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Société Publié

Espagne : Extradition du mari de Samira El Attar vers l’Italie, où il est soupçonné de l’avoir tuée

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Samira El Attar, 43 ans, a été vue pour la dernière fois le matin du 21 octobre 2019

Arrêté la semaine dernière en Espagne après sa disparition de la région de Rovigo (Italie), le Marocain Mohamed Barbri est en cours d’extradition dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de son épouse, Samira El Attar, où il est le principal suspect. Mardi, le site d’information local Polesine24 a indiqué que l’homme de 48 ans sera livré aux autorités italiennes au plus tard dans les prochaines 48 heures.

Alors que le procureur général soupçonne Mohamed Barbri de tentative de fuite vers le Maroc, via l’Espagne, au vu de l’étau qui se resserre autour de lui dans le cadre des investigations sur le meurtre de son épouse, le Marocain argue qu’il était parti vers le royaume ibérique pour tenter de retrouver des traces de la défunte. Samira El Attar, 43 ans, avait disparu du domicile conjugal de Stanghella le 21 octobre 2019. Un mois plus tard, son corps avait été retrouvé non loin de son lieu de résidence, tandis que des traces de sang et un gant en latex avaient été découverts dans le jardin de la maison qu’elle partageait avec son époux et sa fille de 4 ans.

Alors que Mohamed Barbri nie tout lien avec l’affaire, les éléments de l’enquête convergent de plus en plus vers son implication. En émettant un mandat d’arrêt européen après s’être aperçu de la disparition du suspect, le procureur général de Rovigo, Camillo Ruberto, a déclaré à la presse italienne que cette disparition était «un élément clair» de culpabilité de l’homme, qui n’avait jusque-là «pas de raisons tenables de songer à fuir, selon les enquêteurs, d’où le fait qu'il a été laissé en liberté, les soupçons ne pesant pas suffisamment sur lui pour qu'il soit détenu». Mais après l’extradition de Mohamed Barbri, la donne pourrait changer.

Par ailleurs, les enquêteurs soupçonnent Mohamed Barbri d’avoir fait disparaître son épouse lorsque celle-ci se serait apprêtée à le quitter, accompagnée de sa fille. Selon cette hypothèse, «l’addiction au jeu et à l’alcool auraient contribué à détériorer la relation conjugale, mais aussi la jalousie de Mohamed (…) à l’égard d’une femme intégrée [à la société italienne, ndlr], autonome, active et sociable».

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