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Les enfants nés socio-culturellement pauvres, condamnés à le rester
23 décembre 2018 17:07
Salut les Yabis,

Un souvenir d'enfance qui m'est revenu en tête me conduit à faire ce topic.

Il n'y a pas si longtemps que ça, j'étais encore élève dans une école primaire dans le 7ème arrondissement de Paris. (pour ceux qui ne connaissent pas Paris, c'est un arrondissement très cher et exclusivement bourgeois)

Nous étions dans les débuts de l'année scolaire et ma maîtresse de CM1 était absente plusieurs jours.
Nous avons donc été dispatchés dans d'autres classes. Je me suis retrouvée dans une classe de CP où était scolarisée la petite soeur de ma meilleure amie Mariem, Yasmine.
Yasmine a passé ses journées sur l'ordinateur du fond de la classe, à jouer à des jeux.
A la première récréation, j'ai demandé à Yasmine :
- "Yasmine, pourquoi la maîtresse te met au fond de la classe sur l'ordinateur, pourquoi tu ne travailles pas ??"
- "C'est parce que je n'arrive pas à faire les exercices"

---

Quand ma maîtresse est revenue, elle s'est elle aussi mise à traiter certains élèves de notre classe différemment.
Mes camarades Lilia et Tiago qui avaient des lacunes ont vite commencé à être martyrisés par la maîtresse, un jour elle avait griffé Lilia jusqu'au sang, un autre jour elle a jeté le cartable de Tiago par la fenêtre dans la rue, un autre jour encore elle a tellement secoué Tiago qu'il en est tombé à la renverse sur ma table. Au quotidien, elle humiliait et se moquait ouvertement de Lilia et Tiago.
Pourtant, mes camarades Adrien et Hugo étaient très dissipés et faisaient ralentir la classe, mais jamais ils n'ont eu droit à la moindre humiliation ou à la moindre mise à l'écart.

Le point commun entre Yasmine, Lilia et Tiago ? Des enfants d'immigrés modestes qui avaient toute confiance en l'institution scolaire française, ce dont les maîtresses avaient connaissance.
Je précise que c'étaient les seuls élèves d'origine étrangère+modeste, dans la classe de CP et ma classe de CM1 en tout cas.

Adrien et Hugo ? Enfants de dentistes.

---

C'est donc à partir du CM1 que j'ai compris que face à des adultes qui avaient pouvoir sur moi, je devais cacher mon origine sociale, cacher le fait que je n'étais pas forcément protégée, me faire passer pour une petite fille choyée et protégée.
Dans les rédactions que nous faisions pour raconter nos vacances par exemple, je m'inventais toute une vie d'enfant aux parents présents et attentifs.
De toute ma scolarité, y compris à la fac, jamais je n'ai rempli la case "profession des parents".
Jamais je n'ai laissé des profs connaître mon origine sociale. Jamais je n'ai laissé mes parents aller aux réunions parents-profs, pour ne pas que les profs se rendent compte que mes parents n'étaient pas très instruits ou pire encore, pas du tout au courant de ce que je faisais en cours.

C'est sans le moindre doute cette stratégie qui m'a épargnée.

---

Dans une recherche sociologique récente (tout ce qu'il y a de plus sérieux), des enseignants sont confrontés par des chercheurs aux notes qu'ils attribuent à leurs élèves. Les enseignants ont été dévastés de voir que, inconsciemment, pour la même qualité de devoir ils dévalorisaient systématiquement leurs élèves pauvres d'au moins deux points.
Je vous mets cette enquête sociologique en lien dès que je remets la main dessus !


---

Pour les curieux, mon amie Mariem et sa petite soeur sont allées jusqu'au bac pro malgré qu'elles ne soient jamais parvenues à maitriser les enseignements fondamentaux.
Elles ont rapidement fondé leur foyer, à moins de 20 ans. Elle ont une haine viscérale envers l'institution scolaire et la France. Ce qui est tout à fait légitime.

Je n'ai pas de contact avec Tiago, mais de ce que je peux voir via son facebook, il a une vie précaire.

