Menu

Breve

France : La famille du mineur isolé Abdeljalil, retrouvé mort, appelle au recueillement

Publié
Photo d'illustration / Ph. Yann Castanier - Hans Lucas
Temps de lecture: 2'

Retrouvé mort dans sa cellule de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis le 17 février dernier, le mineur isolé marocain Abdeljalil pourra bientôt avoir des funérailles à Rabat. En effet, le juge a récemment autorisé le rapatriement de sa dépouille, bien que l’enquête sur son décès reste en cours, selon sa famille.

Dans une mise au point publiée sur Facebook, la famille du défunt appelle d’ailleurs au respect du secret de la procédure, en réponse aux affirmations selon lesquelles le jeune garçon se serait suicidé. «La thèse du suicide est avancée, alors même que l’enquête est en cours et que les circonstances [du décès] sont très troubles», précise-t-elle.

«Pour le rapatriement de sa dépouille, un post Facebook a enflammé la toile sur la prise en charge du défunt par les autorités marocaines, dont un agent local consulaire s’était positionné défavorablement car suicide sachant que l’enquête est toujours en cours», fustigent encore les proches, tout en faisant part de leur reconnaissance envers les responsables marocains intervenus pour financer ces transfert.

Par ailleurs, la famille reste critique quant au traitement public de cette affaire. Pour elle, «la presse qui s’est emparée de ce dossier a acculé [Abdelamjid]» en le présentant principalement comme «un délinquant», tandis que «tous ses éducateurs, la gendarmerie et ceux qui l’ont côtoyé ont dit le contraire lors de l’entrevue avec la sœur du défunt qui est venue identifier le corps».

La famille rappelle qu’Abdeljalil «devait sortir de prison dans 20 jours». «Au sein du centre pénitentiaire, il avait repris ses études, travaillait, faisait du sport… Tout le monde témoigne de ses capacités intellectuelles, de sa joie de vivre et de réussir».

Dans un communiqué signé par plusieurs ONG et syndicats actifs en France, les signataires, dont la CGT et l’ONG «Défense des enfants internationale», estiment que la maison d’arrêt «n’est pas la place [des mineurs isolés étrangers]». «Ce sont des enfants et adolescents en souffrance : l’incarcération ne sera jamais une option acceptable pour celles et ceux qui ont avant tout besoin d’accompagnement éducatif», rappellent-ils.

Soyez le premier à donner votre avis...
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com