه وسلم.

2 - Adorer des présidents, chefs, fausses autorités, leaders, étudiants en religion, cheikhs et guides en leur obéissant quand ils permettent ce qu’Allah a interdit et en interdisant ce qu’Allah a permis, et en légiférant en opposition à la Législation d’Allah et Sa Voie.
Allah عز وجل dit :
« Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d'Allah, alors qu'on ne leur a commandé que d'adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu'ils [Lui] associent. » (Sourate 9 verset 31)
Quand il entendit le Prophète réciter ce verset, ‘Adiyy ibn Hatim رضي الله عنه a dit :
« Nous ne les adorions pas.
Le Prophète صلى الله عليه وسلم répliqua : « Ne rendaient-ils pas illicite ce qu’Allah avait permis et alors vous le rendiez illicite, et ne rendaient-ils pas licite ce qu’Allah avait interdit alors vous le rendiez licite ? »
J’ai dit « oui », alors il a ajouté :
« ceci était votre adoration envers eux ». »
(Ahmad et Tirmidhi)

3 - Insulter Allah تعالى, Son Messager صلى الله عليه وسلم, Sa religion, et se moquer d’Allah de Ses versets, de Ses Prophètes, et de Ses Livres
Allah عز وجل dit :
« Les hypocrites craignent que l'on fasse descendre sur eux une Sourate leur dévoilant ce qu'il y a dans leurs cœurs. Dis : « Moquez-vous ! Allah fera surgir ce que vous prenez la précaution (de cacher) ».
Et si tu les interrogeais, ils diraient très certainement : ‹Vraiment, nous ne faisions que bavarder et jouer.› Dis : ‹Est-ce d'Allah, de Ses versets (le Qur’an) et de Son messager que vous vous moquiez ?›
Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. Si Nous pardonnons à une partie des vôtres, Nous en châtierons une autre pour avoir été des criminels. » (Sourate 9 versets 64-66)

4 - Chercher un jugement auprès du Taghout, qui est toute loi et législation autre que la loi d'Allah تعالى et Sa législation, comme les systèmes judiciaires contemporains et leurs coutumes de la Jahiliya..
Allah جلّ وعلا dit :
« Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes » (Sourate 4 verset 65)
Il dit encore :
« N'as-tu pas vu ceux (hypocrites) qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Taghout (dans leurs disputes), alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. » (Sourate 4 verset 60)

5 - Gouverner par autre chose que ce qu’Allah a révélé.
Allah عز وجل dit :
« …Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. » (Sourate 5 verset 44)

6 - Apprendre, enseigner et pratiquer la magie ou en être content et satisfait et y croire.
Allah تعالى dit :
« Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman. Alors que Solayman n'a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone ; mais ceux-ci n'enseignaient rien à personne, qu'ils n'aient dit d'abord : ‹Nous ne sommes rien qu'une tentation : ne soit pas mécréant› ; ils apprennent auprès d'eux ce qui sème la désunion entre l'homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu'avec la permission d'Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n'aura aucune part dans l'au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! » (Sourate 2 verset 102)

7 - Loyauté et amour envers les mécréants, les approuver, invoquer pour leur victoire et leur renforcement, se joindre à leurs groupes, congrégations, assemblées et leurs organisations laïques, nationalistes, capitalistes ou communistes, etc...
Allah تعالى dit :
« Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles au lieu de croyants. Quiconque le fait, contredit la religion d'Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d'eux. Allah vous met en garde à l'égard de Lui-même. Et c'est à Allah le retour. » (Sourate 3 verset 28)
Il dit encore :
« ش les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les mécréants au lieu des croyants. Voudriez-vous donner à Allah une preuve évidente contre vous? » (Sourate 4 verset 144)

Il dit encore :
« Vous n'avez d'autres alliés qu'Allah, Son messager, et les croyants qui accomplissent la Salat, s'acquittent de la Zakat, et s'inclinent (devant Allah). Et quiconque prend pour alliés Allah, Son messager et les croyants, [réussira] car c'est le parti d'Allah qui sera victorieux. ش les croyants ! N'adoptez pas pour alliés ceux qui prennent en raillerie et jeu votre religion, parmi ceux à qui le Livre fut donné avant vous et parmi les mécréants. Et craignez Allah si vous êtes croyants. » (Sourate 5 versets 55-57)

Si une personne entreprend l’un de ces actes de mécréance (kufr), alors elle quitte la communauté de l’Islam ; même si elle répète « la ilaha illa Allah » un millier de fois par jour, prie 100 rak’ates, jeûne de longues journées, fait le Jihad, ou d’autres obéissances semblables, excepté si elle se repent, quitte et se libère de ce qui l’a rendue mécréante.

Davantage de clarification sur le sens de « la ilaha illa Allah » :
Nous disons : « La ilaha illa Allah » ne signifie pas seulement qu’il n’y a pas de dieu à part Allah, mais cela signifie également qu’il y a d’autres divinités qui sont adorées sans droit, qu’il faut rejeter car celui qui accorde une adoration parmi d’autres à qui que ce soit d’autre qu’Allah, l’aura pris pour divinité, même s’il ne lui dit pas : « Tu es mon Seigneur. »
Par conséquent, dire « la ilaha » signifie que la personne doit rejeter toutes les fausses divinités qui sont adorées sans droit en dehors d’Allah, et doit également refuser de les adorer.
Pour qu’une personne soit vraiment capable de réfuter et de rejeter les fausses divinités qui sont adorées en dehors d’Allah, elle doit savoir concrètement ce que sont ces fausses divinités. Sans connaissance de celles-ci, elle sera incapable de les rejeter, même si elle prétend pouvoir le faire, car le mot « ilah » signifie l’adoré. Par conséquent, quiconque est adoré a en effet été élevé au rang de divinité.

Pour rendre ceci plus clair, prenons les exemples suivants :
Allah سبحانه وتعالى a interdit le vin, de façon irrévocable. Si un dirigeant établit une loi permettant la consommation du vin ou son commerce, alors il aura dépassé ses limites en rendant permis ce qu'Allah تعالى a interdit. De ce fait, il se sera élevé au rang de divinité en dehors d’Allah. Peu importe à quel point il prétend être musulman, prier, jeûner et accomplir le hadj, il est néanmoins devenu un Taghout. Il incombe de le rejeter, de l’excommunier (pratiquer le takfir) et de le combattre. Quiconque lui obéit ou l’aide à la mise en place de ces lois, ou ne pratique pas le takfir sur lui, l’aura certes adoré en dehors d’Allah, et l’aura pris pour divinité et sera devenu mécréant, même s’il n’affirme pas clairement : « Tu es mon Seigneur ».
La signification de « la ilaha » ne se concrétise pas chez un individu qui agit ainsi, peu importe à quel point il dit « la ilaha illa Allah » avec sa langue, prie, jeûne, et prétend être musulman. Il n’est pas musulman par rapport à l’Islam qu’Allah agrée aussi longtemps que le sens de « la ilah » n’est pas réalisé dans sa vie en accord avec toutes ses autres significations.
Entrent dans le sens de « la ilaha », le rejet et la pratique du takfir sur celui qui ne rejette pas les Tawaghits (pluriel de Taghout). En effet, il ne suffit pas de traiter de mécréants les Tawaghits et de les renier, mais il est nécessaire d’y ajouter le takfir et le rejet de celui qui ne les traite pas de mécréant, ou celui qui les aide ou celui qui est satisfait d’eux.
Les mots « la ilaha illa Allah » ont été dénués de leur sens à l'époque actuelle. Ils sont devenus des mots répétés avec la langue sans aucune connaissance de ce qu’ils contiennent ni considération des responsabilités à assumer dans la vie de celui qui les prononce. Le simple fait de prononcer cette attestation sans connaissance, ou de connaître son sens sans l’appliquer dans tous les domaines de la vie, n'est d'aucun profit. Ni l’Islam, ni l’Iman ne se concrétisent de cette façon.
C’est ce qui apparaît de nos jours : cette parole, « la ilaha illa Allah Mohammed rassoul Allah » est dans la bouche de millions de personnes, la répétant plusieurs fois dans la journée. Ce qui est plus étonnant dans tout ceci, c’est que les Tawaghits permettent sa prononciation en chaque endroit et même la prononcent eux-mêmes. Et de plus, ils payent le salaire des Mu’azins et des Imams qui les prononcent et les récitent du haut des minarets et des manabirs (chaires).



Pourquoi les Tawaghits feraient-ils ceci alors qu’ils savent que cette attestation, dans son vrai sens, est une déclaration de guerre contre eux-mêmes ; elle incite à les traiter de mécréants et à les combattre ?
La raison en est que les Tawaghits savent que cette attestation est devenue dénuée de tout sens chez les gens. En effet, elle est répétée avec la langue sans connaissance de son contenu, de sa signification, et sans s’efforcer de l’appliquer comme Allah le veut.

Afin de démontrer et clarifier ceci, prenons un exemple :
Si quelqu’un monte sur le minbar ou le haut du minaret et dit : « Je rejette et traite de kafr celui qui ne gouverne pas avec ce que Allah a révélé, qui permet ce qu’Il interdit et interdit ce qu’Il a autorisé, parce que en agissant ainsi, il déclare être une divinité en dehors d’Allah. Toute personne qui l’aide, qui lui obéit dans ces choses, ou qui ne le rejette pas, ni ne le considère comme mécréant, et qui ne s’efforce pas de le supprimer, a alors mécru comme lui, même si cette personne déclare « La ilaha illa Allah » , prie, jeûne, accomplit le pèlerinage et se prétend musulmane » ;
Les Tawaghits autoriseraient-ils cette personne à dire ces mots du haut des minarets ou des manabir !?
Bien sûr que non ! Celui qui dirait ces mots sur les manabirs ou du haut des minarets ou de n’importe quel endroit, aurait pour fin l’exécution, l’exil ou l’emprisonnement. En fait, même si quelqu’un ne dit pas ouvertement cela mais y croit, alors il représente aux yeux du Taghout une source de terrorisme et non une personne bienfaisante, bien que ce qu’il dit n’est concrètement que le sens des mots « la ilaha illa Allah » et ce qu’ils impliquent. Sans cette signification et sans le fait d’agir en fonction de cette signification, la personne ne tirera pas profit du simple fait de la prononcer, même si elle la répète un millier de fois par jour.

Pour que les mots « la ilaha illa Allah » profitent à la personne et fassent d’elle une musulmane, il lui est obligatoire de désavouer les mécréants, que ceux-ci soient morts ou vivants.

Désavouer et se séparer des mécréants signifie les haïr, montrer de l’hostilité à leur égard et ne pas les aimer. Par conséquent, si quelqu’un atteste de « la ilaha illa Allah », s'acquitte des obligations comme la prière, le jeûne, la zakat, le hadj, le Jihad, commande aux gens le bien et proscrit le mal en plus d’autres aspects de la religion, mais ne déteste pas les mécréants et les aime, même s’il s’agit d’une seule personne, ne serait-ce qu’un proche parent, il aura alors mécru.

On ne peut pas considérer une personne musulmane alors qu’elle s’unit aux moushrikins et vit avec eux, sauf si elle montre clairement sa désolidarisation d’eux , qu’elle se sépare d’eux de façon manifeste et qu’elle montre qu’elle n’est pas satisfaite du kufr (mécréance) et de l’égarement dans lesquels ils sont.

Allah تعالى dit :
« Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : ‹Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, seul›. » (Sourate 60 verset 4)

Dans ce noble verset, Allah سبحانه وتعالى nous ordonne de suivre l’exemple d’Ibrahim عليه السلام et des croyants avec lui, car ils ont vraiment cru en Allah L'Unique et ont rejeté les Tawaghits, ainsi que ceux qui les adorent. Ils ont aussi déclaré que de telles personnes étaient toutes des mécréantes, qui méritent leur hostilité et leur haine jusqu’à ce qu’ils croient en Allah L’Unique. De la même manière qu'ils ont traité de mécréants les Tawaghits et les ont détestés, ils ont aussi traité de mécréants et détesté ceux qui adorent les Tawaghits.

Ceci est la signification de « la ilaha illa Allah ». Quiconque prononce cette parole, connaît son sens, agit en fonction de ce qu’elle implique, et s’écarte de ce qui l’annule, est alors le véritable musulman auprès d'Allah.
Allah a éclairci les qualités des croyants dans un autre verset :
« Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leur père, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leur cœur et Il les a aidés de Son secours. Il les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Allah les agrée et ils L'agréent. Ceux-là sont le parti d'Allah. Le parti d'Allah est celui de ceux qui réussissent. » (Sourate 58 verset 22)

Dans ce verset, Allah nous montre clairement que quiconque aime les mécréants, leur est fidèle, même s’il s’agit de ses proches parents, s’associe à eux, vit et se mélange à eux sans raison valable conformément à la Shari’ah, alors sa prétention d’Iman avec ce genre d’actes est une fausse prétention.
Allah جلّ وعلا dit :
« Dans le Livre, il vous a déjà été révélé ceci : lorsque vous entendez qu'on renie les versets (le Qur’an) d'Allah et qu'on s'en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu'ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. Allah rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants, tous dans l'Enfer » (Sourate 4 verset 140)

D’après Ibn Mas’oud رضي الله عنه, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Ne prenez pas d’ami excepté les croyants et ne laissez personne manger de votre nourriture à l’exception de ceux qui craignent Allah. »
(Ibn Hibban dans son sahih)

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a aussi dit :
« La personne est ressuscitée avec ceux qu’elle aime. »
(Tabarani avec une chaîne fiable)

D’après Aïcha رضي الله عنه le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« La religion c’est uniquement aimer pour l’amour d’Allah et détester pour l’amour d’Allah. »
(Ahmad, Hakim, isnad sahih )

On a rapporté qu'Ibn ‘Abbas رضي الله عنه a dit :
« Quiconque aime pour Allah, et déteste pour Allah, quiconque se lie d'amitié pour Lui, ou déclare l'hostilité pour Sa cause, recevra grâce à ceci, la protection d'Allah. »
(Ibn Abi Shayba et Ibn Abi Hatim)

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Ne vivez pas ensemble avec les moushrikins, et ne vous réunissez pas avec eux, celui qui agit ainsi est semblable à eux. »
(Abu Dawud, Tirmidhi)

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Allah n’accepte aucune action d'un moushrik (polythéiste) qui devient croyant, tant qu'il ne se démarque pas des moushrikins et ne rejoint pas la communauté des croyants. »
(Ibn Majjah)

Se réunir avec les mécréants, vivre avec eux, augmenter leur nombre et négliger de se démarquer d’eux, désigne le kufr (mécréance). Si quelqu’un vit dans l’une des sociétés actuelles, qui manifestent leurs mécréances sous différentes formes et avec des manières variées, et se prétend appliquer la religion, mais qu’il ne montre pas son désaveu de cette société et de ses habitants mécréants, alors il est des leurs et nous le jugeons en fonction de ce qui apparaît de lui, comme il nous a été ordonné. Nous le considérons comme mécréant, et son intérieur nous laissons Allah تعالى le juger.
Telle est la position du musulman à l’égard des ennemis de l’Islam et de ceux qui se rangent avec eux et les aident. Ceci ne signifie pas qu'il faut désavouer et traiter avec malveillance ceux parmi les mécréants qui ne se rangent pas du coté de ceux qui combattent l'Islam, ni de ceux qui n'ont pas ouvertement montré leur hostilité envers l'Islam et les musulmans. Mais, cela signifie qu’il faut les traiter avec bienveillance comme dépenser pour les proches comme les pères, les fils, les frères, leur rendre visite, être généreux à leur égard et leur faire des dons. De cette manière, naîtra en eux le désir d'entrer dans l'Islam et leurs cœurs s'adouciront.

Allah جلّ وعلا dit :
« Et si tous deux te forcent à M'associer ce dont tu n'as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas ; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez. » (Sourate 31 verset 15)

Il dit encore :
« Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. » (Sourate 60 verset 8)

Selon Hicham ibn ‘Ourwa, mon père m’informa qu’Asmaa bint Abou Bakr رضي الله عنه a dit :
« Ma mère (polythéiste) est venue chez moi pour me demander une faveur, du vivant du prophète صلى الله عليه وسلم. J’ai donc demandé au prophète صلى الله عليه وسلم: « dois-je la traiter avec bienveillance ? », il a répondu : « Oui ». Ibn ‘Ouyaina a dit : « c’est alors qu’Allah a révélé : « Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. ».... » (Sourate 60 verset 8)
(Bukhari, vol. 8, chapitre.73, no.9)

Omar Ibn lKhattab, رضي الله عنه, rapporte, qu'il a vu une personne vendre des vêtements de soie devant la porte de la mosquée, il a tout de suite dit : « ش messager d'Allah, ne serait-il pas préférable que tu les achètes et que tu les portes à l'occasion du Vendredi et pour recevoir les délégations quand elles viennent à toi ?
Le prophète صلى الله عليه وسلم a répondu alors : « Celui qui porte ces vêtements n'aura pas sa part (de récompense) dans l'au-delà. »
Alors ces vêtements ont été envoyés au messager d'Allah صلى الله عليه وسلم en tant que butin, et il présenta l'un de ces habits de soie à Omar rad. C'est alors qu'Omar demanda : «  tu n'as pas dit de bonnes choses au sujet de ces vêtements auparavant, pourquoi tu me les donnes maintenant? »
Alors le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « je ne t'ai pas offert ces vêtements afin que tu les portes » ; alors Omar les offrit à son frère polythéiste à la Mecque. »
(Bukhari, kitab.24, no.5141 et Muslim)

Conclusion :
Nous avons expliqué avec des preuves claires du Qur’an et de la Sounnah comment une personne devient musulmane.
A présent, ceux qui croiront, croiront en connaissance de cause, et ceux qui ne croiront pas, agiront en connaissance de cause.

« ... Mais il fallait qu'Allah accomplît un ordre qui devait être exécuté, pour que, sur preuve, pérît celui qui (devait) périr, et vécût, sur preuve, celui qui (devait) vivre. » (Sourate 8 verset 42)

Laissons donc chaque individu réaliser où il se situe par rapport à cela, de façon à ce que quiconque ayant un Islam différent de ce qui a été expliqué, se hâte alors de croire au véritable Islam pendant qu’il est encore temps de se repentir. S’il ne le fait pas, qu’il ne s’en prenne qu’à lui-même.

Et notre dernière invocation : Louange à Allah, Seigneur de l'univers !



m
13 octobre 2005 07:05
L' HERITAGE DES PROPHETES n°1
 
Allah soubhanah a dit : "Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager (pour leur dire): Adorer Allah et écartez-vous du Taghout " sourate 16 verset 36
 
 
 
Au nom d'Allah Le Clément Le Miséricordieux
 
 
 
Louange à Allah, Seigneur des mondes, et prière et paix sur celui qui a été envoyé comme miséricorde pour l'univers, notre prophète sallallahou alayhi wa sallam et a sa famille et ses compagnons.
 
Saches, cher frère, qu'Allah soubhanah te fasse miséricorde, que l'Unicité d'adoration (tawhid) est le droit d'Allah soubhanah sur toutes Ses créatures, et c'est la cause pour laquelle il les a crée. Allah soubhanah a dit : "Et je n'ai crée les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent" sourate 51 verset 56 Les gens de science ont dit pour expliquer ce verset : "cad pour qu'ils ne m'adorent que Moi exclusivement, Je leur donne des ordres et Je leur soumets des interdits.
 
L'unicité d'adoration ou l'adoration unique (tawhid) est la plus juste de toutes les justices, celui qui adore uniquement Allah soubhanah a été juste, cad qu'il a mis la chose à sa véritable place et a donné l'adoration à Celui qui la méritait. Allah soubhanah dit : "Allah a attesté qu'il n'y a aucune autre divinité a part Lui, ainsi que les Anges et les Gens de science qui pratiquent l'Equité. Point de divinité a part Lui Le Bien-aimé Le Sage" sourate 3 verset 18.
 
Le Tawhid consiste à vouer son culte à Allah soubhanah et uniquement à Lui dans ses actes en tant que Seigneur, Ses Noms et Ses Qualités et dans Son adoration.
 
L'adoration Unique (Tawhid) s'oppose à l'Adoration multiple (shirk). L'Adoration multiple est la plus injuste des injustices. Celui qui associe à Allah soubhanah a été injuste, cad qu'il a mis la chose à son mauvais endroit et a donné l'adoration a celui qui ne la mérite pas et a commis un péché immense. Allah soubhanah dit, en relatant les conseils que le sage Luqman donnait à son fils : "Quand Luqman dit à son fils en lui faisant la morale : O mon fils, n'associe rien à Allah sbh, car l'association est vraiment une injustice énorme" sourate 31 verset 13
 
L'associationnisme (shirk) consiste à associer avec Allah soubhanah dans Ses actes en tant que Seigneur, Ses noms et Ses Qualités et dans Son adoration.
 
Et comme le Tawhid va de pair avec la science "Saches donc qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah …" sourate 47 verset 19, alors il va de soi que le Shirk va de pair avec l'ignorance "Dis : Est ce autre qu'Allah soubhanah que vous m'ordonner d'adorer? O ignorants" sourate 39 verset 64. Ainsi, il t'incombe cher frère musulman, d'apprendre ce qu'est le Tawhid qu'Allah soubhanah t'a imposé, avec ses conditions, ses piliers et ses annulants et que tu pratiques en fonction de cette science qui te préservera ton Tawhid pour Allah soubhanah.
 
 
 
A.   I LES CONDITIONS DU TAWHID:
 
a)      CONDITIONS DE "LA ILAHA ILLA ALLAH"
 
Il faut que tu saches, cher frère, que les conditions du Tawhid ont une importance capitale et qu'il ne suffit pas de les connaître, il faut également les mettre en pratique, car si une condition parmi les autres n'est pas réunie, la base de la foi tombe.
Prenons l'exemple de la prière, si une condition, comme la direction de la qibla ou porter des habits qui couvrent le minimum, n'est pas réunie, la prière n'est pas valable.
 
Les conditions du Tawhid sont au nombre de sept :
 
q       Première condition : La SCIENCE
 
Allah soubhanah dit : "Saches donc qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah …" sourate 47 verset 19, cad saches qu'il n'y a personne qui doit être adoré à part Allah soubhanah, car la divinité correspond à l'être adoré. Ceci parce que le fait d'ignorer qu'Allah soubhanah est le Seul qui mérite d'être adoré empêche l'acceptation de l'Islam. La science est donc une condition pour accepter l'islam.
L'envoyé d'Allah sallallahou alayhi wa sallam a dit : "Celui qui meure tout en sachant qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah soubhanah, entrera au paradis" rapporté par Muslim
 
q       Deuxième condition : La CERTITUDE
 
Apres avoir su qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah soubhanah, il faut en être sur et être certain de ce que signifie cette parole, du fait que toute adoration doit être rendue exclusivement à Allah soubhanah. Allah soubhanah dit : "Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d'Allah. Ceux-là sont les véridiques" sourate 49 verset 15.
On trouve dans un hadith authentique rapporté par Muslim que l'envoyé d'Allah sallallahou alayhi wa sallam a dit : "Je témoigne qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah soubhanah et que je suis son messager, personne ne rencontre Allah soubhanah avec ces témoignages sans y douter, sans qu'il entrera au paradis"
 
q       Troisième condition : L'ACCEPTATION
 
Apres avoir su qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah soubhanah, et être sur de cette vérité sans y douter, il faut l'accepter et ne pas la rejeter. Allah soubhanah dit : "Quand on leur disait: ‹Point de divinité à part Allah›, ils se gonflaient d'orgueil, et disaient: ‹Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou?" sourate 37 verset 35, 36
 
q       Quatrième condition : La SOUMISSION (par les actes)
 
Apres avoir su qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah soubhanah, être sur de cette vérité sans y douter, l'avoir accepter (par la parole), il faut s'y soumettre par les actes. Allah soubhanah dit : "Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence]" sourate 4 verset 65
 
q       Cinquième condition : La VERACITE

Apres avoir su qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah soubhanah, être sur de cette vérité sans y douter, l'avoir accepter (par la parole), et s'y être soumis complètement, il faut être sincère, véridique avec cette parole. D'après Boukhari et Muslim, l'envoyé d'Allah sallallahou alayhi wa sallam a dit : "Il n'y a pas quelqu'un qui témoigne qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah sbh et que Mohammed sallallahou alayhi wa sallam est Son serviteur et Son envoyé, sincèrement et en étant véridique, de son cœur, sans qu'Allah soubhanah ne lui interdise l'enfer."
 
q       Sixième condition : L'EXCLUSIVITE
 
Apres avoir su qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah soubhanah, être sur de cette vérité sans y douter, l'avoir accepter (par la parole), et s'y être soumis complètement par les actes, et avoir été sincère et véridique avec cette parole, le serviteur se doit d'être exclusif vis à vis d'Allah soubhanah, cad qu'il doit faire tous ses actes dans la seule intention de se rapprocher d'Allah sbh et de ne plaire qu'à Lui. Allah soubhanah dit : "Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif, d'accomplir la Salât et d'acquitter la Zakat. Et voilà la religion de droiture" sourate 98 verset 5
 
q       Septième condition : La COMPASSION
 
Apres avoir su qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah soubhanah, être sur de cette vérité sans y douter, l'avoir accepter (par la parole), et s'y être soumis complètement par les actes, avoir été sincère et véridique avec cette parole, et avoir été exclusif vis à vis d'Allah soubhanah, il lui reste à avoir de la compassion, cad aimer pour Allah soubhanah, il doit aimer cette attestation de tout son cœur et en montrant cette compassion par la langue aussi. Allah sbh dit : " Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d'Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l'amour d'Allah. Quand les injustes verront le châtiment, ils sauront que la force tout entière est à Allah et qu'Allah est dur en châtiment!... " sourate 2 verset 165
 
 
 
 
B- LES PILLIERS DU TAWHID :
 
L'attestation qu'Allah soubhanah a rendu obligatoire, tout comme la prière, comporte des piliers. Si ceux-ci ou l'un d'entre eux n'est pas présent, l'attestation n'est pas acceptée, cad que celui qui témoigne qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah soubhanah lui-même et auquel il manquerait un pilier, son attestation ne lui servira pas.
 
Le Tawhid repose sur 2 piliers :
 
I -La négation de toutes divinités "El koufr bi taghout"
II - La foi en Allah soubhanah l'Unique " El imanou bi llahi ouahdah"
 
Allah soubhanah a dit : "Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au Taghout tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient" sourate 2 verset 256.
Muslim rapporte dans son sahih que l'Envoyé d'Allah sallallahou alayhi wa sallam a dit : "Celui qui dit qu'il n'y a aucune divinité si ce n'est Allah soubhanah et mécroit a tout ce qui est adoré en dehors d'Allah soubhanah, alors ses biens et son sang sont inviolables et son jugement appartient à Allah soubhanah.
 
 
v    PREMIER PILIER : LE FAIT DE MECROIRE AUX DIVINITES
(El koufr bi Taghout)
 
 
Saches cher frère, qu'Allah soubhanah te guide vers le droit chemin que nul ne saurait être soumis à Allah soubhanah sans mécroire aux autres divinités en dehors d'Allah soubhanah. Et jamais il ne mécroira aux divinités tant qu'il ne sait pas en quoi consiste les divinités.
D'après la langue arabe, le mot TAGHOUT, prend sa racine du mot toghiane, ce qui signifie transgresser, dépasser les limites. Allah soubhanah a dit : "C'est Nous qui, quand l'eau déborda, vous avons chargé sur l'Arche" sourate 69 verset 11, déborda cad lorsque l'eau est sortie de son lit, elle a dépassé les limites. Aussi, dans le vocabulaire islamique, le TAGHOUT est quiconque dépassant ses limites en s'attribuant un droit exclusivement réservé à Allah soubhanah ou quiconque se place à l'égal d'Allah soubhanah dans ce qu'Allah soubhanah s'est réservé.
Pour éclaircir cette notion de TAGHOUT, la créature devient TAGHOUT si elle s'attribue une de ces 3 choses :
 
¨      S'il s'attribue un acte émanant exclusivement d'Allah soubhanah, tel que se prétendre le pouvoir de créer, de pourvoir aux besoins et de légiférer.
 
¨      S'il s’attribue une qualité attribuée exclusivement à Allah soubhanah, tel que se prétendre connaître l'invisible.
 
¨      S'il devient sujet à recevoir de la part des autres créatures une adoration exclusivement réservée à Allah soubhanah, tel que l'imploration, les vœux, l'immolation ou le fait de demander justice, tout en étant satisfait de recevoir les adorations.
 
