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Société Publié

Enquête exclusive : 54% des MRE ont l’intention de rentrer au Maroc cet été

743 Marocains du monde ont participé à l’enquête menée par C&O Marketing en partenariat avec Yabiladi. Ainsi, 8 MRE sur 10 avaient initialement planifié des vacances estivales au Maroc avant la pandémie. Malgré la crise sanitaire, 54 % espèrent toujours venir au Maroc dans les prochaines semaines si les frontières sont réouvertes.

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Photo d'illustration. / DR

Dans un contexte mondial marqué par la pandémie du nouveau coronavirus, beaucoup de Marocains résidant à l'étranger (MRE) se posent toujours la même question : rentrer ou ne pas rentrer au Maroc cet été ?

Ainsi, selon une étude réalisée par le cabinet C&O Marketing en partenariat avec Yabiladi, 8 MRE sur 10 avaient initialement planifié un voyage au Maroc cet été. Mais entre temps, la pandémie a bouleversé la vie et donc les plans de nombreuses familles. Ce sont finalement 54 % des sondés qui ont l’intention de rentrer au Maroc si les frontières devaient s’ouvrir.

Cette enquête a été réalisée en ligne entre le 12 et le 26 juin et a concerné un échantillon de 743 MRE provenant d’Europe (77%) et du reste du Monde (23%). Elle révèle qu’avant la Covid-19, 79% des MRE interrogés ont programmé de voyager cet été au Maroc, 48% déclarent avoir l’intention de rentrer comme prévu, tandis que 6% déclarent vouloir rentrer cet été au Maroc même si ce n'était pas prévu au départ. 

Ces derniers font partie des 21% de MRE déclarant ne pas avoir prévu de voyager au Maroc cet été, avant la crise sanitaire mondiale. Ils sont désormais 15% à avoir maintenu leur choix de ne pas rentrer avec ou sans crise sanitaire. Viennent s'ajouter 31% des sondés qui avaient programmé des vacances au Maroc mais qui ont finalement changé d'avis.

64 % de MRE prévoient de passer moins d’un mois au Maroc

L'étude note que les MRE de France, d’Espagne et d’Italie sont plus nombreux à vouloir rentrer (6 MRE sur 10). Les hommes (59%) sont également plus enclins que les femmes (45%) a vouloir passer leurs vacances au Maroc. Par tranche d’âge et catégories socioprofessionnelles, les 31-50 ans ainsi que les ouvriers, employés et retraités sont plus nombreux à vouloir réserver leur ticket vacances au pays (64%).

Pour les vacanciers MRE, 64 % d'entre-eux prévoient de passer moins d’un mois au Maroc, 25% passeraient entre un et deux mois, contre 7% qui dépasseront cette durée. La durée moyenne de séjour évoquée se situe à 28 jours, poursuit l’étude. Et la période de prédilection se situerait en août pour plus de la moitié des sondés, seulement 3 sur 10 sont juillettistes.

Côté dépenses liées au séjour prévu au Maroc, 18% d’entre eux déclarent disposer d’un budget à dépenser plus important, grâce aux économies réalisées pendant la période de confinement. C’est le cas notamment de 57% des MRE ayant déclaré une hausse de leur budget vacances. En revanche, 18% déclarent une baisse de leur budget vacances : 9 sur 10 pointant du doigt la crise sanitaire.

L’impact de la crise sanitaire sur les MRE

Parmi ceux ne prévoyant pas un retour aux sources cet été, l’étude révèle que 63% évoquent la Covid-19. La pandémie est invoquée surtout par les CSP moyennes à supérieures (69%) et les moins de 30 ans (68%). Dans cette catégorie, 36% citent des «doutes sur la situation sanitaire», 35% évoquent une «peur de voyager en période post-Covid», 17% indiquent avoir tout simplement reporté leurs vacances alors que 9% expliquent l’annulation de ce périple pour des raisons financières à cause des effets de la pandémie.

Le sondage s’est également intéressé à l’avis des MRE quant à l’impact de cette pandémie sur le Maroc. Ainsi, 79% estiment que la manière avec laquelle le Maroc a géré la crise de la Covid-19 constitue une motivation pour les vacances estivales au Royaume. Cependant, 49% préfèrent éviter les lieux de restauration et de loisirs cet été.

De manière surprenante, 45% des sondés croient que cette pandémie incitera davantage les MRE à investir dans l’immobilier au Maroc et 44% seraient tentés d’augmenter leurs transferts de fonds vers le Maroc. Enfin, 29% soutiennent l’idée que cette pandémie pourrait avoir un impact «incitatif» sur le retour définitif des MRE dans leur pays.

L’enquête précise que «le profil-type du répondant est un MRE de sexe masculin, âgé de 41 ans en moyenne, marié (2/3) avec 2 enfants à charge». Ils sont en majorité dotés d’un niveau d'études supérieures (67%), la moitié d’entre eux est issue des CSP moyennes à supérieures (52%) alors que 4 sur 10 résident dans les trois principaux pays d'émigration marocaine : France, Espagne et Italie.

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