Adrien est pilote de ligne.
Hugo a fait l'X, puis a complété ses études aux états-Unis et il est data scientist dans une boite américaine.

Moi je suis prof...
Je n'ai jamais eu de parents pour me guider ou me protéger, au contraire ils étaient mes bourreaux. Mais je n'ai jamais laissé qui que ce soit savoir que personne ne se souciait de moi.
Je me suis toujours efforcée à faire croire tout l'inverse.
(et peut-être aussi ai-je eu la chance de ne pas avoir été secouée bébé et que donc mes connexions neuronales n'ont pas été abîmées, donc pas de difficultés d'apprentissage ptdr)



Modifié 7 fois. Dernière modification le 23/12/18 17:25 par Sézane.
B
23 décembre 2018 17:23
Mais qui es tu donc ?
23 décembre 2018 17:35
C'est vrai pour réussir en général faut s'inventer une vie et s'y tenir. Personne n'en veut d'un statut moyen ou bas mais d'une belle image même si mensongère.
T
23 décembre 2018 17:41
...la prof dont tu parles est une folle violente. Une prof qui griffe jusqu'au sang un élève ou jette son cartable par la fenêtre (??) ne serait normalement pas restée en poste il y a même 30 ans ...c'était dans une école publique?
23 décembre 2018 17:46
Oui je pense que tu as raison.
Par contre, tu a sa fait croire que t’est parents étaient des parents présents et soucieux de ton éducation mais des parents qui viennent pas aux réunions parent prof sont des parent peu soucieux de l’avenir de leurs enfants.

Bref tout est une question de mektoub.
Je n’ai jamais eu honte d’indiquer le métier d’en mon père et le fait que Ma mère soit au foyer et pourtant j’ai Eu un master grâce à Allah et un bon boulot el’hamdoulilah.

Moi je dirais: soyez fier de ce que vous êtes et n’ayez pas honte d’ou Vous venez!!!
23 décembre 2018 17:48
Tout l'objet de mon topic est que justement les instits savent à qui s'en prendre.
Ils ne s'en prennent qu'à ceux dont les parents ne se plaindront pas ou ne se rendraient même pas compte de ce qui se passe.
Citation
Talin a écrit:
...la prof dont tu parles est une folle violente. Une prof qui griffe jusqu'au sang un élève ou jette son cartable par la fenêtre (??) ne serait normalement pas restée en poste il y a même 30 ans ...c'était dans une école publique?
23 décembre 2018 17:59
Dans les écoles où j'ai été le seul référent de l'enfant que les instits connaissaient de visu c'est LA NOUNOU.

-

Il n'y a effectivement pas de honte à avoir, nous n'en sommes pas responsable. En revanche lorsque cela peut nous porter directement préjudice mieux vaut avoir l'intelligence de ne pas en parler.
Pourquoi crois-tu que chaque année les profs demandent à connaitre le métier des parents ? Quel est l'intérêt réel des profs à le savoir ? Il n'y a que des raisons malveillantes derrière cette curiosité, même si cela est inconscient de leur part.

Citation
Lalla00212 a écrit:
Oui je pense que tu as raison.
Par contre, tu a sa fait croire que t’est parents étaient des parents présents et soucieux de ton éducation mais des parents qui viennent pas aux réunions parent prof sont des parent peu soucieux de l’avenir de leurs enfants.

Bref tout est une question de mektoub.
Je n’ai jamais eu honte d’indiquer le métier d’en mon père et le fait que Ma mère soit au foyer et pourtant j’ai Eu un master grâce à Allah et un bon boulot el’hamdoulilah.

