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Politique Publié

Maroc : Le journaliste Omar Radi en détention provisoire suite à une plainte pour «viol»

Le journaliste et militant Omar Radi a été mis en détention à la prison de Oukacha (Casablanca) suite à une plainte pour viol. Un chef d'inculpation qui vient s'ajouter à l'affaire d'espionnage.

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Le journaliste et militant Omar Radi. / DR

Nouveau rebondissement dans l’affaire du journaliste Omar Radi. Le procureur général du roi près la Cour d'appel de Casablanca a annoncé, ce mercredi, que suite à une plainte déposée par une citoyenne, et sur la base des enquêtes menées par les services de la police judiciaire de la Gendarmerie royale de Casablanca, le parquet a déféré le journaliste devant un juge d'instruction.

Ce dernier doit ainsi enquêter sur les soupçons d'attentat à la pudeur avec violences et viol, pour lequel le journaliste est suspecté, conformément aux articles 485 et 486 du Code pénal, indique un communiqué du procureur du roi.

La même source ajoute, par ailleurs, que dans le cadre des investigations précédemment engagées auprès de l'intéressé, depuis le 24 juin, et selon les résultats des enquêtes menées à ce sujet par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), il a été décidé de déposer une requête dans ce sens. Elle concerne le «soupçon que l'intéressé aurait reçu des fonds d'entités étrangères afin de nuire à la sécurité interne de l'Etat et pour engager des contacts avec des agents d'un pays étranger afin de nuire à la position diplomatique du Maroc». «Des crimes évoqués dans les articles 191 et 206 du Code pénal», rappelle-t-on.

Ainsi, «après avoir procédé à l'interrogatoire initial de M. Omar Radi, le juge d'instruction a décidé de le placer en détention provisoire afin de poursuivre l'enquête sur les deux affaires», conclut le communiqué.

L'avocat d'Omar Radi réclame des poursuites en état de liberté

Contacté par Yabiladi ce mercredi, Maître Miloud Kandil, avocat du journaliste, précise qu'«il s’agit de deux accusations en lien avec des délits, soit l’attentat à la pudeur avec violences et le délit de viol, ainsi que deux crimes ; celui d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et celui d’atteinte à la sécurité extérieure de l’Etat». Et d'ajouter que «le juge d’instruction a ordonné la détention provisoire de M. Omar Radi, en fixant la date de la première audience au 22 septembre».

«La défense déposera dans les prochains jours une demande de liberté provisoire, conformément aux procédures, même si elle risque d’être rejetée. En tant qu’avocat de la défense, je peux dire que ce ne sont pas encore des "accusations" mais nous défendrons Omar Radi et prouverons que tout ce qu’on lui reproche est faux.»

Me Miloud Kandil

En juin dernier, le procureur général du roi près la Cour d’appel de Casablanca avait annoncé que le journaliste et militant a été convoqué, dans le cadre d’une enquête sur son implication présumée dans une affaire de «financements de l’étranger, en relation avec des services de renseignement». Depuis, Omar Radi a répondu présent à plusieurs convocations de la BNPJ. 

Cette affaire est intervenue au lendemain des révélations d'Amnesty International qui a déclaré, dans un rapport, que le journaliste aurait été visé par des attaques d’un logiciel espion produit par l’entreprise israélienne NSO Group.

Article modifié le 2020.07.29 à 21h37

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