Des fois, son silence, ou l'absence de blâmes à ceux qui l'adorent est considérée comme s'il se maintenait dans sa position, tant qu'il ne désavoue pas et cesse d'être adoré. Car son maintien de position peut se placer à deux niveaux :
 
¨      Ce que la personne dit de sa propre bouche
¨      Ce que les faits démontrent
 
Ce que la personne dit pour se maintenir dans sa position, on le voit à travers son acceptation lorsque les personnes l'implorent, se proteste à lui, règlent leurs différents devant lui lorsqu'il a une autre loi que celle d'Allah soubhanah, tout en s'acceptant en tant que tel.
Ce que les faits démontrent pour se maintenir dans sa position, on le voit à travers son silence lorsque les personnes lui vouent des adorations, telles que leurs protestations auprès de lui, en lui faisant des vœux, ou demander justice auprès de lui alors que son jugement est différent de celui d'Allah soubhanah, tout en ne reprochant pas aux gens qui l'adorent, comme l'a dit l'Envoyé d'Allah sallallahou alayhi wa sallam: "Le silence vaut le consentement". Le silence ne suffit pas pour dire que la personne n'est pas d'accord mais il faut qu'il désavoue ces actes que les gens lui attribuent comme l'a fait l'Envoyé d'Allah sallallahou alayhi wa sallam lorsqu'il a dit : "Mon Dieu, faites que mon tombeau ne soit pas pris comme sanctuaire afin que les gens l'adorent"
Dans les 3 points que nous avons vu, celui qui s'en attribue l'un d'entre eux, il devient TAGHOUT (adoré en dehors d'Allah soubhanah) en désirant se placer à l'égal d'Allah soubhanah.
L'Imam Malik rah (2ème école jurisprudentielle) a donné une définition du TAGHOUT,
Il dit que le TAGHOUT désigne tout ce qui est adoré en dehors d'Allah soubhanah. Cette définition est générale car elle englobe tout ce qui est adoré en dehors d'Allah soubhanah. Parmi ces différentes sortes d'adorés en dehors d'Allah soubhanah, on trouve les tombeaux, les statues, les blocs de pierre, les arbres, tout ceci fait partie des choses inanimées. On trouve également les lois différentes de celles d'Allah soubhanah qui règlent les litiges entre les gens, les juges qui jugent avec ces lois, le Satan, les sorciers, les devins (ceux qui se prétendent connaître l'invisible), les adorés et satisfaits de l'être, ceux qui s'attribuent le droit de rendre "hallal", de rendre "haram", ou de légiférer. Tous ceux-là sont des "TAWAGHITS" (pluriel de TAGHOUT), il faut les renier, les désavouer et désavouer ceux qui les adorent.
 
 
 
 
LES TAWAGHITS EXTREMES
 
 
L'Imam Mohamed ibn AbdelWahab rah a dit : Les TAWAGHITS sont nombreux et il y en a 5 extrêmes :
 
1er Le Satan qui appelle vers l'adoration d'autres qu'Allah soubhanah, comme l'a dit Allah soubhanah dans le Quran : " Ne vous ai-Je pas engagés, enfants d'Adam, à ne pas adorer le Diable? Car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré" sourate 36 verset 60.
 
2ème Le juge tyran qui modifie les Lois Divines, comme l'a dit Allah soubhanah dans le Quran: " N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu'on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le TAGHOUT alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire" sourate 4 verset 60.
 
3ème Celui qui ne juge pas d'après ce qu'Allah soubhanah a révélé
é, comme l'a dit Allah soubhanah dans le Quran : " Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants" sourate 5 verset 44
 
4ème Celui qui se prétend connaître l'insondable comme l'a dit Allah soubhanah a dit dans le Quran : " C'est Lui qui détient les clefs de l'Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît" sourate 6 verset 59
 
5ème Celui qui est adoré en dehors d'Allah soubhanah et est satisfait de l'être, comme l'a dit Allah soubhanah dans le Quran : " Et quiconque d'entre eux dirait: ‹Je suis une divinité en dehors de Lui›. Nous le rétribuerons de l'Enfer. C'est ainsi que Nous rétribuons les injustes" sourate 21 verset 29
 
 
 
 
 
 
FACON DE MECROIRE AU TAGHOUT
 
 
Il faut que tu saches, cher frère, qu'Allah remplisse ton cœur de lumière que mécroire au TAGHOUT se manifeste par l'accomplissement de 5 choses :
 
1er : Il faut croire que l'adoration qui est vouée au TAGHOUT est non fondée, invalide. Allah soubhanah a dit : " Il en est ainsi parce qu'Allah est la Vérité, et que tout ce qu'ils invoquent en dehors de Lui est le Faux, et qu'Allah, c'est Lui le Haut, le Grand" sourate 31 verset 30
 
2ème : Il faut délaisser cette adoration et s'en écarter. Allah soubhanah a dit : " Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: ‹Adorez Allah et écartez-vous du TAGHOUT" sourate 16 verset 36 et Il dit encore : "abstenez--vous de la souillure des idoles" sourate 22 verset 30. Et saches, cher frère, qu'Allah te guide, que parmi les adorations du TAGHOUT et de l'idolâtrie, on trouve la demande de jugement, la demande de secours, les vœux. L'illustre savant Ibn Katheer rah a dit que le TAGHOUT, c'est le Satan et que ceci regroupe tous les maux que les gens de la "Jahilya" (époque antéislamique) connaissaient dont l'adoration des idoles et demander leur jugement ou la victoire (tafseer sourate 2 verset 256).
 
Il faut savoir qu'à cette deuxième étape, le délaissement s'opère à 3 niveaux :
 
ü      Délaissement par le cœur.
ü      Délaissement par les paroles.
ü      Délaissement par les actes.
 
Une personne ne pourrait être qualifiée d'avoir délaisser et s'être écartée du TAGHOUT tant que le délaissement ne s'opère pas dans les 3 niveaux. La raison en est la suivante :
 
·        Si une personne s'écarte du TAGHOUT par ses paroles et ses actes, mais que dans son cœur, il y croit encore : il est dans la même situation que les hypocrites,
 
·        Si une personne s'écarte du TAGHOUT avec son cœur, mais que ses paroles démentent comme jurer sur le respect des statues, autels ou constitutions, il ne s'en sera pas écarter
 
·        Si une personne s'écarte du TAGHOUT avec son cœur, mais pas avec les actes comme celui qui se prosterne devant le TAGHOUT ou demande son jugement, il ne s'en sera pas non plus écarter.
 
Donc un serviteur ne peut s'écarter du TAGHOUT que s'il s'écarte effectivement par ces 3 niveaux d'écartement et de délaissement.
 
Si une personne nous dit : "S'écarter du TAGHOUT n'implique pas le fait de s'écarter par les actes et qu'il suffit de s'en écarter par le cœur et les paroles":
Notre réponse : cette parole est insensée. Et c'est Allah soubhanah qui nous a montré le sens de ce que veut dire écartement et que cela doit être fait par le cœur , la parole et les actes, Allah soubhanah dit : " Ô les croyants! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez" sourate 5 verset 90, ce qui est connu, c'est que si une personne croit dans son cœur que le vin est interdit, et le proclame haut et fort, mais malgré cela, il continue d'en boire, cad que ses actes ne pas conformes à l'écartement, personne ne dira de cette personne qu'elle s'est écartée du vin au sens qu'Allah soubhanah l'agrée. On dira que cette personne est un buveur et mérite une punition, cette personne reste musulmane mais désobéissante .

Ainsi, celui qui croit que chercher un jugement auprès du TAGHOUT est un acte de mécréance, et le proclame haut et fort, mais malgré cela il continue d'y recourir dès que l'occasion s'y présente et attribue cette adoration (demander justice) au TAGHOUT, aucune personne censée ne dira que cette personne s'est écartée du TAGHOUT et de son adoration, mais on dira que c'est un adorateur du TAGHOUT, associateur à Allah soubhanah. Souleiman Ibn Abdallâh a dit dans son livre "tayssir El 'aziz El hamid" p 419 chapitre: la parole : N'as tu pas vu ceux qui prétendent croire…… sourate 4 verset 60 :
il dit : "Dans ce verset, se trouve la preuve que délaisser le jugement du TAGHOUT, cad jugement autre que le Quran et la Sounnah, fait partie des obligations de la religion, et celui qui demande justice (au TAGHOUT) n'est pas croyant, encore moins musulman".
 
Il y a là un point important, Allah soubhanah nous a ordonné de s’écarter du TAGHOUT et d'y mécroire, cad qu'on le rejette qu'on y mécroit pour son côté TAGHOUT (débordeur) en ne lui attribuant aucune adoration qui revient uniquement à Allah soubhanah:
 
§         Si le TAGHOUT était quelqu'un chez lequel on implorait le secours, on doit cesser de lui implorer son secours.
§         Si le TAGHOUT était quelqu'un pour lequel on immolait des bêtes, on doit cesser d'immoler pour lui.
§         Si le TAGHOUT était quelqu'un auprès duquel on demandait justice, on doit cesser de lui demander son jugement.
 
Comme l'a dit Ibn Taymiya rah : "Voilà pourquoi la personne qui juge entre les gens avec autre que le livre d'Allah sbh est nommée TAGHOUT" majmou' El fatawa vol 28 p 201
Ibn El Qayym a dit : "Le TAGHOUT est tout peuple chez lequel on demande justice autre qu'Allah soubhanah et son messager sallallahou alayhi wa sallam " I'lem El Mouaqi'in vol 1 p 40.
 
3ème : Apres être convaincu que l'adoration vouée au TAGHOUT est vaine et non fondée, et après l'avoir délaisser et s'en écarter, il convient de la prendre pour ennemi, car Allah soubhanah dit en relatant les paroles d'Ibrahim alayhi salam avec son peuple : "Il dit: ‹Que dites-vous de ce que vous adoriez ...? Vous et vos vieux ancêtres? Ils sont tous pour moi des ennemis sauf le Seigneur de l'univers" sourate 26 verset 75 à 77
 
4ème Détester : EL BOUGHD
Allah soubhanah a dit : "Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple: ‹Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, seul›" sourate 60 verset 4
 
5ème Excommunier : ETTAKFIR
Cad qu'il faut traiter de mécréant le TAGHOUT, lui ainsi que ceux qui l'adorent, ceux qui le prennent pour allié et traiter de mécréant tout ceux qui viennent avec la religion de la mécréance ou la prêche. L'Imam Mohamed Ibn AbdelWahab rah a dit : "Saches, qu'Allah soubhanah te fera miséricorde, que la première obligation qu'Allah soubhanah a imposé aux humains est la mécréance au TAGHOUT et la foi en Allah soubhanah. La preuve en est Sa parole : "Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: ‹Adorez Allah et écartez-vous du TAGHOUT" sourate 16 verset 36. Quant à la façon de la mécréance au TAGHOUT, il faut croire que cette adoration est vaine et non fondée, la délaisser, la haïr, la détester et l'excommunier ainsi que ses adeptes et les prendre comme ennemis".
 
Il dit encore : "Allah, Allah, mes frères accrochez vous à la base de votre religion, son commencement et sa fin, ses pieds et sa tête, qui est la shahadaa "LA ILAHA ILLA ALLAH" et apprenez sa signification et aimez la, aimez ses adeptes et soyez frères avec eux même s'ils vous sont lointains, et mécroyez au TAGHOUT et prenez les pour ennemis et détestez les et détestez ceux qui les aiment ou discutent a leurs sujets ou ne les excommunient pas ou disent "Allah soubhanah ne m'a pas chargé d'eux" car en disant cela, ils mentent sur Allah soubhanah, Allah soubhanah l'a chargé d'eux ne lui ordonnant de les renier, de les désavouer même s'il s'agissait de ses proches comme frères ou enfants. Allah, Allah, accrochez vous a ça, peut-être rencontrerez vous votre Seigneur sans rien lui associer, Ô Allah soubhanah, nous te demandons de nous faire mourir musulmans et de nous faire rejoindre les gens pieux" Amine (majmou'at ettawhid 5ème rissalaa)
 
 
v    DEUXIEME PILIER : LA FOI EN ALLAH SBH L'UNIQUE
(El imanou bi llah ouahdah)

Quant au deuxième pilier du monothéisme; il s'agit de la foi en Allah soubhanah l'Unique. La foi en Allah soubhanah consiste à croire en Allah soubhanah et reconnaître Ses propres caractères de Toute Puissance, Ses Noms et Attributs, et que toutes les formes d'adoration qui lui sont dues doivent converger vers Lui. La foi en Allah soubhanah se compose de 3 parties :
 
¨      Croire en Sa Toute Puissance soubhanah dans Ses actes émanant d'Allah qui lui sont réservés exclusivement tels que la création, le pourvoi aux besoins, le fait de légiférer entre autres. Il faut reconnaître Ses actes et ne les attribuer en aucun cas à autre qu'Allah soubhanah. Allah soubhanah a dit : "C'est Allah qui vous a créés et vous a nourris. Ensuite Il vous fera mourir, puis Il vous redonnera vie. Y en a-t-il parmi vos associés, qui fasse quoi que ce soit de tout cela? Gloire à Lui! Il transcende ce qu'on Lui associe." Sourate 30 verset 40
 
¨      Croire en Ses Noms et Ses Qualités qu'Il S'est attribué et que Son messager sallallahou alayhi wa sallam Lui a attribué et cela sans déformation "tahrif", ni négation "ta'til", sans s'interroger sur le comment "takiyyf", et sans recourir a des comparaisons "tamthil"
 
¨      Croire en Sa déité, qu'Il est Le Seul Adoré et que toutes les adorations (invocations, prosternations, inclinaisons, vœux, etc.….) sont un droit pur qui Lui revient, et tu dois lui attribuer toutes les adorations sans en donner la moindre a autre que Lui soubhanah. Allah soubhanah a dit : " Soyez exclusivement [acquis à la religion] d'Allah ne Lui associez rien; car quiconque associe à Allah, c'est comme s'il tombait du haut du ciel et que les oiseaux le happaient, ou que le vent le précipitait dans un abîme très profond." sourate 22 verset 31.
 
 
 
COMMENT LE SERVITEUR DEVIENT-IL MONOTHEISTE?
 
Saches, cher frère, qu'Allah te guide vers ce qu'Il aime et agréer, que le serviteur ne devient monothéiste qu'avec deux choses :
 
1-      Connaître le droit d'Allah soubhanah et Lui attribuer exclusivement Son dû.
 
Quant aux droits d'Allah soubhanah, ils se situent à 3 niveaux :
 
1- 1 . Il s'agit des droits qu'Allah soubhanah S'est réservés et qui sont liés à Sa Toute Puissance, et il ne convient à aucun serviteur de partager ces droits avec quiconque, ne serait-ce un messager envoyé ou un ange rapproché. Parmi ces droits, on peut dénombrer, la création à partir du néant, le pourvoyement aux besoins à partir de rien, la donation de la vie et de la mort, le fait de causer du bien ou nuire, le fait de veiller de la bonne marche de l'univers, d'imposer les lois et de légiférer, le fait de détenir le royaume absolu de toute chose.

1-2. Il s'agit de Ses Noms et Qualités "ASMAA WA SIFFATS" avec lesquelles Il S'est désigné et qui ne sont réservées qu'à Lui Seul et il ne convient à aucun serviteur de partager ces qualités et noms avec quiconque, ne serait-ce un messager envoyé ou un ange rapproché. Parmi ces Noms (qui ne reviennent qu'à Lui), il y a ALLAH, EL AHAD (l'Unique), ESSAMAD (l'Absolu), ERRAHMAN (Le Miséricordieux), EL QOUDDOUSS (le Pur), entre autres… Tandis que les noms, EL KARIM (Le Généreux), ERRAHIM (Le Tout-Miséricordieux), EL MALIK (Le Roi), sont employés pour décrire Le Créateur ainsi que certaines créatures.
Quant aux Qualités qui sont réservées exclusivement à Allah soubhanah, elles sont La Puissance Parfaite, l'Omnipotence, l'Omniscience, que Sa Science englobe toute chose et qu4il connaît l'inconnu, qu'Il entend parfaitement le proche et l'éloigné…. ainsi que d'autres qualités de Sa perfection qui ne concerne que Lui.
 
1.3- Il s’agit là, des adorations exclusivement vouées à Lui et ceci Lui revient de plein droit car c’est son droit. Ses serviteurs Lui vouent, Lui consacrent exclusivement leurs adorations. Ceci, car c’est Lui qui les a crées, les a pourvu à leurs besoins, leur a donné la vie et la mort. Allah soubhanah a dit : «C'est Allah qui vous a créés et vous a nourris. Ensuite Il vous fera mourir, puis Il vous redonnera vie. Y en a-t-il parmi vos associés, qui fasse quoi que ce soit de tout cela? Gloire à Lui! Il transcende ce qu'on Lui associe. » sourate 30 verset 40, il dit encore : «Ô hommes! Adorez votre Seigneur, qui vous a créé vous et ceux qui vous ont précédés. Ainsi atteindriez-vous à la piété. C'est Lui qui vous a fait la terre pour lit, et le ciel pour toit; qui précipite la pluie du ciel et par elle fait surgir toutes sortes de fruits pour vous nourrir, ne Lui cherchez donc pas des égaux, alors que vous savez (tout cela). » sourate 2 verset 21 et 22.
 
Dans le sahih Bokhari et Muslim, Mu’adh ibn Jabal rad, l’illustre compagnon du prophète sallallahou alayhi wa sallam, rapporte qu’il était un jour sur un âne en compagnie du messager d’Allah sallallahou alayhi wa sallam qui lui dit :
-Ô Mu’adh, connais-tu le droit d’Allah soubhanah sur Ses serviteurs et le droit des serviteurs vis-à-vis d’Allah soubhanah? Il répondit : - Allah soubhanah et Son messager sallallahou alayhi wa sallam le savent. Et le prophète sallallahou alayhi wa sallam de répondre : - Le droit d’Allah soubhanah sur Ses serviteurs c’est qu’ils L’adorent sans rien Lui associer, et le droit des serviteurs sur Allah soubhanah, c’est qu’Allah soubhanah ne châtiera pas celui qui ne Lui aura rien associer. Mu’adh rad répliqua :-Ô messager d’Allah sallallahou alayhi wa sallam, puis-je faire-part de cette nouvelle aux gens? Le messager d’Allah sallallahou alayhi wa sallam répondit alors : - Ne leur annonce pas, car ils délaisseraient les actes.
 
Parmi les formes d’adoration qui ne doivent être vouées qu’à Allah soubhanah, on a :
- edou’a (l’invocation), erroukou’ (l’inclinaison), essoujoud (la prosternation), el mahaba (l’amour), etta’dhim (la dévotion), el khaouf (la peur), erraja (l’espoir), el inaba (le retour à Allah sbh), erraghba (le désir), errahba (la crainte respectueuse), el khoushou’ (l’humilité), el khashya (la crainte), ettawakoul (la confiance), ettawaf (les tournées révérencielles), el istighatha (l’imploration du secours), el isti’ana (la demande d’aide), el isti’adha (la demande du refuge), ennadhr (les vœux), dabhou lqorbane (l’immolation), ettahakoum (la demande de jugement), ainsi que d’autres.
 
Et toutes ces adorations ne doivent revenir qu’à Allah soubhanah et celui qui aura rendu ne serait - ce qu’une seule de ces adorations à autre qu’Allah soubhanah, c’est un associateur et un mécréant, même si cette personne prie, jeune, accomplit le pèlerinage et se prétend être musulmane.
 
2. Converger toutes les adorations par le cœur, les paroles et les actes, pour la simple et bonne raison que l’adoration d’Allah soubhanah et Son TAWHID (monothéisme) sont bâti sur 2 piliers :

2. 1- el koufr bi TAGHOUT (la mécréance aux divinités), qui est le premier pilier du TAWHID, et ne saurait être établi par une personne avant que celle-ci ne mécroît aux divinités avec son cœur, sa parole et ses actes. Une fois que la personne a mécru aux divinités a travers ces 3 niveaux, cette personne devient un kafr bi TAGHOUT (mécréant aux divinités). Et si l’une de ces 3 formes était altérée, la personne n’a pas mécru au TAGHOUT, la preuve en est la parole d’Allah soubhanah quand il dit : «Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: ‹Adorez Allah et écartez-vous du Taghout›. » Sourate 16 verset 36, l’explication fut donnée précédemment pour démontrer que l’écartement se fait par le cœur la parole et les actes.
 
Exemple : Si une personne croit avec son cœur qu’Allah soubhanah est L’Unique Législateur Suprême et le proclame avec ses paroles, mais après ça, il commet un acte qui le fait sortir de l’islam comme placer à travers ses actes un législateur qui se partagera avec Allah soubhanah le droit de fabriquer des lois, comme une instance législative qui se réserve le droit exclusif de légiférer alors que ce droit n’appartient qu’à Allah sbh, alors cette personne deviendra un moushrik (associateur) dans la rouboubya (la Toute Puissance, la seigneurerie) d’Allah soubhanah du fait de ses actions.
 
L’imam Mohamed Ibn Abdelwahab rah dit : « Saches qu’Allah soubhanah te fera miséricorde, que la religion d’Allah soubhanah se fait :

- par le cœur : la croyance, aimer détester etc.…,
- par la parole : en disant et en évitant de dire du koufr (mécréance),
-par les actes : en exécutant les 5 piliers de l’islam et en évitant de commettre des actes qui rendent la personne mécréante,
 
Et si une des 3 choses venait à manquer, la personne sortirait de l’islam . (edourar esounya kitab houkm el mourtad vol.8 page 87)

 
2. 2- el imanou bi Allah ouahdah (la croyance en Allah soubhanah L’Unique), qui est le deuxième pilier du TAWHID, et ne saurait être établi par une personne avant que celle-ci ne croit en Allah soubhanah avec son cœur, ses paroles et ses actes. Si la personne croit en son seigneur par son cœur sa parole et ses actes, à partir de ce moment, elle sera croyante en Allah soubhanah. Par contre, s’il venait à manquer une des 3 choses, la personne ne serait pas croyante en Allah soubhanah. L’imam EL AJOURI rah , dans son livre « eshari’a », a un chapitre intitulé « chapitre : LA FOI EST LA CROYANCE PAR LE CŒUR, LA RECONNAISSANCE PAR LA PAROLE ET LES ACTIONS DES MEMBRES, NUL NE SAURAIT ETRE CROYANT SAUF S’IL REUNIT CES 3 MANIFESTATIONS »
 
En résumé, une personne devient croyante en Allah soubhanah sous 2 conditions :
 
1.      En ayant la connaissance du droit d’Allah soubhanah, et nous avons montré précédemment qu’il y avait 3 parties
2. En rendant à Allah soubhanah Ses Droits avec son cœur, sa parole et ses actes, et nous avons montré dans la deuxième partie, la façon d’adorer Allah soubhanah a travers le cœur, la parole et les actes, cad que la personne doit remplir toutes les conditions pour accomplir ces deux piliers que sont la foi en Allah sbh L’Unique et la mécréance au TAGHOUT.
 
Mohamed Ibn Abdelwahab rah dit dans son livre « kashf eshoubouhats » (élucidations des confusions) :
Il n’y a aucune divergence sur le fait que le TAWHID se pratique par le cœur, la parole et les actes, et si l’une des 3 choses faisait défaut, la personne ne pourrait être musulmane.
 
 
 
C- LES ANNUANTS DU TAWHID (nawaqids la ilaha illa llah)
 
 
Définition de Naqid (singulier de nawaqids) :
 
Il s’agit d’une chose qui, lors de sa présence, rend l’acte caduc et non valable.
 
Il est un devoir pour toi, cher frère musulman, de savoir qu’il y a des annulants du TAWHID, comme il y en a pour la salât (prière).
Exemple : si lors de la prière, la personne est prise par un éclat de rire, si bien qu’il est en sanglots, ou bien qu’il mange ou boive pendant la prière, ou que la personne fasse d’autres annulants, sa prière est à refaire, car elle n’est plus valable. De même, le TAWHID comporte des annulants que si une personne vient à en faire l’un d’entre eux, son TAWHID ne sera plus valable et il deviendra un moushrik (associateur) ou un kafr (mécréant) en Allah soubhanah.
 
 
 
Parmi les annulants du TAWHID on a :
 
1. shirk (polythéisme) : Allah soubhanah dit dans le Qoran : «Certes, Allah ne pardonne pas qu'on Lui donne des associés. A part cela, Il pardonne à qui Il veut.» Sourate 4 verset 116.
 
2. Celui qui place entre lui et Allah soubhanah des intermédiaires en leur demandant l’intercession et s’en remet à eux est un mécréant condamné par l’unanimité des savants. Allah soubhanah dit : «Ils adorent au lieu d'Allah ce qui ne peut ni leur nuire ni leur profiter et disent: "Ce sont nos intercesseurs auprès d'Allah." Dis: ‹Informerez-vous Allah de ce qu'Il ne connaît pas dans les cieux et sur la terre?› Pureté à Lui, Il est Très élevé au-dessus de ce qu'Ils Lui associent!» sourate 10 verset 18. telle est la situation de ceux qui visitent les tombeaux des gens pieux en leur attribuant diverses formes d’adoration tels que l’invocation, les vœux, l’immolation, la demande de secours et les tournées révérencielles autour de leurs tombeaux tout en croyant qu’ils seront leurs intercesseurs auprès d’Allah soubhanah.
 
3. Celui qui se moque d’une chose de la religion du messager d’Allah sallallahou alayhi wa sallam, ou de la punition et récompense d’Allah soubhanah aura certes mécru. Allah soubhanah dit : «Dis: ‹Est-ce d'Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez? Ne vous excusez pas: vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru.» sourate 9 verset 65, 66
 
4. La sorcellerie, que ce soit «essarf », cad afin de séparer une femme de son époux par la haine qui peut jaillir de la pratique de la sorcellerie, ou que ce soit «El ‘atf », cad afin d’attirer un homme a une femme ou l’inverse, ce qui reste quand même une part de sorcellerie. Allah soubhanah dit : «Alors que Solayman n'a jamais été mécréant mais bien les diables: ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone; mais ceux-ci n'enseignaient rien à personne, qu'ils n'aient dit d'abord: ‹Nous ne sommes rien qu'une tentation: ne sois pas mécréant›» sourate 2 verset 102.
 
5. Prendre parti avec les associateurs et les aider contre les musulmans. Allah soubhanah dit : « Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs.» sourate 5 verset 51. Prendre parti signifie vouloir pour eux la victoire et les aider contre les musulmans.
 
6. Le fait de jurer de respecter les statues, les idoles ou les constitutions mises en place ou sur tout autres TAWAGHITS.
 
Mohamed Ibn Abdelwahab rah a dit : “« Saches qu’Allah soubhanah te fasse miséricorde, que la religion d’Allah soubhanah se fait :
- par le cœur : la croyance, aimer détester etc.…,
- par la parole : en disant et en évitant de dire du koufr (mécréance),
- par les actes : en exécutant les 5 piliers de l’islam et en évitant de commettre des actes qui rendent la personne mécréante,
Et si une des 3 choses venait à manquer, la personne sortirait de l’islam . (edourar esounya kitab houkm El mourtad vol.8 page 87) et le fait d’éviter de jurer sur le respect du TAGHOUT est une application de l’islam par la parole.
 
Il dit encore dans son pamphlet « kashf eshoubouhats » (élucidations des confusions) : « Sinon quelle serait la signification du chapitre « houkm El mortad » (jugement de l’apostat) d’après chaque Ecole? Tout en sachant , que l’apostat, est le musulman qui a mécru après avoir accepter l’islam. Les savants ont rappelé toute une série de paroles et d’actes qui rendent la personne apostat. Cela implique l’abattement d’une sentence sur sa personne qui engendre la perte de la protection de son sang, ses biens et son honneur. A un tel point, que les savants ont même souligné le fait que si une personne prononce simplement une parole de mécréance sans conviction ou bien même en plaisantant, celle-ci sortirait de l’islam aussitôt. Mohamed Ibn Abdelwahab rah rappelle à la fin de ce même pamphlet : Si tu arrives à te mettre à l’esprit que certains hypocrites qui ont combattu les Romains aux cotés du messager d’Allah sallallahou alayhi wa sallam, ont mécru pour une seule parole, qu’ils ont dite pour plaisanter, tu comprendras aisément que celui qui mécroit en parlant ou en agissant ou par peur que ses biens diminuent ou pour plaire à quelqu’un est beaucoup plus grave que celui qui le fait pour plaisanter.
 
7. Le fait de prendre un égal ou un associé à Allah soubhanah dans l’amour.
Ibn El Qaym rah a dit : Voilà pourquoi le plus grand péché auprès d’Allah soubhanah est le shirk, et la base de celui-ci repose sur le shirk de l’amour comme le dit Allah soubhanah: «Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d'Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l'amour d'Allah. » sourate 2 verset 165 (ljawab El kafi –fasl etatim)
 
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13 octobre 2005 07:06
L'HERITAGE DES PROPHETES n°2


L’envoyé d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit «…les adorateurs du Taghout suivront leur Taghout… » (rapporté par lboukhari)

Au nom d'Allah Le Clément Le Miséricordieux
 
 
 
Louange à Allah, Seigneur des mondes, et prière et paix sur notre prophète ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.
En outre :
Celui qui étudie l’Histoire, trouve que la communauté islamique a toujours gouverné avec la législation d’Allah عز وجل, sauf à l’époque des Tatares qui avaient gouverné avec un ensemble de lois nommé « l’Yaseq ». Les musulmans de l’époque nous ont exposé des exemples très pieux dans la réalisation du Tawhid, à tel point que les savants ont fait mourir cette loi forgée de plusieurs façons :
1.      Ils ont rendu mécréant celui qui vient avec cette législation,
2.      Ils n’ont pas eu recours à elle dans leur jugement,
3.      Ils ne l’ont pas apprise ni appliquée dans les affaires judiciaires, et n’ont pas essayé d’avoir de lien avec cette législation.
Et ceci est connu dans leurs livres comme les fatwas d’Ibn Taymiya vol. 28, l’exégèse du Qur’an d’Ibn Kathir et « el bidayah wa nihaya » d’Ibn Kathir. Et avec cette méthode, ils ont réussi à faire disparaître cette législation forgée et à la faire mourir.
Et celui qui observe la situation actuelle, ce qui est très désolant, trouvera que les lois forgées du Taghout sont celles qui gouvernent et dirigent. On trouve par exemple quelques groupes islamiques qui demandent l’application de la Shari’a, mais avec cela, on trouve des éléments parmi leurs mouvements, qui apprennent ces lois mécréantes dans les facultés de Droit (d’après leurs dires). Ils travaillent avec ces diplômes qui attestent qu’ils ont étudié le Taghout[1] et le maîtrisent. Puis ils les appliquent dans les affaires judiciaires et deviennent juges ou avocats ou représentants du Taghout. Et il n’y a aucun doute que ceci est une contradiction évidente : d’une part, ils demandent d’éradiquer le pouvoir du Taghout et d’instaurer le pouvoir d’Allah et d’autre part, ils ne désavouent pas ces jugements et ne les délaissent pas. Tout ceci est en rapport avec le pouvoir et le jugement. Tandis que ce qui est en rapport avec la demande de justice, ils n’éprouvent aucune gêne à régler leurs affaires entre eux devant ces tribunaux du Taghout, et ceci est considéré comme une grande brèche dans la croyance de « la ilaha illa Allah ». Et ils disent que tant que la personne est persuadée dans sa croyance que le pouvoir appartient à Allah, et qu’elle demande justice à autre pouvoir, elle n’est que musulmane désobéissante. De ce fait, ils ont reconnu la Seigneurie[2] et ont fait d’elle un argument pour confirmer la réalisation de l’Islam chez une personne, mais ils n’ont pas conditionné l’Unicité dans l’adoration, qui est le fait de demander justice. Dans cet exposé, nous allons démontrer par la volonté d'Allah, que le fait de demander justice est une adoration comme l'invocation, les vœux, l'immolation, les tournées révérencielles et qu’il n’y a absolument aucune différence entre elles. Et eux, avec ce qu'ils avancent, ils se sont détournés du chemin des messagers dans l'appel au Tawhid : ils sont venus avec le Tawhid dans la Seigneurie et ont fait retarder le Tawhid dans l'adoration. Cependant, et d'après ce qui est connu, le Tawhid est indivisible. Le Très-Haut a dit : «  Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. » (Sourate 4 - Verset 36)

PREMIER CHAPITRE :
DEMONSTRATION QUE LA DEMANDE DE JUSTICE EST UNE ADORATION COMME L’INCLINAISON ET LA PROSTERNATION ET L’INVOCATION ET QUE LA DEMANDE DE JUSTICE AU TAGHOUT EST UNE CROYANCE EN LUI


1. 1.     Première preuve :
Le Très-Haut a dit : « N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le TAGHOUT alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. »
(Sourate 4 - Verset 60)

Premier aperçu de l’argumentation de ce verset :
Si le verbe est suivi de statue, d'idole ou de Taghout puis qu’il y a une ordonnance d'y mécroire et de s'en écarter, cela veut dire que ce verbe est une adoration pure pour Allah عز وجل et celui qui l'attribue à autre qu'Allah tombe dans le grand shirk.