Moi je dirais: soyez fier de ce que vous êtes et n’ayez pas honte d’ou Vous venez!!!
23 décembre 2018 18:00
Tu n’as pas tord , dans les établissements les directeurs et directrices connaissent les parents tatillons à qui il ne faut surtout pas se frotter . Donc on évite de faire du mal à leur rejeton.
Triste vérité.
Citation
Sézane a écrit:
Tout l'objet de mon topic est que justement les instits savent à qui s'en prendre.
Ils ne s'en prennent qu'à ceux dont les parents ne se plaindront pas ou ne se rendraient même pas compte de ce qui se passe.
23 décembre 2018 18:02
"De toute ma scolarité, y compris à la fac, jamais je n'ai rempli la case "profession des parents".
Jamais je n'ai laissé des profs connaître mon origine sociale. Jamais je n'ai laissé mes parents aller aux réunions parents-profs, pour ne pas que les profs se rendent compte que mes parents n'étaient pas très instruits ou pire encore, pas du tout au courant de ce que je faisais en cours.
C'est sans le moindre doute cette stratégie qui m'a épargnée."



Epargnée ? Epargnée de quoi ?

Pourquoi avoir honte ? A cause de la différence ? N'est-ce pas ce qui fait justement la richesse d'une personne et qui nourrit sa force de caractère ?

Je peux comprendre qu'un enfant ait honte de dire quel est le métier de ses parents mais une fois adulte, qu'as-tu à prouver aux autres ?

Lorsque l'on ment ou cache son origine aux autres, on se ment aussi à soi-même.
Car en vérité, on prend l'identité d'un "idéal" de soi en occultant tout ce qui fait justement, ce que l'on est et ce que l'on est devenu.

Je trouve ça vraiment dommage car ce n'est pas une honte "légitime" à mon sens.
"נυgєz νσтяє яéυѕѕιтє ραя ¢є qυє νσυѕ ανєz ∂û αвαи∂σииєя ρσυя ℓ'σвтєиιя" Dalaï Lama
T
23 décembre 2018 18:06
Les instits non, la plupart sont des gens normaux. Que certains instits soient dingues on en a tous croisés -y compris les enfants de la bourgeoisie- , mais c'est pas une majorité ni même un phénomène de société.

Le problème de l'ascenseur social en France est dû à des causes plus larges - par exemple en Seine Saint Denis les profs absents sont moins souvent remplacés- . Les familles bourgeoises ont aussi plus de clés en main - transmission d'une certaine culture générale, enfants régulièrement emmenés au musée, au théâtre, accès à la littérature , voyages...-. Franck Lepage en parle très bien.

Citation
Sézane a écrit:
Tout l'objet de mon topic est que justement les instits savent à qui s'en prendre.
Ils ne s'en prennent qu'à ceux dont les parents ne se plaindront pas ou ne se rendraient même pas compte de ce qui se passe.
K
23 décembre 2018 18:07
Parcours classique j'ai envie de te dire ... Grinning smiley


Tu es loin d' être Le ou La Seul (e ) .....


Fingers in the nose AT Thé End Grinning smiley


Citation
Sézane a écrit:
Salut les Yabis,

Un souvenir d'enfance qui m'est revenu en tête me conduit à faire ce topic.

Il n'y a pas si longtemps que ça, j'étais encore élève dans une école primaire dans le 7ème arrondissement de Paris. (pour ceux qui ne connaissent pas Paris, c'est un arrondissement très cher et exclusivement bourgeois)

Nous étions dans les débuts de l'année scolaire et ma maîtresse de CM1 était absente plusieurs jours.
Nous avons donc été dispatchés dans d'autres classes. Je me suis retrouvée dans une classe de CP où était scolarisée la petite soeur de ma meilleure amie Mariem, Yasmine.
Yasmine a passé ses journées sur l'ordinateur du fond de la classe, à jouer à des jeux.
A la première récréation, j'ai demandé à Yasmine :
- "Yasmine, pourquoi la maîtresse te met au fond de la classe sur l'ordinateur, pourquoi tu ne travailles pas ??"
- "C'est parce que je n'arrive pas à faire les exercices"

---

Quand ma maîtresse est revenue, elle s'est elle aussi mise à traiter certains élèves de notre classe différemment.
Mes camarades Lilia et Tiago qui avaient des lacunes ont vite commencé à être martyrisés par la maîtresse, un jour elle avait griffé Lilia jusqu'au sang, un autre jour elle a jeté le cartable de Tiago par la fenêtre dans la rue, un autre jour encore elle a tellement secoué Tiago qu'il en est tombé à la renverse sur ma table. Au quotidien, elle humiliait et se moquait ouvertement de Lilia et Tiago.
Pourtant, mes camarades Adrien et Hugo étaient très dissipés et faisaient ralentir la classe, mais jamais ils n'ont eu droit à la moindre humiliation ou à la moindre mise à l'écart.

