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Terrorisme Publié

Attaques mortelles à Paris : L’’auteur adhérait à une «vision radicale de l’islam»

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Des policiers bloquent le passage aux abords de la préfecture de police de Paris après une agression au couteau, le 3 octobre 2019. / Ph. Martin Bureau - AFP

L’auteur de l’attaque de jeudi 3 octobre qui a tué quatre fonctionnaires de la Préfecture de police de Paris «aurait adhéré à une vision radicale de l’islam» et était en contact avec des individus de la «mouvance islamiste salafiste». C’est ce qu’a fait savoir samedi 5 octobre Jean-François Ricard, procureur antiterroriste, rapporte Le Monde.

Le journal rappelle qu’alors que la piste de la radicalisation n’était pas privilégiée les heures suivant l’attaque, le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est finalement saisi de l’enquête ouverte sous les qualifications d’«assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste», ainsi que pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Lors d’une conférence de presse, le procureur national antiterroriste a notamment précisé les raisons justifiant l’ouverture d’une enquête par la section antiterroriste, évoquant notamment la «volonté de mourir» de l’assaillant, «un contexte de radicalisation latente», et «les messages à caractère religieux envoyés à sa compagne» le jour de son passage à l’acte.

Cet homme au casier judiciaire vierge avait fait l’objet d’une procédure pour violences conjugales en 2009, a précisé Jean-François Ricard, qui a décrit dans le détail le parcours mortifère du tueur, évoquant une scène «d’une extrême violence».   

Converti à l’islam depuis une dizaine d’années, Mickaël Harpon, un informaticien de 45 ans qui travaillait depuis 2003 à la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), avait adopté au fil des ans «une vision radicale de l’islam radical», poursuit-on.

Les premières investigations ont ainsi relevé ses «contacts avec certains individus de la mouvance salafiste», «sa justification» des attentats de Charlie Hebdo en 2015, «son changement d’habitude vestimentaire depuis quelques mois», entre autres.  

Les perquisitions n’ont, pour l’heure, pas permis «la découverte d’éléments particuliers», déclare Jean-François Ricard, précisant que l’analyse des ordinateurs prendra du temps.

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