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Meriem Borja, la spontanéité au sommet

C’est la première marocaine à atteindre les sommets les plus difficiles du monde. Après le Kilimadjaro en Tanzanie, le sommet de Kosciusko en Australie, et le Mont Elbrus en Russie, le Toubkal est un jeu d’enfant pour Meriem Borja. Celle qui dit croquer la vie à pleines dents ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

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«Quand on veut, on peut», telle est la devise de Meriem Borja. Spontanée, pleine de vie et de bonne humeur, elle escalade des montagnes pour le plaisir de respirer «de l’air pur». Son goût de l’aventure, qui a inquiété ses proches, a fini par rendre tout le Maroc fier de cette femme.

Ses débuts

Petite, Meriem Borja avait un penchant pour le sport. Elle commence par de la danse classique, pour faire de la natation par la suite. Elle a même été vice-championne du Maroc dans la catégorie junior. Au lycée, elle arrête le sport pour se consacrer à ses études.

Sept ans plus tard, elle escalade le Toubkal pendant une excursion scolaire. C’est là que son amour pour l’alpinisme a commencé. Eblouie par la nature, elle se souvient encore de ce sentiment de satisfaction quand elle a réussi. Elle escaladera le plus haut sommet du Maroc plusieurs fois pour s’entrainer sous diverses conditions climatiques.

Elle tente ensuite le défi  international des sept Sommets, en référence aux sept montagnes les plus hautes de chacun des continents. Jusque là, notre fierté nationale en a réussi trois sur sept. Elle a fait  flotter le drapeau marocain et a chanté l'hymne nationale sur deux des trois sommets qu'elle a atteints.

Son entourage

«Mon entourage a été sceptique au début, raconte Meriem, ils avaient peur pour moi, et n’y croyaient pas trop». Aujourd’hui, sa famille ne peut être que fière. La jeune alpiniste raconte même que sa mère y est pour beaucoup : elle est la première à l’encourager et à l’aider dans les tâches de la vie quotidienne.

Ses amis les plus proches regrettent qu’elle ne soit pas très disponible, surtout en période de préparation. «C’est un choix que j’ai fait !» s’enthousiaste t-elle. Rien ne vaut selon elle l’aventure, la découverte et le défi. Sur ces sommets, elle rencontre des personnes du monde entier partageant sa passion des montagnes.

 Meriem, une femme tout simplement

L’alpiniste nous raconte que souvent, les gens ont du mal à croire que c’est elle Meriem Borja. Pourquoi ? Parce que, contrairement aux clichés, Meriem n’est pas un garçon manqué. «J’ai l’impression de jouer deux rôles, le combat à la montagne avec sa tenue de rigueur, et puis ma vie de femme active, avec mes tailleurs et mes jupes.»

Pour ce 8 mars, Meriem Borja souhaite une bonne fête à toutes les marocaines sur son statut facebook, mais surtout à ces femmes battantes qu’elle a rencontré au cours de ses différentes randonnées, des femmes extraordinaires : des mères de famille courbées par le poids du bois sur le dos, d'autres accroupies dans les champs ou des petites bergères sur les crêtes. «C'est le combat, le regard et le sourire de ces femmes qui me motivent dans mon défi. Et c'est à ses femmes que je pense aujourd'hui en leur souhaitant à elles et à toutes les autres femmes une belle journée du 8 mars» conclut-elle.

Meriem Borja ne compte pas s’arrêter là, elle projette d'atteindre les sommets de Cerro Acogana en Amérique Latine et de Mckinley en Amérique du Nord pour enfin couronner sa carrière par le Mont Everest (situé sur la frontière entre le Népal et le Tibet). Croisons les doigts pour elle !

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