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Barbe-Bleue, le prédateur intérieur
24 janvier 2022 10:31
Salam, bonjour

Je vous partage un résumé d'un chapitre du livre "Femmes qui courent avec les loups". C'est une analyse Jungienne du conte de "Barbe-Bleue". Selon Jung, nous aurions en nous différentes "personnalités" qui interagissent entre elles. En prendre conscience permet de mieux comprendre ce qui se joue en nous et d'avoir conscience de notre totalité.


Dans la psyché de chaque être humain réside le prédateur intérieur, cet élément destructeur, contre-nature et pourtant incontournable, qui s'oppose aux forces de vie de l'âme, à son développement, à sa nature intuitive ou instinctive.

Le conte de Barbe-Bleue traite spécifiquement du prédateur intérieur inhérent à la psyché féminine, bien qu'il existe également dans la psyché masculine. Ce conte met en scène le parcours initiatique de la jeune femme encore naïve, qui, en se laissant capturer, prendra conscience du prédateur qui l'habite et par là même apprendra à le combattre et le tenir à l'écart.

Ainsi, la jeune femme du conte représente la part encore naïve dans la psyché qui veut croire aux promesses du prédateur, promesse d'un hypothétique paradis sur terre, peu importe la forme qu'elle lui donne. Ses sœurs, éléments plus mâture et intuitifs de la psyché tentent de la mettre en garde, mais elle refuse de les écouter. C'est là l'erreur que nous commettons toutes et tous, et qui nous pousse inexorablement dans les griffes de notre prédateur intérieur, et dans des situations périlleuses ou destructrices dans la vie réelle. Cette erreur est néanmoins nécessaire pour s'en prémunir par la suite.

Dans la réalité le prédateur peut prendre différentes formes, comme par exemple une relation toxique, une religion ou des croyances qui nous emprisonnent, un environnement qui ne nous convient pas, des peurs, etc... toute situation qui nous interdit d'être qui nous sommes réellement. Mais ce qu'il importe de reconnaître ici, c'est l'élément interne, intérieur à nous, qui nous pousse dans ces situations et nous y maintient.

Le prédateur est représenté par Barbe-Bleue, un comte à la fois étrange, inquiétant (sa barbe est bleue), mais aussi séduisant de par ses manières et son statut social. La jeune femme naïve se laisse séduire à la fois par les promesses d'opulence et par sa curiosité enfantine, son désir de vivre une nouvelle expérience. Mais une fois prise dans ses filets, son meurtre est déjà programmé.
Un jour qu'il doit s'absenter, Barbe-Bleue propose à sa jeune épouse d'inviter ses sœurs. Il lui remet son trousseau de clés, lui permettant d'ouvrir toutes les portes, sauf celle qu'ouvre une petite clé sculptée sur le dessus. De cette manière, il lui donne une impression de liberté alors qu'en lui interdisant de se servir de la petite clé, non seulement il la prive de sa liberté, mais il la pousse également à la faute... Faute qui pourrait lui coûter la vie, mais qui, finalement, la sauvera car elle sera capable de supporter la vue de ce que recèle la pièce secrète.

Le petite clé symbolise les questions clés qui permettent de prendre connaissance de la réalité, de ce qui se cache au-delà des apparences. Prendre conscience de l'existence du prédateur, c'est-à-dire du mal inhérent au monde intérieur comme au monde extérieur, ainsi que du carnage perpétré au sein de sa propre psyché durant sa captivité, dans la vie de l'âme comme dans la vie réelle.

La porte symbolise une barrière psychique qui doit être ouverte à l'aide des questions clés.

Ces questions sont :
« Qu'est-ce qui se cache derrière les apparences ? » ;
« Qu'est-ce que je sais et que je refuse de voir ? »,
« Qu'est-ce qui, de moi, de mes rêves, de mes aspirations, de ma vie, a été détruit ? » etc...

