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Culture Publié

«Jilali Gharbaoui : Le messager de l’exil» ou le récit de vie de l'artiste peintre par Latifa Serghini

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L'artiste Jilali Gharbaoui, considéré comme le père de la peinture non figurative marocaine, est mort à Paris en 1971 à l'âge de 41 ans. / DR

Latifa Serghini, médecin de profession et auteure de deux récits biographiques, présentera son nouvel ouvrage le 16 décembre prochain, à la galerie Abla Ababou à Casablanca.

Il s’agit de «Jilali Gharbaoui : Le messager de l’exil» aux Editions Studiolo, qui sortira le 20 janvier 2020. «Jilali Gharbaoui est un grand peintre. Un créateur. L’épithète de précurseur qui lui est attribuée n’est pas une imposture», indique l’auteure dans un communiqué parvenu à Yabiladi.

Né en 1930 à Jorf El Melha et décédé le 8 avril 1971 à Paris, il est considéré comme le premeir peintre marocain à avoir choisi la peinture non figurative comme mode d'expression picturale.

«A 41 ans, il laisse une œuvre prolifique et forte qui en fait, avec Ahmed Cherkaoui et Ahmed Yacoubi - trop souvent oublié - une figure emblématique de l’art abstrait au Maroc. Mort à 41 ans sur un banc du Champ-de-Mars à Paris, il a eu une fin d’artiste maudit», explique l’auteure de «Jilali Gharbaoui : Le messager de l’exil».

«Ce posthume dévaliseur de gloire n’a pas connu de son vivant le succès ou la reconnaissance que mérite la figure emblématique de l’abstraction au Maroc et l’artisan d’une modernité vivante et assumée. Près de cinquante ans après sa disparition, voici un nouveau regard porté sur l’artiste et son œuvre.»

Latifa Serghini

L’auteure a compilé une série de témoignages, de détails, de documents et d’iconographie rassemblée, pour livrer un «récit de vie précis, minutieux et exigeant» de cet artiste dont la peinture, «puissante et provocante» ne «pouvait trouver grâce aux yeux du public marocain des années cinquante, habitué à une peinture figurative». «Qu’il nous touche encore aujourd’hui ne revient pas uniquement à sa peinture. En réalité, Gharbaoui nous renvoie à nous-mêmes. Il est parti dans le silence et la résignation d’un exil que beaucoup continuent à porter en eux, et laisse derrière lui un trouble aux relents de culpabilité», déclare Latifa Serghini.

L’auteure a déjà écrit deux biographies : «Life BeforeThinking, sur les pas du peintre Ahmed Yacoubi» (Editions Artdif, 2015) et «Mohamed Hamri, peintre et saltimbanque» (Editions Artdif, 2017).

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