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Politique Publié

PLF rectificative : Quand un proche d’Akhannouch s’en prend à Benchaâboun

L’examen à la Commission des Finances à la Chambre des représentants du projet de loi de finances rectificative 2020 a constitué un nouvel épisode dans les attaques subies par Mohamed Benchaâboun au sein de son propre camp, le RNI.

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Le jeudi 9 juillet et à la surprise générale des membres de la Commission des Finances à la Chambre des représentants, le député Mustapha Baitas du RNI, proche d’Aziz Akhannouch, n’a pas hésité à asséner de violentes critiques dignes d’un opposant au projet de loi de finances rectificative, présenté au Parlement le mercredi 8 juillet par le ministre rniste Mohamed Benchaaboun.

Il a notamment accusé l’argentier du royaume de «servir les intérêts des banques» et d’ «ignorer» les petites et moyennes entreprises lourdement frappées par la pandémie du coronavirus, rapporte plusieurs médias arabophones. Une sortie qui étonne alors que quelques minutes auparavant le président du groupe RNI/UC, Taoufiq Kamil, a couvert d’éloges le PLF rectificative.

D’habitude Baitas, également membre du bureau politique de la Colombe, réserve ce genre d’attaques aux islamistes du PJD et à la Turquie. Pour mémoire en février dernier, lors de la polémique sur l’accord de libre échange conclu en 2006 avec Ankara, il avait condamné la «politique hostile menée par l’Anatolie d’Erdogan envers le Maroc», suscitant une riposte immédiate des parlementaires de la Lampe.

Benchaaboun déjà attaqué par des proches d’Akhannouch

Ce vendredi 10 juillet, à l'occasion de la présentation de ses réponses aux observations émises par les députés, le ministre des Finances a choisi de snober les virulentes critiques exprimées par Baitas. «J’ai écouté avec un grand intérêt toutes les interventions. Je ne peux que me féliciter du niveau exceptionnel du débat à l’exception d’une seule intervention dont j'ignore son contexte et la finalité de son contenu et à laquelle je ne vais pas répondre», a ainsi expliqué le ministre.

Cet incident ne constitue pas un acte isolé. Il donne davantage du crédit aux informations déjà publiées par Yabiladi sur le schisme flagrant entre Mohamed Benchaaboun et Aziz Akhannouch dont les lieutenants s’en sont déjà pris au ministre des Finances et de l’Economie lors du montage raté de l’opération «le Maroc de l’après-Corona».

Après une brève lune de miel, suite à sa nomination au poste de ministre des Finances, le 20 août 2018 par le roi Mohammed VI à la place de Mohamed Boussaid limogé, Mohamed Benchaaboun a pris ses distances avec «son parti» de circonstance, boudant les réunions du bureau politique du RNI et les escales de son programme «100 jours, 100 villes».

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