Souleiman Ibn Abdallâh ala sheykh a dit dans son livre « Tayssir El 'Aziz El hamid » p.419  : « Dans ce verset, se trouve la preuve que délaisser le jugement du Taghout, c’est-à-dire jugement autre que le Qur’an et la Sounnah, fait partie des obligations de la religion, et celui qui demande justice (au Taghout) n'est pas croyant, encore moins musulman » fin de citation.

Second aperçu de l’argumentation de ce verset :
Allahسبحانه a déclaré que celui qui demande justice au Taghout est croyant en lui. AbderRahman ibn lHassan ala Sheykh dit au sujet du verset où Le Très-Haut dit : « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au Taghout tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient » (Sourate 2 - Verset 256), il dit : « c’est ainsi que la demande de justice au Taghout est une croyance en lui » (Fath el Majid page 345)

Troisième aperçu de l’argumentation de ce verset :
La parole du Très-Haut : « Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. » (Sourate 4 - Verset 60), Allah جلّ وعلا nous a expliqué que l’égarement lointain, c’est le grand shirk comme dans Sa parole : « Quiconque donne des associés à Allah s'égare, très loin dans l'égarement. » (Sourate 4 - Verset 116). Ce verset prouve que l'égarement lointain est bien le grand shirk. Allah Le Très-Haut dit : « Ils invoquent en dehors d'Allah, ce qui ne peut ni leur nuire ni leur profiter. Tel est l'égarement profond ! » (Sourate 22 - Verset 12),
1.      donc celui qui invoque autre qu’Allah s’est certainement égaré très loin dans l’égarement, parce que l’invocation à autre qu’Allah fait partie du grand shirk,
2.      et celui qui demande justice à une autre législation que celle d'Allah s'est certainement égaré, très loin dans l’égarement, parce que la demande de justice au Taghout fait partie du grand shirk.
Ainsi, celui qui suit et rassemble tous les versets du Qur’an où Allah Le Très-Haut parle de « l'égarement lointain », il trouvera qu'Allah عز وجل vise par ceci le grand shirk et le grand kufr, et nous en avons la preuve dans le verset même.

2. 2.     Deuxième preuve :
Allah Le Très-Haut dit : « Le pouvoir n'appartient qu'à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. »
(Sourate 12 - Verset 40)

Aperçu de l’argumentation de ce verset :
Allah Le Très-Haut a fait une introduction en disant : « Le pouvoir n'appartient qu'à Allah. » ; c’est-à-dire qu’Il est Le Juge et Le Législateur et ceci fait partie de la Rouboubya (Seigneurie), parce que le fait de légiférer et de tirer des règles, fait partie des actes d'Allah سبحان spécifiques à Sa seigneurie. Et pour parfaire la croyance en la Rouboubya, il faut le Tawhid dans l’adoration.
Parmi les actes d'Allah تعلى : c’est Lui qui pourvoit aux subsistances à partir du néant et qui cause le bien et nuit. L'adoration qui doit donc Lui être attribuée, c'est l’invocation en Lui demandant la subsistance et l’imploration car c'est Lui qui cause le bien et nuit. Si une personne croit que c’est Allah Le Très-Haut qui pourvoit aux besoins et qui aide celui qui est dans une situation critique mais après ça, il invoque « el Badawi ou lJilani[3] » et l'implore, alors sa croyance et sa reconnaissance en la Rouboubya (Seigneurie) d'Allah (c'est Lui qui pourvoit, qui cause le bien et qui nuit), ne lui seront d'aucun effet, parce qu'il est associateur dans l’adoration, dans la mesure où il attribue son adoration par l'invocation et son imploration, à autre qu'Allah سبحانه .
Et il en est ainsi pour celui qui croit et qui reconnaît que c’est Allah L’unique qui juge et que c’est de Lui que proviennent les jugements : il faut alors pour cette croyance en la seigneurie d’Allah en tant que Juge, demander justice à Ses jugements et Sa législation. Si une personne demande justice à une autre justice et une autre législation que celles d’Allah, elle aura certes associé dans son adoration, et sa croyance ainsi que sa reconnaissance en la Seigneurie d’Allah à savoir qu’Il est Le Juge, ne lui seront d’aucun effet.
En effet, à Allah Le Très-Haut reviennent certaines actions et à l’homme en reviennent d’autres. Parmi les actions d’Allah, il y a la décision de jugements ainsi que le fait de les légiférer, alors l’action de l’homme est de demander justice à la législation de Celui qui décide les jugements et les légifère. Tout comme parmi les actions d’Allah, Il est Le Pourvoyeur à partir du néant, alors il revient à l’homme d’invoquer les biens à Celui qui pourvoit à partir du néant. Il n’y a aucune différence chez le musulman « muwahid » sur le fait :
1.qu’Allah Le Très-Haut est Le Pourvoyeur et que cela implique Son adoration par l’invocation ; si celle-ci est attribuée à autre qu’Allah cela deviendrait du grand shirk,
2.et qu’Allah Le Très-Haut est Le Juge et cela implique l’adoration par la demande de justice ; si celle-ci est attribuée à autre législation et jugement que ceux d’Allah cela deviendrait du grand shirk.

Et ceci est évident dans la parole du Très-Haut : « Le pouvoir n'appartient qu'à Allah. » Il a commencé par la seigneurie, puis l’a fait suivre de l’adoration dans la parole du Très-Haut : « Il vous a commandé de n'adorer que Lui. ». C’est ainsi que Le Très-Haut, dans un autre verset semblable dit : « Et ils adorent, en dehors d'Allah, ce qui ne peut leur procurer aucune nourriture des cieux et de la terre et qui n'est capable de rien. » (Sourate 16 – Verset 73)
Et il dit encore : « Mais ils adorent en dehors d'Allah, ce qui ne leur profite point, ni ne leur nuit ! » (Sourate 25 - Verset 55)

1.      Parmi Ses actes, Gloire et Pureté à Lui, c’est Lui qui pourvoit aux besoins, alors l’adoration qui doit Lui être attribuée est l’invocation de la demande de la subsistance ;
2.      Parmi Ses actes, Gloire et Pureté à Lui, c’est Lui qui fait le bien et qui nuit, alors l’adoration qui doit Lui être attribuée est l’imploration du secours et la demande du refuge,
3.      Parmi Ses actes, Gloire et Pureté à Lui, c’est Lui qui juge, alors l’adoration qui doit lui être attribuée est la demande de justice à Sa Justice et Sa Législation.

C’est pour cela que ces vérités sont devenues rares pour beaucoup de personnes de nos jours. ‘AbderRahman ibn Saa’di dit dans son livre « lQawl essadid ‘ala kitab ettawhid » chapitre : la parole du Très-Haut : « N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire… ». Il dit : « Quiconque demande justice à autre qu’Allah et Son messager صلى الله عليه وسلم, aura pris cet autre comme seigneur et aura pris pour juge le Taghout »



3. 3.     Troisième preuve :
On trouve dans les 2 sahihs[4], que le messager صلى الله عليه وسلم faisait cette invocation lorsqu’il se levait pour prier la nuit : 
« Ô Allah à Toi les louanges, Tu es La Lumière des cieux, de la terre et des créatures qui s’y trouvent ; à Toi les louanges, Toi Le Souverain des cieux, de la terre et des créatures qui s’y trouvent ; à Toi les louanges, Toi La Vérité… Ta Promesse est une vérité, Tes Paroles sont une vérité, Ta Rencontre est une vérité, Le Paradis est une vérité, Le Feu est une vérité, L’Heure [Suprême] est une vérité, les prophètes sont une vérité, Mohammed est une vérité… Ô Allah ! à Toi je me suis soumis, à Toi je m’en suis remis, et en Toi j’ai cru ; à Toi je reviens, par Toi je me défends et c’est Toi que je prends pour Juge. Pardonnes-moi donc ce que j’ai commis, ce que je commettrai, ce que j’ai gardé en secret et ce que j’ai déclaré, Toi qui avance et qui retarde. Hormis Toi, il n’y a pas de dieu. » (hadith n°6317 sahih lboukhari).
Ibn lQayem رحمه الله dit au sujet de ce hadith : « Il a cité le rapprochement vers Lui à travers Ses louanges et Son éloge, ses adorations, puis il Lui a demandé Son pardon » (« madarij essalîkin » vol. 1 page 32).
Ibn lQayem a cité 3 choses dans cette invocation :
1.      le rapprochement vers Allah à travers Ses louanges et Son éloge ;
2.      ses adorations pour Allah : parmi elles, le retour à Allah, la confiance en Lui et la demande de jugement ;
3.      la demande du pardon ;
Ceci est un argument clair qui montre que la demande de justice est une adoration, comme la confiance et le retour vers Allah.

Ibn lQayem –qu’Allah lui fasse miséricorde- dit au sujet de la parole du Très-Haut : « Non!... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence]. » (Sourate 4 - Verset 65). Il dit : « Il a juré : qu’ils ne seront pas croyants jusqu'à ce qu’ils prennent pour juge Son messager, et jusqu’à ce que l’angoisse se dissipe dans leur intérieur par rapport à son jugement, et jusqu’à ce qu’ils se soumettent complètement à son jugement. Et ceci est la vraie satisfaction de son jugement. Donc la demande de jugement se situe au niveau de l’Islam, la dissipation d’angoisse, au niveau de l’Iman, la soumission complète, au niveau de l’Ihssan. » (« madarij essalîkin » vol.2 page 201 édition « dar lkoutoub l’ilmiya »)
Prends en compte, frère -qu’Allah te fasse miséricorde- sa parole : « Donc la demande de jugement se situe au niveau de l’Islam » ; il y a là une réponse à ceux qui disent au sujet de la disparition de la foi dans ce verset par rapport à celui qui ne prend pas pour juge le prophète que c’est une disparition de la foi parfaite et non de sa base.



DEUXIEME CHAPITRE :
COMMENT LES ANCIENS SE SONT COMPORTES AVEC L’YÂSIQ DES TATARS

Ibn Kathîr رحمه الله dit dans son exégèse au sujet de la parole du Très-Haut : « Est-ce donc le jugement du temps de l'Ignorance qu'ils cherchent ? Qu'y a-t-il de meilleur qu'Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ? » (Sourate 5 - Verset 50) :
« Le Très-Haut dénigre ceux qui dévient de la loi d’Allah dominante, comportant tout le bien et interdisant tout le mal, et se dirigent vers une autre loi composée d’opinions, de passions et de termes forgés par les hommes sans se baser sur la loi d’Allah. Et cela est identique aux gens de la Djâhiliyah qui gouvernaient selon des lois ignorantes et égarées, qu’ils forgeaient à partir de leurs opinions et passions. Et c’est identique à ce par quoi les Tatars gouvernent, issu des politiques monarchistes de Gengis Khan, qui leur a forgé le Yâsiq, qui correspond à un livre de lois composées à partir de différentes législations juives, chrétiennes et musulmanes, et où se trouvent beaucoup de lois qu’il a tout simplement tirées de sa pensée et de ses passions. Ce livre est devenu une législation suivie par ses descendants, qu’ils mettent en avant par rapport au jugement par le Qur’an et la Sunnah. Or quiconque fait cela est devenu mécréant, et il est obligatoire de le combattre jusqu’à ce qu’il revienne à la loi d’Allah et de Son Envoyé, et qu’il ne gouverne que par cela, dans tous les domaines. » Fin de citation d’Ibn Kathir.
Il dit encore -qu’Allah lui fasse miséricorde- dans son livre « lBidaya wa nihaya » vol.13 page 127 : « Quiconque délaisse la législation dominante descendue sur Mohammed ibn Abdallâh le sceau des messagers et demande justice aux législations abrogées[5] devient mécréant, que dire alors de celui qui demande justice au « yâssa »[6] et le privilégie ; quiconque agit ainsi devient mécréant par le consensus des musulmans. ».
Prends en compte, frère qu’Allah te guide, sa parole : « quiconque agit ainsi devient mécréant par le consensus des musulmans. ». S’ils traitaient de mécréants celui qui demandait justice à autre législation que celle d’Allah, comment peut-on concevoir qu’ils autoriseraient la demande de justice à ces législations tyranniques ? Ou encore, comment pourraient ils autoriser le fait de l’apprendre pour pouvoir travailler avec ?
Et dans ces paroles, une suffisance pour celui qui veut la guidée…



TROISIEME CHAPITRE :
AMBIGUITES DE CEUX QUI AUTORISENT LA DEMANDE DE JUSTICE AU TAGHOUT

Première ambiguïté : elle fait partie des ambiguïtés les plus hideuses ; c’est leur parole : cet acte n’est pas une demande de justice, mais plutôt une demande d’un bien qui va être perdu.
Réponse :
Nous disons : saches que l’homme peut dire une parole sans lui prêter attention alors que si on mélangeait cette parole avec l’eau de la mer, elle la polluerait. D’ailleurs, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit une parole semblable à Aicha رضي الله عنه comme cela est rapporté dans « Sounan et-Tirmidhi et Abû Daoud ». Le fait de dire ce genre de paroles fait partie de la ruse vis-à-vis de la religion d’Allah et de Ses interdits, à un tel point que ce qui est connu chez tous les êtres responsables, c’est que la réalité des choses ne change pas en modifiant leurs appellations. Le savant ‘Abdallâh Ibn ‘AbderRahmân Abû Batîn dit : « Celui qui attribue à autre qu’Allah une de Ses différentes adorations, il aura adoré cet autre et l’aura pris pour divinité et l’aura associé à Allah dans Son droit exclusif… même s’il s’esquive d’appeler son acte : le fait de prendre pour divinité, l’adoration et l’association. Et il va de soi chez toute personne censée que la réalité des choses ne change pas en modifiant leurs appellations. » (majmou’at ettawhid- 7ème rissala)


Il n’y a aucun doute chez le musulman que la demande de justice, c’est trancher une dispute entre deux parties, et c’est un acte des membres et non un acte du cœur. Celui qui dit que le fait de demander justice n’est une demande de justice que si elle était accompagnée de l’intention qu’il va demander justice au Taghout, parce qu’il est convaincu que son jugement est meilleur que celui d’Allah, est comme celui qui dit que faire une prosternation, n’est une prosternation uniquement si il est convaincu dans son cœur que celui devant qui il se prosterne mérite qu’on prosterne devant lui ;
ou comme celui qui dit que faire une tournée révérencielle n’est une tournée révérencielle uniquement si celui qui fait la tournée est convaincu que le mort à l’intérieur du tombeau viendra pour donner des bienfaits.
L’Imam Ibn lQayem رحمه الله a répondu à ce genre de paroles sur celui qui prétend que l’adoration n’est une adoration uniquement si celui qui la fait est convaincu que c’en est une : « Parmi les formes du shirk : la prosternation du disciple au cheikh. Cela est du shirk de la part de celui qui se prosterne et de celui devant qui il se prosterne. Ce qu’il y a d’étonnant, c’est qu’ils disent : « ceci n’est pas une prosternation, mais il s’agit de baisser la tête devant le cheikh par respect et humilité. » Il faut dire à ces gens-là : « quoique vous l’appeliez, la réalité de la prosternation c’est de baisser la tête devant une personne. » » (« madarij essalîkin » vol.1 page 374)

Et nous, nous disons : si on appelle le fait de demander justice par n’importe quelle autre appellation, la réalité de la demande de justice, c’est de trancher une dispute entre deux parties.
Puis nous disons, il se peut qu’il y ait ici une complication pour certaines personnes au sujet du prophète صلى الله عليه وسلم lorsqu’il est entré sous la protection de « Mat’am Ibn ‘Adiy » ; nous répondons à cette objection :
1.      si la personne comprenait le sens de la demande de justice, ce genre de complication n’aurait pas lieu d’être. La demande de justice, c’est rompre une dispute entre deux parties. Elle se présente lorsqu’il y a une dispute entre deux parties, puis ils vont chez celui qui peut rompre cette dispute, afin qu’il tranche entre eux dans le sujet et la dispute, et qu’il mette un terme à leur dispute. Voici l’image de la demande de justice que La Législation claire nous interdit et qui fait partie du grand shirk, et c’est cela la demande de justice au Taghout.
2.      Pour ce qui est de la demande de protection d’un mécréant, il n’y a pas d’argument pour son interdiction, au contraire, le prophète صلى الله عليه وسلم l’a lui-même fait quand il est entré sous la protection de « Mat’am Ibn ‘Adiy », il en est de même pour les compagnons lorsqu’ils sont entrés sous la protection du Négus à l’avènement de l’Islam par crainte du mal des associateurs.

Deuxième ambiguïté: c’est la parole de ceux qui disent que ceux sur qui ont été révélés les versets désiraient la demande de justice au Taghout, parce qu’ils n’étaient pas satisfaits du jugement d’Allah et de Son messager, par contre nous, nous demandons justice, mais nous ne le désirons pas.
Réponse :
Cette parole est vaine à travers différents points :
1er point : Lorsque Allah عز وجل a dit : « Ils veulent prendre pour juge le TAGHOUT », Il n’a pas conditionné la volonté pour traiter de mécréant celui qui demande justice au Taghout, mais c’est celui qui cite cette ambiguïté qui a conditionné cela. Alors, lorsque Allah تعلى a dit : « Ils veulent prendre pour juge le TAGHOUT », Il décrivait la situation des deux hommes, le juif et l’hypocrite, lorsqu’ils voulaient demander justice à « Ka’b Ibn l’Achraf » qui était désigné comme Taghout dans ce verset. Mais le juif a refusé, parce qu’il savait que « Ka’b Ibn l’Achraf » prenait des pots-de-vin, alors ils sont partis demander justice au prophète صلى الله عليه وسلم.
Donc, il faut comprendre que lorsque Allah تعلى a dit : « Ils veulent », Il décrivait la situation du Juif et de l’hypocrite, et Il n’a pas conditionné cette volonté pour que cela devienne de la mécréance. Comme si l’on disait : « une personne a fait ceci et cela alors qu’elle voulait faire autrement », la parole « voulait » lorsqu’elle se retrouve dans ce genre de contexte vise la description de la situation.
Il va de soi encore que parmi les sens de la langue arabe, les phrases se classent entre informations et actions ; ce qui est action, c’est l’ordonnance et l’interdiction entre autres, tandis que l’information, c’est l’information sur laquelle on ne bâtit pas un ordre ou une interdiction. Lorsque Allah عز وجل dit : « Ils veulent », ceci se classe dans la partie de l’information, et nous, il ne nous est pas ordonné d’adorer à travers les informations, par contre il nous est ordonné d’adorer à travers ce qu’Allah a décrété à travers Sa Parole : « Alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. » c’est-à-dire le Taghout, de ne pas lui demander justice. Nous acceptons cet ordre pour adoration et nous ne le devançons pas par une information qui n’est que la description de la situation.

2ème point : L’Imam Abû El Sa’oûd dit dans son exégèse au sujet de La Parole du Très-Haut : « N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le TAGHOUT alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. » (Sourate 4 - Verset 60): « L’étonnement ainsi que la condamnation visent le simple fait de demander justice [au Taghout] sans y avoir recours (c’est-à-dire au jugement lui-même) et ceci pour avertir que la volonté de le faire suscite à elle seule l’étonnement ; et il n’est pas convenable de vouloir rentrer dans cette situation, alors que penserais-tu du jugement lui-même ».
Alors mon frère, qu’Allah te guide, médites sa parole : « alors que penserais-tu du jugement lui-même » c’est-à-dire le fait de demander jugement au Taghout et considères ce point attentivement.

3ème point : La communauté s’est certes rassemblée sur le fait que celui qui attribue à autre qu’Allah une adoration apparente qui ne revient qu’à Lui, est alors un associateur qui a commis la grande association qui le fait sortir de la Nation (musulmane) ; qu’il l’ait voulu ou pas, ou qu’il en soit satisfait ou pas.

4ème point : Cette parole a été prise parmi les ambiguïtés alors que l’évidence claire a été délaissée ; celle qu’Allah تعلى a montrée lorsque Il a dit : « Alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. » (Sourate 4 - Verset 60), et comme la parole du Très-Haut : « Adorez Allah et écartez-vous du Taghout. » (Sourate 16 - Verset 36). Et lorsque nous connaissons l’évident, alors nous lui soustrayons l’ambiguë. L’imam Mohamed Ibn Abdûl Wahab dit pour décrire le rejet du Taghout : « Quant à la façon de la mécréance au TAGHOUT, il faut croire que cette adoration est vaine et non fondée, la délaisser, la haïr, la détester et l'excommunier ainsi que ses adeptes et les prendre pour ennemis ». (majmou'at ettawhid 1ére rissalaa).
Si l’individu est convaincu de la vaineté de l’adoration à autre qu’Allah et puis qu’il ne la délaisse pas, alors avec cela il n’aura pas rejeté le Taghout ; et s’il est convaincu de sa vaineté et qu’il la délaisse, mais qu’il l’aime et ne la déteste pas, alors avec cela il n’aura pas rejeté le Taghout.
5ème point : Si vous visez par la « volonté » l’intention par le cœur et la parole sans l’acte, cela est identique à ceux qui adorent les tombeaux et qui tournent autour et disent : « Oui, nous tournons autour d’eux, et nous leur attribuons cet acte, mais nous ne voulons pas associer par cela ». Et il va de soi chez chaque « muwahid » que leur parole est fausse. Le cheikh de l’Islam Ibn Taymiya –qu’Allah lui fasse miséricorde- dit : « En résumé, celui qui dit ou qui fait le kufr devient mécréant par ceci, même s’il ne vise pas à être mécréant, étant donné que personne ne vise la mécréance sauf Ma Cha’a Allah[7] » (essarem lmasloul page 177 178.)


Troisième ambiguïté: c’est la parole de celui qui dit que le fait de demander justice, même si c’était du shirk, alors ce serait du petit shirk qui n’atteindrait pas le stade du grand shirk jusqu’à ce qu’il soit accompagné du « istihlal[8] » ou d’une croyance, comme le fait de jurer par autre qu’Allah.
Réponse :
1er aperçu : Il est connu que l’adoration qui n’est vouée qu’à Allah عز وجل comme l’inclinaison, la prosternation, l’invocation, la demande de secours, le sacrifice, le vœu, les tournées révérencielles, la demande de justice, la peur, l’espoir, le retour à Allah, l’amour, la vénération et autres parmi les adorations, se divise en 3 parties : certaines sont liées à la croyance, d’autres liées aux paroles et d’autres aux actes.
- Quant aux adorations apparentes qui sont liées aux paroles et aux actes, comme l’invocation, la demande de secours, l’inclinaison, la prosternation, le sacrifice, le vœu, les tournées révérencielles, la demande de justice et autres ; alors celui qui attribue l’une d’entre elles à autre qu’Allah تعلى, que ce soit aux idoles, aux morts, aux Tawaghits, il deviendra donc de ce fait mécréant et il sera tombé dans la grande association. Et ceci n’implique ni une croyance ni le fait de rendre hallal, car il aura montré l’attribution d’une adoration à autre qu’Allah.
- Quant aux adorations cachées qui sont liées à la croyance, comme la peur, l’espoir, l’amour, la vénération et autres, il est nécessaire pour juger de la mécréance de celui qui les attribue à autre qu’Allah , de montrer cette adoration et ceci en prononçant par la langue afin de montrer cette croyance car c’est une adoration du cœur cachée. Celui qui a apporté cette ambiguïté a fait une analogie fausse du fait qu’il n’a compris ni le sens du Tawhid, ni le sens de l’adoration. Il a donc mis au même niveau la demande de justice qui est une adoration et le fait de jurer par autre qu’Allah qui n’est qu’une expression d’association mais qui n’est pas une adoration.
Il pourrait se demander : pourquoi alors les savants ont attesté que le serment par Allah عز وجل était une adoration ? La réponse : nous disons que les savants ont fait du serment par Allah تعلى une adoration car ce serment est accompagné par l'adoration de vénération. Et celui qui jure, lorsqu'il jure par Allah, sait qu'Allah عز وجل est Immense et qu'Il mérite qu'on jure par Lui. Et il jure donc par Lui, ce qui fait de ce serment une adoration car il est accompagné de vénération. Donc le serment par Allah est une adoration parce qu’il est accompagné d’une vénération, et c'est la vénération qui est une adoration et non le serment lui-même, car le serment n’est que le fait de jurer. S’il était pour Allah, avec une vénération, alors c’est une adoration, et s'il était pour autre qu'Allah, c'est une expression d'association et une branche parmi les branches du petit shirk. On ne peut qualifier celui qui le fait d'être tombé dans le grand shirk, jusqu'à ce qu’apparaisse une vénération pour celui par lequel il jure ; et ceci par sa croyance par le biais de la parole avec sa langue.

Et c'est pour cela que les savants ont dit que celui qui jurait par autre qu'Allah, était certes tombé dans la petite association et qu'il ne sortait pas de la Nation (musulmane) tant qu'il ne croyait pas que l'objet de son serment méritait qu'on jure par lui. Ils ont donc conditionné pour le rendre mécréant la manifestation d'une vénération pour l'objet du serment ; c'est-à-dire une attribution de l'adoration de la vénération à autre qu'Allah, car c'est une adoration du cœur cachée.
Et si un homme jure par autre qu’Allah et montre de la vénération à l’objet du serment, alors il sera associateur dans la divinité. La cause de son association ici, c’est le fait qu’il ait montré l’adoration. Donc, nous n’allons pas le voir et lui demander s’il a cru ou pas. Aussi, la demande de justice est une adoration apparente comme la prosternation, la tournée révérencielle ; celui qui l’attribue à autre législation que celle d’Allah, après connaissance, c’est un mécréant. Et ce n’est pas une adoration cachée du cœur, comme la vénération qui nécessite une manifestation par le biais de la prononciation par la langue.

2ème aperçu : Il est connu que le fait de jurer par autre qu’Allah n’a pas été interdit dès le début de l’Islam. Ce n’est que par la suite que les textes sont venus interdire le fait de jurer par autre qu’Allah. Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Certes Allah vous a interdit de jurer par vos ancêtres » (rapporté par lbokhari). Comment peut-on comparer ce qui n’a pas été interdit dès le début de l’Islam avec ce sans quoi l’Islam du serviteur ne peut être valide, à savoir le reniement de tout jugement en dehors du jugement d’Allah et de Son Messager, et ceci en ne le prenant pas pour juge.
Puis nous disons : cette fausse comparaison implique qu’il était permis aux musulmans à cette époque[9] et avant la révélation des versets qui interdisent la demande de justice au Taghout, de demander justice aux devins et aux rebelles parmi les gens du Livre ainsi qu’à leurs Tawaghits ; puisque selon leur prétention, la demande de justice est comme le fait de jurer.

