Menu


Législatives 2021 : Le PJD accuse certains alliés de la majorité de «s’en prendre à ses cadres»

Publié
Une réunion précédente du secrétariat général du PJD. / DR
Temps de lecture: 2'

A une année des législatives de 2021, le fossé séparant le PJD de certains «alliés» au sein de la majorité, se creuse davantage. En témoigne le tout dernier communiqué du secrétariat général de la Lampe publié ce mercredi 16 septembre.

Laissant de côté le langage diplomatique qui a marqué le retour aux commandes du parti de Saad-Eddine El Othmani en décembre 2016, les islamistes fustigent leurs «partenaires au gouvernement». Ils les accusent ouvertement de «s’être engagés dans des campagnes électorales prématurées et avec des méthodes tendancieuses, au point que leur préoccupation majeure est de s’en prendre aux cadres du parti et à sa contribution dans l’action gouvernementale».

Dans leur réquisitoire, les PJDistes condamnent, par ailleurs, ce qu’ils qualifient d'«instrumentalisation tendancieuse» par les autres composantes de la majorité de la crise sanitaire à des fins politiques «alors que les circonstances dictent plutôt de privilégier la solidarité nationale et de s’éloigner des calculs et manœuvres politiciennes», rapporte la même source.

Cette sortie du secrétariat général s’inscrit en droite ligne avec l’allocution prononcée par El Othmani, le 9 août, devant les membres des secrétariats régionaux et provinciaux du PJD. «Le parti est occupé à servir la nation alors que d’autres sont préoccupés par nous et obsédés par les élections», avait-il déploré.

Des propos qu’il a réitérés le dimanche 13 septembre à Rabat à l’occasion du lancement par sa formation d'une campagne de sensibilisation de l’opinion publique afin qu’elle adhérer aux mesures anti-Covid-19.

Le rejet du PJD d’introduire, lors des dernières consultations du début septembre conduites par le ministre de l’Intérieur avec les partis représentés à la Chambre des représentants, une modification au scrutin proportionnel au plus fort reste, en vigueur depuis 2002, a exacerbé davantage les mauvaises relations avec une partie de ses «alliés».

Aujourd’hui, le parti a mis en garde contre toute «balkanisation» de la carte politique. En revanche son refus l’a rapproché du PAM. D’influentes personnes au sein du Tracteur s’accrochent également à l’actuel mode de scrutin, car son amendement risque de leur couter entre 15 à 20 sièges aux prochaines législatives.

Article modifié le 2020/09/17 à 16h32

Soyez le premier à donner votre avis...
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com
/