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Emission spéciale MRE : Retour sur l’actualité des Marocains du monde en 2019

L’émission spéciale MRE, présentée par Mohamed Ezzouak, est le fruit d’un partenariat entre Radio 2M et Yabiladi.com.

Publié
Aéroport international Jean-Lesage au Québec / Source : Radio Canada
Temps de lecture: 3'

Format spécial pour cette dernière émission, Faites entrer l’invité spéciale MRE de l’année 2019. Nous avons choisi un format un peu particulier, puisque nous avons souhaité inviter nos confrères et nos consœurs de la presse, ayant traité des sujets d’actualité qui ont touché les MRE. Ainsi, il s’agit de sélectionner le sujet phare de l’année, pour une sorte de rétrospective de l’actualité qui a marqué 2019.

Ils sont quatre journalistes au total : Salaheddine Lemaizi (Les Inspirations Eco), Omar Kabbadj (TelQuel), Youssef Hannani (Al Ittihad Al Ichtiraki) et Ghita Zine (Yabiladi.com).

Réécouter l’émission en podcast : 

Salaheddine Lemaizi : Grand reporter ayant travaillé pour plusieurs supports papier au Maroc, Salaheddine Lemaizi s’est spécialisé dans les questions migratoires, jusqu’à créer le Réseau marocain des journalistes des migrations (RMJM).

Dans l’une de ses récentes enquêtes, il est revenu sur la recrudescence du phénomène du hrig ou de la migration marocaine irrégulière. Tragédie marquante de la jeunesse (surtout rurale) dans les années 1990 et les années 2000, l’intérêt autour de cette problématique s’est estompé dans l’évolution qu’a pris le débat sur la migration au cours de la seconde décennie des années 2000, où il a été question surtout de politique migratoire tournée vers l’accueil des étrangers.

Ces derniers mois et au vu de la situation de plusieurs jeunes issus de milieux défavorisés à moyens, il se trouve que le phénomène reprend, même avec une évolution dans le modus operandi des passeurs et des arnaqueurs qui font miroiter aux candidats une traversée vers l’Espagne, quitte à l’engager depuis Casablanca.

Youssef Hannani : Spécialiste depuis des années des questions internationales et régionales au sein du quotidien Al Ittihad Al Ichtiraki, Youssef Hannani s’est penché, dans son traitement des questions rattachées au MRE, à ceux qui ne migrent par uniquement en Europe ou en Amérique du Nord, mais également ces Marocains de Tunisie, de Libye, et ceux qui ont opté pour une migration vers le Sud, dans les autres pays du continent africain.

Omar Kabbadj : Il y a quelques semaines, Omar Kabbadj a signé un dossier avec son collègue Houssam Hatim pour TelQuel, révélant le changement de profil de la migration marocaine vers le Canada.

Il en ressort que même si le pays préconise surtout des techniciens (BAC+2), les Marocains qui entreprennent leurs démarches de départ font partie de plus en plus des classes favorisées, qui préfèrent se plier aux exigences, voire aux contraintes, de leur statut au Canada tout en ayant la possibilité d’évoluer plus rapidement, plutôt que de rester dans leur confort au Maroc sans avoir pour autant de la visibilité sur leur avenir et assez de garantie sur la sécurisation de leur statut (emploi, qualité des services, prestations sociales…).

Ghita Zine : Cette année, Yabiladi a accompagné la levée des discriminations envers les chibanis dans leur accès aux prestations de santé et à la couverture sociale en tant qu’anciens employés en France.

Porté par une association de droit marocain (CapSud MRE), ce dossier a en effet trouvé son dénouement l’été dernier, avec la généralisation d’une circulaire de la ministre française de la Santé aux différents services de mutuel quant à l’accès juste et équitable des retraités étrangers en France, notamment ceux issus de pays d’Afrique, dont le Maroc.

Jusque-là, ces derniers ont été dans la contrainte de devoir rester en exil à la fin de leur vie ouvrière, s’ils souhaitent continuer à bénéficier des prestations sociales en termes de prise en charge des soins de santé. Résultat, plusieurs parmi eux qui souhaitent passer leur retraite dans le pays d’origine se sont retrouvés dans la contrainte de raccourcir leurs séjours au Maroc et multiplier les voyages en France pour pouvoir bénéficier d’un suivi médical pris en charge, leur retraite ne leur permettant pas de financer l’ensemble de leurs soins.

Quelques polémiques ont émergé sur le profil des bénéficiaires de cette levée des inégalités en fonction des secteurs. Toujours est-il que cette initiative reste un premier pas en termes de justice sociale rendue à des ouvrier qui ont consacré leur vie à un travail pénible et souvent mal payé, ce qui permettra à la société civile de capitaliser dessus et continuer le combat.

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Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com
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