Quatrième ambiguïté :
C’est la parole du Cheikh de l’Islam Ibn Taymiya, dans « majmou’ lfatawa » sur laquelle s’appuient certains qui est : « Et ceux-là qui ont pris leurs moines et rabbins comme seigneurs lorsqu’ils leur ont obéi dans le fait de rendre hallal ce qu’Allah a rendu haram et haram ce qu’Il a rendu hallal sont de deux sortes :
1.      Qu’ils sachent que ces derniers ont changé la religion d’Allah, alors ils suivent leurs dirigeants dans ce changement, en étant convaincu de la permission de ce qu’Allah a interdit et de l’interdiction de ce qu’Allah a permis, tout en sachant qu’ils contredisent la religion du messager, ceci est de la mécréance…
2.      Leurs convictions et leur foi soient fermes en l’interdiction du permis et la permission de l’interdit, mais ils leur obéissent dans la désobéissance à Allah, comme lorsque le musulman fait des péchés tout en croyant que ce sont des péchés. On applique alors sur ces derniers la même règle appliquée sur ceux qui font des péchés. »
(majmou’ lfatawa vol.7 page 70)
Réponse :
C’est que ces gens-là, qui ont argumenté avec la parole du Cheikh de l’Islam Ibn Taymiya précitée, n’ont pas saisi et n’ont pas fait la différence entre l’obéissance dans l’association et l’obéissance dans le péché. L’obéissance dans le péché est le fait qu’une personne obéisse à une créature pour faire un péché parmi d’autres, tout en croyant que ce péché est interdit, ceci est considéré comme une obéissance dans le péché qui ne fait pas sortir celui qui la commet de l’Islam sauf si elle est accompagnée d’une croyance ou du fait de le rendre « hallâl ». Tandis que l’obéissance relative à l’association, cela consiste à ce qu’une personne suive une créature ou qu’elle lui obéisse dans un acte de shirk, comme si on lui disait : « Prosternes-toi devant une statue » et qu’elle se prosterne, ou qu’on lui dise : « Sacrifies pour ce Djinn » et qu’elle sacrifie, ou encore « Vas demander justice à une autre législation que celle d’Allah » et qu’elle y aille et demande justice ; cela est considéré comme une obéissance dans l’association, et celui qui l’accomplit devient associateur à Allah même s’il n’a pas de croyance en cela, ni ne le rend « hallâl ». Ce à quoi faisait allusion Ibn Taymiya رحمه الله, c’est l’obéissance dans le péché et non l’obéissance relative à l’association. Ceci est notre 1ère réponse.
2ème réponse :
Il y a là une différence entre l’Obéissance et la Demande de justice. L’obéissance peut être une obéissance dans le péché ou une obéissance dans l’association, comme nous venons de le démontrer dans la première réponse ; tandis que la demande de justice, c’est une adoration pure, tout comme les vœux, les tournées révérencielles, et quiconque l’attribue à autre qu’Allah et Sa Législation, c’est un associateur. Ceci a été démontré par les savants dans leur livres et leurs pamphlets.
Le cheikh ‘Abd elLatif Ibn ‘Abd erRahmân Ibn lHassân Alâ Sheikh a dit : « Celui qui demande justice à autre que le Livre d’Allah et la Sounnah de Son messager صلى الله عليه وسلم après connaissance,est un mécréant » (edourar essaniya vol. 10 page 426)
Une personne pourrait dire ici que le cheikh ‘Abd elLatif vise par cela le fait de rendre hallâl l’acte de demande de jugement.
Réponse : il n’y a aucun doute chez le musulman, que ce qui est connu de la part des gens de science, c’est qu’à chaque fois, ils détaillent toujours les sujets qui doivent être détaillés. A tel point qu’il n’est pas permis de retarder l’explication au moment de l’argumentation, surtout quand il s’agit des sujets se rapportant au « takfir » comme les paroles d’Ibn Taymiya précédemment citées. Un savant parmi les gens de science ne peut pas venir et dire : « celui qui boit du vin devient mécréant », puis sans préciser qu’il s’agit de celui qui le boit tout en croyant sa permission. Celui qui parle des sujets de « takfir », dans lesquels il faut détailler puis qu’il traite de mécréant sans détailler, est un ignorant et non un savant. Alors nous disons, soit le cheikh ‘Abd elLatif Ibn ‘Abd erRahmân est un ignorant, car il n’a pas détaillé dans ce sujet, ou celui qui joue avec les paroles du cheikh est l’ignorant ; nous laissons le soin au lecteur de répondre.

Cinquième ambiguïté :
C’est la parole de celui qui dit : Si ce jugement auquel on va demander justice est contraire au jugement d’Allah, alors il n’est pas permis d’y demander justice. Par contre, s’il est en accord avec le jugement d’Allah, comme le jugement de l’équité afin de restituer les biens, alors cela est permis.
Réponse :
Cette parole est vaine à travers 2 aspects :
1er aspect : Nous ne regardons pas le résultat du jugement, est-ce que c’est de l’équité ou de l’injustice, mais nous regardons l’acte ainsi que sa référence , au point que la situation actuelle est qu’il va demander justice à cette équité par le biais de ce Taghout. Pour cela, lorsque Le Très-Haut a dit : « Ils veulent prendre pour juge le TAGHOUT » en désignant Ka’b Ibn l’Achraf comme Taghout, Il a mis comme prétexte de la mécréance, le fait de lui demander justice et trancher dans les litiges chez lui. Il n’a pas mis comme prétexte de la mécréance ici le fait que Ka’b Ibn l’Achraf ne jugeait pas avec équité car il prenait des pots-de-vin.
2ème aspect : Nous ne regardons pas non plus le droit du serviteur, s’il va être jugé avec équité ou injustice, mais nous regardons le droit de Celui qui est adoré جل جلا له qui est le Tawhid en rejetant le Taghout et en ne lui demandant pas justice, en pratiquant sur lui le takfir et en avertissant les gens contre lui. Comment donc avertissez-vous les gens contre le Taghout, alors que vous êtes les premiers à aller lui demander justice et trancher dans les litiges chez lui ?

Sixième ambiguïté :
C’est la parole de celui qui dit : On ne trouve pas d’autorité religieuse qui pourrait me rendre mon droit, je suis dans la nécessité de faire ceci.
Réponse sous 2 points :
1er point : Nous mettons en garde celui qui dit ce genre de paroles avec la parole du Très-Haut : « Il en est ainsi, parce qu'ils ont aimé la vie présente plus que l'au-delà. Et Allah, vraiment, ne guide pas les gens mécréants. » (Sourate 16 - Verset 107).
Le cheikh Mohamed Ibn ‘Abd elWahab dans son pamphlet « Elucidations des Ambiguïtés » vers la fin de son œuvre dit au sujet de ce verset : « Il a rendu clair que cette mécréance et cette punition ne sont pas dues à la croyance ou ignorance, ou par haine de la religion ou par amour de la mécréance, mais leur cause est qu’il y avait un profit parmi les profits de ce bas-monde. Il a préféré le profit du bas-monde à la religion. » fin de sa parole.
Il n’est pas permis à un musulman qui croit en Allah et au Jour Dernier de préférer un profit parmi les profits d’ici-bas à la religion, que cela soit pour une demande d’une fonction ou d’une présidence ou que cela soit pour redouter la perte des biens et argent. Car le but de la préservation de la religion devance le but de la préservation des biens. Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « l’esclave du dinar est malheureux ! l’esclave du dinar est malheureux ! l’esclave du vêtement est malheureux ! il est satisfait quand on lui donne et se met en colère s’il ne reçoit rien il est malheureux et déçu, si une épine le pique, il sera incapable de l’enlever » (rapporté par lBokhari)

2ème point : Nous rappelons à celui qui dit cette parole, la parole du Très-Haut : « Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. Je ne cherche pas d'eux une subsistance; et Je ne veux pas qu'ils me nourrissent. En vérité, c'est Allah qui est le Grand Pourvoyeur, Le Détenteur de la force, l'Inébranlable. » (Sourate 51 - Versets 56-58). Il a montré le but pour lequel Il a crée les serviteurs, et Il s’est chargé de leur subsistance.
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Allah dit : ش fils d’Adam ! Libères-toi pour mon adoration, Je remplirai ta poitrine de richesses et Je fermerai ta pauvreté. Et si tu ne le fais pas, J’occuperai ta main et Je ne fermerai pas ta pauvreté. » (Rapporté par Ahmad)
Par contre, pour ce qui est de la parole qu’il est dans la nécessité pour faire cela, cela est vain à travers 2 aspects :
1e aspect : S’il en apparaît de ce qui en a découlé que le fait de demander justice est considéré comme une adoration comme le sacrifice ou le vœu, saches alors que les gens ont mélangé et n’ont pas fait la différence entre la nécessité et la contrainte. Ils ont alors excusé la personne si elle est dans le besoin de faire de la mécréance. Il n’y a aucun doute que cela est vain, car la nécessité ne permet que de faire des désobéissances, tandis que la mécréance, il n’est permis à personne de le faire sous le prétexte qu’il est dans le besoin, mais au contraire, il faut une contrainte par une menace de mort ou de torture. La nécessité : c’est que la personne soit dans le besoin de faire le moindre mal afin de ne pas faire un plus grand mal. Si on oblige une personne a commettre entre la fornication ou manger de la viande morte, elle doit préférer manger la viande morte que de commettre la fornication. Tandis que la contrainte : c’est torturer la personne jusqu'à sa destruction ; dans ce cas, Allah nous a permis de dire une parole de mécréance.
2ème aspect : Nous questionnons à travers un exemple ceux qui disent ce genre de paroles ; supposons qu’il y ait un pouvoir qui adore une idole, et qu’il s’en prenne à un homme et s’accapare de ses biens et refuse de lui rendre. Puis, ils lui disent nous ne te rendrons pas tes biens à moins que tu fasses une offrande ou que tu fasses une tournée révérencielle autour de ce tombeau. La question ici est : est-il permis dans cette situation de faire des offrandes à l’idole et de faire le tawaf autour de lui, ou de se prosterner devant lui parce qu’il est dans la nécessité pour récupérer ses biens ? Et est-ce que son acte lui enlèvera le jugement d’associateur qui lui est attribué ? C’est une question qui attend une réponse…

Nous allons conclure ce pamphlet avec la parole du savant de son époque le cheikh Soulayman Ibn Sahman lorsqu’on l’a questionné au sujet de la demande de justice au Taghout sous le prétexte de la nécessité ; il a dit رحمه الله :
« En second lieu : on leur dit : « si vous avez su que le fait de demander justice au Taghout est de la mécréance, Allah nous a rappelé dans Son Livre que la mécréance était plus grave que le meurtre :
Le Très-Haut dit dans le Qur’an : « la fitna (l'association) est plus grande que le meurtre » (Sourate 2 - Verset 191), Il dit encore : « la fitna (l'association) est plus grave que le meurtre. » (Sourate 2 -Verset 217) ; la fitna dans ces versets désigne la mécréance. Si les nomades et les gens de la ville venaient à s’entretuer jusqu'à leur destruction, cela leur serait largement moins grave que s’ils venaient à désigner un Taghout sur terre afin qu’il juge dans leurs divergences avec autre chose que la Shari’a de l’Islam qu’Allah سبحانه وتعالى a révélée à Son messager. »
En troisième lieu : nous disons : « si demander justice au Taghout est de la mécréance, tout en sachant que les divergences se font à cause des choses matérielles, alors comment peut-on concevoir le fait de rejeter la foi pour des choses matérielles ? Car, nul ne peut se prétendre être croyant tant qu’Allah et Son messager ne soient les plus aimés et jusqu’à ce que le prophète lui soit préférable à ses enfants, ses parents et tous les gens. Si tu venais à perdre tous tes biens matériels, il ne te serait jamais permis de demander justice au Taghout afin de les récupérer. Et si une personne venait à t’obliger à choisir entre demander justice au Taghout ou perdre tous tes biens, tu es forcé de devoir choisir de perdre tous tes biens et en aucun cas il ne te sera permis de demander justice au Taghout, et Allah سبحانه وتعالى est Le Plus Savant. » (dourar essaniya - chapitre "le jugement de l’apostat" - page 275)

Il incombe à tous musulman et musulmane, croyant et croyante, qui veulent préserver sa religion et son TAWHID, de prendre pour juge des savants de la législation et les imams des mosquées, ceux qui commandent avec Le Livre de leur seigneur et la sounnah de leur messager صلى الله عليه وسلم, dans toutes leurs disputes et dans tous les sujets dans lesquels ils divergent. Et qu’ils ne demandent pas justice à ces Tawaghits, car prendre pour juge ces Tawaghits signifie croire en eux et leur attribuer une adoration. Et que la personne craigne que vienne le Jour du Jugement et qu’elle fasse partie de ceux dont le prophète صلى الله عليه وسلم a dit a leur sujet : 
« Allah rassemblera les hommes au Jour de la Résurrection et leur dira : « Celui qui adorait une chose, qu’il la suive. Ceux qui adoraient le soleil suivront le soleil, ceux qui adoraient la lune suivront la lune et ceux qui adoraient les Tawgahits suivront les Tawaghits. » »
(Rapporté par lbokhari, hadith 7437)

ش Seigneur, Fais-nous mourir musulmans et vivre musulmans et fais nous rejoindre les pieux sans nous humilier et ne nous soumets pas à la tentation. Prière d’Allah sur le prophète Mohamed Digne de confiance ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.


m
13 octobre 2005 07:06
L'HERITAGE DES PROPHETES n°3
 
 

Allah Le Très-Haut dit :
« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises ? »
(Sourate 42 - Verset 21)
 
 
Au nom d’Allah, Le Clément, Le Miséricordieux
 
 
 
Louange à Allah Seigneur des mondes, et Prière et Paix sur celui qui a été envoyé comme une miséricorde pour l’humanité, notre prophète Mohamed ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.
 
En outre :
Ceci est une compilation résumée de réponses scientifiques dans les règles du comportement du débat de science autour du Qur’an et de la sounnah avec la compréhension des anciens de cette communauté. Nous avons pour but dans cette compilation de faire comprendre aux gens la réalité des assemblées législatives[1].
Dans u même temps, il y a une réponse à ceux qui considèrent que le fait d’y entrer fait partie de l’Islam. Cette opinion a été exposée à travers deux ouvrages :
1.                   Le premier : « La légitimité de rentrer dans les assemblées législatives » par Abd erRahman Abd elKhaleq
2.                   Le second : « Le jugement concernant la participation aux ministères et aux assemblées représentatives » par Omar al Ashqar.
Ceci est à titre d’éclaircissement et de conseil dans la mesure où il appartient à l’ensemble des gens de connaître la vérité sur ce sujet. En effet, cette question est liée au Tawhid de l’individu pour son seigneur, tout en sachant que le Tawhid est la base sur laquelle tout repose et par laquelle tous les actes sont acceptés ; et ceci est une condition sine qua non.
Ainsi, la réponse dans ce livret se présentera sous 2 formes :
1.                  Une réponse globale qui interpellera la disposition innée de l’Homme.
2.                  Une réponse détaillée pour ceux qui rapportent des ambiguïtés à ce sujet.
 
 
PREMIEREMENT : LA REPONSE GLOBALE
 
 
Par des méthodes claires et des exemples simples, nous disons :
Nul doute sur le fait qu’à Allah سبحانه appartiennent des actes dans Sa création (c’est Lui qui les[2] crée, qui pourvoit à leurs besoins, qui leur donne la mort, qui leur donne la vie, qui administre leurs affaires, qui leur fait du bien, qui leur nuit, qui leur promulgue des lois, c’est Lui qui possède toute chose Gloire et Pureté à Lui.)
Aucun musulman ne doute non plus que parmi Ses actes عز وجل dans la promulgation des lois, il y a le fait de rendre licite, illicite et le fait de légiférer.
Donc le fait de rendre licite : c’est le fait qu’Allah Le Très-Haut ait permis le mariage, la nourriture ainsi que les bonnes choses…
Le fait de rendre illicite : c’est le fait qu’Allah Le Très-Haut ait interdit la fornication ainsi que l’alcool etc.…
Le fait de légiférer : c’est le fait qu’Allah Le Très-Haut ait institué la punition du fornicateur ainsi que celle du voleur etc.…
Nul doute aussi que ces 3 domaines appartiennent à Allah تعلى, et que personne ne s’associe à Lui dans ceci.
Supposons qu’il y ait ici un Etat parmi d’autres qui met en place un pouvoir auquel il attribue le droit de rendre licite et illicite dans ce qu’Allah a déjà permis et interdit ; et dans d’autres domaines parmi les affaires mondaines qui n’entrent pas dans le licite et l’illicite légiférés (par Allah).
Considérons que ce pouvoir ait été nommé comme étant une instance qui rende licite et illicite. Nous est-il alors permis dans ce cas d’y entrer dans l’intérêt de l’Islam et de sa propagation ?
Et est-il permis à une personne d’élever un individu par le biais de sa candidature dans de telles assemblées ?
Et, quel est le jugement concernant celui qui présente lui-même sa candidature ainsi que celui qui vote pour lui dans les assemblées qui permettent et interdisent ?
La réponse à cela est claire chez tout musulman « mouwahid » qui connaît l’argumentation de « la ilaha illa Allah » :
Celui qui se représente est tombé dans le grand shirk ainsi que celui qui vote pour lui et personne ne contredit cela sinon celui qui ignore le sens de « la ilaha illa Allah », car le Tawhid n’est validé et n’est accepté qu’avec la réalisation de 3 choses :
1.                  La croyance,
2.                  La parole,
3.                  L’acte
Et ceci est la croyance des anciens dans l’acceptation de la foi et du Tawhid.
Dans le cas où une personne aurait une intention sincère ainsi qu’une parole véridique, mais que l’acte serait contradictoire à son intention et sa parole, de sorte que l’acte soit en apparence du shirk, alors ni son intention, ni sa parole ne lui profiteront. Le cheikh Mohamed Ibn AbdelWahab dans son livret « Dévoilement des ambiguïtés » vers la fin de ce qu’il a cité, dit : « Il n’y a aucune divergence sur le fait que le TAWHID se pratique par le cœur, la parole et les actes, et si l’une des 3 choses faisait défaut, la personne ne pourrait être musulmane. »
 
Donc la question qui s’impose ici et qui est adressée à ces gens qui permettent l’entrée dans les assemblées législatives, est : Quelle est la différence entre les assemblées qui rendent licite et illicite et les assemblées législatives où la raison, le droit et la coutume témoignent que les membres de cette assemblée ont le droit de proposer des lois et de les légiférer que ce soit dans ce qu’Allah a légiféré ou pas ? Si un des membres du pouvoir législatif présente une motion[3] dans un domaine où Allah تعلى a déjà jugé, il va la proposer aux membres de ce pouvoir législatif puis une législation sera émise en accord fondé sur la majorité, et il n’y a aucun doute que ceci n’est pas seulement le fait de légiférer sur un droit parmi les droits d’Allah, mais c’est légiférer sur la législation d’Allah تعلى. Allah سبحانه dit : « C'est Allah qui juge et personne ne peut s'opposer à Son jugement, et Il est prompt à régler les comptes. » (Sourate 13 – Verset 41)
 
Cette réponse globale est une preuve devant tous ceux qui autorisent l’entrée dans ces assemblées. A l’Homme de prendre en compte ces quelques paroles et qu’il les utilise comme preuves et qu’il désavoue devant Allah ce qu’ils font.
 
 
 
DEUXIEMEMENT : LA REPONSE DETAILLEE
 
 
Premièrement : les preuves sur l’interdiction d’entrer dans les assemblées législatives.
 
1ère preuve
Allah تعلى a dit : « Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises ? » (Sourate 42 – Verset 21). Et il n’y a aucun doute que la punition du fornicateur, du voleur, du faux témoignage, et du buveur d’alcool parmi d’autres font partie des lois religieuses. Et ces gens-là se permettent de légiférer dans ces domaines alors qu’ils font parties des lois religieuses dont il n’est permis à personne d’en légiférer à part Allah عز وجل. Et c’est pour cela que ceux qui se donnent le droit de légiférer deviennent des associés à Allah عز وجل à travers le contenu du verset. Nous, nous ne regardons pas les intentions ni les paroles prônant que ces sièges ne sont que des chaires afin d’appeler à l’Islam, car celui qui sied sur un siège de législateur, c’est un législateur qu’il le veuille ou non, vu le contenu de l’article de la constitution, et tous les pouvoirs agiront avec lui en tant que législateur.
Ce moyen est shirki non réglementé, et la règle chez nous musulmans dit : la fin ne justifie pas les moyens, et le moyen que vous utilisez est du shirk qui égale Allah سبحانه dans Ses actions.
 
2ème preuve
Le fait de jurer de respecter l’idole. Il est obligatoire que tu saches, mon frère musulman, qu’il y a ici 4 sortes de divinités qui sont adorées en dehors d’Allah عز وجل :
1.                  La statue,
2.                  L’idole,
3.                  La divinité,
4.                  Le seigneur.
Donc ces 4 choses adorées, si elles se rassemblent, elles se séparent dans leurs aspects, et si elles sont évoquées séparément, elles se rassemblent dans leur sens, à savoir que chacune d’elles est adorée en dehors d’Allah.
Ainsi, si elles sont évoquées ensemble, chacune d’elles alors possède un sens propre :
1.                  La Statue : c’est tout ce qui est adoré en dehors d’Allah parmi les objets inanimés sous forme d’homme ou ange ou animal ou autres ;
2.                  L’Idole : c’est tout ce qui est adoré en dehors d’Allah parmi les choses inanimées comme les arbres, les pierres, les tombeaux et la constitution forgée ou autres ;
Il n’est pas conditionné que l’idole soit une statue, la preuve en est la parole du prophète صلى الله عليه وسلم : « Ô Mon Dieu, faites que mon tombeau ne soit pas pris comme idole afin que les gens l'adorent, la colère d’Allah s’est abattu sur un peuple qui a pris le tombeau de ses messagers comme sanctuaire » (rapporté par Malik dans le Mouatta).
La statue est une idole car elle entre dans la catégorie des choses inanimées qui sont adorées, donc toute statue est une idole mais toute idole n’est pas forcément une statue.
3.                  La Divinité : c’est tout ce à qui on attribue une adoration parmi d’autres, que ce soit à un homme vivant, mort ou une chose inanimée sans âme ; la preuve en est la parole du Très-Haut : « et ils ont dit : ‹N'abandonnez jamais vos divinités et n'abandonnez jamais Wadd, Suwaa, Yagouth, Yaouq et Nasr. » (Sourate 79 – Verset 23), ainsi que Sa parole : « (Rappelle-leur) le moment où Allah dira : ‹ش Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : ‹Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d'Allah ?› » (Sourate 5 - Verset 116)
4.                  Le Seigneur : c’est tout ce à qui on attribue une action parmi les actions d’Allah spécifiques à Sa seigneurie ; Le Très-Haut dit : « Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d'Allah, alors qu'on ne leur a commandé que d'adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu'ils [Lui] associent. » (Sourate 9 - Verset 31),
5.       Le Taghout : il regroupe la statue, l’idole, la divinité, le seigneur, sauf qu’on conditionne pour la divinité et le seigneur afin de les englober dans le terme Taghout, s’ils sont doués de raison, qu’ils soient satisfaits de ce qu’on leur attribue ou qu’ils persistent et ne délaissent pas, ni ne désavouent ceux qui les ont divinisés et qui les ont pris pour seigneurs en dehors d’Allah.
Il en découle alors que toute statue est un Taghout ainsi que toute idole, donc toute constitutions et lois auxquelles on demande justice et qui contredisent le jugement du Seigneur جلّ وعلا font partie du Taghout parmi les idoles. Comment un musulman qui croit en Allah et au Jour du Jugement dernier peut-il jurer de respecter une idole et un Taghout alors qu’il lui a été ordonné de le rejeter conformément à la parole du Très-Haut : « alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. » (Sourate 4 - Verset 60). Le rejet du Taghout est un pilier du Tawhid sans lequel la personne ne peut être « muwahida », ainsi que la croyance en Allah L’Unique.
 
3ème preuve
Allah تعلى a dit : « Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence]. » (Sourate 4 - Verset 65)
Allah عز وجل a conditionné 3 points pour la réalisation de l’Islam et de l’Iman :
1.                  prendre pour juge le Livre d’Allah تعلى ainsi que la Sounnah de Son prophète صلى الله عليه وسلم,
2.                  l’absence d’angoisse dans leur for intérieur pour avoir pris pour juge le Livre et la Sounnah,
3.                  la soumission au jugement du Livre et de la Sounnah.
 
Si une des 3 conditions venait à disparaître, la base de l’Iman et de l’Islam disparaîtrait, car la condition est rattachée aux conséquences par rapport à la disparition[4].
La condition : si elle disparaît, le sujet est invalide, mais, si elle est présente, elle ne rend pas forcément à elle seule l’acte valide ; elle est extérieure à l’acte.[5]
Si 2 conditions sont présentes, et qu’une venait à disparaître, nous ne tenons pas compte de la présence des 2 premiers, car il y a là une condition absente. Ceci est comparable à la prière : si nous remplissons quelques conditions, et que nous en délaissons d’autres, la prière devient invalide.
Nous déduisons de ces réalités :
Chez ceux qui prétendent « la réforme », 2 conditions sont remplies : l’acceptation du jugement d’Allah, ainsi que l’absence de gêne dans leur for intérieur du fait qu’ils acceptent le jugement d’Allah. Néanmoins, la 3ème condition n’est pas remplie et ne se réalise pas, car ils ne se soumettent pas entièrement à Allah, dans le sens où Allah عز وجل leur a ordonné de s’écarter du Taghout ; ceci est le premièrement.
Deuxièmement : Allah سبحانه leur a ordonné de rejeter le Taghout et eux, ont juré sur son respect haut et fort sans y être contraints, ni ignorants de sa réalité.
Troisièmement : Ils ont ouvert certes une porte à la mécréance en Allah تعلى, quand ils ont donné le droit de choisir à propos des jugements d’Allah عز وجل.
 
4ème preuve
Allah تعلى a dit : « Ils ont failli te détourner de ce que Nous t'avions révélé, [dans l'espoir] qu'à la place de ceci, tu inventes quelque chose d'autre et (l'imputes) à Nous. Et alors, ils t'auraient pris pour ami intime. Et si Nous ne t'avions pas raffermi, tu aurais bien failli t'incliner quelque peu vers eux. Alors, Nous t'aurions certes fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort ; et ensuite tu n'aurais pas trouvé de secoureur contre Nous. » (Sourate 17 - Versets 73-75). L’Imam elQortobi رحمه الله cite dans son exégèse volume 10 page 194, ainsi que etTabari dans le prétexte de révélation de ce verset :
Sa’id Ibn Joubeyr رضي الله عنه a dit : « Le prophète صلى الله عليه وسلم embrassait la pierre noire lorsqu’il faisait la tournée révérencielle, puis les gens de Quraysh l’en ont empêché et lui ont dit : « Nous ne te laisserons pas embrasser la pierre sauf si tu caresses nos divinités. » Le prophète صلى الله عليه وسلم s’est dit : « pourquoi ne pas caresser leurs divinités afin qu’ils me laissent embrasser la pierre, vu que j’y suis contraint ». Puis Allah تعلى a refusé cela en révélant ces versets. » fin de sa parole.
Si pour le simple fait de toucher, Allah a révélé ce verset et a dit : « Alors, Nous t'aurions certes fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort; » (Sourate 17 - Verset 75) ; c’est-à-dire ton supplice aurait été le même que celui de l’associateur dans ce bas monde ainsi que dans l’au-delà, alors qu’en serait-il de celui qui met sa main sur une idole et jure de la respecter ???
L’imam elQortobi a cité aussi une autre version dans le prétexte de la révélation du verset. Il a dit : « Moujahid et Qatada ont dit ainsi qu’Ibn Abbas dans la version de ‘Ataa : « ce verset a été révélé sur la délégation de Thaqif. Ils sont venus chez le prophète صلى الله عليه وسلم et lui ont demandé à plusieurs reprises en disant : laisses nous profiter de nos divinités une année pour prendre les offrandes que les gens lui font, et lorsque nous les aurons prises, nous les détruirons et nous embrasserons l’Islam, afin que notre vallée soit rendue sacrée comme l’a été La Mecque, et que les Arabes reconnaissent notre mérite par rapport à eux. Alors le prophète صلى الله عليه وسلم a médité sur ce sujet afin de le leur permettre, puis ce verset a été révélé. »
Si nous faisons une simple comparaison entre ces versions et ceux qui prétendent la réforme en entrant dans ces assemblées, nous allons trouver deux choses :
1.                   La délégation de Thaqif a conditionné une simple demande, en comparaison à ceux qui jurent sur le respect de l’idole, siègent dans un parlement de législateur et ouvrent une porte à la mécréance en Allah, quand ils permettent le droit de choisir.
2.                   La promesse de la délégation de Thaqif était véridique, tandis que ceux qui prétendent la réforme en entrant dans le parlement, leur réforme n’est que supposition qui dépend du choix des gens.
Dans cette comparaison entre ces deux points, le verset s’appliquerait en priorité sur ceux qui entrent aux parlement en prétendant la réforme.
 
 
 
Deuxièmement : Ambiguïtés de ceux qui autorisent l’entrée dans les parlements législatifs
 
En premier lieu : leur argumentation avec l’histoire du Négus رضي الله عنه :
Au point où l’auteur du livre « La légitimité de rentrer dans les assemblées législatives » a dit en P42 :
« Si l’obligation de se détacher et de s’écarter de l’association aux mécréants dans le pouvoir faisait partie des obligations et des conditions de l’Islam, le prophète صلى الله عليه وسلم n’aurait pas approuvé le Négus, surtout quand il l’a qualifié, après sa mort, d’homme pieux » fin de sa parole.
 