Une fois les questions posées, les réponses viennent d'elles-mêmes à la conscience, la porte s'ouvre et nous nous retrouvons confrontées à la réalité du carnage perpétré en nous même, de tout ce que nous avons laissé mourir ou s'éteindre. Les os, d'un point de vue archétypal, symbolisent ce qui est difficile, voire impossible à détruire. Ce qui est indestructible, c'est notre âme, notre Soi profond, ce que nous sommes réellement une fois tous les masques tombés. Lorsque nous ne laissons pas de place à notre âme pour qu'elle s'exprime, à travers notre art, notre créativité, notre intuition ; lorsque nous ne lui accordons pas l'importance qu'elle mérite, nous en arrivons à ne plus la voir, ne même l'entendre, et elle s'éteint doucement... ou peut-être nous éteignons-nous à elle.



A suivre
24 janvier 2022 10:35
La vue des cadavres et ossements est insupportable et douloureuse. Et si elle est insupportable, c'est parce qu'il nous est difficile d'accepter le carnage que nous avons laissé perpétrer en nous. Il nous faudra pourtant l'accepter et le garder à la conscience pour trouver la force en nous de livrer l'ultime combat contre le prédateur.

La petite clé commence à saigner et craignant que son époux ne découvre sa faute, elle tente par tous les moyens de stopper l'hémorragie. Elle fini par cacher la clé dans sa garde-robes ou le sang tache les robes, c'est-à-dire les personna, les masques. Cela signifie qu'il n'est désormais plus possible de se voiler la face, de fermer les yeux.
L'hémorragie sur la clé, représente la perte de notre énergie créatrice dans tous les problèmes de la vie. Perte d'énergie qui se fait plus importante encore dès lors que nous avons conscience de la situation et des perte.
Paradoxalement, nous commençons tout juste à vivre dès lors que nous prenons conscience que nous perdons notre sang, notre énergie, et de tout ce que nous avons perdu.

A ce moment là, nous avons besoin de prendre du recul pour rassembler nos forces, à l'instar de la jeune femme qui implore Barbe-Bleue de lui laisser un peu de temps pour se préparer à la mort. Nous prenons du recul lorsque nous prenons le temps de faire une analyse, d'interpréter nos rêves, d'explorer ce qui se passe en nous. Puis quand le moment est venu, quand nous sommes dos au mur, pourchassées par le prédateur brandissant son couteau et dont nous entendons les pas lourds dans l'escalier, nous poussons le cri. Ce cri qui traversera une longue distance dans la psyché jusqu'à faire surgir en nous nos frères psychiques, nos guerriers intérieurs, les moteurs les plus musclés et les plus agressifs de notre psyché : l'animus. Le tourbillon de poussière que les sœurs aperçoivent juste avant que les frères ne surgissent symbolise le tourbillon intérieur , une énergie considérable si elle n'est pas éparpillée, et la force de détermination.

L'ultime bataille oppose deux aspects opposés de la psyché, à savoir, le prédateur (destructeur) et le jeune potentiel (constructif, créatif). À ce moment, ils entrent tous les deux en ébullition, atteignant des extrêmes, ce qui amplifie encore la fatigue, mais il faut tenir le coup, ne pas lâcher et mettre à mort le prédateur.

Dans le conte, les frères tuent Barbe-Bleue et le laissent aux charognards. Il s'agit désormais pour nous de le démembrer, de le confier à la nature de vie/mort/vie afin qu'elle incube les forces destructrices et le rende à la vie dans une forme plus utile.

Démembrer le prédateur, c'est
n'autoriser aucune pensée destructrice quand à la vie de l'âme et notre propre valeur,
capturer ces pensées avant qu'elles ne fassent des ravages,
en prendre le contre-pied grâce à nos pensées nourricières,
prendre à cœur ce qu'il y a de vrai dans ces affirmations et nous en occuper.

Cela, nous pouvons le faire en nous attachant à nos intuitions et nos instincts et en résistant aux assauts séducteurs du prédateur. De cette manière, nous refusons de le nourrir, il perd de sa force et devient incapable d'agir. Nous le conduisons vers les strates le plus profondes de la psyché où nous le laissons mijoter afin d'en extraire la substantifique moelle. Sa fureur peut alors venir alimenter le feu de notre âme et nous permettre d'accomplir de grands desseins, sa ruse nous sert à mieux voir et prendre nos distances, sa nature meurtrière nous aide à anéantir ce qui doit mourir et à mourir à ce à quoi nous devons mourir dans nos vie.

