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Politique Publié

Des activistes publient un manifeste pour la liberté d’expression à l'image de celui de l’indépendance

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Une manifestation dans les rues de Jerada, en 2018 / Ph. Reuters

A l’image du Manifeste de l’indépendance du 11 janvier 1944, signé par nombre de résistants et de politiques marocains de l’époque pour le retrait du Protectorat français du Maroc, un manifeste pour la liberté d’expression a été publié par des acteurs de la société civile, le 11 janvier dernier.

Intitulé «2020 : Un Maroc sans procès politiques ni détenus d’opinion» et diffusé sur les réseaux sociaux sous hashtag #FreeKoulchi, ce texte reprend d’ailleurs l’aspect du manifeste vieux de 76 ans, accompagné d’une première liste de signataires où l’on retrouve notamment Nasser Zefzafi aux côtés d’autres militants du Hirak du Rif emprisonnés, ainsi que leurs proches, ou encore les deux députés de la FGD, Omar Balafrej et Mostafa Chanaoui.

Publiée dimanche sur les réseaux sociaux, cette liste inclut tout autant des universitaires comme Najib Akesbi, des journalistes dont Hajar Raïssouni, des militants associatifs, notamment le président de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), Aziz Rhali, ainsi que Khadija Riadi, la coordinatrice du secrétariat du Comité national pour la libération d’Omar Radi, de tous les détenus d’opinion et pour la liberté d’expression.

«Face aux crispations sociales et politiques, le Maroc a adopté une approche purement sécuritaire qui a visé non seulement les militants des mouvements de contestation sociale, mais elle s’est aussi étendue à des procès, des avis de recherche et des arrestations de citoyens ayant exprimé leurs opinions sur les réseaux sociaux», lit-on en ouverture du texte, qui fait d’ailleurs écho à une récente déclaration publique dudit Comité.

Pour les signataires, «ces usages ainsi que la diffamation de ces personnes et le non-respect de leur vie privée sont une attaque flagrante à la première génération des droits humains (civils et politiques)».

Le texte appelle par ailleurs à «la mise en place d’un mécanisme national pour coordonner et renforcer les initiatives des comités locaux et nationaux de solidarité».

Entre les 11 et 12 janvier, plus de 800 personnes ont signé le manifeste.

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