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Politique Publié

Maroc : Le journaliste Omar Radi rejette les soupçons d’«atteinte à la sécurité de l’Etat»

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Le journaliste et militant Omar Radi / DR.

Après deux semaines de convocations à la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) pour une série d’interrogatoires, le journaliste et militant Omar Radi a réagi publiquement sur l’objet et les circonstances de cette enquête. «Lors d’un point de presse, le gouvernement a affirmé, sans me nommer, que je suis ‘soumis à une enquête judiciaire pour atteinte présumée à la sécurité de l’Etat, en raison de [mes] liens avec un officier de liaison d’un pays étranger’», explique-t-il en faisant part de sa «stupéfaction».

«J’ai répondu à deux convocations, les 25 juin et 2 juillet 2020. Aucune question sur un supposé agent de renseignement ne m’a été posée», soutient le journaliste, dans un communiqué publié ce samedi sur sa page Facebook. Il assure n’avoir «jamais été à la solde d’une puissance étrangère» ou être en lien avec un «officier des renseignements britanniques», comme relayé par certains médias. Ces dernier ont notamment évoqué deux bureaux d’études, pour lesquels Omar Radi aurait fourni des études de marché au profit d’acteurs économiques marocains.

«Il est très courant pour les journalistes, notamment spécialisés dans les affaires économiques, de produire ce type de travaux de due diligence, qui consistent en des enquêtes liées à un secteur ou une entreprise donnés. Ceci n’a rien à voir avec le monde du renseignement», soutient pour sa part Omar Radi, insistant sur le fait de ne pas être «un agent à la solde d’agendas extérieurs».

Ainsi, le journaliste dénonce des attaques «sans fondement», décrivant par ailleurs «une campagne de lynchage et diffamation orchestrée par plusieurs médias électroniques» à son encontre. «En décembre dernier, j’ai été placé en détention pour un tweet. Je me retrouve désormais à devoir répondre à des accusations ubuesques. Jusqu’où ira cet acharnement ?», se demande-t-il.

Au cours de la semaine qui s’achève, Omar Radi a répondu à une deuxième convocation de la BNPJ au sujet de cette enquête préliminaire. Contacté par Yabiladi, l’avocat d’Omar Radi, Miloud Kandil, a indiqué que son client pourrait être convoqué une nouvelle fois dans les jours à venir. Me Kandil a rappelé que cette procédure s’est ouverte au lendemain de révélations d’Amnesty International, rapportant que le journaliste aurait fait l’objet d’une surveillance des autorités marocaines, via une technologie israélienne installée à son insu sur son téléphone.

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