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Politique Publié

Affaire Omar Radi : La plaignante nie toute manœuvre politique

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Omar Radi / Archive - DR

Deux jours après l’instruction du juge à l’encontre du journaliste Omar Radi, soupçonné de viol et d’attentat à la pudeur avec violences, la plaignante a réagi aux différentes attaques.

Sur sa page Facebook, la collègue du journaliste a réfuté, vendredi, toute «théorie complotiste vide de sens», qui ferait le rapprochement entre cette procédure et des questions de ciblage de militants sur la base de leurs opinions, ou encore un lien avec l’affaire de financement étranger présumé, pour laquelle Omar Radi fait l’objet d’une enquête préliminaire.

«L’affaire est celle d’un viol et d’un attentat à la pudeur avec violence, qui est une infraction pénale comme le prévoient la loi et les textes juridique», affirme-t-elle. La plaignante insiste ainsi que «[son] cas est loin du thème de la liberté d’opinion et d’expression», mais que «c’est une question de dignité». «Mon cas est celui d’une femme défendant son droit légitime» à saisir la justice lorsqu’elle s’estime lésée, souligne-t-elle encore.

«Je vous le dis, diffamez-moi et combattez-moi comme vous le souhaitez, soutenez votre frère qu’il ait raison ou tort, mais je vous rappelle que la loi est au-dessus de tous et que personne n’a le droit de me remettre en question pour avoir voulu faire valoir mon droit», écrit encore H.B.

La plaignante souligne aussi son intention de se défendre «en femme libre qui protège sa dignité et ses droits, face à une société masculine injuste, impulsive, opportuniste, réprimée et sexuellement frustrée». Plus loin, H.B. écrit avoir été la «victime d’un collègue qui a abusé de [sa] confiance, de [sa] sympathie et de [son] soutien pour lui et sa cause».

Mercredi dernier après une nouvelle convocation à la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ), Omar Radi a comparu devant le procureur près la Cour d’appel de Casablanca pour cette nouvelle affaire.

Parallèlement à cette affaire, Omar Radi a été convoqué, depuis juin dernier, pour des interrogatoires dans le cadre d’une enquête préliminaire, où il est soupçonné de «financement étranger, en relation avec des services de renseignement».

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