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Agdz : Disparue depuis plus d’un mois, Naima, 5 ans, a été retrouvée morte

Samedi dans la commune de Mezguita, près d’Agdz, le corps d’une petite fille de 5 ans a été découvert. Naima Arouhi avait disparu, le 17 août dernier, dans des circonstances floues.

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Province de Zagora / DR.
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Disparue le 17 août dernier, Naima Arouhi (5 ans) a été retrouvée sans vie, près de Djebel Kissane à l’est d’Agdz (province de Zagora). Sa dépouille aurait été découverte par un berger, alors que sa disparition avait été signalée dans un douar au niveau de Tafergalt (commune de Mezguita), selon des sources locales citées par 2m.ma.

La disparition ou l’enlèvement dans des circonstances encore inconnues, ainsi que les causes de son décès, ne sont pas encore identifiées à ce stade. Sa famille, tout comme des médias locaux, soupçonnent cependant un meurtre dont le contexte reste à établir.

Sur les réseaux sociaux, les pages de l’actualité locale de la province de Zagora relayent depuis hier soir des appels à une enquête détaillée et à des investigations permettant d’identifier et de poursuivre les personnes qui seraient impliquées dans ce drame.

Retrouvée sans vie une quarantaine de jours après sa disparition

Vice-président de la commune de Mezguita, Mohamed Aït Lemâllem a confirmé à Yabiladi que le corps, «retrouvé déchiqueté», a été reconnu par ses parents, notamment à travers les cheveux et les vêtements que la fillette portait le jour de sa disparition. «La dépouille a finalement été découverte après 40 jours de recherches menées par les Gendarmerie royale et la Protection civile, avec la participation élargie de la société civile sur place et des habitants eux-mêmes, dans les douars voisins, les hauteurs et les puits alentours», a-t-il déclaré à Yabiladi.

«Malgré l’intensification des opérations de ratissage, il n’a pas été possible de retrouver des traces depuis la disparition», a souligné Mohamed Aït Lemâllem. Dans le même sens, il a déploré que la disparition ou l’enlèvement de la fillette n’aient pas été médiatiquement relayée de manière large, dès les premiers jours du signalement où «cela pouvait peut-être aider dans l’avancement des recherches».

Selon Mohamed Aït Lemâllem, «la petite fille souffrait de troubles psychomoteurs». Peu avant sa disparition subite, «elle était accompagnée de sa sœur aînée, également souffrante des mêmes troubles». Pourtant, il souligne que «les habitants de son douar n’auraient pas remarqué une éventuelle présence suspecte de personnes étrangères à son environnement, les derniers jours où elle a été vue».

Le responsable local a indiqué que vu son âge et son état de santé, la petite Naima «n’aurait cependant pas pu se rendre seule là où le corps a été trouvé, puisque c’est une zone difficilement accessible, en raison des hauteurs et des pistes rocailleuses». Après la découverte, la police scientifique s’est rendue sur les lieux et une enquête est désormais ouverte.

Des inquiétudes quant à la sécurité des enfants

La triste nouvelle a laissé la famille de Naima et les habitants du douar sous le choc. Elle a également suscité l’indignation des internautes, tout juste deux semaines après les révélations sur l’enlèvement, le viol et le meurtre d’Adnane Bouchouf (11 ans), à Tanger, non loin du domicile du suspect principal.

Dans ce sens, Mohamed Aït Lemâllem décrit un «sentiment d’inquiétude grandissante chez les familles du douar, et même à Agdz, concernant la sécurité de leurs enfants, dans une zone pourtant connue pour sa quiétude et son vivre-ensemble dans la sérénité et la confiance».

Mohamed Aït Lemâllem estime qu’«au vu du nombre de mineurs victimes de disparitions ou retrouvés morts, il est temps de prendre des mesures anticipatrices et efficaces, pour que la liste des familles et des douars endeuillés ne se rallonge pas».

Article modifié le 2020/09/27 à 18h53

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