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Société Publié

Le cannabis rallonge le temps de réaction chez les fumeurs occasionnels, selon une étude

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Photo d'illustration. / Ph. DR

Une étude française, présentée le 18 septembre 2019 devant l'Académie nationale de pharmacie à Paris, a montré que la consommation de cannabis entraîne une augmentation rapide du THC dans le sang, ce qui allonge le temps de réaction. Selon l’Agence France-Presse (AFP), l’étude, qui montre les effets de la consommation occasionnelle et chronique de cannabis sur la conduite, en se basant – fait rare – sur ce qui se passe quand on fume vraiment, a conclu que l’allongement de ce temps de réaction est «plus marqué chez les fumeurs occasionnels, sur qui, en outre, l'effet dure plus longtemps» (13 heures contre 8 pour les chroniques).

«Pour la plupart des études, on utilise des sprays ou des décoctions. Là, on montre réellement ce qui se passe dans la vraie vie, avec du cannabis fumé, ce qui est important du point de vue médical», explique à l'AFP l'un des auteurs de l’étude, Jean-Claude Alvarez, spécialiste de pharmacologie et toxicologie à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de France.

Mais si la drogue était bien réelle, l'expérience n'a pas été menée sur la route : les fumeurs ont pris le volant d'un simulateur de conduite, explique-t-on.

Le premier volet de cette étude a été publié en mars. Le second volet doit être publié prochainement et portera sur les tests salivaires utilisés par la police dans les contrôles routiers.

L'étude a été menée en 2017-2018 par des chercheurs des hôpitaux Raymond Poincaré à Garches (AP-HP) et Sainte-Marguerite à Marseille. Ils ont recruté 30 fumeurs de cannabis, rémunérés, des hommes de 20 à 34 ans dont une moitié était des fumeurs occasionnels et l'autre des fumeurs chroniques.   

Le dosage était très précis pour obtenir des joints contenant 10 et 30 milligrammes de THC, principe actif du cannabis, tout comme un protocole précis d’inhalation. Les fumeurs passaient au simulateur de conduite qui reproduisait la circulation sur une autoroute, avec des rafales de vent déviant les trajectoires.  

Ainsi, conduire sous l’effet de cannabis, même plusieurs heures après avoir fumé, s’avère dangereux.  

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