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Maroc : RSF demande à l’ONU de condamner l’instrumentalisation des accusations de viol contre les journalistes

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Reporters Sans Frontières a transmis, mercredi 23 septembre, à la rapporteure spéciale des Nations Unies sur la violence contre les femmes, la Croate Dubravka Šimonovic, un «appel urgent», pour lui demander «de dénoncer publiquement l’instrumentalisation des affaires de mœurs contre les journalistes critiques au Maroc», indique l’ONG dans un communiqué.

Cet appel intervient au lendemain de la comparution d’Omar Radi devant un juge d’instruction. «Accuser une voix critique de viol est une pratique connue des services de renseignements marocains, explique le responsable juridique de RSF, Paul Coppin», dénonce l'ONG dans sa saisine.

«Cette technique, qui décrédibilise les journalistes et décourage leurs soutiens, semble à l'œuvre dans le cas d’Omar Radi, comme elle l’a été dans des affaires récentes impliquant d’autres journalistes. Parce que ces méthodes neutralisent les journalistes critiques mais affaiblissent aussi le combat pour le droit des femmes», ajoute la même source.

«Au-delà du harcèlement dont est victime Omar Radi, les soupçons d’instrumentalisation des accusations de viol se fondent sur la répétition d’affaires similaires. Ces cinq dernières années, au moins quatre autres journalistes critiques ou gênants pour le pouvoir, ont été condamnés pour des affaires de mœurs», précise RSF.

Et de citer notamment les cas de Taoufik Bouachrine, condamné en appel à 15 ans de prison en octobre dernier pour «traite d’êtres humains» et «viol» et Souleiman Raissouni, poursuivi pour «agression sexuelle».

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