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France : En appel, la justice requiert cinq ans d’inéligibilité contre le député Mustapha Laabid

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Le député LREM Mustapha Laabid / DR.
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La Cour d’appel de Rennes a requis, jeudi, cinq ans d’inéligibilité et six mois de sursis, assortis d’une amende de 10 000 euros contre le député LREM Mustapha Laabid, pour abus de confiance. En première instance il y a un an, le tribunal a condamné le parlementaire franco-marocain à six mois de sursis, à trois ans d’inéligibilité et à 10 000 euros d’amende pour le même motif. La décision en appel, qui pourrait allourdir la peine, a été mise en délibéré au 5 novembre prochain, selon l’AFP.

En première instance, le député de la première circonscription d’Ile-et-Vilaine a en effet été reconnu coupable d’avoir détourné l’usage de 21 545 euros de l’association d’insertion qu’il présidait à des objectifs personnels. La justice a reproché à l’élu d’avoir notamment utilisé la carte bancaire de l’association dans le règlement de fast-foods et d’achats en grandes surfaces, entre autres.

Des séjours hôteliers à Paris et à Marrakech pour des vacances en famille ont aussi été payés à travers l’association, financée uniquement par des subventions publiques. Les frais téléphoniques de Mustapha Laabid ont été réglés par le même biais. Depuis, la structure en question a été dissoute.

Pour sa part, Mustapha Laabid a déclaré au tribunal reconnaître «globalement des erreurs, peut-être même des faits, mais pas dans la totalité de cette longue litanie de ce qui [lui] est reproché». Il a argué que «les enquêteurs n’ont peut-être pas été au bout de leur job, qui était de chercher la vérité». Selon lui, l’investigation ne se serait pas approfondie pour prouver que les opérations suspectes auraient tout autant profité «aux jeunes en lien avec l’activité de l’association», qui animait aussi une équipe de football.

Dans un premier temps, le député rennais a estimé avoir commis sa «plus grande erreur» en n’ayant pas désigné d’expert-comptable pour la gestion de ces fonds. Mais sa position aurait «un peu évolué», selon l’avocat général, pour qui Mustapha Laabid «semble reconnaître une partie des faits». Par ailleurs, le magistrat a estimé «choquant» que «des fonds à vocation sociale pour les plus démunis tombent dans la poche de l’intéressé».

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