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Interview exclusive: Abdelrrafie Hamdi quitte le ministère des MRE

Abdelrrafie Hamdi, Chef de Cabinet auprès du ministre chargé de la Communauté marocaine résidente à l’étranger vient de tirer sa révérence après l’exercice d’un mandat législatif pour prendre des fonctions au ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Que retient-il de son passage au ministère des MRE ? Quel regard porte-t-il sur la gestion de ce dossier ? Sur la création du Conseil Supérieur ?
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- Yabiladi : Sacré changement de braquet avec votre nomination au ministère de l’Emploi, non ?
- Abdelrrafie Hamdi : Comme tout manager qui se respecte, c’est l’ambition qui guide la construction d’une carrière professionnelle. De facto, je ne déroge pas à cette règle. Aujourd’hui, plus qu’hier, nous ne sommes pas dans l’obligation de «suivre» une trajectoire. Je préfère parler de missions et d’objectifs. Nous sommes devenus des nomades au service d’un intérêt collectif. Quand à la décision de rejoindre le ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, il obéit à une volonté, celle d’apporter une valeur ajoutée à l’existant et non l’inverse.

- Quelle sera votre fonction précise?
- J’ai été désigné administrateur des fonds du Travail, entité juridique dotée de la personnalité civile et de l’autonomie financière relevant du ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.

- C’est très éloigné des Marocains du monde ?
- On ne peut pas dire le contraire. Cependant, je profite de l’occasion pour dire que les cinq années passées au service de la diaspora marocaine restent un souvenir impérissable. Nous avons essayé de faire bouger les choses, de sortir le dossier de l’anonymat, pousser à la création d’une instance représentative ou encore d’occuper la scène médiatique malgré le manque de moyens…humain. En effet, et contrairement à des idées reçues, le déficit en ressources humaines est plus important que les ressources matérielles. Je fais parti de ceux qui sont convaincus que l’Homme et son expertise est les plus apte à rechercher des fonds.

- Quel regard portez-vous sur la gestion politique des MRE ?
- La question est de savoir, que voulons-nous ? Un débat national doit être initié aujourd’hui dans ce sens. Les partis politiques, les opérateurs économiques, la société civile ont suffisamment de maturité pour contribuer à construire une véritable vision et une stratégie claire envers nos compatriotes. Le rôle déterminant des MRE au sein de la société marocaine fait l’unanimité. A nous des proposer une démarche qui soit…unanime.
Le problème majeur actuel, c’est le décalage entre le discours et l’action. Cette situation créée des frustrations et des incompréhensions. Il est grand temps de réagir !

- Ce sera la mission principale du Conseil Supérieur des Marocains du monde ?
- Je le pense car il devrait apporter un plus, mais chacun doit être acteur. Le dossier MRE est intimement lié à la mise en place d’une politique migratoire. Nous devons tirer profit de toutes expériences menées à ce jour afin d’insuffler une dynamique. Le monde bouge, les réalités également alors que les institutions n’avancent pas sur le même tempo, et ce au Maroc et ailleurs.

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