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Transports Publié

Affaire Sète-Tanger : Des marins de la Comanav-Comarit témoignent

A Sète, les marins subissent le froid, la dépression, les problèmes de santé, et les difficultés familiales. Une injustice sociale difficile à digérer pour ces hommes qui, pour la majorité, ont laissé femmes et enfants au Maroc dont le quotidien s’obscurcit au fil des jours. Entre temps aucune annonce officielle sur le sort de la Comarit n’a été faite, il se raconte cependant qu’une vente aux enchères serait en vue, l’on évoque même un possible acheteur.

Temps de lecture: 3'
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La situation des marins marocains au port de Sète alarmait récemment la communauté française, si bien que le ministre des Transports français a saisi son homologue marocain pour une solution rapide à la situation des hommes d’équipage de la Comanav-Comarit abandonnés sur le quai du port de Sète. Depuis lors, les marins ont reçu du secours de la part des autorités françaises, ainsi que de syndicats comme Force Ouvrière et d’associations telle que Seamen’s Club. «Actuellement, la situation est stable. Nous avons à manger, l’électricité, le chauffage, mais ce n’est pas suffisant», explique à Yabiladi un marin du Marrakech. «Le thermomètre descend régulièrement à - 3°. L'usage de l'eau chaude est limité à deux courtes périodes de la journée, à 7h30 le matin et à 18h le soir, pour ne pas trop tirer sur la réserve de gazole. On ne se douche pas tous les jours», raconte à La Dépêche un des marins du Bni Nsar.

Des pères de famille brisés

«Ici nous crevons de froid et là-bas, nos enfants meurent de faim. Nous sommes tous dans des situations économiques difficiles. Des enfants sont retirés de l'école faute de paiement. Et puis il y a les acquis que la Comanav a supprimé à partir de 2009, les primes en cash, un quota d'employés autorisés à participer au pèlerinage à La Mecque» déplore ce matelot de 57 ans, qui a trente-cinq ans de navigation sur le pont des navires de la Comanav, et est très inquiet pour le devenir de sa famille et de ses cinq enfants.

Si certains acceptent de s’adresser aux médias, d’autres par contre restent sur leurs gardes, mais expriment tout de même leur ras-le-bol. «Depuis, la situation ne change pas», s’indigne ce marin marocain, dépassé par les évènements. «Ici tout le monde va mal. Il y’a des gens qui s’énervent. Certains ne trouvent pas le sommeil. Il y en a aussi qui sont diabétiques qui ont besoin d’un traitement ! Mais comment faire ? Les gens ici sont désespérés, ils ont beaucoup de pensées négatives», raconte ce jeune marin célibataire qui dit avoir moins de pression que les autres étant donné que «je suis célibataire, je n’ai pas de charges au pays».

«Nos salaires !»

Même s’ils ne partagent pas tous le malaise d’une famille en détresse au Maroc ces marins s’accordent sur une chose : le règlement de leur paie. «Nous demandons toujours nos salaires. Nous ne pouvons pas quitter les bateaux, donc j’attends», lance ce jeune marin marocain. «Les Français ont beaucoup réagi pour nous venir en aide. Les Marocains nous mentent toujours. Depuis le début, ils ne nous disent rien. On voulait faire quelque chose, mais ici, personne ne sait rien», déplore le jeune marin. «Les gens du consulat marocain sont venus sur les bateaux, mais ils n’ont pas voulu collaborer avec nous. Ils suivent l’Etat. Ce sont les Français qui nous aident. Ce qui se passe actuellement affecte toute la ville. Le port aussi est en chômage technique. Ils ont réduit le personnel au niveau des policiers. La France veut une solution rapide à cette situation», a-t-il ajouté.

Une société aux transactions pas claires ?

«Il y a quelque chose qui cloche. En été, les bateaux sont pleins, tellement pleins qu’on renvoie même certains clients pour les départs futurs. Je vous dis, les bateaux sont souvent pleins à craquer. Chaque client paye 600 euros. On gagne 1 milliard en 30 jours, mais où est cet argent ?», s’interroge un des marins. «La compagnie ne veut pas donner une étude claire sur l’état de la société. Abdelmoula a fait ce qu’il voulait de la société. Vous vous rendez compte, les tickets sont achetés à l’agence de la Comarit et les passagers sont embarqués par la Comanav. Même pour la livraison de gasoil. Sur les papiers ils écrivent des choses, mais ce n’est pas ce qui se fait en réalité», raconte-t-il.

