Menu

Article  

Emission spéciale MRE : Le point sur les 50 ans de l’immigration marocaine aux Pays-Bas

L’émission spéciale MRE, présentée par Mohamed Ezzouak, est le fruit d’un partenariat entre Radio 2M et Yabiladi.com.

Publié
Photo d'illustration / Ahmed Bahhodh pour Diwan Awards
Temps de lecture: 1'

«Dans le port d’Amsterdam / Y’a des marins qui chantent / Les rêves qui les hantent / Au large d’Amsterdam». Ces paroles de la célèbre chanson de Jacques Brel, auraient pu s’appliquer aux migrants marocains aux Pays-Bas dans les années 1960-1970. «Du Maroc à Amsterdam / Y’a des Marocains qui chantent / Les rêves qui les hantent / Au large d’Amsterdam».

A cette époque, chaque année, des milliers de Marocains du Rif, du Souss et d’autres régions du royaume ont tenté l’aventure migratoire à Amsterdam, Utrecht, Rotterdam, ou La Haye. Les rêves qui les hantaient : une vie meilleure pour leur famille restée au pays, ou pour certains en ramenant leur famille à leur côté. C’est ainsi que l’immigration marocaine aux Pays-Bas s’est construite pour représenter aujourd’hui plus de 400 000 âmes, l’une des plus importantes communautés d’origine étrangère.

Si les primo-migrants n’ont pas démérité en participant à la construction des Pays-Bas et en contribuant à l’économie du pays des tulipes, les nouvelles générations nées là-bas, représentant environ 50% de la communauté marocaine, se sont illustrées par une impressionnante et rapide intégration. Au-delà des exemples connus dans les sports de combats avec Badr Hari, ou le football avec Hakim Ziyech, de nombreuses personnes ont réussi dans les domaines littéraire, politique, entrepreneurial, ou médical…

Si les deux pays qui fête le cinquantenaire de l’immigration marocaine aux Pays-Bas passent par une zone de turbulences diplomatiques, l’ancrage de la communauté marocaine en Hollande n’a jamais été aussi fort. L’occasion pour nous d’en débattre avec nos invités en direct d’Amsterdam.

Réécouter l’émission en podcast :

Invités de l’émission

Ahmed Larouz : Arrivé aux Pays-Bas à l’âge de 18 ans, Ahmed Larouz vit à Amsterdam depuis une vingtaine d’années. Ingénieur de formation, il est rapidement devenu une figure de proue au sein de la dynamique des Marocains du Pays-Bas, grâce au lancement de plusieurs initiatives, comme Incleaders», «Bridgizz» ou encore «180Amsterdammers». Il a également lancé le Diwan Awards Holland, un prix de reconnaissance pour les talents néerlandais issus de l’immigration.

Diwan signifie «lumière» en arabe. L’idée est ainsi de mettre en lumière aux Pays-Bas ceux qui réussissent dans la société et qui sont en même temps un modèle. Les Diwan Awards ont leurs origines en Belgique, où plusieurs éditions réussies de l’événement ont déjà eu lieu.

Hassan El Ammouri : Depuis 35 ans qu’il vit aux Pays-Bas, Hassan El Ammouri est devenu un acteur culturel clé de la diversité. En effet, son projet de créer la Fondation Arte Ganza est né de son constat que la scène artistique à Amsterdam, dans le temps, n’était pas ouverte sur les Néerlandais issus de l’immigration et représentait peu la diversité sociale que constituent les nationalités vivant là-bas.

Dans les différentes disciplines des arts du spectacles, le profil «blond aux yeux bleus» est, au regard Hassan El Ammouri, de moins en moins représentatif du tissu socio-culturel néerlandais. C’est ainsi que le Marocain qui évolue également dans la photographie et la peinture a créé non seulement une fondation qui promeut les talents artistiques originaires du Maroc, mais elle s’ouvre également sur tous les créateurs de différentes origines et qui vivent à Amsterdam.

Le nom de sa fondation tire également son inspiration de l’appellation donnée à l’organza, tissu dont les couleurs changent en fonction des lumières projetées sur lui, ce qui illustre au mieux la conception de la diversité d’Amsterdam.

Soyez le premier à donner votre avis...
Emission spécial MRE
2m Radio + Yabiladi.com
/