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Mocro Maffia : Ridouan Taghi dit avoir été torturé par des agents marocains et émiratis

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Photos présentées par Ridouan Taghi comme celles de sa torture après son arrestation à Dubaï, le 16 décembre 2019 / Source : EenVandaag
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Arrêté en décembre dernier à Dubaï après des années où il a échappé à la police néerlandaise et à la justice marocaine, le chef de mafia Ridouan Taghi a allégué avoir été torturé, avant son extradition vers les Pays-Bas. Le Néerlandais d’origine marocaine accuse «des agents de Dubaï et du Maroc», qui lui auraient fait subir des sévices au cours des premières 72 heures de son arrestation, le temps de son transfert.

Publiées mardi en exclusivité par EenVandaag, des photos montrent son visage, ses yeux et des parties de son corps couvertes de traces de violence. Dans des déclarations écrites, il souligne au média néerlandais avoir été «sévèrement battu». Il aurait également «été détenu dans une pièce glacée et traité par électrochoc», selon ses propos. «J’ai été allongé à plat sur le sol, une arme à feu a été placée sur ma tête. Les officiers ont dit qu’on leur avait ordonné de me tirer dessus. Après cela, j’ai été roué de coups», écrit-il.

La photo du baron de drogue arrêté, qui a été rendue publique par la police de Dubaï plusieurs mois après son arrestation, aurait «été modifiée» d’après le concerné, de manière à ce que ces traces ne soient plus visibles. «Toutes les blessures sur mon visage, comme mon nez cassé, ont été photographiées», aurait-il affirmé à la même source, sur la base d’un examen effectué par un médecin du Netherlands Forensic Institute (NFI) le 19 décembre 2019, à son arrivée aux Pays-Bas.

Le jour de son arrestation, le 16 décembre de l’année dernière, Taghi aurait été «gardé éveillé pendant 72 heures» de force dans le poste de police, après s'être vu administré «des substances chimiques». «J’étais aussi attachés des chevilles et des mains, avec un bandeau en plastique sur mes yeux», a-t-il encore écrit.

L’avocate du chef de gang affirme qu’il existerait «une responsabilité» morale des Pays-Bas dans les faits, bien que des agents néerlandais n’auraient pas pris part aux séances décrites par Taghi. «On peut sous-traiter une torture», plaide Me Weski.

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