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Politique Publié

Le «déconfinement» médiatique a commencé pour Abdelilah Benkirane

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Abdelilah Benkirane / Archive - Ph. AFP

Après plusieurs mois de silence, l'ex chef de gouvernement à la retraite a repris du service ce vendredi 10 juillet. Un déconfinement médiatique que Abdelilah Benkirane a choisi de réserver à Arabi 21, un média qatari basé à Londres.

«Je suis préoccupé par tout ce qui se passe ces jours-ci dans notre région, et particulièrement au sein du Parti Justice et Développement auquel j'appartiens, mais je ne veux pas parler maintenant», a-t-il déclaré en soufflant le chaud et le froid. Il s’est gardé de révéler ses éventuels griefs contre l’actuelle direction du PJD, expliquant que «les conditions ne sont pas encore réunies» pour exprimer haut et fort ses profondes «préoccupations».

Benkirane a tenu à préciser qu’il refuse «d’être considéré comme décédé» politiquement avant qu’il ne soit enterré. Une «maxime» qu’il dit tenir d’Abderrahim Bouabid, l’ancien premier secrétaire de l’USFP, qu’il a lui même repris, selon ses dires, d’Allal El Fassi, le fondateur de l’Istiqlal. Benkirane s’offre ainsi une place de choix aux côtés des grands leaders marocains ayant façonné la politique au royaume. Une filiation qui lui sied d'autant plus qu'ils se sont maintenus aux commandes de leurs formations respectives jusqu’à leur ultime souffle.

Force est de constater que malgré les nombreux points de divergences entre Abdelilah Benkirane et Saad-Eddine El Othmani, les deux ont comme point commun leur attirance pour les médias qataris, même quand il s'agit de politique intérieure. Le 8 juin dernier, l'actuel chef du gouvernement avait réservé l’exclusivité de la levée du confinement au journal en ligne ArabiPost, très proche du Qatar et des Frères musulmans.

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