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L'IWMF basée à Washington condamne l'emprisonnement de Hajar Raissouni

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Hajar Raissouni a été condamnée le 30 septembre à un an de prison ferme sur fond d'accusation d'avortement, entre autres. / Ph. DR

La Fondation internationale des femmes dans les médias (IWMF), une organisation qui œuvre au niveau international pour réhausser le statut des femmes dans les médias, a condamné jeudi l'emprisonnement de Hajar Raissouni. La journaliste d’Akhbar Al Yaoum a été condamnée, le 30 septembre, à un an d'emprisonnement pour «relations sexuelles illégales et avortement illégal».

Dans un communiqué de presse, l'organisation à but non lucratif basée à Washington a estimé que «malgré les accusations, les observateurs des droits de l'homme pensent que Hajar Raissouni a été prise pour cible dans le but de supprimer toute couverture critique des autorités gouvernementales».

Faisant référence à l'emprisonnement de la journaliste, qualifiée de «violation alarmante de la liberté de la presse», l'IWMF a indiqué que «Raissouni figurait sur la liste des 10 cas les plus urgents de la liberté de la One Free Press Coalition, organisée par l'IWMF et le Comité pour la protection des journalistes, et compilée par Forbes».

«Des accusations sexistes, telles que celles portées contre Hajar Raissouni, sont souvent utilisées pour faire taire les femmes journalistes», dénonce l'IWMF, appelant «les autorités marocaines à abandonner toutes les charges retenues contre Hajar Raissouni et son fiancé, et à mettre fin aux attaques contre les journalistes du royaume».

Pour mémoire, Hajar Raissouni a été arrêtée le 31 août devant la clinique de son gynécologue. Son fiancé, son médecin et ses assistants ont également été emprisonnés et condamnés.

La journaliste a nié toutes les accusations, affirmant qu'elle n'avait pas subi d'avortement.

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