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Politique Publié

La commission européenne assaillie par des questions d’eurodéputés pro-Maroc et proches de l’Algérie

La Commission européenne et le Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, sont assaillis par des questions écrites signées par des eurodéputés proches du Maroc ou de l'Algérie.

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Josep Borrell / Archive - DR

Au parlement européen, les eurodéputés proches du Maroc et les partisans du duo Algérie/Polisario se rendent coup pour coup, en assaillant la commission européenne par des questions écrites. Le premier camp a choisi de concentrer ses attaques sur les détournements des aides alimentaires et médicales que l’UE destine annuellement à la population des camps de Tindouf, alors que le deuxième a riposté en accentuant sa stratégie sur le statut du Sahara occidental.

Durant les deux derniers mois, le Français Nicolas Bay, vice président du Groupe Identité et Démocratie (extrême droite), l’italienne Silvia Sardone et la Française Dominque Bilde (les deux appartiennent au même groupe), le Bulgare Ilhan Kyuchyuk (de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe) et le Belge Olivier Chastel (du Mouvement Réformateur) ont signé des textes appelant la Commission à enquêter sur les opérations de détournements de l’assistance alimentaire et la taxation à hauteur de 5% des aides européennes par l’Etat algérien. Un effort auquel s’ajoute le projet de résolution déposé le 9 juillet par des eurodéputés.

Borrell et le statut du Sahara occidental

Le nombre important de ces sollicitudes a forcé l’Algérie à réagir, par la voix de son ambassadeur auprès de l’Union européenne, Amar Belani. Dans une mise au point adressée à un journal belge, le diplomate affirme que toutes ces questions écrites sur les opérations de détournements d’aides «ne font que détourner l'attention de l'occupation illégale du Sahara occidental et du droit légitime du peuple sahraoui à l'autodétermination».

Cette réaction est loin d’être la seule arme entre les mains de l’Algérie et du Front. Leurs relais au Parlement européen se sont également mobilisés en décochant plusieurs flèches en direction du royaume portant sur le statut du Sahara occidental. Au début du mois de juillet, il y a eu le texte conjointement écrit par l’Espagnole Serra Rigo et la Portugaise Emma Pineda Marne. L’Espagnol Miguel Urban Crespo de Podemos, a naturellement apporté sa pierre à l’édifice, et le dernier tir a été l’œuvre de la polonaise Janina Maria Ochojska-Okońska (du Groupe populaire européen).

Face à ces questions, le Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, Josep Borrell a indiqué dans ses réponses que «la position de l'UE concernant le Sahara occidental est pleinement alignée sur les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU. L’Union européenne considère le Sahara occidental comme un territoire non autonome, dont le statut final sera déterminé par le résultat du processus de l’ONU en cours». Des passages qui ont fait le bonheur des médias algériens et des responsables du Polisario.

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