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Politique Publié

Maroc : 3 ans de prison ferme pour le YouTubeur Mohamed Bouddouh alias «Moul L7anout»

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Le YouTubeur Mohamed Bouddouh alias «Moul L7anout» a été arrêté début décembre à Tifelt. / Capture d'écran

Un YouTubeur marocain connu sous le nom de «Moul L7anout» a été condamné mardi à trois ans de prison ferme pour des vidéos critiquant la corruption et insultant le pouvoir marocain.

Selon l’Agence France-Presse, citant son avocat, Mohamed Bouddouh, âgé d'une quarantaine d'année, a été arrêté début décembre après une publication virulente visant le roi Mohammed VI. Il vient d’être condamné à Khemisset (ouest) pour «offense aux institutions constitutionnelles et incitation à la haine», selon Me Hassan El Tas.

La condamnation de cet homme qui se filmait dans une petite épicerie de quartier s'inscrit dans une série de sanctions judiciaires visant les réseaux sociaux.

Lundi 6 janvier, un jeune de 22 ans a écopé de deux ans de prison ferme à Tétouan (nord) pour «offense à fonctionnaires» après un direct Facebook, selon son avocat Ahmed Benabdelouhab. Saïd Chakor s'est filmé pendant qu'il attendait de recevoir des soins dans un hôpital, en insultant les services médicaux et le roi du Maroc.

Fin décembre, la justice marocaine a condamné un rappeur de 19 ans connu sous le nom de «Stalin» à quatre ans de prison ferme pour «offense aux institutions constitutionnelles», selon sa famille.  

Quelques jours plus tôt, le youTubeur «Moul Kaskita» a été condamné à quatre ans de prison ferme à Settat pour une vidéo sur sa chaîne YouTube, jugée comprendre des «injures à l'encontre des Marocains et des institutions constitutionnelles». Fin novembre, le rappeur Gnawi avait été condamné à un an ferme pour «outrage à fonctionnaire public», peu après la diffusion du titre «3acha Cha3b» (Vive le peuple) sur les réseaux sociaux.

Une chanson pour laquelle Ayoub Mahfoud, jeune lycéen de Meknès, a été condamné le 17 décembre 2019 à trois ans de prison ferme assortie d’une amende de 5 000 dirhams. Il avait publié un post Facebook, reprenant cette chanson.

Ces condamnations interviennent alors que les autorités marocaines ont arrêté et poursuivi en décembre dernier le journaliste Omar Radi pour un tweet, publié il y a plusieurs mois, sur la condamnation en appel des détenus du Hirak du Rif.

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