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Conseil des MRE : Quand des langues se délient…

Alors que les appels à mobilisation sous la forme de pétitions pilotées par des représentants d’associations sur le web se multiplient (sur fond de rancune et de règlements de compte), des bribes d’informations parviennent à filtrer dans les couloirs. On y apprend que les critères d’éligibilité définis pour figurer au Conseil Supérieur existent (c’est une commission du CCDH qui les a défini), mais ils demeurent classés «Secret défense».
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Contacté, un membre du Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH), qui a préféré garder l’anonymat, indique «qu’une commission spéciale a été mise sur pied pour définir un cahier des charges pour la désignation des candidats». Interrogé sur l'uniformité des profils ou encore sur les inégalités géographiques, il précise «qu’assurer une représentativité par territoire est loin d’être chose facile. Il faut savoir que nous étions pris par te temps. Aujourd’hui, si revendications il y a, elles doivent destinées à enrichir le débat et non à détruire l’existant qui demeure très fragile».

En clair, le comité chargé par le CCDH de mener les consultations et de construire une représentation «représentative» des Marocains du monde a du faire face à une contrainte majeure : le facteur temps. Est-ce un argument valable ? Chacun jugera… Nous avions relever plusieurs faiblesses dans cette liste composée par le CCDH, notamment l'absence de représentation de la classe ouvrière ainsi que les jeunes, notamment les nouvelles générations de MRE. Le témoignage que nous avons reçu d'un acteur associatif en France et les explications qu'il a reçu du CCDH laisse perplexe.

Déçu, surpris, ce jeune MRE décide de contacter un «expert» du CCDH pour tenter de comprendre les tenants et les aboutissants de la constitution et du mode opératoire de la nouvelle instance. Sur les critères d’éligibilité, il s’entend dire «qu’ils ont été respectés», sans pour autant avoir été porté à sa connaissance. Sur les désignations, on lui répond que «certes, son profil est très intéressant, mais que l’expérience a primé sur la jeunesse car le rôle du Conseil sera de réfléchir». Quel manque de tact à l'égard des catégories de la population marocaine à l'étranger qui n'est pas représenté aujourd'hui au sein de ce conseil. (Ouvriers, jeunes, entrepreneurs...) Et, comme pilule pour faire passer cette explication indigeste, «l’expert» lui conseille de «poursuivre son engagement citoyen et ses efforts dans le cadre de la Vème République Française». Merci du conseil !

Que faut-il déduire de ce propos ? Est-il «représentatif» de la pensée qui a guidé la constitution de la liste ? Certainement. Dès lors, le CCDH doit avoir une position tranchée sur le profil de la diaspora marocaine. Les enfants d'émigrés marocains sont-ils considérés comme des marocains de seconde zone. Etre né hors du Maroc constitue-t-il un handicap ? Le flou artistique persiste sur des questions essentielles.
Pour informations, et selon des rumeurs persistantes, des consignes ont été données pour que les 13 sièges vacants soient…suspendus. A suivre.

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