Une fois que nous avons triomphé du prédateur, nous retrouvons force et vitalité. Nous avons laissé derrière nous notre naïveté et fait émerger du fond de la psyché une force nouvelle : l'animus. Il s'agit d'une énergie masculine interne qui possède des qualités que l'éducation traditionnelle nous refuse trop souvent. Ce sont nos muscles psychiques, notre force intérieure, notre combativité et notre détermination. L'animus jette un pont entre les émotions, les pensées intérieures et le monde extérieur. Plus il fort et solide, plus nous sommes capables d'exprimer nos idées et de créer de manière concrète.


à suivre
24 janvier 2022 10:37
En résumé, les tâches à accomplir :

désobéir aux ordres du prédateur ;
trouver la petite porte (symbole d'une barrière psychique) ;
introduire la clé : poser les bonnes questions (acte essentiel en matière de transformation) : Qu'y a-t-il derrière l'évident ? Qu'est-ce que je refuse de regarder en face? Qu'est-ce qui a été détruit ou qui agonise de mon moi profond ?
découvrir ce que recèle la pièce secrète ;
supporter ce que l'on voit ;
rassembler ses forces psychiques (les frères)
anéantir l'énergie destructrice : démembrer le prédateur, mettre de l'ordre dans sa vie et ses pensées, anéantir tout élément destructeur, intérieur ou extérieur ;
retourner à sa nature profonde, intuitive, créative, instinctive ou on trouvera du soutien pour toutes nos pensées, actions et émotions constructives ;
rester en possession de nos pouvoirs instinctuels.


Le conte traite de la transformation de quatre introjections :
le manque de perspicacité ;
n'avoir ni vision propre ;
ni voix originale,
ni action décisive.



Félicitions à ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'à bout Grinning smiley


Prenez bien soin de vous,

Que Dieu vous comble de Ses bienfaits, de Son Amour et de Sa Grâce.
A
24 janvier 2022 10:49
Salam,

ça tombe pile au moment où j'en ai besoin.
Je suis au milieu du chemin pour ma part.

Reste plus qu'à expérimenter concrètement et laisser s'épanouir mon nouveau moi.


Belle journée à toi
Amine,
Qu'Allah te récompense pour ce partage Yawning smiley
Wadi Rum ♥
24 janvier 2022 10:52
Tant mieux, je suis contente que ça te soit utile.

Amine Yawning smiley
Citation
Anna Lyse a écrit:
Salam,

ça tombe pile au moment où j'en ai besoin.
Je suis au milieu du chemin pour ma part.

Reste plus qu'à expérimenter concrètement et laisser s'épanouir mon nouveau moi.


Belle journée à toi
Amine,
Qu'Allah te récompense pour ce partage Yawning smiley
24 janvier 2022 13:05
Ce texte que tu as partagé est juste un énorme pavé et il peut paraître inaccessible au commun des mortels tant les questions qu’il pose sont essentielles. Il nous est rarement offert d’y répondre. Avons nous seulement encore les capacités intellectuelles nécessaire pour appréhender sa profondeur ?
Perplexe

Ce texte me fait penser à la légende amérindienne des deux loups ….


« Un soir, un vieil indien Cherokee raconte à son petit-fils l’histoire de la bataille intérieure qui existe chez les gens et lui dit :

Mon fils, il y a une bataille entre deux loups à l’intérieur de nous tous.

L’un est le Mal : C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, la honte, le rejet, l’infériorité, le mensonge, la fierté, la supériorité, et l’égo.

L’autre est le Bien : C’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi. »

Le petit fils songea à cette histoire pendant un instant et demanda à son grand-père :

Lequel des deux loups gagne ?

Le vieux Cherokee répondit simplement : Celui que tu nourris. »
J
24 janvier 2022 13:38
Salam aleykum La Louve,

Crying c'est trop beauuuu !!!
Merci pour ce partage très enrichissant !

J'aime bien tes pavés lol Grinning smiley. 🧐🤓🤓🤓

Prends soin de toi aussi.