Rachat de la Comarit par les Français ?

Depuis que la vente aux enchères des bateaux de la Comarit est probable, la société ne s’est plus adressée aux médias, la commission interministérielle chargée de sauver la compagnie encore moins. Officiellement, nul ne sait où en est vraiment l’affaire. Cependant il se raconte déjà qu’une possible vente aux enchères serait sur le point d’être réalisée. «Aujourd’hui, un inspecteur de la marine française est venu nous voir et nous a dit qu’il avait une bonne nouvelle à nous annoncer. Il nous a affirmé que la Comanav allait être mise en vente et que ce sont les Français qui allaient l'acheter. Il nous a aussi expliqué que la société n'allait pas changer [même structure, ndlr], parce que M.Abdelmoula souhaite garder la société. S’il nous a dit cela, c’est que c’est vrai», affirme ce marin du Marrakech.

article midi libre
Auteur : 2002nidal
Date : le 17 février 2012 à 14h14
Ferries marocains : "On partira d’ici payés, ou dans un cercueil"
PATRICE CASTAN
16/02/2012, 09 h 35 | Mis à jour le 16/02/2012, 14 h 00
33 réactions
Hier, pour la première fois, une délégation a osé parler ouvertement.
Hier, pour la première fois, une délégation a osé parler ouvertement. (CH. FORTIN)

Humbles, calmes, déterminés. Hier, Najat, Abdeljalhil, Mohamed, Karim et Haddou ont poussé la porte de la rédaction de Midi Libre. Ils sont hôtesse, matelot-timonier, maître d’hôtel ou encore mécaniciens sur deux des trois ferries marocains bloqués dans le port. Et particulièrement courageux.

Trouver une solution

Assez pour avoir formulé, au nom de leurs collègues, une demande d’assistance auprès des syndicats FO et ITF afin de trouver une solution négociée à leurs problèmes. Et une protection contre d’éventuelles représailles une fois le contentieux réglé, et la ligne “redémarrée”.

C’est qu’ils ne demandent pas autre chose, les 220 marins, que de reprendre le travail. Malgré des conditions qui, notamment sur les anciens bateaux de la compagnie nationale (le Marrakech et le Bni Nsar), n’ont fait que se dégrader en trois ans - plus une pièce de rechange ; six femmes de ménage (contre 12 avant la privatisation) pour 500 passagers. Ils tiennent à leur emploi, et à leur boîte. Ce dont on se doutait un peu en observant le mouvement de résistance pacifique qui a pris corps ces dernières semaines dans l’antre de bateaux glacés, parfois privés de chauffage, et de sanitaires. Des navires dans lesquels des hommes occupent tous les jours, des “cellules” situées sous la ligne de flottaison, sans lumière.

"On ne fait pas la mendicité"

"On ne fait pas la mendicité, nous assurent les “délégués”. Ce n’est pas nous qui avons bloqué notre outil de travail. Mais on est prêts à rester un an ici, on ne descendra du bateau qu’une fois nos arriérés de salaires réglés, ou alors dans un cercueil…" À demi-mot, l’un d’entre-eux évoque une grève de la faim.

