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Affaire Belliraj : Quelle frontière entre le banditisme et le terrorisme ?

Hormis les cascades d’images d’armes de guerre et les photos de Abdelkader Belliraj (chef présumé du réseau terroriste), des responsables des partis Al badil Al Hadari et de Al Houma, diffusés en boucle par les médias nationaux, peu d’informations crédibles et de preuves concrètes ne filtrent à ce jour accréditant la thèse d’un démantèlement d’une organisation terroriste. Pis, une certaine suspicion s’installe. Que de suspens !
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Que nous réserve cette affaire «Belliraj» ? Des rebondissements, des révélations,…Si la patience doit être de mise, de même que la discrétion afin de ne pas perturber le déroulement de l’instruction, il n’en reste pas moins que le doute et la méfiance gagne du terrain au point où les médias dits «officiels» se montrent beaucoup moins enthousiastes. Fini le temps des lynchages médiatiques, des images pitoyables, où le respect de l’individu a été piétiné. Un procès et des jugements hâtifs indignes. Une honte !

Revenons à ce fameux réseau «Belliraj» ou «gang des anciens» (les présumés fondateurs du réseau ont 50 ans de moyenne d’âge). D’après des sources proches du dossier, le principal chef d’inculpation serait «l’appartenance à une organisation terroriste». Pour assurer la défense des responsables politiques (à tendance «islamiste»), un solide quatuor s’est constitué autour de Mustapha Ramid (pilier du PJD) et Khalid Soufiani (un dur à cuire en matière de procès islamiste). C’est dire la tournure politicienne prise par cette affaire qui s’ouvre, jeudi 28 février à Rabat. Il faut dire que la décision…politique du Premier ministre Abbas El Fassi, de dissoudre la formation politique de Al Badil Al Hadari constituait un acte politique fort.

Du côté de la Belgique, rien de bien transcendant. «La police judiciaire vient de procéder à une perquisition au domicile de Abdelkader Belliraj sans pour autant avoir trouver d’éléments ou de preuves probantes. Son ordinateur a été fouillé ainsi que son téléphone portable. L’appareil judiciaire belge attend que son homologue marocain lui fournisse des éléments du dossier. Une délégation de la police judiciaire devrait être présente au Maroc à la fin de la semaine», précise une source proche de la PJ belge.

Et les autres personnes qui figurent dans le listing du réseau ? L’artisan maçon, le pharmacien, l’informaticien, le gardien de parking ou encore le commerçant. Pas une seule déclaration, pas un média ne fait référence à ces individus. Comme si leur présence au sein du réseau «Belliraj» était un détail. Qui sont-ils ? Quelles sont les charges retenues contre eux ? Quel lien les unis ? Comment lire ce silence ? Une réalité qui entretient et développe une psychose dans la société civil.

Assistera-t-on au procès d’activistes terroristes ou de trafiquants ? Où à celui de…l’islam politique ? Les interrogations sont nombreuses, comme du reste certaines zones d’ombre.

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