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L’Algérie a «délaissé la gestion des camps de Tindouf à un groupe séparatiste armé», accuse le Maroc

Le chef du gouvernement du Maroc a tancé la politique d'abandon par Alger des camps de Tindouf au mains du Polisario.

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Saad-Eddine El Othmani, chef du gouvernement du Maroc / DR
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Le chef du gouvernement a lu, ce samedi 26 septembre, l’intervention du Maroc devant la 75e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Sans surprise, la question du Sahara occidental a occupé une bonne partie du discours de Saad-Eddine El Othmani. A cette occasion, il a réitéré que la solution à ce différend régional ne peut être que «dans le cadre de son intégrité territoriale et de sa souveraineté nationale».

Le chef de l’exécutif a tenu à expliquer que la position du Maroc ne souffre d’aucune ambiguïté. Elle se base sur quatre paramètres fondamentaux, a savoir : «la souveraineté totale du Maroc sur son Sahara et l’initiative d’autonomie comme unique solution à ce différend artificiel ; la participation entière de toutes les parties dans la recherche d’une solution définitive ; le respect total des principes consacrés par le Conseil de sécurité dans toutes ses résolutions depuis 2007 selon lesquelles la solution ne peut être que politique, réaliste, pragmatique, durable et de compromis ; et le rejet de tous plans dépassés, que le Secrétaire général de l’ONU et le Conseil de sécurité ont jugé depuis une vingtaine d’années comme caducs et inapplicables».

Tindouf en ligne de mire

Dans son discours, El Othmani s’est dit profondément préoccupé par la situation humanitaire déplorable des populations des camps de Tindouf. Et de pointer la responsabilité de l’Algérie, en tant que pays d’accueil des Sahraouis, pour avoir délaissé la gestion des camps «à un groupe séparatiste armé, en violation flagrante de ses engagements internationaux en vertu de la convention sur la situation des réfugiés de 1951 et les autres conventions internationales relatives aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire», a dénoncé le chef du gouvernement.

«Le contexte de la pandémie de Covid-19 ne fait qu’accentuer les préoccupations sur le sort de cette population séquestrée dans des camps gérés par un groupe armé ne disposant d’aucune légitimité au vu du droit international.»

Saad-Eddine El Othmani

Saad-Eddine El Othmani a exhorté, par ailleurs, la communauté internationale à «pousser le pays hôte à permettre au Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés de procéder au recensement et à l’enregistrement de la population des camps de Tindouf, conformément au droit international humanitaire des réfugiés et aux appels incessants du Conseil de sécurité dans l’ensemble de ses résolutions depuis 2011».

«Un tel recensement est devenu plus que jamais nécessaire pour mettre fin au détournement en cours depuis plus de 40 ans de l’aide humanitaire destinée à la population séquestrée dans les camps de Tindouf», a-t-il martelé.

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