En réponse à ceci, nous disons : il se peut que la plume de l’auteur ait été plus rapide que lui, donc il n’a aucune excuse à part cela, car ce genre de paroles est une preuve d’une grande ignorance des bases de la religion. Comment l’obligation de se détacher et de s’écarter de l’association aux mécréants dans le pouvoir ne ferait pas partie des obligations et des conditions de l’Islam, alors que des arguments sont là pour traiter de mécréant[6], d’injuste[7] et de pervers[8] celui qui gouverne avec autre que ce qu’Allah a fait descendre ? Puis, comment l’obligation de se détacher et de s’écarter de l’association aux mécréants dans le pouvoir ne ferait pas partie des obligations et des conditions de l’Islam, alors qu’Allah عز وجل a démenti ceux qui prétendaient à la foi en ce qui a été révélé, tout en demandant justice au Taghout ?
Puis, comment l’obligation de se détacher et de s’écarter de l’association aux mécréants dans le pouvoir ne ferait pas partie des obligations et des conditions de l’Islam, alors qu’Allah Le Très-Haut a ordonné le désaveu des mécréants ainsi que de ce qu’ils adorent en dehors d’Allah !? Comment pourrait-il être permis au musulman de se placer lui-même en tant que membre dans une assemblée législative, alors qu’Allah Le Très-Haut a montré que les législateurs en dehors de Lui sont des associés et seigneurs ? Bien plus que cela, comment pourrait-il être permis au musulman de demander justice à ce qui contredit la législation d’Allah, alors qu’Allah سبحانه a montré que la demande de justice est considéré comme une adoration et celui qui l’attribue à autre législation que celle d’Allah parmi les législations des Tawaghits, c’est un associateur mécréant, qu’Allah nous en protège, même s’il n’y croit pas ou ne la rend pas « hallâl » ? En effet, la demande de justice au Taghout fait partie des actes de mécréance majeure, et ceux-ci n’ont pas besoin d’être rendus « hallâl » pour que celui qui le fasse soit mécréant. Allah عز وجل nous a donc ordonné de rejeter le Taghout et ceci en ne lui demandant pas justice. Celui qui demande justice au Taghout n’a certes pas mécru en lui, car délaisser la demande de justice au Taghout est une condition pour la validité de son rejet. Souleiman Ibn Abdallâh ala sheykh a dit dans son livre « Tayssir El 'Aziz El hamid » p.419 : « Dans ce verset[9], se trouve la preuve que délaisser le jugement du Taghout, c’est-à-dire jugement autre que le Qur’an et la Sounnah, fait partie des obligations de la religion, et celui qui demande justice (au Taghout) n'est pas croyant, encore moins musulman » fin de citation.
Le sheikh Mohamed Ibn AbdelWahab a dit : « Quant à la façon de la mécréance au Taghout, il faut croire que cette adoration est vaine et non fondée, la délaisser, la haïr, la détester et l'excommunier ainsi que ses adeptes et les prendre pour ennemis » « majmou’at etTawhid 1ère rissala »
Ainsi, celui qui est convaincu de la vaineté de l’adoration d’autre qu’Allah Le Très-Haut, puis qu’il ne la délaisse pas, ne pourra pas être considéré comme ayant rejeté le Taghout. De la même façon, celui qui est convaincu de sa vaineté puis délaisse son adoration, mais il l’aime et ne le déteste pas, il ne pourra être considéré comme ayant rejeté le Taghout. Le cheikh ‘Abd elLatif Ibn ‘Abd erRahmân Ibn lHassân Alâ Sheikh a dit : « Celui qui demande justice à autre que le Livre d’Allah et la Sounnah de Son messager صلى الله عليه وسلم après connaissance, c’est un mécréant » (edourar essaniya vol. 10 page 426)
Au sheikh[10] de craindre Allah عز وجل par rapport à ce qu’il a fondé sur ce sujet, car son bon objectif ne lui sera d’aucune utilité ni sa bonne intention pour que se propage de sa part ce genre de parole.
Ces paroles ont été prononcées avec leur conséquences et en ont fructifié des épines. Nous avons vu des gens qui ont pris ce courant et qui attestent de l’intégrité de la justice ; et parmi eux, certains apprennent dans les universités de non droit et usent de cette justice afin d’exécuter des jugements et défendre ; sans y voir d’inconvénient.
 
 
Quelle mélancolie pour celui qui permet cela Et entraîne la communauté dans la perdition
ش Le Fort dans la grandeur et la bienfaisance C’est à Toi que nous plaignons la détresse de l’Islam
 
Après cela, nous commençons, avec l’aide d’Allah et Sa réussite, à répondre au sujet de cette ambiguïté. Nous disons :

Premièrement
Allah Le Très-Haut dit : « Dis : ‹Apportez votre preuve, si vous êtes véridiques !› » (Sourate 27 - Verset 64)
Un poète a dit :
Si les prétentions ne sont pas suivies par des preuves, Alors celui qui les apporte n'est que prétentieux.
 
ش toi, celui qui prétend que le Négus رضي الله عنه gouvernait avec une autre législation que celle d’Allah, et que cet homme pieux jugeait avec autre que la vérité, quelle est ton argumentation ? Et quelle est ta preuve ? Apportes-nous un argument clair qu’il en était ainsi[11], ou ne serait-ce qu’un seul événement où il a jugé après sa conversion avec autre législation que celle d’Allah. Si tu n’apportes pas d’arguments ni de preuves, tu ne seras pas considéré comme un véridique auprès de nous, mais tu ne seras qu’un prétentieux.
 
Deuxièmement
Admettons, pour éviter la polémique, que le Négus رضي الله عنه gouvernait avec une autre législation que celle d’Allah, serais-tu en mesure de nous fournir des preuves qui attesteraient que lui soit parvenue l’information que le fait que toute autre législation était un Taghout et qu’il fallait s’en écarter, et que celui qui gouvernait avec une autre loi que celle d’Allah était un mécréant, un injuste et un pervers, et que celui qui légiférait en dehors d’Allah devenait associateur ??? As-tu une preuve à ce sujet ?
Le Négus رضي الله عنه s’est converti dans un environnement lointain séparé de la science. Les savants ont cité que celui qui était dans ce genre de situation était excusé dans quelques choses de la base de l’Islam alors que celui qui n’est pas dans la même situation n’est pas excusé[12]. Aussi, les moyens de communication à son époque sont différents de ceux de notre époque. Il arrivait parfois que quelques règles et lois ne parviennent à une personne qu’après des années, ou voire même qu’elle meurt sans que cela ne lui soit parvenu. Prends par exemple ce qu’on trouve dans le sahih boukhari dans le hadith d’Ibn Massoud رضي الله عنه lorsqu’il a dit : « nous saluions le prophète صلى الله عليه وسلم pendant sa prière et il nous répondait, puis lorsque nous sommes revenus de chez le Négus, nous l’avons salué et il ne nous a pas répondu, il a dit la prière est une occupation. »
Si Ibn Massoud, qui fait partie des grands compagnons et savants, n’a pas été informé de l’abrogation du fait de parler et du salut pendant la prière, tout en sachant que la prière est une chose évidente du fait de sa répétition 5 fois dans la journée et la nuit, alors une autre règle (moins évidente) serait à même plus excusable ; et quiconque en dehors d’Ibn Mass’oud qui ne connaîtrait pas la langue arabe et qui n’a pas été compagnon sera encore plus excusable.
 
Troisièmement
Vous ne divergez pas avec nous sur le fait que le Négus est mort avant la fin de la révélation des lois et avant la révélation du verset : « Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. » (Sourate 5 - Verset 3). Ce verset a été révélé lors du pèlerinage d’adieu en l’an 10 après l’Hégire, alors que la mort du Négus a eu lieu bien avant la victoire de la Mecque, comme l’a évoqué Ibn Kathir dans « lbidaya wa nihaya » volume 3 page 277. Et ceci indique que de nombreuses lois islamiques n’ont été légiférées qu’après. Et prends l’exemple de la sourate « La Table servie », qui est celle qui comporte le plus de jugements. C’est dans celle-ci qu’Allah عز وجل a qualifié de mécréant celui qui ne gouverne d’après Sa législation. Elle n’a été révélée qu’après la mort du Négus, car elle fait partie des dernières sourates révélées, et d’après certaines sources, elle est même la dernière à être révélée. De ce fait, elle a sans aucun doute été révélée après la mort du Négus.
Si tu sais cela, et que tu y ajoutes le fait que le Négus vivait dans un pays éloigné de la science, alors tu t’apercevras que le Négus رضي الله عنه ne disposait pas de la législation avec laquelle les gens gouvernaient. Alors, avec quel jugement allait-il gouverner, et quelle législation allait-il imposer ?
On trouve dans Sahih Mouslim, chapitre le Djihad, Partie « Le prophète صلى الله عليه وسلم a écrit aux rois mécréants, afin de les appeler à Allah عز وجل » :
« Selon Anas رضي الله عنه, le prophète صلى الله عليه وسلم a écrit à Kisra (Chosroès), Qaessar (César), Najachi (Négus) et à tout tyran, afin de les appeler à Allah. Et il ne s’agit pas du Négus sur lequel le prophète صلى الله عليه وسلم a prié. » Ibn lQayem a cité dans « Zad lma’ad », Volume 3 P 690, lorsqu’il a transcrit une version de ce que le Négus a écrit au prophète صلى الله عليه وسلم :
« Et ceci est un quiproquo et Allah est Le plus savant. Le transmetteur a mélangé et n’a pas su faire la différence entre le Négus sur lequel le prophète صلى الله عليه وسلم a prié, qui est celui qui a cru en lui et qui a honoré ses compagnons, et le Négus à qui il a écrit afin de l’inviter à se convertir. Ils sont deux et ceci est venu en éclaircissement dans le Sahih Mouslim, lorsque le prophète صلى الله عليه وسلم a écrit au Négus, qui n’était pas celui sur lequel il a prié. » fin de sa parole.
 
Quatrièmement
Le moindre qualificatif de celui qui ne gouverne pas avec la Législation, s’il était responsabilisé, pour ceux qui disent de son injustice et de sa perversion[13], devrait être injuste et pervers d’après eux. Nous disons : comment le prophète صلى الله عليه وسلم appellerait le Négus un « homme pieu », alors qu’il est d’après eux, « injuste et pervers » ? Ceci prouve qu’il n’était pas responsabilisé afin de gouverner avec la Législation pour qu’il soit injuste et pervers.
 
Cinquièmement
Le fait d’argumenter ainsi fait partie de l’ambiguë, alors qu’on nous a ordonné de suivre l’évident et de délaisser l’ambiguë. Parmi les arguments évidents, qui nous démontrent la façon d’agir avec le Taghout, il y a le fait qu’Allah تعلى nous a ordonné de le rejeter et de ne pas lui demander justice quand Il a dit : « alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. » (Sourate 4 - Verset 60) et aussi : « écartez-vous du Taghout » (Sourate 16 - Verset 36) c’est-à-dire, écartez-vous de son adoration. Et parmi les adorations du Taghout, il y a le fait de lui attribuer l’adoration de demande de justice. Ces arguments sont évidents, clairs, et nous démontrent la façon dont il faut agir avec le Taghout. Ils ont donc laissé ces arguments et se sont dirigés vers des évènements de la vie du prophète صلى الله عليه وسلم dont l’authenticité est douteuse et le sens ambiguë.
Et finalement, après cette constatation, la situation s’éclaircit, et il t’apparaît le parallèle entre les deux situations : la situation du Négus رضي الله عنه et celle des parlementaires. Le Négus était un roi mécréant qui a entendu un héraut appeler à la foi, puis il a cru et s’est soumis et conformé, puis s’est acquitté de tout ce qui lui est parvenu de la Vérité et a secouru avec ce dont il était capable. Il a montré son dévouement pour cette religion et sa disposition pour délaisser éventuellement son royaume et émigrer dans le sentier d’Allah. Il a aussi montré son désaveu vis-à-vis de tout ce qui contredit cette religion, mais il est mort avant le parachèvement de la Législation.
Tandis que l’autre situation, elle diffère complètement de celle-ci : les gens se sont imposés des choses qu’Allah ne leur a point ordonnées, et ont commis ce qu’Il leur a interdit. Ils ont utilisé un moyen interdit : ils ont pris le shirk comme moyen pour arriver au Tawhid et la désobéissance pour arriver à l’obéissance ; et ceci de leur part, après le parachèvement de la Législation et la distinction de la voie claire.
Comment donc est-il concevable de comparer cette situation et avec tant de différences si étendues ? Alors que la règle dans les bases dit : « l’analogie avec une différence est invalide. ».
Puis encore, comment peut-on argumenter avec cette histoire de son origine avec autant d’allusions dans son sens, alors que la règle dans les bases dit : « si l’argument possède plusieurs allusions dans son sens, il n’est plus valide en tant qu’argument. »  ?
 
2ème ambiguïté : leur argumentation par ce qu’a fait Youssouf عليه السلام au point où ils ont dit que Youssouf عليه السلام est devenu gérant des richesses de la terre dans un système mécréant. Alors, il nous est permis d’entrer dans ces parlements.
 
La réponse à cette ambiguïté se fait à travers plusieurs aspects :
 
1er aspect :
Ils ont devancé l’analogie par rapport à l’argument. L’analogie fait partie de l’effort d’interprétation, et il ne peut y avoir d’effort d’interprétation en présence d’un argument.
Ibn lQayem رحمه الله dit dans son livre « Essawa’iq lMourasala » P153 :
« Lorsque l’analogie confronte l’argument et se met en face de lui, elle devient une analogie vaine, qu’on appelle analogie diabolique, car elle implique une contradiction entre la vérité et le faux. C’est pour cela que sa punition est que la raison d’une telle personne, ainsi que sa vie ici-bas et dans l’au-delà, soient souillés. Il n’y a personne qui contredise la révélation avec sa raison sans qu’Allah ne la lui altère au point qu’il dira des choses qui feront rire les doués d’intelligence. » fin de sa parole.
 
Parmi les arguments qu’ils ont délaissés, la parole du Très-Haut :
« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises ? » (Sourate 42 - Verset 21) ; et l’aperçu de l’argumentation : les assemblées législatives possèdent le droit de légiférer dans le sang, la famille et les biens, alors qu’Allah عز وجل a déjà légiféré dessus. Il n’y a aucun doute chez les croyants, que cela fait partie des lois religieuses. Considérons la mise en place d’une assemblée législative à laquelle on donne, à ceux qui siègent, le droit de légiférer, de façon à ce qu’ils légifèrent par le biais de propositions et de vote afin de changer la façon de faire la salat, ainsi que ses horaires, ou de modifier les périodes de jeûne et de pèlerinage ; alors il n’y a aucun doute que tout musulman dira que le droit de légiférer dans ces domaines n’appartient pas à l’homme mais il appartient à Allah عز وجل. Nous disons donc : quelle est la différence entre la législation dans la prière qu’Allah a déjà légiférée, et entre la législation dans la punition du fornicateur et du voleur, entre autres, qu’Allah a déjà légiférée ?
Toute législation appartient à Allah et incontestablement, il n’y a aucune différence entre elles, chez le musulman muwahid, sauf chez celui qui a été atteint par le virus de la laïcité, qu’Allah nous en préserve. En effet, le droit de légiférer est un droit d’Allah تعلى. Toute personne à qui on attribue ce droit et qui ne le désavoue pas et ne le délaisse pas, est un législateur Taghout, même s’il ne légifère pas.
 
2ème aspect :
L’analogie comporte des conditions. Parmi celles-ci, il ne doit pas y avoir de différence entre les fondements et les branches, afin qu’elle soit acceptable. Sans cela, l’analogie est altérée, et nous appelons cela l’analogie avec différence. Parmi ces différences, il y a :
 

  Différences Fondements sur lesquels Youssouf عليه السلام était Preuve Branches sur laquelle les membres du parlement sont Preuve[14]
1 Qualité de l’assemblée Travail et fonction humaines : gérant des richesses de la terre « Et [Joseph] dit: ‹Assigne-moi les dépôts du territoire : je suis bon gardien et connaisseur›. »
(Sourate 12 – Verset 55) Ce sont des seigneurs et des législateurs avec Allah, car on leur a attribué le droit de légiférer de façon globale, sans qu’ils ne le désavouent ni ne le délaissent, alors que cela ne revient qu’à Allah. Articles n°51, 7 et 110.
2 Gouverner avec la Législation d’Allah Il gouvernait avec ce que Allah عز وجل a révélé. « Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la justice du roi, à moins qu'Allah ne l'eût voulu. » (Sourate 12 – Verset 76) Ils ouvrent la porte à la mécréance à Allah en donnant au peuple le droit de choisir dans les jugements d’Allah. Articles n°97, 109 et 110.
3 Le désaveu Il a désavoué leurs idoles et leurs divinités « ش mes deux compagnons de prison !Qui est le meilleur : des Seigneurs éparpillés ou Allah, l'Unique, le Dominateur suprême ? Vous n'adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l'appui desquels Allah n'a fait descendre aucune preuve. Le pouvoir n'appartient qu'à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui. Telle est la religion droite ; mais la plupart des gens ne savent pas. » (Sourate 12 – Versets 39-40) Ils ont juré sur le respect de l’idole et de la divinité Article n°91
4 Le moyen d’accès à ce poste Miracle « ش toi, Joseph, le véridique ! Eclaires-nous au sujet de sept vaches grasses que mangent sept très maigres, et sept épis verts et autant d'autres, secs, afin que je retourne aux gens et qu'ils sachent [l'interprétation exacte du rêve]›. Alors [Joseph dit] : ‹Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que vous consommerez. Viendront ensuite sept années de disette qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles sauf le peu que vous aurez réservé [comme semence]. Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir.› » (Sourate 12 – Versets 46-49) Vote entre les partis et groupes, et c’est un moyen anté-islamique qui présente beaucoup d’interdits religieux. Article n°80
5 L’émission de décisions Le pouvoir de décision revenait à Youssouf seul « Et le roi dit : ‹Amenez-le moi : je me le réserve pour moi- même›. Et lorsqu'il lui eut parlé, il dit : ‹Tu es dès aujourd'hui près de nous, en une position d'autorité et de confiance›. » (Sourate 12 – Verset 54) La décision appartient à 50 cerveaux et 50 courants. Article n°97
 
Saches mon frère musulman, que s’il venait à n’y avoir qu’une seule parmi ces 5 différences, cela suffirait à rendre cette analogie vaine. Que dire de la présence de ces 5 différences ? Il va sans dire que l’analogie est vaine.
 
3ème ambiguïté : leur parole : nous n’y entrons que pour la réforme et pour contredire le faux.
Réponse :
C’est un noble but, seulement, le moyen n’est pas conforme. La règle chez nous musulman dit : « la fin ne justifie pas les moyens ». Le moyen chez vous est « shirki » et innovateur, qui égale Allah سبحانه dans Ses actes.
 
Notre dernière invocation : Louange à Allah Seigneur des mondes.
 
 
 

[14] NdT : Exemples tirés de la Constitution du Koweït :
Article 7 [Rôle de l’Etat]
Justice, Liberté et Egalité sont les piliers de la société ; coopération et entraide mutuelle sont les liens les plus fermes entre les citoyens.
Article 51 [Pouvoir législatif]
Le pouvoir législatif est investi par l’Emir et l’Assemblée Nationale en accord avec la Constitution.
Article 91 [Serment des membres]
Avant d’assumer ses fonctions dans l’Assemblée ou dans ses commissions, un membre de l’Assemblée Nationale doit faire le serment suivant devant l’Assemblée dans une séance publique :
«  Je jure par Allah Tout-Puissant d’être loyal envers le pays et l’Emir, de respecter la Constitution, ainsi que les lois de l’Etat, de défendre les libertés, intérêts et propriétés du peuple et d’assurer mes responsabilités en toute honnêteté et fidélité. »
Article 80 [Elections, membres du ministère]
1.        L’Assemblée Nationale est composée de cinquante membres, élus par suffrage universel direct et scrutin secret, en accord avec les dispositions prescrites par la loi électorale.
2.        Les ministres qui ne sont pas des membres élus de l’Assemblée Nationale sont considérés comme ex-membres officiés.
Article 97 [Quorum, majorité]
Pour que la délibération d’une assemblée soit valable, plus de la moitié des membres doit être présente. Les résolutions sont adoptées à la majorité absolue par le vote des membres présents sauf dans les cas où une majorité exceptionnelle est requise. Quand il y a une égalité dans les votes, la motion est rejetée.
Article 109 [Projets de lois des membres]
1.        Un membre de l’Assemblée a le droit de lancer un projet de loi.
2.        Aucun projet de loi ne peut être lancé par un membre et rejeté par l’Assemblée ne peut être reproposé pendant la même commission.
Article 110 [Immunité]
Un membre de l’Assemblée Nationale est libre d’exprimer tout point de vue ou opinion dans l’Assemblée ou dans sa commission. En aucun cas, il ne peut être tenu responsable à cet égard.
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13 octobre 2005 07:07
LES PREUVES DE L’UNICITE
50 QUESTIONS SUR LA FOI
Par l’Imam Mohamed Ibn Abdelwahab

1. Quels sont les trois fondements que l’homme doit connaître ?
2. Qui est ton Seigneur ?
3. Que signifie le terme Seigneur « Ar-Rab » ?
4. Comment fait-on pour connaître son Seigneur ?
5. Quelle est ta religion ?
6. Sur quoi est fondée cette religion ?
7. Qu’est-ce que la foi ?
8. Qu’est-ce que la perfection (El-Ihssan) ?
9. Qui est ton prophète ?
10. Quels furent les débuts de sa prophétie et de sa mission ?
11. Quel miracle a-t-il apporté aux hommes ?
12. Quelle est la preuve qu’il est le Messager d’Allah ?
13. Quelle est la preuve de la prophétie de Mohamed صلى الله عليه وسلم ?
14. En quoi consiste la mission qu’Allah a confiée au prophète صلى الله عليه وسلم ?
15. Quelle est la différence entre l’Unicité de la Seigneurie (Tawhid Rouboubiya) et l’Unicité d’Allah dans le culte et l’adoration (Tawhid Oulouhiya) ?
16. Quelles sont les différentes formes d’adoration qui sont exclusivement réservées à Allah ?
17. De tout ce que Allah a ordonné, quel est l’ordre le plus important ? Et de tout ce qu’Il a interdit, quel est le plus grave ?
18. Quelles sont les trois choses que l’on est censé connaître et mettre en œuvre ?
19. Que signifie le nom « ALLAH » ?
20. A quelle fin Allah t’a-t-Il créé ?
21. En quoi consiste Son adoration ?
22. Quelle est la preuve de cela ?
23. Quelle est la première obligation qui nous a été prescrite ?
24. C’est quoi l’Anse la plus solide ?
25. Qu’est ce qui est nié et qu’est-ce qui est affirmé dans la question précédente ?
26. Quelle est la preuve de cela ?
27. Combien y a t-il de Taghout ?
28. Quelles sont les meilleures œuvres après la double attestation de foi ?
29. Est-ce que Allah ressuscitera les créatures après leur mort et les jugera pour les actes de bien ou de mal qu’ils auront commis ? Est-ce que ceux qui Lui ont obéi iront au Paradis et ceux qui ont mécru et Lui ont désobéi iront en Enfer ?
30. Quel est l’avis juridique concernant celui qui sacrifie une bête au nom d’un autre qu’Allah ?
31. Quelles sont les différentes formes de polythéisme ?
32. Quels sont les différents types d’hypocrisie ?
33. Quel est le deuxième degré dans l’Islam ?
34. Quelles sont les différentes branches de la foi ?
35. Quels sont les piliers de la foi ?
36. Quel est le troisième degré de l’Islam ?
37. Est-ce que les gens seront jugés et rétribués pour leurs actes après la résurrection ?
38. Quel est l’avis juridique concernant celui qui nie ou dément la résurrection ?
39. Est-ce qu’il y a encore des communautés auxquelles Allah n’a pas envoyé de Messagers pour leur ordonner d’adorer Allah L’Unique et d’éviter le Taghout ?
40. Quels sont les différents types d’Unicité (Tawhid) ?
41. A quoi suis-je astreint devant un ordre divin ?
42. Si un individu sait que Allah a ordonné l’Unicité (Tawhid) et a interdit le polythéisme sera-t-il assujetti à ces sept dispositions ?
43. Que signifie la mécréance et quels sont ses différents types ?
44. Qu’est-ce que le polythéisme et quels sont ses différents types ?
45. Quelle est la différence entre la Prédestination et l’Arrêt divin ?
46. Est-ce que la Prédétermination du bien et du mal en général, relève d’Allah, ou pas ?
47. Que signifie « Il n’y a de dieu qu’Allah » ?
48. Quel est l’Unicité que Allah a prescrite à Ses serviteurs avant la prière et le jeûne ?
49. Lequel de ces deux hommes est le meilleur : le pauvre endurant ou le riche reconnaissant ? Et quelle est la définition de l’endurance et celle de la reconnaissance ?
50. Quels conseils pouvez-vous me donner ?


Question 1 :
Quels sont les trois fondements que l’homme doit connaître ?

Réponse :
L’homme doit connaître son Seigneur, sa religion, et son prophète Mohamed صلى الله عليه وسلم.


Question 2 :
Qui est ton Seigneur ?

Réponse :
Mon Seigneur est Allah, qui m’a élevé et qui a élevé tout l’univers grâce à Ses bienfaits. C’est Lui que j’adore, et je n’adore aucun être à part Lui. Cette vérité est confirmée par le verset coranique :
« Louange à Allah, Seigneur de l'univers. »
(Sourate 1 – Verset 2)

A part Allah, tout ce qui existe est considéré comme univers et j’en fais partie.


Question 3 :
Que signifie le terme Seigneur « Ar-Rab » ?

Réponse :
Il désigne Celui qui détient toute chose en Son pouvoir et que L’on adore, Celui qui administre et dispose de tout. C’est Celui qui seul est digne d’être adoré.


Question 4 :
Comment fait-on pour connaître son Seigneur ?

Réponse :
On connaît son Seigneur à travers Ses merveilles et Sa création. Parmi Ses merveilles, il y a la nuit et le jour, le soleil et la lune. Et font partie de Sa création, les sept cieux et les sept terres et tout ce qu’ils renferment. A ce sujet, Allah dit dans le Qur’an :
« Parmi Ses merveilles, sont la nuit et le jour, le soleil et la lune: ne vous prosternez ni devant le soleil, ni devant la lune, mais prosternez-vous devant Allah qui les a créés, si c'est Lui que vous adorez »
(Sourate 41 – Verset 37)

Allah dit également :
« Votre Seigneur, c'est Allah, qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis S'est établi ‹istawa› sur le Trône. Il couvre le jour de la nuit qui poursuit celui-ci sans arrêt. (Il a créé) le soleil, la lune et les étoiles, soumis à Son commandement. La création et le commandement n'appartiennent qu'à lui. Toute gloire à Allah, Seigneur de l'Univers ! »
(Sourate 7 – Verset 54)


Question 5 :
Quelle est ta religion ?

Réponse :
Ma religion est l’Islam et l’Islam, c’est la soumission et l’assujettissement exclusifs à Allah, L’unique. La preuve de cela se trouve dans la parole d’Allah, qu’Il soit exalté :
« Certes, la religion acceptée d'Allah, c'est l'Islam. Ceux auxquels le Livre a été apporté ne se sont disputés, par agressivité entre eux, qu'après avoir reçu la science. »
(Sourate 3 – Verset 19)
Allah dit également :
« Et quiconque ne croit pas aux signes d'Allah... alors Allah est prompt à demander compte ! »
(Sourate 3 – Verset 19)
Il dit également :
« Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. »
(Sourate 5 – Verset 3)



Question 6 :
Sur quoi est fondée cette religion ?

Réponse :
Cette religion est fondée sur cinq piliers :
Ä     L’attestation qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que Mohamed صلى الله عليه وسلم est Son serviteur et Son messager.
Ä     L’accomplissement de la prière.
Ä     L’acquittement de l’aumône légale (Zakat)
Ä     Le jeûne du mois de Ramadan
Ä     Le pèlerinage à la Mecque, selon les capacités et les moyens.


Question 7 :
Qu’est-ce que la foi ?

Réponse :
La foi consiste à croire en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour Dernier, et à croire au Destin qu’il soit bon ou mauvais, et ce conformément au verset coranique :
« Le Messager a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants: tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers »
(Sourate 2 – Verset 285)


Question 8 :
Qu’est-ce que la perfection (El-Ihssan) ?

Réponse :
C’est le fait d’adorer Allah comme si tu Le voyais, car si toi tu ne Le vois pas, Lui certes te vois. La preuve, c’est le verset coranique :
« Certes, Allah est avec ceux qui [L']ont craint avec piété et ceux qui sont bienfaisants. »
(Sourate 16 – Verset 128)


Question 9 :
Qui est ton prophète ?

Réponse :
Mon prophète est Mohamed صلى الله عليه وسلم Ibn Abdelmottalib Ibn Hachim. Hachim descend de la tribu de Quoraïche, Quoraïche descend de Kinana et Kinana est une ancienne tribu Arabe. Les Arabes descendent d’Ismaël, fils d’Abraham qui descend de Noé, que la paix et les bénédictions soient sur eux.

Question 10 :
Quels furent les débuts de sa prophétie et de sa mission ?

Réponse :
Sa prophétie débuta par le verset :
« Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé »
(Sourate 96 – Verset 1)

Quant à sa mission, elle commença avec les versets :
« Ô, toi (Muhammad) ! Le revêtu d'un manteau ! z. Lève-toi et avertis. z. Et de ton Seigneur, célèbre la grandeur. »
(Sourate 74 – Verset 1-3)

Question 11:
Quel miracle a-t-il apporté aux hommes ?

Réponse :
Il est venu apportant comme miracle le Qur’an qu’aucun être n’a réussi à imiter : nul n’est parvenu en effet à créer une seule sourate similaire et ce en dépit de l’éloquence de ses contemporains et de leur aversion à son égard et envers ses disciples. La preuve de son caractère inimitable est donnée par le verset coranique :
« Si vous avez un doute sur ce que Nous avons révélé à Notre Serviteur, tâchez donc de produire une sourate semblable et appelez vos témoins, (les idoles) que vous adorez en dehors d'Allah, si vous êtes véridiques. »
(Sourate 2 – Verset 23)
On peut lire également dans un autre verset :
« Dis: ‹Même si les hommes et les djinns s'unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s'ils se soutenaient les uns les autres›. »
(Sourate 17 – Verset 88)


Question 12 :
Quelle est la preuve qu’il est le Messager d’Allah ?

Réponse :
C’est le verset coranique :
« Muhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés - S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants. »
(Sourate 3 – Verset 144)
Ceci est par ailleurs dans un autre verset :
« Muhammad est le Messager d'Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d'Allah grâce et agrément. »
(Sourate 48 – Verset 29)


Question 13 :
Quelle est la preuve de la prophétie de Mohamed صلى الله عليه وسلم ?

