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Espagne – Maroc : 23 arrestations dans le démantèlement d’un réseau de trafic d’oiseaux

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Une partie des espèces d'oiseaux protégés saisis dans le sud de l'Espagne / Ph. Garde civile espagnole - ministère de l'Intérieur (Espagne)
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La Garde civile espagnole a procédé à l’arrestation de 23 individus, soupçonnés d’appartenir à un réseau criminel de commerce illégal d’espèces protégées. Lors des perquisitions, 280 oiseaux ont été saisis, d’une valeur totale de 550 000 euros. Parmi eux, on retrouve des aras, des perroquets et des cacatoès. L’origine de la commercialisation de ces oiseaux a été localisée dans le sud de l’Espagne et impliquant le Maroc.

Les documents relatifs à ces espèces auraient été falsifiés, tandis qu’une partie des oiseaux n’est pas enregistrée, a révélé ce dimanche la Garde civile dans un communiqué. Selon la même source, «l’élevage des couples se faisait dans de grandes volières». En plus de la faune exotique, une flore stupéfiante a été découverte avec plus de 400 plants de marijuana.

Par ailleurs, la Garde civile indique que l’activité de ce réseau au cours des cinq dernières années a permis plus de 1 000 000 d’euros de gains. Dans le cadre de cette opération appelée Oratrix, la police espagnole enquête aussi sur des délits de blanchiment d’argent, de contrebande, de fraude et d’usage de situations professionnelles de certains suspects pour faciliter le fonctionnement du réseau.

La même source souligne que les espèces protégées étaient exportées vers des pays comme le Maroc. En outre, jusqu’à 20 délits de fraude ont été établis à l’encontre des membres du réseau, qui ont proposé faussement l’acquisition de ces espèces via Internet. Les acheteurs «n’ont jamais reçu leurs oiseaux et n’ont jamais récupéré l’argent de leur commande», souligne la police.

«La collaboration de la Gendarmerie royale marocaine a été essentielle pour retracer un itinéraire de transport, qui utilisait l’intérieur des bus pour cacher et transporter les oiseaux», explique la garde civile, ajoutant que «le détenu principal a utilisé son travail au sein d'une agence de voyages pour ces exportations».

Les membres du réseau auraient par la suite étendu leur trafic à d’autres espèces, y compris les mammifères, les reptiles, les poissons ou même les plantes, en fonction de la demande.

L’opération s’inscrit dans le cadre des «mesures de lutte contre cette perte de biodiversité», explique la police espagnole, qui coordonne cette instruction avec le tribunal de Málaga.

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