Ameen Yawning smiley 🌻
Citation
Antigone* a écrit:
En résumé, les tâches à accomplir :

désobéir aux ordres du prédateur ;
trouver la petite porte (symbole d'une barrière psychique) ;
introduire la clé : poser les bonnes questions (acte essentiel en matière de transformation) : Qu'y a-t-il derrière l'évident ? Qu'est-ce que je refuse de regarder en face? Qu'est-ce qui a été détruit ou qui agonise de mon moi profond ?
découvrir ce que recèle la pièce secrète ;
supporter ce que l'on voit ;
rassembler ses forces psychiques (les frères)
anéantir l'énergie destructrice : démembrer le prédateur, mettre de l'ordre dans sa vie et ses pensées, anéantir tout élément destructeur, intérieur ou extérieur ;
retourner à sa nature profonde, intuitive, créative, instinctive ou on trouvera du soutien pour toutes nos pensées, actions et émotions constructives ;
rester en possession de nos pouvoirs instinctuels.


Le conte traite de la transformation de quatre introjections :
le manque de perspicacité ;
n'avoir ni vision propre ;
ni voix originale,
ni action décisive.



Félicitions à ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'à bout Grinning smiley


Prenez bien soin de vous,

Que Dieu vous comble de Ses bienfaits, de Son Amour et de Sa Grâce.
24 janvier 2022 13:46
Tu le trouve inaccessible ?

Je ne pense que ce soit de capacité dont nous manquons pour l'appréhender, mais plutôt du recul, de l'intuition, et de la conscience comme toujours.

Malheureusement la société\culture dans laquelle nous vivons nous empêche de réfléchir, de prendre du recul, d'être créateur de notre vie, et ce de différents manières. C'est le prédateur culturel en quelque sorte..
Citation
amlegh a écrit:
Ce texte que tu as partagé est juste un énorme pavé et il peut paraître inaccessible au commun des mortels tant les questions qu’il pose sont essentielles. Il nous est rarement offert d’y répondre. Avons nous seulement encore les capacités intellectuelles nécessaire pour appréhender sa profondeur ?
Perplexe

Ce texte me fait penser à la légende amérindienne des deux loups ….


« Un soir, un vieil indien Cherokee raconte à son petit-fils l’histoire de la bataille intérieure qui existe chez les gens et lui dit :

Mon fils, il y a une bataille entre deux loups à l’intérieur de nous tous.

L’un est le Mal : C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, la honte, le rejet, l’infériorité, le mensonge, la fierté, la supériorité, et l’égo.

L’autre est le Bien : C’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi. »

Le petit fils songea à cette histoire pendant un instant et demanda à son grand-père :

Lequel des deux loups gagne ?

Le vieux Cherokee répondit simplement : Celui que tu nourris. »
24 janvier 2022 13:47
Yawning smiley
Citation
J.V. a écrit:
Salam aleykum La Louve,

Crying c'est trop beauuuu !!!
Merci pour ce partage très enrichissant !

J'aime bien tes pavés lol Grinning smiley. 🧐🤓🤓🤓

Prends soin de toi aussi.

Ameen Yawning smiley 🌻
D
24 janvier 2022 15:32
C'est Pinkola Estes, j'aime beaucoup sa réflexion. Je m'en suis même servie dans mon mémoire de littérature en dea. Je le recommande vivement à tous et toutes.
Citation
Antigone* a écrit:
Salam, bonjour

Je vous partage un résumé d'un chapitre du livre "Femmes qui courent avec les loups". C'est une analyse Jungienne du conte de "Barbe-Bleue". Selon Jung, nous aurions en nous différentes "personnalités" qui interagissent entre elles. En prendre conscience permet de mieux comprendre ce qui se joue en nous et d'avoir conscience de notre totalité.


Dans la psyché de chaque être humain réside le prédateur intérieur, cet élément destructeur, contre-nature et pourtant incontournable, qui s'oppose aux forces de vie de l'âme, à son développement, à sa nature intuitive ou instinctive.

Le conte de Barbe-Bleue traite spécifiquement du prédateur intérieur inhérent à la psyché féminine, bien qu'il existe également dans la psyché masculine. Ce conte met en scène le parcours initiatique de la jeune femme encore naïve, qui, en se laissant capturer, prendra conscience du prédateur qui l'habite et par là même apprendra à le combattre et le tenir à l'écart.