Réponse :
La preuve de sa prophétie se trouve dans le verset coranique :
« Muhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient. »
(Sourate 33 – Verset 40)
Ce verset indique clairement et explicitement qu’il est un prophète et qu’il est le sceau des prophètes.


Question 14 :
En quoi consiste la mission qu’Allah a confiée au prophète صلى الله عليه وسلم ?

Réponse :
Elle consiste à ordonner aux gens de vouer un culte exclusif à Allah L’Unique, sans Lui donner d’associé. Le prophète صلى الله عليه وسلم leur a interdit d’adorer autre que Lui, tels les anges, les prophètes, les gens vertueux, les pierres, les arbres, et ce conformément aux versets coraniques :
« Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n'ayons révélé : ‹Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc›. »
(Sourate 21 – Verset 25)
« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : ‹Adorez Allah et écartez-vous du Taghout›. »
(Sourate 16 – Verset 36)
« Et demande à ceux de Nos messagers que Nous avons envoyés avant toi, si Nous avons institué, en dehors du Tout Miséricordieux, des divinités à adorer ? »
(Sourate 43 – Verset 45)
« Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. »
(Sourate 51 – Verset 56)

A partir de là, on peut conclure qu’Allah n’a crée les êtres que dans le but de L’adorer. Pour ce faire, Il a envoyé à l’humanité des messagers qui ont transmis Ses ordres à Ses serviteurs.


Question 15 :
Quelle est la différence entre l’Unicité de la Seigneurie (Tawhid Rouboubiya) et l’Unicité d’Allah dans le culte et l’adoration (Tawhid Oulouhiya) ?

Réponse :
L’Unicité de la Seigneurie désigne les actes du Seigneur, tels que la Création, les biens de subsistance, la résurrection, la mort, la pluie, la germination des végétaux et l’administration de toute chose.
L’Unicité d’Allah dans le culte désigne les actes du serviteurs, tels que les invocations, la crainte, l’espérance, la confiance en Allah (Tawwakkoul), le repentir, le désir, l’effroi, l’imploration du secours, les vœux et diverses autres formes d’adoration.


Question 16 :
Quelles sont les différentes formes d’adoration qui sont exclusivement réservées à Allah ?

Réponse :
On peut citer entres autres : l’invocation, la demande d’aide, l’imploration du secours, l’immolation des animaux offerts en sacrifice, les vœux pieux, la peur, l’espérance, la confiance en Allah, le repentir, l’amour, le désir et la crainte, l’effroi, le culte, l’inclinaison en signe de soumission, la prosternation, le recueillement, l’humilité et l’exaltation qui fait partie des spécificités du culte.


Question 17 :
De tout ce que Allah a ordonné, quel est l’ordre le plus important ? Et de tout ce qu’Il a interdit, quel est le plus grave ?

Réponse :
L’ordre le plus important qu’Allah est décrété est l’unicité dans le culte et l’adoration et le plus grand interdit qu’Il ait prescrit est de ne pas Lui donner d’associé, c’est-à-dire l’interdiction d’invoquer un autre qu’Allah ou de lui vouer un culte quelconque. Ainsi, celui qui voue quelque culte que ce soit à un autre qu’Allah, sera considéré comme ayant donné un associé à Allah, car il le considéra en lui adressant son adoration comme un Seigneur et un Dieu.


Question 18 :
Quelles sont les trois choses que l’on est censé connaître et mettre en œuvre ?

Réponse :
Premièrement : Il faut savoir qu’Allah nous a créés, a prévu nos sources de subsistance, et ne nous a en aucun cas oubliés, ni négligés ; au contraire Il nous a envoyé un Messager. Celui qui lui obéit ira au Paradis et celui qui lui désobéit ira en Enfer.
Deuxièmement : Allah n’accepte pas qu’on Lui associe quelqu’un d’autre dans l’adoration, qu’il s’agisse d’un ange rapproché ou d’un prophète envoyé.
Troisièmement : Celui qui obéit au prophète, et applique l’unicité d’Allah, n’a pas le droit de s’allier avec ceux qui s’opposent à Allah et son prophète, même s’ils lui sont proches et intimes.


Question 19 :
Que signifie le nom « ALLAH » ?

Réponse :
Il signifie Celui dont les créatures se doivent de Lui vouer le culte et l’adoration.

Question 20 :
A quelle fin Allah t’a-t-Il créé ?

Réponse :
Allah m’a créé afin de L’adorer.


Question 21 :
En quoi consiste Son adoration ?

Réponse :
Elle consiste à appliquer Son Unicité et à Lui obéir.


Question 22 :
Quelle est la preuve de cela ?

Réponse :
C’est la parole d’Allah, qu’Il soit exalté :
« Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. »
(Sourate 51 – Verset 56)


Question 23 :
Quelle est la première obligation qui nous a été prescrite ?

Réponse :
Celle de renier le Taghout et de croire en Allah, comme l’atteste le verset coranique :
« Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. »
(Sourate 2 – Verset 256)


Question 24 :
C’est quoi l’Anse la plus solide ?

Réponse :
C’est l’attestation de foi : « il n’y a de dieu qu’Allah », qui comprend à la fois une négation (il n’y a de dieu) et une affirmation (qu’Allah).


Question  25:
Qu’est ce qui est nié et qu’est-ce qui est affirmé dans la question précédente ?

Réponse :
La négation porte sur tout ce qui est adoré en dehors d’Allah. L’affirmation confirme le culte exclusivement voué à Allah, à l’exclusion de tout associé.


Question 26 :
Quelle est la preuve de cela ?

Réponse :
Elle est contenue dans les versets coraniques suivants :
« Et lorsqu'Abraham dit à son père et à son peuple : ‹Je désavoue totalement ce que vous adorez, »
(Sourate 43 – Verset 26)

Il s’agit là d’une preuve concernant la négation, quant à la preuve de l’affirmation, c’est le verset suivant :
« à l'exception de Celui qui m'a créé, car c'est Lui en vérité qui me guidera›. »
(Sourate 43 – Verset 27)



Question 27 :
Combien y a t-il de Taghout ?

Réponse :
1.      Ibliss le maudit.
2.      Celui qui est adoré en dehors d’Allah tout en étant consentant et satisfait.
3.      Celui qui appelle les gens à l’adorer
4.      Celui qui prétend connaître ce qui relève de l’Invisible.
5.      Celui qui légifère selon des lois non divines.


Question 28 :
Quelles sont les meilleures œuvres après la double attestation de foi ?

Réponse :
Les meilleures œuvres sont les cinq prières qui comportent des conditions, des piliers et des obligations.
Ses conditions les plus importantes sont les suivantes :
Ä     Il faut appartenir à l’Islam
Ä     Il faut être sain d’esprit
Ä     Avoir atteint l’âge du discernement
Ä     Se purifier
Ä     S’éloigner des souillures
Ä     Couvrir sa nudité
Ä     S’orienter en direction de la Qibla
Ä     Attendre l’heure de la prière
Ä     L’intention.

Ses piliers sont au nombre de quatorze :
Ä     La station debout pour celui qui en est capable
Ä     Le premier takbir « Allaho Akbar » (takbirou-l-i7ram)
Ä     La récitation de la Fati7a
Ä     L’inclinaison « Roukou3 »
Ä     Le redressement qui fait suite à l’inclinaison
Ä     La prosternation sur sept parties du corps
Ä     Le relèvement après la prosternation
Ä     La position assise entre les deux prosternations
Ä     La sérénité pendant tous ces actes
Ä     L’ordre d’accomplissement de ces actes
Ä     Le dernier « Tachahoud »
Ä     La position assise pour lire le dernier « Tachahoud »
Ä     La prière sur le prophète
Ä     Le salut final.

Quant aux actes obligatoires, ils sont au nombre de huit :
Ä     Tous les « Takbirates » (Allahou akbar), sauf celui du début (I7ram)
Ä     Dire pendant l’inclinaison « Soub7ana Rabbi el 3adhim » (Loué soit Allah Le Très Grand)
Ä     Dire : « Sami3 Allahou Liman 7amida » pour l’imam et celui qui prie seul en se relevant de l’inclinaison
Ä     Dire : « Rabbana wa lakal 7amd » pour l’imam, celui qui prie derrière lui et celui qui prie seul.
Ä     Dire pendant la prosternation « Soub7ana Rabbi Al A3la » (Loué soit Allah Le Très Haut)
Ä     Dire entre les deux prosternations « Rabbi Ighfirli » (Ô Allah absout-moi)
Ä     Le premier « Tachahoud » et la position assise (pour lire le premier « Tachahoud ».

Tout le reste des actes et des paroles de prières sont des sounnah.

Question 29 :
Est-ce que Allah ressuscitera les créatures après leur mort et les jugera pour les actes de bien ou de mal qu’ils auront commis ? Est-ce que ceux qui Lui ont obéi iront au Paradis et ceux qui ont mécru et Lui ont désobéi iront en Enfer ?

Réponse :
Oui, Allah ressuscitera toutes les créatures le Jour du Jugement Dernier, et chacun sera rétribué pour les actes qu’ils a commis, qu’ils soient bons ou mauvais. Le verset coranique suivant confirme cela :
« Ceux qui ont mécru prétendent qu'ils ne seront point ressuscités. Dis : ‹Mais si ! Par mon Seigneur ! Vous serez très certainement ressuscités ; puis vous serez certes informés de ce que vous faisiez. Et cela est facile pour Allah›. »
(Sourate 64 – Verset 7)
« C'est d'elle (la terre) que Nous vous avons créés, et en elle Nous vous retournerons, et d'elle Nous vous ferons sortir une fois encore. »
(Sourate 20 – Verset 55)

En réalité, les preuves sont très nombreuses dans le Qur’an.


Question 30 :
Quel est l’avis juridique concernant celui qui sacrifie une bête au nom d’un autre qu’Allah ?

Réponse :
Il est considéré comme mécréant et apostat. La viande de la bête ainsi immolée n’est donc pas licite, et ce pour deux raisons :
Ä     Premièrement, parce qu’une bête sacrifiée par un apostat est illicite à l’unanimité des savants.
Ä     Deuxièmement, parce que cette bête a été sacrifiée au nom d’un autre qu’Allah, et Allah a interdit cela :
« Dis : ‹Dans ce qui m'a été révélé, je ne trouve d'interdit, à aucun mangeur d'en manger, que la bête (trouvée) morte, ou le sang qu'on a fait couler, ou la chair de porc - car c'est une souillure - ou ce qui, par perversité, a été sacrifié à autre qu'Allah.› »
(Sourate 6 – Verset 145)


Question 31 :
Quelles sont les différentes formes de polythéisme ?

Réponse :
Le polythéisme peut revêtir différentes formes, parmi lesquelles le cas de celui qui fait des demandes aux morts, de celui qui les supplie de le secourir et de celui qui s’adresse à eux afin qu’ils l’aident. Il s’agit là de la base de l’associationnisme dans le monde.
Il faut savoir que les actes de l’individu s’interrompe après sa mort, et que le défunt ne peut rien faire pour lui-même, tant en bien que mal. Il n’est donc pas, à plus forte raison, en mesure de faire quoi que ce soit pour un vivant qui implore son secours et sollicite son intercession auprès d’Allah :c’est une méconnaissance totale de l’intercesseur et de Celui auprès de qui on intercède. Car nul ne peut intercéder auprès d’Allah sans Sa permission, et Allah n’a pas fait de l’invocation des autres en dehors de Lui une cause qui permette l’obtention de Sa permission. La cause qui permet l’obtention de Sa permission est plutôt la plénitude de l’Unicité d’Allah (Tawhid). Or, ce polythéiste vient de commettre un acte qui le prive de la permission divine.
Par ailleurs, le polythéisme se subdivise en deux catégories : le polythéisme qui fait sortir son auteur de l’Islam, c’est le polythéisme majeur, et le polythéisme mineur qui ne fait pas sortir son auteur de l’Islam, c’est le cas du polythéisme de l’ostentation.


Question 32 :
Quels sont les différents types d’hypocrisie ?

Réponse :
Il y a deux types d’hypocrisie :
Ä     Une hypocrisie relative à la foi
Ä     Une hypocrisie relative aux actes.
L’hypocrisie relative à la foi est citée dans le Qur’an à plusieurs reprises. Allah a prévu aux auteurs de ce type d’hypocrisie le plus bas fond de l’Enfer.
L’hypocrisie relatives aux actes, c’est à laquelle le prophète Mohamed صلى الله عليه وسلم fit allusion quant il dit : « Quatre défauts, celui qui les possède tous est un vrai hypocrite. Celui qui n’en a qu’un seul possède une des caractéristiques de l’hypocrisie, jusqu’à ce qu’il abandonne ce défaut :
Ä     Quand il parle il ment
Ä     Quand il prend un engagement, il ne le respecte pas
Ä     Quand il a un différend avec autrui, il bafoue toute morale et toute justice
Ä     Quand on lui fait confiance, il trahit. »
Dans une autre version, le prophète صلى الله عليه وسلم dit : « Il y a 3 signes de l’hypocrite : quand il parle il ment, quand il promet, il ne tient pas sa parole et quand on lui fait confiance, il trahit. »
Certains savants affirment qu’une telle forme d’hypocrisie peut bien coexister avec l’Islam mais si elle s’enracine et se parfait, elle finit par exclure totalement son auteur de la sphère de la religion et des croyants, même si il prie et jeûne et prétend être un musulman. Car la foi réprouve de tels traits de caractère. Si ces caractères-là se retrouvent dans leur intégralité chez un individu qui ne fait rien pour s’en séparer, il devient un vrai hypocrite.


Question 33 :
Quel est le deuxième degré dans l’Islam ?

Réponse :
Ce qui vient après l’Islam, c’est-à-dire la soumission, c’est la foi (El Iman).


Question 34 :
Quelles sont les différentes branches de la foi ?

Réponse :
Elles sont un peu plus de soixante-dix. La plus haute branche c’est l’affirmation : « Il n’y a de Dieu qu’Allah. ». La plus basse consiste à ôter du chemin ce qui est susceptible de nuire aux gens ; la pudeur est aussi une des branches de la foi..


Question 35 :
Quels sont les piliers de la foi ?

Réponse :
Ils sont au nombre de six :
Ä     Croire en Allah
Ä     Croire en Ses Anges
Ä     Croire en Ses Livres
Ä     Croire en Ses Messagers
Ä     Croire au Jour Dernier
Ä     Croire en la Prédestination du bien et du mal.


Question 36 :
Quel est le troisième degré de l’Islam ?

Réponse :
C’est la perfection (El I7ssan) et elle repose sur un seul pilier : que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le voit pas, Lui certes te voit.


Question 37 :
Est-ce que les gens seront jugés et rétribués pour leurs actes après la résurrection ?

Réponse :
Oui ils seront jugés et rétribués pour leurs actes après la résurrection, et ce conformément au verset coranique :
« A Allah appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre afin qu'Il rétribue ceux qui font le mal selon ce qu'ils oeuvrent, et récompense ceux qui font le bien par la meilleure [récompense] »
(Sourate 53 – Verset 31)


Question 38 :
Quel est l’avis juridique concernant celui qui nie ou dément la résurrection ?

Réponse :
Il est considéré comme un mécréant et ce en vertu de la parole divine :
« Ceux qui ont mécru prétendent qu'ils ne seront point ressuscités. Dis : ‹Mais si ! Par mon Seigneur ! Vous serez très certainement ressuscités ; puis vous serez certes informés de ce que vous faisiez. Et cela est facile pour Allah›. »
(Sourate 64 – Verset 7)


Question 39 :
Est-ce qu’il y a encore des communautés auxquelles Allah n’a pas envoyé de Messagers pour leur ordonner d’adorer Allah L’Unique et d’éviter le Taghout ?

Réponse :
Il n’y a pas de communauté qui n’ait reçu des messagers d’Allah, comme le souligne le verset coranique :
« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : ‹Adorez Allah et écartez-vous du Taghout›. »
(Sourate 16 – Verset 36)


Question 40 :
Quels sont les différents types d’Unicité (Tawhid) ?

Réponse :
Il y a trois types d’Unicité :

1.      L’unicité de la Seigneurie : c’est ce que les mécréants reconnaissaient, comme cela est rapporté dans le Qur’an :
« Dis : ‹Qui vous attribue de la nourriture du ciel et de la terre ? Qui détient l'ouïe et la vue, et qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout ?› Ils diront : ‹Allah›. Dis alors : ‹Ne le craignez-vous donc pas ?›. »
(Sourate 10 – Verset 31)

2.      L’unicité dans le culte et l’adoration : Elle impose à toutes les créatures de ne vouer l’adoration qu’à Allah. Littéralement le mot « Ilah », signifie dans la langue arabe, celui à qui on voue le culte. Ils disaient par le passé que Allah signifiait l’adoré des Ilahs (dieux), mais lui donnaient des associés tels que les gens vertueux et les anges.
3.      L’unicité d’Allah dans Ses attributs : l’unicité dans le culte et dans la Seigneurie ne sauraient être parfaite si elles ne sont pas accompagnées d’une reconnaissance des attributs d’Allah. Les mécréants mecquois étaient certes plus sensés que les gens qui nient les attributs divins.


Question 41 :
A quoi suis-je astreint devant un ordre divin ?

Réponse :
Vous êtes redevables de sept choses :
1.      Savoir l’ordre et le comprendre
2.      L’accepter et l’aimer en tant que tel
3.      Prendre la résolution de l’exécuter
4.      Passer à l’acte
5.      Accomplir cet acte recommandé sincèrement pour Allah et conformément à la Sounnah de Son Messager صلى الله عليه وسلم
6.      Eviter tout ce qui est susceptible d’annihiler cet acte
7.      Etre constant dans sa pratique.


Question 42 :
Si un individu sait que Allah a ordonné l’Unicité (Tawhid) et a interdit le polythéisme sera-t-il assujetti à ces sept dispositions ?

Réponse :
On peut situer les gens selon plusieurs degrés :

1er degré : La plupart des gens savent que l’Unicité est une vérité et une évidence et que le polythéisme est une vanité et un mensonge, mais ils se détournent de la voie de la rectitude sans demander ! Untel sait que l’usure est prohibée par Allah, mais il achète et vend sans demander ! Untel sait qu’il interdit de consommer les biens de l’orphelin, à moins que ce ne soit par nécessité, mais gère les biens de l’orphelin sans demander !

2ème degré : L’amour de tout ce que Allah a révélé et la mécréance de celui qui éprouve de la répugnance pour les révélations. Beaucoup de gens n’ont pas aimé le Messager ainsi que ce qui lui a été révélé, alors que ces révélations émanaient d’Allah.

3ème degré : La résolution de passer à l’acte. Beaucoup de gens ont franchi avec succès les degrés de la connaissance, du savoir et de l’amour, mais ne ce sont pas résolus de peur que cela ne détériore leur vie dans ce bas-monde.

4ème degré : L’acte lui-même. Nombreux sont les gens qui se décident et commence à agir, mais renoncent en cours de route, lorsque des personnes à qui ils accordent une grande importance comme des cheikhs et autres, s’opposent à eux et les combattent.

5ème degré : La plupart de ceux qui œuvres ne sont pas sincères, et lorsqu’ils sont sincères, ils n’agissent pas de manière juste, c’est-à-dire conforme aux textes prophétiques ou coraniques.

6ème degré : Les gens vertueux craignent toujours que leurs œuvres ne soient annihilées car Allah dit dans le Qur’an :
« Ô vous qui avez cru ! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos oeuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte. »
(Sourate 49 – Verset 2)

Mais de nos jours, rares sont les gens qui se soucient de ce genre de choses.

7ème degré : La constance dans la vérité, la rectitude et la crainte d’une fin malheureuse. C’est l’un des dangers les plus redoutés par les vertueux.


Question 43 :
Que signifie la mécréance et quels sont ses différents types ?

Réponse :
Il y a deux types de mécréance :

A-    La mécréance qui fait sortir son auteur de l’Islam et l’on en distingue cinq sortes :

1° La mécréance due à la dénégation et à la contestation :
Allah dit à ce sujet :
« Et quel pire injuste que celui qui invente un mensonge contre Allah, ou qui dément la Vérité quand elle lui parvient ? N'est-ce pas dans l'Enfer une demeure pour les mécréants? »
(Sourate 29 – Verset 68)

2° La mécréance due à l’orgueil et au refus tout en étant convaincu de la vérité. Allah cite dans le Qur’an le cas de Satan :
« Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l'exception d'Iblis qui refusa, s'enfla d'orgueil et fut parmi les infidèles. »
(Sourate 2 – Verset 34)

3° La mécréance due au doute : c’est la mécréance due à l’incertitude et au doute, dont un exemple est relaté dans le Qur’an :
« Il entra dans son jardin coupable envers lui-même [par sa mécréance] ; il dit : ‹Je ne pense pas que ceci puisse jamais périr, et je ne pense pas que l'Heure viendra. Et si on me ramène vers mon Seigneur, je trouverai certes meilleur lieu de retour que ce jardin. Son compagnon lui dit, tout en conversant avec lui : ‹Serais-tu mécréant envers Celui qui t'a créé de terre, puis de sperme et enfin t'a façonné en homme ? »
(Sourate 18 – Versets 35-37)

4° La mécréance due à la répugnance : la preuve est cette parole d’Allah :
« Ceux qui ont mécru se détournent de ce dont ils ont été avertis. »
(Sourate 46 – Verset 3)

5° La mécréance due à l’hypocrisie : Allah l’évoque dans la sourate « Les hypocrites » :
« C'est parce qu'en vérité ils ont cru, puis rejeté la foi. Leur cœurs donc, ont été scellés, de sorte qu'ils ne comprennent rien. »
(Sourate 63 – Verset 3)

B-    La mécréance mineure qui ne fait pas sortir son auteur de l’Islam ; c’est la mécréance à l’égard des grâces divines et de Ses bienfaits ; c’est-à-dire l’ingratitude. Allah dit à ce propos :
« Et Allah propose en parabole une ville : elle était en sécurité, tranquille ; sa part de nourriture lui venait de partout en abondance. Puis elle se montra ingrate aux bienfaits d'Allah. Allah lui fit alors goûter la violence de la faim et de la peur [en punition] de ce qu'ils faisaient. »
(Sourate 16 – Verset 112)
Il dit encore :
« Il vous a accordé de tout ce que vous Lui avez demandé. Et si vous comptiez les bienfaits d'Allah, vous ne sauriez les dénombrer. L'homme est vraiment très injuste, très ingrat. »
(Sourate 14 – Verset 34)


Question 44 :
Qu’est-ce que le polythéisme et quels sont ses différents types ?

Réponse :
Saches que l’Unicité est l’opposé du polythéisme. On distingue trois types de polythéisme : un polythéisme majeur, un polythéisme mineur et un polythéisme caché.

q       Le polythéisme majeur : il comporte quatre formes :
1)      Le polythéisme des invocations : Allah dit :
« Quand ils montent en bateau, ils invoquent Allah Lui vouant exclusivement leur culte. Une fois qu'Il les a sauvés [des dangers de la mer en les ramenant] sur la terre ferme, voilà qu'ils [Lui] donnent des associés. »
(Sourate 29 – Verset 65)

2)      Le polythéisme du dessein ou de l’intention. Allah dit à ce sujet :
« Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué. Ceux-là qui n'ont rien, dans l'au-delà, que le Feu. Ceux qu'ils auront fait ici-bas sera un échec, et sera vain ce qu'ils auront oeuvré. »
(Sourate 11 – Versets 15-16)

3)      Le polythéisme de l’obéissance : Allah dit :
« Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d'Allah, alors qu'on ne leur a commandé que d'adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu'ils [Lui] associent. »
(Sourate 9 – Verset 31)
4)      Le polythéisme de l’amour : Allah dit :
« Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d'Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l'amour d'Allah. Quand les injustes verront le châtiment, ils sauront que la force tout entière est à Allah et qu'Allah est dur en châtiment !... »
(Sourate 2 – Verset 165)


q       Le polythéisme mineur : c’est l’ostentation, Allah dit :
« Dis : ‹Je suis en fait un être humain comme vous. Il m'a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique ! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu'il fasse de bonnes actions et qu'il n'associe dans son adoration aucun à son Seigneur›. »
(Sourate 18 – Verset 110)

q        Le polythéisme caché : c’est celui qui est décrit par le prophète Mohamed صلى الله عليه وسلم : « Le polythéisme dans cette communauté est plus secret que le déplacement d’une fourmi sur une pierre noire dans une nuit obscure. »


Question 45 :
Quelle est la différence entre la Prédestination et l’Arrêt divin ?

Réponse :
La Prédestination « El-Qadar » est le radical de « Qadara ». Celui-ci était utilisé pour désigner la prévision « Taqdir ». Par la suite, il fut utilisé pour désigner les prévisions d’Allah avant leur survenance sur les êtres. L’Arrêt divin « El-Qada’a », quant à lui, fut utilisé pour désigner les lois concernant le déroulement des prévisions d’Allah et ce qui fut écrit dans les premiers livres. On le désigne « El-Qada’a » aussi par « Qadr » prédestination qui est la clarification et la différenciation. Le terme « Qadr » est également utilisé pour désigner l’Arrêt divin.
Le terme « El-Qada’a » peut aussi signifier :
Ä     Le jugement et la législation théologique. Allah dit :
« Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence]. »
(Sourate 4 – Verset 65)
On utilise également « El-Qada’a » pour exprimer l’achèvement et la fin :
« Puis quand la Salat est achevée, »
(Sourate 62 – Verset 10)

Ä     L’acte de décréter, Allah dit :
« Décrète donc ce que tu as à décréter. »
(Sourate 20 – Verset 72)

Ä     L’acte d’informer et d’annoncer. Allah dit :
« Nous avions décrété pour les Enfants d'Israël, (et annoncé)… »
(Sourate 17 – Verset 4)

Ä     La mort et l’achèvement de quelqu’un. Allah dit :
« Et ils crieront : ‹Ô Malik ! que ton Seigneur nous achève !› »
(Sourate 43 – Verset 77)

Ä     L’existence ou l’exécution d’un supplice ou d’un châtiment. Allah dit :
« l'ordre fut exécuté »
(Sourate 11 – Verset 44)

Ä     La maîtrise et l’achèvement d’un processus ou de quelque chose. Allah dit :
« Ne te hâte pas [de réciter] le Coran avant que ne te soit achevée sa révélation. »
(Sourate 20 – Verset 114)

Ä     On l’emploie aussi pour désigner le jugement :
« on décidera parmi eux en toute équité »
(Sourate 39 – Verset 69)

Ä     Il peut être encore employé dans le sens de l’accomplissement :
« Et quand vous aurez achevé vos rites, »
(Sourate 2 – Verset 200)

Ä     Le processus de création. Allah dit :
« Il décréta d'en faire sept cieux en deux jours »
(Sourate 41 – Verset 12)

Ä     L’arrêt ou la sentence irrévocable. Allah dit à propos de l’histoire de Marie et de Jésus :
« C'est une affaire déjà décidée›. »
(Sourate 19 – Verset 21)

Ä     L’ordre religieux, comme dans le verset coranique :
« et ton Seigneur a décrété : ‹n'adorez que Lui ; »
(Sourate 17 – Verset 23)


On utilise aussi ce terme « Qada’a » en tant que verbe pour signifier la réalisation d’un but ou l’établissement d’un rapport ou d’une relation quelconque. Le mot « Qada’a » demeure dans tus les cas un radical dont les possibilités en matière de dérivation et les développements sont très riches en fonctions des différents contextes où il est employé. Dans la langue courante, ces deux termes « Qada’a » et « Qadar » sont souvent utilisés sans distinction pour désigner tout ce qui relève du destin et des décrets divins.


Question 46 :
Est-ce que la Prédétermination du bien et du mal en général, relève d’Allah, ou pas ?

Réponse :
La Prédétermination s’applique au bien et au mal en général. Ali رضي الله عنه rapporte que lors d’un enterrement, le prophète صلى الله عليه وسلم s’assit avec ses compagnons auprès de la tombe, se mit à remuer la terre avec sa baguette et dit : « Il n’y a pas une âme créée parmi vous à qui le bonheur ou le malheur ne soit décrété par avance et qui n’ait une place au Paradis ou en Enfer tel que cela a été décrété. » Un homme lui dit alors : « On n’œuvre pas alors et on se résigné à ce qui a déjà été décrété ? ». Le prophète صلى الله عليه وسلم répondit : « Celui qui est prédestiné au bonheur accomplira les actes des gens heureux et celui qui est destiné au malheur accomplira les actes des gens malheureux. ». Ensuite, il récita les versets coraniques :
« Celui qui donne et craint (Allah) et déclare véridique la plus belle récompense Nous lui faciliterons la voie au plus grand bonheur. Et quand à celui qui est avare, se dispense (de l'adoration d'Allah), et traite de mensonge la plus belle récompense, Nous lui faciliterons la voie à la plus grande difficulté, »
(Sourate 92 – Versets 5-10)
Dans un autre Hadith, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Travaillez ! Chacun de vous est prédisposé (à la facilité du travail) : les gens malheureux accompliront aisément les actes des malheureux et les gens heureux accompliront aisément les actes des gens heureux. Ensuite, il récita les versets suivants :
« Celui qui donne et craint (Allah) et déclare véridique la plus belle récompense »
(Sourate 92 – Versets 5-6)


Question 47 :
Que signifie « Il n’y a de dieu qu’Allah » ?

Réponse :
Cela signifie que nul n’est digne d’adoration ou de culte en dehors d’Allah. La preuve est le verset coranique :
« et ton Seigneur a décrété : ‹n'adorez que Lui ; »
(Sourate 17 – Verset 23)

Le terme : « N’adorer » signifie « Il n’y a de dieu » et l’expression « Que Lui » signifie « Que Allah ».


Question 48 :
Quel est l’Unicité que Allah a prescrite à Ses serviteurs avant la prière et le jeûne ?

