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La Serbie, nouvelle scène des passes d’armes entre le Maroc et l’Algérie sur le Sahara

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Abdelhamid Chebchoub, ambassadeur algérien en Serbie. / DR
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Nouvelle passe d’armes entre le Maroc et l’Algérie. Une fois de plus, le Sahara occidental en est la cause. Ses protagonistes : les ambassadeurs de Rabat et d'Alger à Belgrade.

En réaction à l’interview accordée, le 24 juillet à l’occasion de la fête du trône, par le représentant du royaume en Serbie au quotidien Politika, le diplomate algérien accrédité dans ce pays s’est fendu, ce jeudi 6 août, d’une mise au point adressée au même média.

Abdelhamid Chebchoub commence son texte par dénoncer «les propos mensongers» de l’ambassadeur du Maroc à Belgrade qui, selon lui, «s’est écarté des usages diplomatiques qu’exige sa fonction pour participer à une campagne de propagande contre l’Algérie, usant de mensonges et de contre-vérités pour tromper l’opinion publique serbe», rapporte l’APS.

Le diplomate algérien est surtout très remonté contre l’usage par son homologue marocain de «Sahara marocain». «C’est qualificatif trompeur contrairement au nom consacré de Sahara occidental, stipulé dans toutes les résolutions des Nations unies, l’ambassadeur marocain à Belgrade, tente d’embarquer le lecteur dans une fausse piste», explique-t-il.

Et d’ajouter que «le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental que l’ambassadeur (marocain) évite de citer, est bien inscrit dans le texte de la résolution 2468 (adoptée par le Conseil de sécurité le 30 avril 2019, ndlr). Il constitue un droit imprescriptible des peuples sous domination coloniale et le fondement de la recherche d’une solution à ce conflit.»

Pour mémoire, Abdelhamid Chebchoub avait accordé, à l’occasion de la fête de l’indépendance de son pays, une interview à un média serbe, consacrée particulièrement à présenter à l'opinion serbe la version de son pays sur la question du Sahara. Un exercice de communication qui n’est pas sans rappeler celui confié à Abdelkader Messahel le 25 mars 2018. L’ancien ministre des Affaires étrangères avait été envoyé d’urgence à Belgrade uniquement pour défendre les positions de l’Algérie sur ce dossier, moins d’une semaine après la visite du chef de la diplomatie de la Serbie au Maroc.

Officiellement, les responsables au voisin de l’Est répètent depuis quatre décennies que leur pays n’est pas une partie prenante dans le conflit au Sahara occidental.

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