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Société Publié

France : Surmortalité des Maghrébins et Subsahariens à cause du coronavirus

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Des membres du personnel médical prennent la température d’une personne. / Ph. Benoit Tessier - Reuters

Dans une étude publiée ce mardi matin, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) en France a mis en lumière la surmortalité particulièrement forte des personnes originaires d'Afrique et d'Asie en mars et en avril.

Ainsi, en mars et en avril, le nombre de décès (toutes causes confondues) a fortement augmenté en France, avec des différences marquées selon le pays de naissance des personnes décédées, explique le Journal du dimanche (JDD).

L'institut a constaté une hausse de 22% de la mortalité des personnes nées en France, contre 54% pour les décès de personnes nées au Maghreb, 114% pour celles nées dans un autre pays d’Afrique et 91% pour celles nées en Asie.

Et de préciser que cette différence s'explique en partie par le fait qu'un tiers des personnes nées au Maghreb et la moitié des personnes nées dans un autre pays d’Afrique résident en Ile-de-France, une région particulièrement touchée par la Covid-19. Au sein de cette région, les disparités sont aussi importantes.

Selon l’institut, le nombre de personnes décédées nées en France a augmenté de 78% dans cette région, contre 134% pour celles originaires du Maghreb et 219% pour les personnes nées dans d'autres pays d'Afrique.

Par ailleurs, l'Insee constate une hausse importante de la mortalité chez les moins de 65 ans, parmi les personnes d'origine africaine. «Alors qu'elle est stable (+3%) pour les personnes nées en Europe, la hausse est de 30% pour les personnes nées au Maghreb et de 96% pour celles nées ailleurs en Afrique», poursuit le JDD.

Les auteurs de l'étude de l’Insee expliquent la surmortalité constatée chez les personnes d'origines africaine et asiatique par «l'environnement» dans lequel elles vivent. Les personnes nées en Afrique ont ainsi des «logements les plus exigus», «utilisent habituellement le plus les transports en commun» et «sont parmi les plus exposées au risque de contamination en raison de leur métier».

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