Réponse :
C’est l’Unicité du culte qui exige qu’on invoque que dieu l’unique sans associé, fût-il le prophète صلى الله عليه وسلم ou quelqu’un d’autre , et ce conformément à la parole d’Allah :
« Les mosquées sont consacrées à Allah : n'invoquez donc personne avec Allah. »
(Sourate 72 – Verset 18)


Question 49 :
Lequel de ces deux hommes est le meilleur : le pauvre endurant ou le riche reconnaissant ? Et quelle est la définition de l’endurance et celle de la reconnaissance ?

Réponse :
Il faut noter que dans les cas de pauvreté ou d’opulence, l’endurant et le reconnaissant sont tous les deux parmi les meilleurs croyants. Le meilleur d’entre eux est le plus pieux, ainsi que le souligne le Qur’an :
« Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. »
(Sourate 49 – Verset 13)

Quant aux définitions de l’endurance, et de la reconnaissance, les savants s’accordent à définir l’endurance par le fait de subir sans être nerveux ni impatient, et la reconnaissance consiste à utiliser les grâces d’Allah pour son obéissance.


Question 50 :
Quels conseils pouvez-vous me donner ?

Réponse :
Je vous recommande vivement d’étudier le tawhid et de lire les Ouvrages qui traitent de l’Unicité (Tawhid) car ils vous guident et vous indiquent clairement la véritable essence de l’Unicité telle qu’elle a été révélée au prophète صلى الله عليه وسلم, ainsi que la vérité sur le polythéisme qui annihile les actes que Allah et Son Messager ont prohibée et dont Allah nous a informés qu’Il ne pardonnera pas. Tout repose sur la connaissance de la réalité du Tawhid avec lequel Allah a envoyé Son Messager et grâce auquel on devient véritablement musulman éloigné de tout associationnisme et de ses adeptes.

Conseils utiles :

La première chose que je vous recommande, c’est d’accorder une attention particulière à tout ce que Allah nous a transmis par l’intermédiaire de Son Messager Mohamed صلى الله عليه وسلم, car il nous a apporté ce dont les gens peuvent avoir besoin. Rien de ce qui pourrait rapprocher les gens d’Allah et du Paradis ou les éloigner d’Allah et les rapprocher de Son châtiment n’a été omis ou négligé. Par conséquent, personne ne peut être excusé pour ses manquements le Jour de la Résurrection.
Allah dit à propos du prophète et des autres messagers :
« Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus, à Jésus, à Job, à Aaron et à Salomon, et Nous avons donné le Zabour à David. Et il y a des messagers dont Nous t'avons raconté l'histoire précédemment, et des messagers dont Nous ne t'avons point raconté l'histoire - et Allah a parlé à Moïse de vive voix -. en tant que messagers, annonciateurs et avertisseurs, afin qu'après la venue des messagers il n'y eût pour les gens point d'argument devant Allah. Allah est Puissant et Sage. »
(Sourate 4 – Versets 163-165)

De toutes les révélations faites par Allah à Son Prophète Mohamed صلى الله عليه وسلم, la plus importante est sans conteste l’Unicité d’Allah dans le culte et l’exclusivité de ce culte qui Lui est voué. De plus, elle est le premier ordre imposé aux hommes comme il est dit dans le Qur’an :
« Ô, toi (Muhammad) ! Le revêtu d'un manteau ! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur, célèbre la grandeur. »
(Sourate 74 – Versets 1-3)

Ä            « Et de ton Seigneur célèbre la grandeur » veut dire : Célèbre la grandeur de ton Seigneur en appliquant le tawhid et en étant sincère dans ton culte sans Lui donner d’associé. Cette ordre est prescrit bien avant les autres obligations que sont la prière, l’aumône légale, le jeûne, le pèlerinage et les autres rites de la religion.
Ä            L’ordre : « Lève-toi et avertis » signifie : Mets en garde contre le polythéisme dans l’adoration d’Allah, L’Unique, qui n’a pas d’associé. Cet ordre de mise en garde fut révélé bien avant celle concernant les autres grands péchés tels que l’adultère, le vol, l’usure, l’injustice envers les gens…
Il s’agit là du fondement le plus important et le plus obligatoire de la religion. C’est la raison de la création des serviteurs comme l’a dit Allah dans le Qur’an :
« Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. »
(Sourate 51 – Verset 56)
C’est aussi pour cette raison q’Allah a envoyé es messagers et a fait descendre les Livres :
« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : ‹Adorez Allah et écartez-vous du Taghout›. »
(Sourate 16 – Verset 36)
C’est aussi à partir de ce critère que les gens se sont divisés en musulmans et en mécréants. Quiconque donc retrouve Allah en Lui vouant une unicité dans le culte ira au Paradis, et quiconque Lui érige des associés, entrera en Enfer, même s’il est parmi les plus grands dévots. Telle est la signification de : « Il n’y a pas d’autre divinité en dehors de Allah ». La divinité (Ilah) est en fait ce que l’on invoque et prie pour attirer e bien et repousser le mal. C’est ce dont on a peur et sur quoi on place sa confiance.
m
13 octobre 2005 07:52



الأصُولُ الثَّلاثَ& amp;#1577;ُ وَ أَدِلَّتُ& amp;#1607;َا

لشيخ الإسلام محمد بن عبد الوهاب
- رحمه الله تعالى -



ترجمة : أبو أحمد









Les Trois Principes Fondamentaux
et leurs preuves



d’après l’œuvre de :

Cheikh Mohammed ibn °Abdel Wahhab
– Qu’Allah lui fasse miséricorde –






Traduction : Abu Ahmed

Au Nom d’Allah,
Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux,


Sache – qu’Allah te fasse miséricorde – qu’il nous est obligatoire d’apprendre quatre points essentiels :

Le Premier : la science religieuse (le savoir), qui consiste en la connaissance d’Allah, la connaissance de Son Prophète et la connaissance de la religion musulmane par l’intermédiaire de preuves.

Le Deuxième : la mise en pratique de cette science.

Le Troisième : exhorter les gens à cela.

Le Quatrième : l’endurance et la patience face aux préjudices qui en résulteront.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{و العَصْرِ إنَّ الإنسانَ لَفِي خُسْرٍ إلاَّ الذين آمَنُوا و عَمِلُوا الصالِحات& amp;#1616; و تَواَصوْا بالحَقِّ و تَواصَوْا بالصبْرِ}
{Par le Temps ! L’humanité est en grande perdition, sauf ceux qui ont la foi, qui accomplissent de bonnes œuvres, qui se conseillent mutuellement la vérité et qui se conseillent mutuellement la patience.}

L’Imam El Châfi°i a dit : « Si Allah n’avait fait descendre que cette sourate comme preuve pour Ses créatures, cela aurait été entièrement suffisant. » L’Imam El Bukhâri a écrit un chapitre intitulé : « La science précède la parole et l’action. »

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{فَاعلَمْ أنَّه لا إلهَ إلاَّ الله ُواستَغفِ& amp;#1585;ْ لِذَنْبِك}
{Sache que nul ne mérite d’être adoré sauf Allah et demande pardon pour tes péchés. }

Allah a donc d’abord cité la science avant la parole et l’action.

Sache – qu’Allah te fasse miséricorde – qu’il est obligatoire pour tout musulman et toute musulmane d’apprendre les trois points suivants et de les mettre en pratique :

Le Premier : Allah nous a créés, a subvenu à nos besoins et ne nous a pas laissés à l’abandon, bien au contraire, Il nous a envoyé un messager. Celui qui lui obéit, entrera au Paradis ; celui qui lui désobéit, entrera en Enfer.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{إنَّا أرْسَلْنا إليكُم رسولاً شاهداً عليكم كما أرسلنا إلى فِرْعَوْن& amp;#1614; رسولاً فعَصَى فرعونُ الرسولَ فأَخَذْنا& amp;#1607; أخْذاً وَبيلاً}
{Nous vous avons bien envoyé un messager, témoin de vos actes et paroles, de la même façon que Nous envoyâmes un messager au pharaon. Le pharaon désobéit alors au messager et Nous l’anéantîmes par un dur châtiment.}

Le Deuxième : Allah n’admet aucunement qu’on Lui attribue un quelconque associé dans les actes d’adoration, même s’il s’agit d’un ange proche d’Allah ou d’un prophète messager.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{و أنَّ المساجدَ للهِ فلا تَدعُوا مع اللهِ أحَداً}
{Les mosquées sont réservées à Allah, n’invoquez donc personne avec Allah.}

Le Troisième : Celui qui obéit au Messager et adore uniquement Allah, n’a pas le droit d’être l’allié de celui qui renie Allah et Son Messager, même s’il s’agit de son plus proche parent.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{لا تَجِدُ قوماً يُؤْمِنون باللهِ و اليومِ الآخرِ يُوادُّون مَنْ حادَّ الله َو رسولَه و لو كانوا آباءَهم أو أبناءَهم أو إخوانَهم أو عَشِيرتَه& amp;#1605; أوْلئك كَتَبَ في قُلوبِهمُ الإيمانَ و أيَّدَهم برُوحٍ منه و يُدخلُهم جنَّاتٍ تجري من تحتِها الأنهارُ رضِيَ الله ُعنهم و رضُوا عنه أوْلئك حِزبُ الله ألا إنَّ حِزبَ اللهِ هُمُ المُفلِحو& amp;#1606;}
{Tu ne trouveras jamais ceux qui croient en Allah et au Jour Dernier aimer ceux qui renient Allah et Son Messager, même s’il s’agit de leurs propres parents, de leurs enfants, de leurs frères, ou de leurs proches. Ceux-là, Allah a inscrit la foi dans leur cœur et les soutient d’un esprit émanant de Lui. Il les fera entrer dans des jardins, sous lesquels coulent des ruisseaux. Il sera satisfait d’eux et ils seront satisfaits de Lui. Tels sont les partisans d’Allah ! Les partisans d’Allah connaîtront vraiment la réussite.}

Sache – qu’Allah te guide vers Son obéissance – que la religion pure, la religion d’Ibrahim (Abraham), est d’adorer Allah, en Lui vouant un culte exclusif. C’est ce qu’Allah a ordonné à l’ensemble de l’humanité et c’est dans ce but qu’Il l’a créée.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{و ما خَلَقْتُ الجِنَّ و الإنْسَ إلا لِيَعبُدو& amp;#1606;ِ}
{Je n’ai créé les djinns et les humains que pour qu’ils M’adorent.}

Le sens de « pour qu’ils M’adorent » est « pour qu’ils n’adorent que Moi, exclusivement ».

La chose la plus importante qu’Allah nous ait ordonnée c’est de reconnaître son unicité, c’est à dire ne vouer d’adorations qu’à Allah. Quant à la plus importante des choses qu’Il nous ait interdites c’est le polythéisme, qui consiste à adorer autre que Lui, avec Lui.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{واعبُدوا الله َو لا تُشرِكوا به شيئاً}
{Adorez Allah et ne Lui attribuez nul associé dans vos adorations.}

Si l’on te demande : Quels sont les trois principes fondamentaux que l’homme doit connaître ?
Réponds : qu’il connaisse son Seigneur, sa religion et son Prophète Mohammed – Prière et Salut sur lui.

[ Le Premier Principe ]
[ La Connaissance d’Allah.]

Si l’on te demande : Qui est ton Seigneur ?
Réponds : mon Seigneur, c’est Allah, Celui qui a subvenu à tous mes besoins ainsi qu’à ceux du monde entier, en leur octroyant les différents bienfaits. C’est Lui que j’adore, je n’adore nul autre que Lui !

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{الحمدُ للهِ ربِّ العالَمِي& amp;#1606;}
{La louange est à Allah, Seigneur des Univers.}

Toute chose ou personne autre qu’Allah fait partie de l’Univers qu’Il a créé ; moi-même je fais partie de cet Univers.

Si l’on te demande : Comment as-tu connu ton Seigneur ?
Réponds : par Ses signes manifestes et toute Sa création. Parmi Ses signes manifestes : il y a la nuit, le jour, le Soleil, la Lune, et parmi Sa création : il y a les sept cieux et les sept terres, tout ce qu’ils contiennent et tout ce qui se trouve entre les deux.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{و من آياتِه الليلُ و النهارُ و الشمسُ و القمرُ لا تسجُدوا للشمسِ و لا للقمرِ واسجُدوا للهِ الذي خَلَقَهُن& amp;#1617;َ إنْ كُنتم إيَّاه تعبُدون}
{Parmi Ses signes , il y a la nuit, le jour, le Soleil et la Lune. Ne vous prosternez donc pas pour le Soleil, ni pour la Lune, mais prosternez-vous plutôt pour Allah qui les a créés, si c’est vraiment Lui que vous adorez.}
Et également :
{إنَّ ربَّكمُ الله ُالذي خَلَقَ السماواتِ و الأرضَ في ستَّةِ أيامٍ ثم استوَى على العرشِ يُغشِي الليلَ النهارَ يَطلُبه حَثيثاً و الشمسُ و القمرُ و النجومُ مُسَخَّرا& amp;#1578;ٍ بأمرِه ألا له الخَلْقُ و الأمرُ تَبارك الله ُربُّ العالَمِي& amp;#1606;}
{Votre Seigneur, c’est Allah, Celui qui créa les cieux et la Terre en six jours, puis s’éleva au-dessus de Son Trône. Il fait recouvrir le jour par la nuit, qui se succèdent interminablement. Il a créé également le Soleil, la Lune, les étoiles, en les soumettant à Son commandement. Vraiment, à Lui Seul appartiennent la création et le commandement ! Infiniment béni est Allah, Seigneur des Univers.}

Le Seigneur est celui qui mérite vraiment d’être adoré.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{يا أيها الناسُ اعْبُدوا ربَّكمُ الذي خَلَقَكم و الذين مِن قبلِكم لعلَّكم تَتَّقُون الذي جَعَلَ لكمُ الأرضَ فِراشاً و السماءَ بِناءً و أَنزَلَ من السماءِ ماءً فَأخْرَجَ به من الثمَراتِ رِزْقاً لكم فلا تَجْعَلوا لله أنداداً و أنتم تعلَمون}
{Ô gens ! Adorez votre Seigneur qui vous a créés vous-même ainsi que vos prédécesseurs, afin que vous soyez pieux. C’est Lui qui a créé pour vous la Terre, telle une couche, et le ciel, tel un toit bien construit. Il a également fait descendre des cieux une eau, dont Il a extrait des fruits de toutes sortes afin que vous subveniez à vos besoins. N’attribuez donc pas d’associés à Allah, alors que vous savez très bien qu’Il n’en a pas.}

Ibn Kathîr – qu’Allah lui fasse miséricorde –a dit : « Celui qui a créé toutes ces choses est Le Seul qui mérite d’être adoré. »

Les différentes sortes d’adorations qu’Allah nous a ordonnées sont, par exemple : l’Islam, la Foi, l’Excellence. Parmi ces adorations, il y a également : l’invocation, la peur, l’espérance, la confiance, l’espoir d’être récompensé, la peur d’être châtié, l’humilité, la crainte, le repentir, la demande d’aide, la demande de protection, l’imploration du secours, l’immolation, le vœu et beaucoup d’autres sortes d’adorations qu’Allah nous a ordonnées. Toutes doivent être réservées uniquement à Allah Le Très Haut.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{و أنَّ المساجِدَ لله فلا تَدْعُوا مع الله أحَداً}
{Les mosquées sont réservées à Allah, n’invoquez donc personne avec Allah.}

Celui qui consacre une quelconque de ces adorations à un autre qu’Allah est donc considéré comme polythéiste et mécréant.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{و مَن يَدْعُ مع اللهِ إلهاً آخَرَ لا بُرْهانَ له به فإنَّما حِسابُه عند ربِّه إنه لا يُفلِحُ الكافرون}
{Quant à celui qui invoque avec Allah une autre divinité, alors qu’il n’a aucune preuve de ce qu’il avance, rendra compte de ses actes uniquement auprès de son Seigneur. Certainement, les mécréants ne connaîtront jamais la réussite.}

Et parmi les hadiths : « L’invocation est le cœur de l’adoration. »

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{و قال ربُّكمُ ادْعُونِي أستَجِبْ لكم إنَّ الذين يَستَكبِر& amp;#1608;ن عن عِبادتِي سيَدخُلون جهَنَّمَ داخِرِين}
{Votre Seigneur a dit : « Invoquez-Moi, Je vous exaucerai ! Ceux qui refusent de M’adorer, par orgueil, entreront en Enfer, humiliés. »}

Preuve que la peur est une forme d'adoration : la parole suivante d’Allah :
{فلا تَخافُوهُ& amp;#1605; و خافُونِ إنْ كُنْتُم مُؤمِنين}
{N’ayez donc pas peur d’eux mais ayez plutôt peur de Moi, si vous êtes vraiment croyants.}

Preuve que l’espérance est une forme d'adoration : la parole suivante d’Allah :
{فمَنْ كان يَرجُو لِقاءَ ربِّه فَلْيَعمَ& amp;#1604;ْ عمَلاً صالِحاً و لا يُشرِكْ بِعبادةِ ربِّه أحَداً}
{Celui qui espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse donc de bonnes œuvres et qu’il n’associe rien dans l’adoration qu’il voue à son Seigneur.}

Preuve que le fait de s’en remettre à quelqu’un est une forme d'adoration : la parole suivante d’Allah :
{و على الله ِفتَوَكَّ& amp;#1604;وا إنْ كُنتم مُؤْمنين}
{Remettez-vous en uniquement à Allah, si vous êtes vraiment croyants.}

et également la parole suivante :
{و مَنْ يَتَوَكَّ& amp;#1604;ْ على الله ِفهو حَسْبُه}
{Celui qui s’en remet à Allah, Il lui suffit amplement.}

Preuve que l’espoir d’être récompensé, la peur d’être châtié et l’humilité sont des formes d'adoration : la parole suivante d’Allah :
{إنَّهم كانوا يُسارِعُو& amp;#1606;َ في الخَيْرات& amp;#1616; و يَدعُونَن& amp;#1575; رَغَباً و رَهَباً و كانُوا لَنا خاشِعِينَ}
{Ils s’empressaient d’accomplir de bonnes actions, ils Nous invoquaient dans l’espoir de Nos récompenses et dans la peur de Notre châtiment. Ils Nous étaient totalement dévoués, avec humilité.}

Preuve que la crainte est une forme d'adoration : la parole suivante d’Allah :
{فلا تَخْشَوْه& amp;#1605; واخْشَوْن& amp;#1616;}
{Ne les craignez donc pas, mais craignez-Moi plutôt.}

Preuve que le repentir est une forme d'adoration : la parole suivante d’Allah :
{و أنِيبُوا إلى ربِّكم و أسلِمُوا له}
{Repentez-vous à Allah et soumettez-vous à Lui.}

Preuve que la demande d’aide est une forme d'adoration : la parole suivante d’Allah :
{إيَّاكَ نَعبُدُ و إيَّاكَ نَستعِينُ}
{C’est Toi Seul que nous adorons et c’est à Toi Seul que nous demandons de l’aide.}

Et également, parmi les hadiths : « Si tu demandes de l’aide, demande l’aide d’Allah. »

Preuve que la demande de protection est une forme d'adoration : la parole suivante d’Allah :
{قُلْ أعُوذُ بِربِّ الفَلَقِ} و { قُلْ أعُوذُ بِربِّ الناسِ}
{Dis : je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube.} et aussi : {Dis : je cherche protection auprès du Seigneur des hommes.}

Preuve que la demande de secours est une forme d'adoration : la parole suivante d’Allah :
{إذْ تَستَغِيث& amp;#1615;ونَ ربَّكم فَاستَجاب& amp;#1614; لَكُم}
{Et lorsque vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu’Il vous exauça aussitôt.}

Preuve que l’immolation est une forme d'adoration : la parole suivante d’Allah :
{قُلْ إنَّ صلاتِي و نُسُكِي و مَحْيايَ و مَماتِي للهِ ربِّ العالَمِي& amp;#1606; لا شَريكَ له}
{ Dis : ma prière, mes sacrifices, ma vie, ma mort, appartiennent à Allah, Seigneur des Univers. Il n’a nul associé.}

Et également, parmi la Sunna : « Allah maudit quiconque immole une bête pour un autre qu’Allah. »

Preuve que le vœu est une forme d'adoration : la parole suivante d’Allah :
{يُوفُون بالنذْرِ و يَخافون يوماً كان شرُّه مُستطِيرا& amp;#1611;}
{ Ils sont fidèles à leurs vœux et ont peur d’un jour à venir, durant lequel de grands malheurs se répandront.}

Le Deuxième Principe :

La Connaissance de l’Islam par l’intermédiaire de preuves.

L’Islam consiste à se soumettre à Allah en pratiquant le monothéisme, se soumettre à Lui en Lui obéissant, désavouer totalement le polythéisme et ses partisans. Il se divise en trois degrés : l’Islam, la Foi, l’Excellence. Chaque degré repose sur des piliers.

[ Le premier degré : l’Islam. ]

Les piliers de l’Islam sont au nombre de cinq : prononcer l’attestation de foi (Lâ Ilâha Illa Llâh) et attester que Mohammed est l’Envoyé d’Allah, accomplir la Prière, s’acquitter de la Zakât, jeûner le mois de Ramadan, effectuer le Pèlerinage à la maison sacrée d’Allah.

Preuve de l’attestation de Foi : la parole suivante d’Allah :
{شَهِدَ الله أنه لا إلهَ إلا هو و الملائكةُ و أوْلوا العلمِ قائماً بالقِسْطِ لا إلهَ إلا هو العزيزُ الحكيمُ}
{Allah atteste que nul ne mérite d’être adoré sauf Lui, de même attestent cela les anges et les gens doués de science, et ceci à juste titre. Nul ne mérite d’être adoré sauf Lui, Le Tout Puissant, Le Sage.}

Le sens de cette attestation est – littéralement – (Nul ne mérite d’être adoré sauf Allah). La première partie (Nul ne mérite…) renie toute forme d’adoration à tout autre qu’Allah. La seconde partie (…sauf Allah) confirme que tout acte d’adoration doit être réservé à Allah, sans qu’Il n’ait aucun associé dans celui-ci, de la même façon qu’Il n’a aucun associé dans Son royaume.

L’interprétation de cette attestation est clairement expliquée dans la parole suivante d’Allah :
{و إذْ قال إبراهيمُ لأبِيه و قَوْمِه إننِّي بَراءٌ مِمَّا تَعبُدُون& amp;#1614; إلاَّ الذي فَطَرَنِي فإنَّه سيَهدِينِ و جَعَلَها كلِمةً باقِيةً في عَقِبِه لَعلَّهم يَرجِعونَ}
{Et lorsque Ibrahim (Abraham) dit à son père et à son peuple : « Je désavoue totalement tout ce que vous adorez sauf Celui qui m’a créé, car c’est Lui qui me guidera. » Il transmit alors cette parole à ces descendants afin qu’ils se repentent de leur polythéisme.}
et également :
{يا أهلَ الكتابِ تَعالَوْا إلى كلِمةٍ سَواءٍ بينَنا و بينَكُم أنْ لا نَعبُدَ إلاَّ الله َولا نُشرِكَ به شَيْئاً و لا يَتَّخِذَ بَعضُنا بَعضاً أرْباباً مِن دونِ الله ِفإنْ تَوَلَّوْ& amp;#1575; فَقُولُوا اشْهَدُوا بأنَّا مُسلِمُون& amp;#1614;}
{Ô vous les gens du Livre  ! Venez à une parole commune entre vous et nous : « Que nous adorions Allah, que nous ne Lui associons rien et que nous ne prenions personne d’entre nous pour seigneur en dehors d’Allah. » Puis, s’ils vous tournent le dos, dites-leur : « Soyez témoins que nous, nous sommes soumis à Allah. »}

Preuve de l’attestation que Mohammed est L’Envoyé d’Allah : la parole suivante d’Allah :
{لَقَدْ جاءَكُم رَسُولٌ مِن أنفُسِكُم عَزِيزٌ عليه ما عَنِتُّم حَرِيصٌ عليكم بالمؤمِنِ& amp;#1610;نَ رَؤوفٌ رَحِيمٌ}
{ Un Messager, issu d’entre vous, vous est bel et bien venu. Il a autant de peine que vous devant les difficultés que vous rencontrez ; il est soucieux de votre bien-être et de vous éviter tout préjudice ; il est compatissant et miséricordieux envers les croyants.}

Le sens de cette attestation est : obéir à tout ce qu’il a ordonné, croire sincèrement en ses paroles révélées, s’éloigner de tout ce qu’il a interdit et réprimé, n’adorer Allah que selon ce qu’il nous a légiféré.

Preuve de la Prière et de la Zakât, ainsi que l’interprétation de l’Unicité d’Allah : la parole suivante d’Allah :
{و ما أُمِرُوا إلا لِيعبدُوا الله َمُخلِصِي& amp;#1606;َ له الدِّينَ حُنفاءَ و يُقِيمُوا الصلاةَ و يُؤتُوا الزكاةَ و ذَلِكَ دِينُ القَيِّمة& amp;#1616;}
{Il ne leur a cependant été ordonné que d’adorer Allah, sincèrement, en Lui vouant un culte exclusif, d’accomplir la Prière et de s’acquitter de la Zakât. Et ceci constitue la religion du droit chemin.}

Preuve de l’obligation du Jeûne : la parole suivante d’Allah :
{يا أيها الذين آمَنُوا كُتِبَ عليكمُ الصِّيامُ كَما كُتِبَ على الذين مِن قَبلِكُم لَعلَّكم تَتَّقُون& amp;#1614;}
{Ô vous les croyants ! Le Jeûne vous a été prescrit de la même façon qu’il fut prescrit à vos prédécesseurs, afin que vous soyez pieux.}

Preuve de l’obligation du Pèlerinage : la parole suivante d’Allah :
{و لله ِعلى الناسِ حِجُّ البيتِ مَنِ استَطاعَ إليه سَبيلاً و مَنْ كَفَرَ فإنَّ الله َغَنِيٌّ عَنِ العالَمِي& amp;#1606;َ}
{C’est un devoir envers Allah, pour ceux qui en ont les moyens, d’accomplir le Pèlerinage à la Maison Sacrée. Quant à celui qui renie, Allah se passe largement de tout l’Univers.}

Le deuxième degré : la Foi.

Elle se divise en un peu plus de 73 parties , la plus élevée consiste à prononcer la parole : (Lâ Ilâha Ill Allâh) et la plus basse consiste à ôter du chemin tout ce qui pourrait nuire aux passants. La pudeur fait également partie de la Foi.

Ses piliers sont au nombre de six : croire en Allah, en Ses anges, en Ses livres révélés, en Ses messagers, au jour dernier, et croire particulièrement au destin, qu’il soit bon ou mauvais.

Preuve de ces six piliers : la parole suivante d’Allah :
{لَيْسَ البِرَّ أنْ تُوَلُّوا وُجُوهَكُ& amp;#1605; قِبَلَ المَشرِقِ و المَغرِبِ و لكنَّ البِرَّ مَن آمنَ باللهِ و اليَوْمِ الآخِرِ و الملاَئِك& amp;#1577;ِ و الكِتابِ و النبِيِّي& amp;#1606;َ}
{La piété ne consiste pas à tourner vos visages vers l’Orient ou l’Occident, mais la piété caractérise plutôt celui qui croit en Allah, au jour dernier, aux anges, aux livres révélés et aux prophètes.}

Quant à la preuve du destin :
{إنَّا كُلَّ شَيْءٍ خَلَقْناه& amp;#1615; بِقَدَرٍ}
{Nous avons créé toute chose selon des mesures prédestinées.}

Le troisième degré : l’Excellence.

