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Média Publié

France : LCI mise «fermement en garde» par le CSA après des propos racistes

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Jean-Paul Mira, chef de service de réanimation à l'hôpital Cochin / Capture d'écran

Plusieurs jours après les propos ayant créé la controverse autour d’essais médicaux entrepris par la France en Afrique, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus, LCI, diffuseur de la séquence, a été mis en garde par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSC) au sujet de sa maîtrise de l’antenne.

Dans un communiqué publié le 14 avril, le régulateur audiovisuel relève en effet que «les propos abrupts et contestables de l’un des intervenants n’avaient suscité aucune réaction ou demande d’explication sur le plateau». «Cette séquence traduisait un défaut de maîtrise de l’antenne, telle que définie par la convention de LCI», souligne l’institution.

En effet, le CSA a été saisi par plusieurs téléspectateurs, après cette séquence où le professeur Jean-Paul Mira s’interrogeait sur la pertinence d’entreprendre des essais cliniques en Afrique, «où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation». Des propos approuvés par le second intervenant, Camille Locht, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM).

Ainsi, le CSA a considéré, «au vu de la nature et des caractéristiques du sujet concerné, qu’il n’avait pas été traité avec suffisamment de rigueur» et «met donc fermement en garde la chaîne LCI contre le renouvellement de tels faits». «En cette période de crise sanitaire aiguë, où les interrogations, le besoin d’information et les enjeux de cohésion sociale sont plus forts que jamais, les médias portent une responsabilité éminente», rappelle le régulateur dans ce sens.

Aussi, celui-ci «exige une vigilance de chaque instant face aux risques importants de désinformation et une rigueur particulière dans la présentation et le traitement de l’information, y compris dans les illustrations visuelles».

Au lendemain de la polémique, des associations telles que SOS Racisme ou encore le Club des avocats du Maroc ont annoncé leur intention de saisir la justice.

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