Le point commun entre Yasmine, Lilia et Tiago ? Des enfants d'immigrés modestes qui avaient toute confiance en l'institution scolaire française, ce dont les maîtresses avaient connaissance.
Je précise que c'étaient les seuls élèves d'origine étrangère+modeste, dans la classe de CP et ma classe de CM1 en tout cas.

Adrien et Hugo ? Enfants de dentistes.

---

C'est donc à partir du CM1 que j'ai compris que face à des adultes qui avaient pouvoir sur moi, je devais cacher mon origine sociale, cacher le fait que je n'étais pas forcément protégée, me faire passer pour une petite fille choyée et protégée.
Dans les rédactions que nous faisions pour raconter nos vacances par exemple, je m'inventais toute une vie d'enfant aux parents présents et attentifs.
De toute ma scolarité, y compris à la fac, jamais je n'ai rempli la case "profession des parents".
Jamais je n'ai laissé des profs connaître mon origine sociale. Jamais je n'ai laissé mes parents aller aux réunions parents-profs, pour ne pas que les profs se rendent compte que mes parents n'étaient pas très instruits ou pire encore, pas du tout au courant de ce que je faisais en cours.

C'est sans le moindre doute cette stratégie qui m'a épargnée.

---

Dans une recherche sociologique récente (tout ce qu'il y a de plus sérieux), des enseignants sont confrontés par des chercheurs aux notes qu'ils attribuent à leurs élèves. Les enseignants ont été dévastés de voir que, inconsciemment, pour la même qualité de devoir ils dévalorisaient systématiquement leurs élèves pauvres d'au moins deux points.
Je vous mets cette enquête sociologique en lien dès que je remets la main dessus !


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Pour les curieux, mon amie Mariem et sa petite soeur sont allées jusqu'au bac pro malgré qu'elles ne soient jamais parvenues à maitriser les enseignements fondamentaux.
Elles ont rapidement fondé leur foyer, à moins de 20 ans. Elle ont une haine viscérale envers l'institution scolaire et la France. Ce qui est tout à fait légitime.

Je n'ai pas de contact avec Tiago, mais de ce que je peux voir via son facebook, il a une vie précaire.

Adrien est pilote de ligne.
Hugo a fait l'X, puis a complété ses études aux états-Unis et il est data scientist dans une boite américaine.

Moi je suis prof...
Je n'ai jamais eu de parents pour me guider ou me protéger, au contraire ils étaient mes bourreaux. Mais je n'ai jamais laissé qui que ce soit savoir que personne ne se souciait de moi.
Je me suis toujours efforcée à faire croire tout l'inverse.
(et peut-être aussi ai-je eu la chance de ne pas avoir été secouée bébé et que donc mes connexions neuronales n'ont pas été abîmées, donc pas de difficultés d'apprentissage ptdr)
C
23 décembre 2018 18:07
Salam


Bonjour le flashback de fou que tu m avais fais

Alalal je suis pas bien.
23 décembre 2018 18:09
Citation
a écrit:
Je peux comprendre qu'un enfant ait honte de dire quel est le métier de ses parents mais une fois adulte, qu'as-tu à prouver aux autres ?


Dans une recherche sociologique récente (tout ce qu'il y a de plus sérieux), des enseignants sont confrontés par des chercheurs aux notes qu'ils attribuent à leurs élèves. Les enseignants ont été dévastés de voir que, inconsciemment, pour la même qualité de devoir ils dévalorisaient systématiquement leurs élèves pauvres d'au moins deux points.