Elle ne comporte qu’un seul pilier : « Adorer Allah comme si tu Le voyais ; bien que tu ne puisses Le voir, Lui te voit parfaitement. »

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{إنَّ الله َمَعَ الذين اتَّقَوْا و الذين هُم مُحسِنُون& amp;#1614;}
{Allah est avec ceux qui Le craignent pieusement et avec ceux qui font le bien.}

et également :
{و تَوَكَّلْ على العَزيزِ الرَّحِيم& amp;#1616; الذي يَراكَ حِينَ تَقُومُ و تَقَلُّبَ& amp;#1603;َ في الساجِدِي& amp;#1606;َ إنَّه هُوَ السَّمِيع& amp;#1615; العَلِيمُ}
{Place ta confiance dans Le Tout Puissant, Le Miséricordieux, Celui qui te vois quand tu te lèves pour prier et vois tes gestes parmi ceux qui se prosternent. C’est Lui qui entend tout, L’Omniscient.}

et aussi :
{و ما تَكُونُ في شَأْنٍ و ما تَتْلُو مِنهُ مِنْ قُرآنٍ و لا تَعمَلُون& amp;#1614; مِنْ عَمَلٍ إلاَّ كُنَّا عَلَيْكُم شَهِيداً إذْ تُفِيضُون& amp;#1614; فِيهِ}
{Il n’est pas une situation, ni un passage du Coran que tu récites, ni aucun acte que vous fassiez, sans que Nous en soyons témoins au moment même où vous l’accomplissez.}

Et parmi les preuves tirées de la Sunna, il y a le fameux hadith de l’Ange Djibraïl (Gabriel) rapporté par Omar – qu’Allah l’agrée – en ces termes : « Un jour, alors que nous étions auprès du Messager d’Allah – Prière et Salut sur lui, un homme vint soudainement à nous. Il avait des vêtements d’un blanc éclatant, une chevelure très noire et ne portait aucune trace visible d’un long voyage, bien que nul d’entre nous ne le connût. Il s’assit alors devant le Prophète – Prière et Salut sur lui – puis posa les genoux contre ses genoux, ses mains sur ses cuisses et demanda : « Ô Mohammed ! Informe-moi de ce qu’est l’Islam. » Le Messager d’Allah – Prière et Salut sur lui – répondit : « L’Islam consiste à atteste que nul ne mérite d’être adoré sauf Allah et que Mohammed est l’Envoyé d’Allah, accomplir la Prière, s’acquitter de la Zakât, jeûner le mois de Ramadan et effectuer le Pèlerinage à la Maison Sacrée, pour celui qui en a les moyens. » Il dit : « Tu as dit vrai. » Nous fûmes alors très surpris de cette personne qui le questionne puis approuve ses réponses ! Il demanda : « Informe-moi de ce qu’est la Foi. » Il répondit : « Croire en Allah, en Ses anges, en Ses livres révélés, en Ses messagers, au jour dernier et croire au destin, qu’il soit bon ou mauvais. » Il dit : « Tu as dit vrai. Informe-moi de ce qu’est l’Excellence. » Il répondit : « D’adorer Allah comme si tu Le voyais, bien que tu ne puisses Le voir, Lui te vois parfaitement. » « Informe-moi quand surviendra la dernière heure. » Il répondit : « Celui qui est questionné n’en sait pas plus que celui qui pose la question. » Il demanda : « Informe-moi alors de ses signes précurseurs. » Il répondit : « Lorsque la servante enfantera sa propre maîtresse et que tu verras les va-nu-pieds, les sans-vêtements, les miséreux, les simples bergers se surpasser dans l’élévation de hautes constructions. » Puis il s’en alla et nous restâmes ainsi un très long moment. Beaucoup plus tard, le Prophète – Prière et Salut sur lui – me dit : « Omar ! Sais-tu qui est celui qui me questionnait ? » Je répondis : « Allah et Son Prophète le savent mieux. » Il dit : « C’est l’Ange Djibril qui est venu vous enseigner les dogmes de votre religion. »

Le Troisième Principe
La Connaissance de votre Prophète Mohammed
– Prière et Salut sur lui –

Il s’agit de Mohammed, fils d’Abdallah, fils d’Abdel Mouttalib, fils de Hâchim. Hâchim fait partie de la tribu de Quraïch, Quraïch fait partie du peuple Arabe et les Arabes font partie de la descendance de Ismâïl (Ismaël), le fils de Ibrâhîm (Abraham), l’Ami proche d’Allah – sur lui les meilleures Prières et le Salut, ainsi que sur notre Prophète.

Il vécut soixante-trois ans, dont quarante avant la Prophétie et vingt-trois comme Prophète et Messager. Il devint Prophète lorsque lui fût révélé le verset suivant : {Lis !} et devint Messager lorsque lui fut révélée la Sourate « El Muddathir » (Le Revêtu d’un manteau).
Sa ville natale est La Mecque, puis il émigra à Médine. Allah l’a envoyé pour mettre en garde contre le polythéisme et pour prêcher l’Unicité d’Allah.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{يا أيها المُدَثِّ& amp;#1585;ُ قُمْ فَأَنْذِر& amp;#1618; و ربَّكَ فَكبِّرِ و الرُّجْزَ فَاهْجُرْ و لا تَمْنُنْ تَستَكْثِ& amp;#1585;ْ و لِربِّكَ فَاصْبِرْ}
{Ô toi le revêtu d’un manteau ! Lève-toi et avertis. Proclame la grandeur de ton Seigneur. Purifie tes vêtements. Ecarte-toi de toute souillure. Ne donne pas en espérant recevoir d’avantage. Sois endurant pour ton Seigneur.}

Le sens de {Lève-toi et avertis} est : mets en garde contre le polythéisme et prêche l’Unicité d’Allah. {Proclame la grandeur de ton Seigneur} signifie : glorifie-Le par le Monothéisme. {Purifie tes vêtements} signifie : purifie tes actes de toute forme de polythéisme. {Ecarte-toi de toute souillure} : les souillures en question sont les statues des idolâtres, s’écarter d’elles signifie : les abandonner et les désavouer totalement ainsi que leurs partisans.

Il persévéra dans cela pendant dix années, en prêchant l’Unicité d’Allah. Après ces dix ans, il fut élevé au Ciel lors de son voyage nocturne. C’est là que lui furent prescrites les cinq Prières obligatoires. Il accomplit la Prière à la Mecque pendant trois ans, puis il reçut l’ordre de l’Hégire vers Médine.

L’Hégire est l’émigration d’un pays mécréant vers un pays musulman. L’Hégire est obligatoire à tout membre de cette communauté , et le restera jusqu’à ce que la dernière heure survienne.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{إنَّ الذين تَوَفَّاه& amp;#1615;مُ الملاَئِك& amp;#1577;ُ ظالِمِي أنفُسِهِم قَالُوا فِيمَ كُنْتُم قَالُوا كُنَّا مُستَضْعَ& amp;#1601;ِيَن في الأرضِ قَالُوا ألَمْ تَكُنْ أرضُ اللهِ واسِعةً فتُهاجِرُ& amp;#1608;ا فِيها فَأوْلئِك& amp;#1614; مَأواهُم جَهَنَّمُ و ساءَتْ مَصِيراً إلاَّ المُستَضع& amp;#1614;فِينَ مِنَ الرِّجالِ و النِّساءِ و الوِلْدان& amp;#1616; لا يَستَطِيع& amp;#1615;ونَ حِيلةً و لا يَهتَدُون& amp;#1614; سَبِيلاً فَأوْلئِك& amp;#1614; عَسَى الله ُ أنْ يَعْفُوَ عَنهُم و كانَ اللهُ عَفُوّاً غَفُوراً}
{Ceux qui se sont fait du tort à eux même, les anges recueilleront leur âme et diront : « Où en étiez-vous dans votre religion ? » Ils prétendront : « Nous étions contraints et maltraités sur Terre ! » « La Terre d’Allah n’était-elle donc pas assez vaste pour que vous puissiez émigrer ? » Voilà ceux dont le refuge sera l’Enfer, et quelle bien mauvaise destination. Sauf ceux qui étaient vraiment incapables parmi les hommes, les femmes et les enfants, qui n’avaient aucun moyen d’émigrer et ne trouvèrent personne pour les guider. Ceux-là, Allah leur effacera leurs péchés. Allah efface les péchés et pardonne les fautes.}
et dans la parole suivante :
{يا عِبادِيَ الذين آمَنُوا إنَّ أرضِي واسِعةٌ فَإيَّايَ فَاعْبُدُ& amp;#1608;نَ}
{Ô vous Mes Créatures qui avez la Foi ! Ma Terre est vaste, n’adorez donc que Moi.}

El Baghâwi – qu’Allah lui fasse miséricorde – a expliqué ce verset ainsi : « Ce verset est descendu au sujet des musulmans de la Mecque qui n’avaient pas émigré. Allah les a alors interpellés au nom de la Foi. »

Preuve dans la Sunna de l’obligation de l’Hégire : la parole suivante du Prophète – Prière et Salut sur lui – : « L’Hégire ne cessera pas jusqu’à ce que le repentir ne soit plus accepté, et le repentir sera toujours accepté jusqu’à ce que le Soleil se lève du couchant (c’est-à-dire l’ouest). »

Puis lorsque le Prophète – Prière et Salut sur lui – s’installa à Médine, lui furent alors ordonnés le reste des préceptes de l’Islam, tels que la Zakât, le Jeûne, le Pèlerinage, le Djihad, l’appel à la Prière, la prescription du bien et l’interdiction du blâmable, et beaucoup d’autres préceptes de l’Islam.

Il persévéra dans cela pendant vingt années, puis il mourut, que les Prières d’Allah soient sur Lui ainsi que Son Salut.

Sa religion existe toujours. Telle est sa religion : il n’est pas un bien qu’il n’ait pas indiqué à sa communauté, ni un mal contre lequel il ne l’ait mise en garde. Le bien qu’il a enseigné, c’est l’Unicité d’Allah et tout ce qu’Allah aime et agrée. Le mal contre lequel il a mis en garde, c’est le polythéisme et tout ce qu’Allah déteste et rejette. Allah l’a envoyé pour l’ensemble de l’humanité, sans exception, et a rendu obligatoire son obéissance à l’ensemble des êtres responsables : les djinns et les humains.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{قُلْ يا أيها النَّاسُ إنِّي رَسُولُ اللهِ إلَيْكُم جَمِيعاً}
{Dis : « Ô gens ! Je suis pour vous tous l’Envoyé d’Allah. »}

Par son intermédiaire, Allah a parachevé la religion.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{اليَوْمَ أكْمَلْتُ لَكُم دِينَكُم و أتْمَمْتُ عَلَيْكُم نِعْمَتِي و رَضِيتُ لَكُمُ الإسْلامَ دِيناً}
{Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, J’ai accompli sur vous Mes bienfaits et J’ai agréé pour vous l’Islam comme religion.}

Preuve que le Prophète – Prière et Salut sur lui – est mort : la parole suivante d’Allah :
{إنَّكَ مَيِّتٌ و إنَّهم مَيِّتونَ ثُمَّ إنَّكُم يَوْمَ القِيامةِ عِندَ ربِّكُم تَخْتَصِم& amp;#1615;ونَ}
{Certes tu mourras, et ils mourront, puis le Jour de la Résurrection, vous réglerez vos divergences auprès de votre Seigneur.}

Lorsque les gens mourront, ils seront ressuscités.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{مِنْها خَلَقْناك& amp;#1615;م و فِيها نُعِيدُكُ& amp;#1605; و مِنْها نُخْرِجُك& amp;#1615;م تَارَةً أُخْرَى}
{C’est d’elle [la Terre] que Nous vous avons créés et c’est en elle que Nous vous remettrons, puis Nous vous en ferons ressortir une nouvelle fois.}
et également :
{و الله ُ أنْبَتَكم مِنَ الأرضِ نَباتاً ثُمَّ يُعِيدُكُ& amp;#1605; فِيها و يُخْرِجُك& amp;#1615;م إخْرَاجاً}
{Et c’est Allah qui, de la Terre, vous a fait croître comme des plantes. Puis Il vous y renverra pour finalement vous en ressortir.}

Après la Résurrection, ils seront jugés et rétribués selon leurs actes.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{لِيَجْزِي َ الذين أساؤُوا بِما عَمِلوا و يَجزِيَ الذين أحْسَنُوا بِالحُسْن& amp;#1614;ى}
{Afin qu’Il rétribue ceux qui ont commis des péchés selon leurs actes et qu’Il récompense ceux qui ont fait le bien par la meilleure des récompenses [Le Paradis].}

Celui qui renie la Résurrection est un mécréant.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{زَعَمَ الذين كَفَرُوا أنْ لَنْ يُبعَثُوا قُلْ بَلَى و ربِّي لَتُبعَثُ& amp;#1606;َّ ثُمَّ لَتُنَبَّ& amp;#1572;ُنَّ بِما عَمِلْتُم و ذَلِكَ عَلَى اللهِ يَسِيرٌ}
{Les mécréants prétendent qu’ils ne seront pas ressuscités. Dis-leur : « Bien sûr que si ! Je jure par mon Seigneur que vous serez ressuscités, puis on vous informera de tout vos actes. Et ceci est vraiment très facile pour Allah.}

Allah a envoyé tous les Messagers en tant qu’annonciateurs et avertisseurs.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{رُسُلاً مُبَشِّرِ& amp;#1610;نَ و مُنْذِرِي& amp;#1606;َ لِئَلاَّ يَكونَ لِلنَّاسِ عَلَى اللهِ حُجَّةٌ بَعْدَ الرُّسُلِ}
{Des Messagers, annonciateurs de récompenses et avertisseurs de châtiments, afin que les gens n’aient aucun argument devant Allah, après que les Messagers aient été envoyés.}

Le premier des Messagers fut Nûh (Noé) – que la Paix soit sur lui – et le dernier fut Mohammed – Prière et Salut sur lui.

Preuve que Nûh fut le premier des Messagers : la parole suivante d’Allah :
{إنَّا أوْحَيْنا إلَيْكَ كَما أوْحَيْنا إلى نُوحٍ و النَّبِيّ& amp;#1616;ينَ مِن بَعْدِه}
{Nous t’avons inspiré une révélation comme nous le fîmes pour Nûh et les autres Prophètes après lui.}

Allah a envoyé un Messager à chaque communauté, de Nûh jusqu’à Mohammed, qui leur ordonnait de n’adorer qu’Allah et leur interdisait d’adorer toute forme de « Tâghût ».

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{و لَقَدْ بَعَثِنا في كُلِّ أُمَّةٍ رَسُولاً أنِ اعِبُدُوا اللهَ و اجْتَنِبو& amp;#1575; الطَّاغُو& amp;#1578;َ}
{Nous avons bel et bien envoyé à chaque communauté un Messager [qui leur prêchait] « Adorez Allah et écarter vous du Tâghût ! »}

Allah a prescrit à toutes les créatures l’obligation de renier toute forme de « Tâghût » et de croire en Allah.
Ibn El Qayyim – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Le « Tâghût » c’est tout ce qui est adoré, suivi ou obéi et qui amène la créature d’Allah a enfreindre les limites qu’on lui a imposées. »
Les « Tâghût » sont très nombreux et les principaux sont au nombre de cinq :
Iblîs (Satan) – qu’Allah le maudisse,
Celui qui est adoré et approuve cela,
Celui qui appelle les gens à l’adorer,
Celui qui prétend connaître l’Invisible.
Celui ne gouverne pas selon les lois qu’Allah a révélées.

Preuve : la parole suivante d’Allah :
{لا إكْراهَ في الدِّينِ قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الغَيِّ فَمَنْ يَكفُرْ بِالطَّاغ& amp;#1615;وتِ و يُؤْمِنْ بِاللهِ فَقَدِ استَمْسَك& amp;#1614; بِالعُرْو& amp;#1614;ةِ الوُثْقَى}
{Nul contrainte dans la religion, car le droit chemin est bien distinct de l’égarement. Celui qui renie le Tâghût et croit en Allah s’est donc accroché à l’attache la plus sûre.}
Ce verset traduit le sens de (Lâ Ilâha Illa-Llâh).

Et parmi les hadiths : « La base fondamentale c’est l’Islam, son pilier c’est la prière et son apogée c’est le djihad. »

Et Allah demeure Le plus Savant.
Qu’Allah accorde Ses Prières et Son Salut à Mohammed, ses proches et ses compagnons.
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13 octobre 2005 07:53
 
L’étrangeté et les étrangers
par l’Imam Ibn ul Qayyim al Jawziyyah
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le prophète sallallahou alayhi wa salam a dit :
 
« L’islam a commencé comme quelque chose d’étrange et il redeviendra quelque chose d’étrange comme il a commencé, alors annoncez la bonne nouvelle aux étrangers.»
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La signification de « l’étrangeté »
 
 
Il arrive souvent, dans plusieurs situations, que les gens qui suivent la religion d’Allah aient l’impression de ne pas être à leur place, de ne pas être en harmonie avec leur environnement ou, en d’autres termes, de paraître étranges aux yeux de ceux qui les entourent. Ce sentiment peut survenir dans une réunion de non-musulmans, mais malheureusement, il arrive parfois que ce sentiment survienne aussi lorsqu’un musulman se retrouve avec ses coreligionnaires. Il voit ses frères et sœurs faire des choses qui sont contraires à l’islam ou prendre part à des innovations qui frisent parfois l’incroyance (apostasie), mais il sent qu’il n’a pas assez d’autorité ou de courage pour les empêcher de commettre ces actes. Certains frères et certaines sœurs, surtout s’ils ou elles n’ont pas assez de Taqwa ou de connaissances islamiques, cèdent parfois sous la pression de leurs pairs et se joignent à eux, tout en sachant très bien que ce n’est pas ce qu’Allah attend d’eux. Comme il leur semble que personne ne partage leurs idées et qu’on ne les encourage pas à faire le bien, ils se sentent impuissants et finissent par succomber à de telles pressions.
 
Ces frères et sœurs (qu’Allah soit miséricordieux avec eux) devraient trouver consolation dans les versets du Coran et dans plusieurs déclarations du Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam qui décrivent exactement ce sentiment d’étrangeté qu’ils ressentent.
 
Pourquoi ont-ils été nommés « étrangers » ?
 
Allah soubhanah dit, dans le Coran : « Si seulement il avait existé, dans les générations d’avant vous, des gens vertueux qui interdisent la corruption sur terre ! Il n’y en avait qu’un petit nombre, que Nous sauvâmes. » (Sourate Hud (11), verset 116).
Ce verset parle d’un petit nombre de gens, les « étrangers », qui interdisent le mal sur terre, ce sont les mêmes personnes auxquelles le Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam faisait référence lorsqu’il a dit : « L’islam a commencé comme quelque chose d’étrange et il redeviendra quelque chose d’étrange comme il a commencé, alors annoncez la bonne nouvelle [en arabe, touba, qui est le nom d’un arbre du Paradis. Donc le Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam donne la bonne nouvelle du Paradis à ces étrangers] aux étrangers. » On lui demanda : « Qui sont ces étrangers, ô Messager d’Allah ? ». Il répondit : « Ceux qui corrigent les gens lorsqu’ils deviennent corrompus. ». (Rapporté par Abou Amr al-Dani, à partir du hadith de ibn Masoud.
Dans une autre narration, il a dit : « Ceux qui corrigent ma sounnah après qu’elle ait été corrompue par les gens qui sont venus après moi. » Et dans une autre narration, il a dit, en réponse à la même question : « Ils sont un petit groupe de gens qui vivent parmi une population majoritairement corrompue. Ceux qui s’opposent à eux sont plus nombreux que ceux qui les suivent. ». (Rapporté par ibn Asakir.)
Ces gens louables sont appelés étrangers parce qu’ils constituent une petite minorité parmi les hommes.
Donc, les musulmans sont des étrangers parmi les hommes ; les véritables croyants sont des étrangers parmi les musulmans ; et les érudits musulmans sont des étrangers parmi les véritables croyants. Et ceux qui suivent la sounnah, qui ne font pas partie de ceux qui innovent en matière de religion, sont également des étrangers.
 
En réalité, cependant, leur étrangeté n’est due qu’au fait qu’ils sont une minorité, car leurs actions et leurs croyances ne sont pas étranges. C’est ce qu’Allah dit dans la sourate al-An’am : « Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront du sentier d’Allah » (6:116). Allah dit aussi : « Et la plupart des gens ne sont pas croyants, malgré le fait que tu (Prophète Mohammed) le désires ardemment. » (Youssouf (12), verset 103) ; « Et la majorité des hommes sont certes rebelles et désobéissants envers Allah. » (Al-Ma’idah (5), verset 49) ; « Mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. » (Youssouf (12), verset 38).
Allah, le Créateur parfaitement connaisseur, sait donc que la majorité des hommes rejetteront la vérité. Seul un petit groupe de gens, qui Lui sont fidèles et qui croient vraiment en Lui, se distinguera : Ce sont les étrangers parmi les hommes.
Cependant, les étrangers au niveau de la croyance et les étrangers au niveau du caractère et des actions constituent en réalité la majorité des hommes, car ils sont étrangers à l’islam et aux lois qu’Allah a révélées. Ainsi, nous constatons qu’il y a différents types d’étrangeté ; certains sont louables, certains sont blâmables et d’autres ne sont ni louables ni blâmables. Nous discuterons séparément, ci-dessous, de ces différentes catégories.
 
 
 
 
Les différents types d’étrangeté
 
 
Cher lecteur (qu’Allah soit miséricordieux avec toi), sache qu’il y a trois types d’étrangeté :
 
·        Le premier type d’étrangeté
Est l’étrangeté du peuple d’Allah et de Son Messager sallalahu ‘alaihi wa sallam, que nous avons mentionné précédemment. Cette étrangeté est louable, car elle a été louée par Allah et par Son Messager sallalahu ‘alaihi wa sallam. Ainsi, ce genre d’étrangeté doit être recherché et ceux qui font partie de cette catégorie doivent être appuyés. Cette étrangeté peut se produire à différents moments, à différents endroits et parmi différentes personnes. Ces étrangers constituent le vrai peuple d’Allah, car ils n’adorent personne ni rien à part Lui, ils ne trouvent de soutien dans aucune autre voie que celle du Prophète sallalahu ‘alaihi wa sallam, et n’invitent à aucun autre message qu’à celui transmis par le Prophète sallalahu ‘alaihi wa sallam. Voilà les gens qui ont abandonné les hommes lorsqu’ils (les étrangers) avaient le plus besoin d’eux. Au Jour du Jugement, lorsque chaque groupe de personnes ira vers ceux qu’il adorait sur terre, ces gens resteront à leur place et il leur sera dit : « N’allez vous pas rejoindre un groupe comme les autres l’ont fait ? ». Ils répondront : « Nous avons abandonné les hommes lorsque nous étions sur terre et nous avions plus besoin d’eux à ce moment-là qu’aujourd’hui ; nous attendrons donc notre Seigneur que nous avions l’habitude d’adorer. ». [Recueilli par Boukhari et Mouslim]
 
Ainsi, il est évident que cette étrangeté ne cause aucun mécontentement à celui ou celle qui la subit. C’est plutôt une étrangeté réconfortante, une consolation pour le croyant, parce qu’il sait que ses alliés sont Allah, Son Messager et les croyants [cela fait référence au verset 55 de la sourate al-Ma’idah (5) ], même si tous les hommes l’ont abandonné. Ces étrangers sont décrits dans un hadith rapporté par Anas ibn Malik, dans lequel le Prophète sallalahu ‘alaihi wa sallam a dit : « Il est possible qu’Allah réponde à la prière d’une personne débraillée, couverte de poussière, indigente (litt., « ne possédant que deux keffiehs » ) que personne ne remarque. » (Recueilli par at-Tirmidhi et al-Hakim.) .
Al-Hasan al-Basri (un fidèle de la deuxième génération (tabi’), très connu pour sa piété, son ascétisme et son savoir) a dit : « Un croyant est un étranger dans ce monde ; il ne craint jamais l’humiliation et ne concurrence jamais pour la gloire d’ici-bas. Ses préoccupations sont différentes de celles de la majorité des gens. Les gens ont une bonne opinion de lui, alors qu’il est tourmenté [litt. « Fatigué »] intérieurement » 
 
Parmi les caractéristiques de ces étrangers que le Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam a décrits est le fait:
§         qu’ils se raccrochent à la sounnah du Messager sallalahu ‘alayhi wa sallam même si les gens abandonnent cette sounnah. Les étrangers rejettent toutes les innovations que leur peuple invente, même si ces innovations sont de pratique courante parmi eux.
§         Ils sont également fidèles au tawhid, même si les gens le corrompent avec le shirk. Ils ne s’identifient à rien sauf à Allah et à Son Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam ; c’est-à-dire qu’ils ne s’identifient pas à un cheikh, à une tariqah (confrérie religieuse ou mystique) , à une madhab ( école juridique) particulière ou à un groupe quelconque de personnes. Ils ne sont dévoués qu’à Allah (et ils n’adorent sincèrement que Lui et Lui seul), et à Son Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam, en suivant le chemin qu’il a suivi.
Ceux-là sont les gens qui saisissent avec leur main du charbon ardent [cela fait référence au hadith qui suivra, plus loin dans ce texte], même si la majorité des hommes – ou plutôt tous les hommes – le leur reprochent. Voilà, donc, la signification des déclarations du Prophète sallalahu ‘alaihi wa sallam, lorsqu’il fait allusion au fait qu’ils sont fidèles à la sounnah même si les gens la corrompent.
 
Allah soubhanah wa ta’ala a envoyé Son Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam au moment où les hommes suivaient différentes religions ; certains adoraient les rivières et les arbres, d’autres adoraient des idoles, et il y avait des chrétiens, des juifs et des zoroastriens. Lorsque l’islam apparut parmi ces gens, ils le trouvèrent étrange. Si quelqu’un parmi eux embrassait l’islam et répondait à l’invitation d’Allah et de Son Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam, il était ostracisé par sa famille et sa tribu et il était condamné à vivre en étranger parmi son peuple. Par la suite, cependant, l’islam se répandit partout. Les musulmans devinrent de plus en plus puissants, et ce à tel point que ceux qui n’avaient pas accepté les enseignements du Prophète Mohammed sallalahu ‘alayhi wa sallam devinrent à leur tour des étrangers.
Mais, hélas, Satan trompa les hommes encore une fois. Les gens reprirent les habitudes que leurs ancêtres, qui avaient embrassé l’islam, avaient abandonnées, jusqu’à ce que finalement, l’islam redevienne étrange à nouveau, comme il avait commencé, ainsi que le Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam l’avait prédit. En réalité, cependant, le véritable islam, celui que le Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam et ses compagnons pratiquaient [cela fait référence à la réponse que le Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam a donnée quand on lui a demandé quelles étaient les caractéristiques du groupe qui sera épargné] est devenu encore plus étrange aux yeux des gens qu’il ne l’était lorsqu’il est apparu au départ et ce, même si ses vestiges sont répandus et bien connus. [C’est ce qu’écrivait ibn al-Qayyim au 8e siècle de l’ère musulmane (hijrah). Imaginez notre situation six siècles après lui. Qu’Allah nous protège.].
 
Comment pourrait-il en être autrement alors que ces étrangers ne sont qu’un groupe parmi soixante-douze autres [le Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam a dit, dans un hadith authentique, que la oummah musulmane se diviserait en soixante-treize groupes et que tous iraient en enfer sauf un, qui sera épargné.] qui ne suivent que leurs propres désirs et prennent leurs passions pour des dieux ? Ceux-là sont les groupes dont les enseignements sont basés sur des doutes et des innovations et dont l’unique but est la satisfaction de leurs propres désirs. Par conséquent, le groupe dont le but est de réussir à plaire à Allah en suivant le chemin de Son Messager sallalahu ‘alayhi wa sallam sera le groupe perçu comme étrange par tous les autres groupes.
C’est pourquoi les vrais musulmans – ceux qui se raccrochent fermement à la sounnah – recevront la récompense de cinquante Compagnons. Lorsqu’on questionna le Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam au sujet du verset suivant : « Ô les croyants ! Vous êtes responsables de vous-mêmes. Celui qui s’égare ne vous nuira point si vous, vous avez pris la bonne voie. » (al-Ma’idah (5), verset 105), il répondit : « Encouragez le bien et interdisez le blâmable jusqu’à ce que vous voyiez que l’avarice est loi, que les désirs sont assouvis, que ce bas monde est préféré à l’au-delà et que chacun est infatué de son opinion. À ce moment-là, occupez-vous de vous-mêmes et fuyez le public. Des jours pénibles viendront après vous ; vivre à cette époque nécessitera, pour les musulmans, une patience équivalente à celle qu’il faut pour tenir du charbon ardent dans la main. Quiconque, à ce moment-là, sera capable d’avoir cette patience recevra la récompense de cinquante personnes. » On lui demanda : « Ô Messager d’Allah, la récompense de cinquante d’entre eux ? ». Il répondit :« La récompense de cinquante d’entre vous. ». [Recueilli par at-Tirmidhi et Abou Daoud avec une chaîne de narration faible, mais avec des preuves à l’appui.]. Et cette récompense est due à son statut d’étranger parmi les gens.
 
Donc si le croyant à qui Allah a accordé de la sagesse et du savoir veut suivre ce sentier, le sentier d’Allah, alors qu’il se prépare et se résigne à vivre comme un étranger parmi son peuple, de la même façon que ses prédécesseurs, qui embrassèrent l’islam, furent traités par les gens. En effet :
il sera perçu comme un étranger au niveau de ses croyances parce que les gens ont des croyances corrompues.
Il sera perçu comme un étranger au niveau de sa religion à cause de ce à quoi les gens l’ont réduite.
Il sera perçu comme un étranger dans sa façon de prier parce que les gens sont ignorants de la façon de prier du Prophète sallalahu ‘alayhi wa sallam.
Il sera perçu comme un étranger lorsqu’il enjoindra le bien et interdira le mal, car les gens ont adopté le mal en croyant faire le bien et ils ont abandonné le bien en croyant que c’était le mal.
En bref, donc, il sera perçu comme un étranger pour tout ce qui touche à sa vie d’ici-bas et à celle de l’au-delà, invitant au sentier d’Allah et résistant au tort que lui causeront tous ceux qui seront contre lui.
 
 
·        Pour ce qui est du deuxième type d’étrangeté,
Sache, cher lecteur, qu’elle est blâmable, car elle concerne les pécheurs, les ignorants et les arrogants parmi les hommes. Leur étrangeté est due à leur refus de suivre le bon et droit sentier d’Allah. Cette étrangeté est celle qui résulte du fait de ne pas se conformer à l’islam et ce comportement demeurera toujours étrange même s’il est adopté par un grand nombre de gens, même s’il est prédominant et répandu. Ce sont ceux-là les véritables étrangers aux yeux d’Allah. Qu’Allah nous garde de devenir l’un d’eux.
 
·        Le troisième type d’étrangeté
Est par essence, ni louable ni blâmable. C’est le sentiment d’étrangeté qu’expérimente un voyageur lorsqu’il visite un pays étranger, comme une personne qui séjourne à un endroit pour une courte période de temps en sachant qu’elle repartira. Un des aspects de cette étrangeté est que chacun d’entre nous, qu’il le réalise ou non, est un étranger dans ce monde, car nous irons tous un jour dans notre demeure permanente de l’au-delà. Telle est la signification du hadith du Prophète sallalahu ‘alaihi wa sallam, lorsqu’il dit à Abdoullah ibn Omar « Vis dans ce monde comme si tu étais un étranger ou un voyageur. ».
Ainsi, cette catégorie d’étrangeté pourrait potentiellement devenir louable si nous prenons en considération la signification de cette déclaration du Messager d’Allah sallalahu ‘alaihi wa sallam.
Nous prions Allah pour qu’Il fasse de nous des musulmans éclairés et pieux, et pour qu’Il nous pardonne nos péchés et nous accorde Sa miséricorde.
AMINE
 
 
 
 
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