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Politique Publié

Tunisie : Le président déchu Ben Ali décède en Arabie saoudite

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Dernière apparition de Ben Ali en tant que président en Tunisie, le 13 janvier 2011 / Capture d'écran

L’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali est décédé à l’âge de 83 ans, d’après une annonce faite ce jeudi par son avocat. Après cinq mandats à la tête de l’Etat, depuis 1987, il a dû quitter le pouvoir pour s’exiler en Arabie saoudite en janvier 2011.

France 24 rappelle en effet que Ben Ali a trouvé refuge à Jeddah, à l’issue d’une révolution populaire augurant les Printemps arabes de la région. En 2018, à l’issue de plusieurs procès dont il était absent, il avait été condamné à un total de plus de 200 ans de prison par contumace pour diverses charges dont celles de meurtre, de pillage, de corruption et de torture.

La même source rappelle qu’aux débuts de sa présidence, Ben Ali était considéré comme un chef d’Etat populaire. Il a fait du développement économique une priorité à travers une politique de privatisation et de tourisme balnéaire. «Face à la montée de l’intégrisme dans les années 2000, il se lance dans un violent combat contre les islamistes. La répression est très dure, cautionnée non seulement par la plupart des démocrates tunisiens mais aussi par les pays occidentaux, France et Etats-Unis en tête», souligne le média français.

Plus tard, le clan Ben Ali a été accusé de s’être accaparé les richesses et les postes-clés du pays, en proie aux stigmates de la corruption. La fin de ce règne a été précipité par des violences survenues en décembre 2010 à Sidi Bouzid, après que le marchand ambulant Mohamed Bouazizi se soit immolé par le feu en protestant contre la saisie de sa marchandise par les autorités.

Le 10 janvier 2011, Ben Ali a dénoncé des «actes terroristes» et a promis la création de 300 000 emplois supplémentaires à l’horizon 2012. «Le 13 janvier 2011, il reprend la parole à la télévision pour annoncer de nouvelles mesures censées garantir la liberté de la presse et la liberté d'expression politique, ainsi que son renoncement à une candidature en 2014 (…) Le 14 janvier, le limogeage de son gouvernement et promet l’organisation d’élections», explique la même source.

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