Ainsi, la jeune femme du conte représente la part encore naïve dans la psyché qui veut croire aux promesses du prédateur, promesse d'un hypothétique paradis sur terre, peu importe la forme qu'elle lui donne. Ses sœurs, éléments plus mâture et intuitifs de la psyché tentent de la mettre en garde, mais elle refuse de les écouter. C'est là l'erreur que nous commettons toutes et tous, et qui nous pousse inexorablement dans les griffes de notre prédateur intérieur, et dans des situations périlleuses ou destructrices dans la vie réelle. Cette erreur est néanmoins nécessaire pour s'en prémunir par la suite.

Dans la réalité le prédateur peut prendre différentes formes, comme par exemple une relation toxique, une religion ou des croyances qui nous emprisonnent, un environnement qui ne nous convient pas, des peurs, etc... toute situation qui nous interdit d'être qui nous sommes réellement. Mais ce qu'il importe de reconnaître ici, c'est l'élément interne, intérieur à nous, qui nous pousse dans ces situations et nous y maintient.

Le prédateur est représenté par Barbe-Bleue, un comte à la fois étrange, inquiétant (sa barbe est bleue), mais aussi séduisant de par ses manières et son statut social. La jeune femme naïve se laisse séduire à la fois par les promesses d'opulence et par sa curiosité enfantine, son désir de vivre une nouvelle expérience. Mais une fois prise dans ses filets, son meurtre est déjà programmé.
Un jour qu'il doit s'absenter, Barbe-Bleue propose à sa jeune épouse d'inviter ses sœurs. Il lui remet son trousseau de clés, lui permettant d'ouvrir toutes les portes, sauf celle qu'ouvre une petite clé sculptée sur le dessus. De cette manière, il lui donne une impression de liberté alors qu'en lui interdisant de se servir de la petite clé, non seulement il la prive de sa liberté, mais il la pousse également à la faute... Faute qui pourrait lui coûter la vie, mais qui, finalement, la sauvera car elle sera capable de supporter la vue de ce que recèle la pièce secrète.

Le petite clé symbolise les questions clés qui permettent de prendre connaissance de la réalité, de ce qui se cache au-delà des apparences. Prendre conscience de l'existence du prédateur, c'est-à-dire du mal inhérent au monde intérieur comme au monde extérieur, ainsi que du carnage perpétré au sein de sa propre psyché durant sa captivité, dans la vie de l'âme comme dans la vie réelle.

La porte symbolise une barrière psychique qui doit être ouverte à l'aide des questions clés.

Ces questions sont :
« Qu'est-ce qui se cache derrière les apparences ? » ;
« Qu'est-ce que je sais et que je refuse de voir ? »,
« Qu'est-ce qui, de moi, de mes rêves, de mes aspirations, de ma vie, a été détruit ? » etc...

Une fois les questions posées, les réponses viennent d'elles-mêmes à la conscience, la porte s'ouvre et nous nous retrouvons confrontées à la réalité du carnage perpétré en nous même, de tout ce que nous avons laissé mourir ou s'éteindre. Les os, d'un point de vue archétypal, symbolisent ce qui est difficile, voire impossible à détruire. Ce qui est indestructible, c'est notre âme, notre Soi profond, ce que nous sommes réellement une fois tous les masques tombés. Lorsque nous ne laissons pas de place à notre âme pour qu'elle s'exprime, à travers notre art, notre créativité, notre intuition ; lorsque nous ne lui accordons pas l'importance qu'elle mérite, nous en arrivons à ne plus la voir, ne même l'entendre, et elle s'éteint doucement... ou peut-être nous éteignons-nous à elle.



A suivre
24 janvier 2022 15:41
Oui, merci j'ai oublié de la citer Oups


Citation
Dianablue a écrit:
C'est Pinkola Estes, j'aime beaucoup sa réflexion. Je m'en suis même servie dans mon mémoire de littérature en dea. Je le recommande vivement à tous et toutes.
a
24 janvier 2022 19:24
assalam alaykom

si tu hesites entre deux choses, choisis la plus deplaisante a ton ame passionnelle, et suis la, en effet ne lui deplait que ce qui est juste

ibn ataa iskandari
 
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