C'est donc selon moi tout à fait légitime de le cacher à ceux qui ont un pouvoir sur nous, à savoir les profs.
Je n'ai jamais caché ce que j'étais à mes amis en dehors de l'école, ma copine Joséphine en primaire venait régulièrement dans mon chez moi de 8m2 au 6ème étage sans ascenseur pour manger des pizza surgelées Dia. Je n'ai jamais ressenti le besoin de cacher quoi que ce soit aux personnes qui n'avaient pas un pouvoir concret sur moi.
Citation
Apple-Pie a écrit:
"De toute ma scolarité, y compris à la fac, jamais je n'ai rempli la case "profession des parents".
Jamais je n'ai laissé des profs connaître mon origine sociale. Jamais je n'ai laissé mes parents aller aux réunions parents-profs, pour ne pas que les profs se rendent compte que mes parents n'étaient pas très instruits ou pire encore, pas du tout au courant de ce que je faisais en cours.
C'est sans le moindre doute cette stratégie qui m'a épargnée."



Epargnée ? Epargnée de quoi ?

Pourquoi avoir honte ? A cause de la différence ? N'est-ce pas ce qui fait justement la richesse d'une personne et qui nourrit sa force de caractère ?

Je peux comprendre qu'un enfant ait honte de dire quel est le métier de ses parents mais une fois adulte, qu'as-tu à prouver aux autres ?

Lorsque l'on ment ou cache son origine aux autres, on se ment aussi à soi-même.
Car en vérité, on prend l'identité d'un "idéal" de soi en occultant tout ce qui fait justement, ce que l'on est et ce que l'on est devenu.

Je trouve ça vraiment dommage car ce n'est pas une honte "légitime" à mon sens.
L
23 décembre 2018 18:09
tu as raison, moi je suis né au bled, je suis venu à l'âge de 10 ans en france, parents analphabètes, j'ai tout appris de moi même, j'ai été mal orienté, je m'en suis rendu compte en terminal, mais ça ne m'a pas empêché d'obtenir un bac avec mention, j'aurais aimé éviter de parler du statut social de mes parents, mais il se faisait ressentir à mon niveau de français qui était très bas...j'ai obtenu un deug, je ne sais même pas comment j'ai fait, quand à la licence, j'ai préféré l'abandonner au profit d'un boulot qui me plaisait mieux que mes études qui je savais ne mèneraient à aucun débouché, car immigré, aujourd'hui je regrette de ne pas avoir été jusqu'au bout de mes études, car j'aurais certainement eu un meilleur statut dans l'entreprise où je travaille actuellement...je n'ai trouvé aucun ami pour me conseiller, tous m'en voulaient d'avoir réussi un bac avec mention et avec un niveau de français très faible. je me souviens qu'on arrêtait pas de me répéter le titre de ton post, hé oui je fais parti de cette génération ... aujourd'hui c'est prouvé que non, il y a des fils/filles d'ouvriers qui ont fini médecins, ingénieurs, profs,... macha allah
23 décembre 2018 18:14
En France c'est le système de castes sociales. Donc comme il n'y a presque plus aucune possibilité de s'élever en caste sociale, on joue les feintes, ou bien on essaie de rabaisser les autres à son niveau.

Si tu es fils de prolétaire, ta voie est tracée, sauf si tu ose et que tu te fait un carnet d'adresse. Mais c'est difficile car l'école de la République des Lumières Macronisto-LGBTesque t'apprend la modestie, à rester dans les rangs. D'ailleurs ce système là en fin de course ressemble à du communisme rose mou, enfin ce n'est que mon avis.
23 décembre 2018 18:17
Tu n'as pas tout du saisi le but de mon topic Talin. Je ne l'ai fait pour dénoncer que dans telle école avec telle maîtresse folle il s'est passé ceci. Ca n'aurait eu aucun intérêt. Evidemment qu'il y a énormément de facteurs conduisant à la panne de l'ascenseur social.
Mais par mes exemples, je parle d'un facteur que l'on n'évoque jamais, celui qu'au sein d'une salle de classe, le prof décide de lui-même de mettre hors-jeu certains élèves.
Citation
Talin a écrit:
Les instits non, la plupart sont des gens normaux. Que certains instits soient dingues on en a tous croisés -y compris les enfants de la bourgeoisie- , mais c'est pas une majorité ni même un phénomène de société.