Depuis quelques jours, l’armateur pourvoit à nouveau au ravitaillement en vivres, et en gazole. Un lien ténu, certes, mais qui porte les espoirs d’une solution négociée. D’une solution à l’issue de laquelle ils pourraient reprendre leur vie d’avant, et repartir, avec les bateaux. Sur la ligne Sète-Tanger, "le carnet de commandes est plein", assurent-ils. Du reste, le Bni Nsar comme le Marrakech ne vaudraient rien sans eux. Une étude d’un bureau Veritas estime en effet les ferries (Biladi compris) au prix de la ferraille, soit 5,1 M€. Pas de quoi payer l’ardoise de fioul. Comme quoi, là encore, il n’y a de richesses que d’hommes.
COMANAV
Auteur : mossek
Date : le 14 février 2012 à 17h30
SALAM, EN DIT QUE DES CLAUSES SONT INSEREES DANS LE CONTRAT DE CESSION ENTRE L ETAT MAROCAIN ET LES ACQUEREURS, CES CLAUSES STYPULENT EN CAS OU LES NOUVEAUX ACTIONNAIRES , NE REMPLISSENTPAS CERTAINES CONDITIONS, L ETAT MAROCAIN REPRENDRA LA CHOSE CEDEE, JE PENSE SI MA MEMOIRE NE ME TROMPE PAS , C EST LE CAS D UNE USINE DE COTON A TADLA, OU L ETAT A REPRIS L AFFAIRE EN MAIN. (a verifier svp).
revelation
Auteur : 2002nidal
Date : le 14 février 2012 à 14h45

موظف سابق بـ (كوماناف) يكشف خروقات خطيرة

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أفادت"الصباح"، أن (م.أ)، موظف سابق بالشركة الوطنية للملاحة التجارية (كوماناف)، وجه رسالة إلى الوكيل العام للملك بالدارالبيضاء، تتضمن خروقات واختلاسات وتبذيرا للمال العام.



وكشفت الرسالة، الموقعة من قبل موظف قضى حوالي عشرين سنة في الشركة، ما اعتبرته اختلاسا للمال العام، من خلال شراء باخرتي وادي زيز وووادي الذهب بـ19 مليار سنتيم للواحدة، وتسجيل مبلغ 26 مليار سنتيم، أي باختلاس بلغ 14 مليار سنتيم من الثمن الحقيقي للباخرتين معا.



وتحدث الوظف السابق بالشركة عن ودائع للشركة بالملايير بأحد البنوك، قبل أن يتحول الأخير إلى دائن لها، كما طالت الخروقات فيلتين بمنطقة "رستينكا" بتطوان، بيعتا بعد ذلك دون أن يعرف مصير الأموال.



وقال الموظف في الرسالة نفسها، إن مسؤولي الشركة كانوا يبيعون بواخر صالحة للاستعمال ويعيدون كراءها من أصحابها بالعملة الصعبة، كما تحدث عن فواتير تحمل مبالغ مالية تخص إصلاحها دون أن يتم ذلك
mes fréres faites entendre votre voix
Auteur : 2002nidal
Date : le 14 février 2012 à 14h02
je m adresse à ces marins,on est de tout cœur avec vous,n abandonnez pas les navires ,vous avez plus de chance d être entendu de la ou vous êtes que de rentrer au Maroc.
de toute façon tous les bateaux marocains reliant algeasiras Tanger sont saisis.je suis très pessimiste sur l avenir de la flotte marocaine et des marins.
Mr le ministre du transport doit se réveiller,on va vers une catastrophe maritime.
n hésitez de manifester votre colère pour vous faire entendre,au moins une heure par jour.
j ai vu le vis consul quand il est arrivé sur le port,même pas qu il vous a regardé,il a pris sa grosse voiture et reparti comme un voleur sans aucun signe de soutien
demandé a l armateur qu il déclare qu il vous abandonne ou qu il prend ses responsabilités
Belle phrase de ce jeune marin:Les Français réagissent pour nous venir en aide,tandis que les Marocains nous mentent toujours.....
Auteur : Sylvester 2012
Date : le 14 février 2012 à 07h45

Pas de commenaires et tout est dit par ce marin,n'allons remer la m....de car nous y sommmes depuis l'indépendance etil a fallu le printemps Arabe pour que cette Monarchie et ses gouvernants se rendent compte de ce qu'ils ont fait de ce pays avec toutes ses richesses: Des citoyens en détresse aussi bin à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.
Si le Maroc se trouvait dans la même situation que la Tunisie,La Syrie,LEgypte ou La Lybie,je leur conseillerai de demamnder: l'ASILE POLITIQUE.Oui car le gouvernement ne rend pas compte de cette injustice sociale mise en place par lui-même.
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