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Marrakech : Le Koweïtien poursuivi pour viol sur une mineure échappe encore à la justice

Publié
La Cour d'appel de Marrakech / DR.
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La chambre criminelle près la Cour d’appel de Marrakech a décidé, mardi, de reporter une nouvelle fois l’audience prévue dans le cadre du procès du ressortissant koweïtien, soupçonné d’avoir violé une mineure de 14 ans. Il s’agit du neuvième report dans le cadre de cette affaire, dont l’examen a été fixé au 17 novembre prochain, face à l’absence du suspect qui n’a toujours pas été extradé vers le Maroc.

Par civile dans ce procès, la section locale de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a révélé que malgré les accords bilatéraux de 2008 entre le Maroc et le Koweït, concernant l’extradition dans le cadre d’affaires criminelles, ce processus n’a pas pris effet. A la suite de ce dernier report, elle a rappelé que l’article 4 du Protocole facultatif de la Convention des droits de l’enfant interdisait l’exploitation sexuelle des mineurs et exigeait la comparution des responsables.

Dans un communiqué parvenu à Yabiladi, la structure a ainsi exprimé sa surprise de la gestion de cette affaire, dénonçant par ailleurs une tentative de recours à la procédure par contumace, qui selon elle ne rendrait pas justice à la victime présumée. 

Selon l’AMDH, la décision d’accorder la liberté provisoire au prévenu serait «entachée d’erreurs», puisqu’elle n’aurait pas été renforcées par des mesures préventives permettant de remplir les garanties que le mis en cause n’échappera pas à la justice. Elle appelle ainsi «l’Etat marocain à soumettre une requête formelle au Koweït pour extrader le prévenu», au vu des obligations légales des deux pays.

L’association renouvelle également ses revendications sur la réalisation d’une «enquête approfondie» autour des circonstances ayant poussé la famille de la victime à retirer sa plainte, tout en appelant la justice à écouter le propriétaire de la villa louée par le Koweïtien et les teneurs des boîtes de nuit où la jeune fille a été conduite par le ressortissant. En effet, l’ONG exprime ses «doutes sur l’éventuelle existence d’un réseau de traite des êtres humains» à des fins d’exploitation sexuelle.

Par ailleurs, elle a déploré des tentatives d’«influence» de l’ambassade du Koweït sur le Parquet, à travers une «politisation de l’affaire en tenant une réunion à ce sujet avec le ministre de la Justice». Par la même occasion, l’association a appelé au durcissement des peines à l’encontre des personnes impliquées dans des actes de violences et de viols sur les mineurs, dans un contexte marqué des affaires d’enlèvement ou de disparition d’enfants.

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