Le problème de l'ascenseur social en France est dû à des causes plus larges - par exemple en Seine Saint Denis les profs absents sont moins souvent remplacés- . Les familles bourgeoises ont aussi plus de clés en main - transmission d'une certaine culture générale, enfants régulièrement emmenés au musée, au théâtre, accès à la littérature , voyages...-. Franck Lepage en parle très bien.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 23/12/18 18:32 par Sézane.
23 décembre 2018 18:29
Donc, en gros, le fait de cacher son origine serait légitime parce qu'une étude dit que le jugement de certains professeurs serait faussé lorsqu'il connaissent l'origine sociale de leurs élèves ?? Et pour leur origine ethnique ça marche comment ? Parce que là on peut pas la cacher... Cette fameuse étude est-elle valable dans ce cas-là également ?

Ces études sont très loin d'être des sciences exactes et ne s'appliquent qu'à un panel restreint de personnes.
Venir d'un milieu défavorisé n'est pas une fatalité. Et bien heureusement ! Sinon à quoi bon tenter de s'en sortir si c'est perdu d'avance.


Citation
Sézane a écrit:
Dans une recherche sociologique récente (tout ce qu'il y a de plus sérieux), des enseignants sont confrontés par des chercheurs aux notes qu'ils attribuent à leurs élèves. Les enseignants ont été dévastés de voir que, inconsciemment, pour la même qualité de devoir ils dévalorisaient systématiquement leurs élèves pauvres d'au moins deux points.

C'est donc selon moi tout à fait légitime de le cacher à ceux qui ont un pouvoir sur nous, à savoir les profs.
Je n'ai jamais caché ce que j'étais à mes amis en dehors de l'école, ma copine Joséphine en primaire venait régulièrement dans mon chez moi de 8m2 au 6ème étage sans ascenseur pour manger des pizza surgelées Dia. Je n'ai jamais ressenti le besoin de cacher quoi que ce soit aux personnes qui n'avaient pas un pouvoir concret sur moi.
"נυgєz νσтяє яéυѕѕιтє ραя ¢є qυє νσυѕ ανєz ∂û αвαи∂σииєя ρσυя ℓ'σвтєиιя" Dalaï Lama
23 décembre 2018 18:34
Je crois bien que j'ai choisi le mauvais forum pour faire mon topic. J'aurais peut-être dû choisir de le poster sur un forum où les membres sont capables de passer outre leur propres croyances erronées et de s'ouvrir à des réalité scientifiques, sociologiques et psychologiques.
Je suis un peu déçue de ne pas pouvoir avoir de discussions intelligentes sur yabi.

Citation
Apple-Pie a écrit:
Donc, en gros, le fait de cacher son origine serait légitime parce qu'une étude dit que le jugement de certains professeurs serait faussé lorsqu'il connaissent l'origine sociale de leurs élèves ?? Et pour leur origine ethnique ça marche comment ? Parce que là on peut pas la cacher... Cette fameuse étude est-elle valable dans ce cas-là également ?

Ces études sont très loin d'être des sciences exactes et ne s'appliquent qu'à un panel restreint de personnes.
Venir d'un milieu défavorisé n'est pas une fatalité. Et bien heureusement ! Sinon à quoi bon tenter de s'en sortir si c'est perdu d'avance.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 23/12/18 18:45 par Sézane.
23 décembre 2018 18:43
Je j'ai constaté aussi sur d'autres sujets, malheureusement.
23 décembre 2018 18:45
Non mais concrètement un enfant de cadre , ingénieur aura plus de chance de réussir qu’un enfant d’ouvrier.
Faut pas se leurrer .
Ca ne veut pas dire qu’il n’existe pas de médecin, architecte fils ou fille d’ouvrier mais c’est beaucoup plus rare .
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